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CRM : définition simple et utilité pour une petite entreprise 📇

Mis à jour le Par Alain Houessou15 min de lecture

Vous entendez parler de CRM partout et vous vous demandez si c'est fait pour une entreprise comme la vôtre ? Vous voulez une définition claire, sans jargon, et savoir si ça vaut le coup pour vous. Si vous préférez en parler directement, réservez un appel de 15 minutes.

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Table des matières
  1. Que veut dire CRM ?
  2. C’est quoi un CRM, concrètement ?
  3. Qu’est-ce que le CRM, au-delà du logiciel ?
  4. Logiciel CRM, c’est quoi exactement ?
  5. Outils CRM, c’est quoi : quelles fonctions trouve-t-on ?
  6. À quoi sert un CRM pour une petite entreprise ?
  7. Un fichier client sur Excel suffit-il, ou faut-il un CRM ?
  8. Quelle différence entre un CRM et un ERP ?
  9. Existe-t-il des CRM gratuits, et que valent-ils ?
  10. Combien coûte un CRM pour une TPE ?

🧠 Quel CRM et quelle aide pour votre entreprise ?

📊 Les options pour suivre ses clients, comparées

SolutionPour quiBudget indicatifLimite principale
Carnet papier ou mémoireDébutant avec très peu de clientsAucunRien n'est retrouvable ni partageable
Tableur (Excel, Google Sheets)Indépendant avec quelques dizaines de clientsSouvent déjà inclusPas de rappels, risque de versions en double
CRM gratuitPersonne seule qui démarreZéro, options payantes en plusPlafonds d'utilisateurs, de contacts ou de fonctions
CRM en abonnementTPE avec relances et petite équipeQuelques euros à quelques dizaines d'euros par mois et par utilisateur, tarifs variablesTemps de mise en place et de prise en main
CRM sur mesureMétier très particulierPlusieurs milliers d'euros, souvent davantageCoût et dépendance au prestataire

Que veut dire CRM ?

CRM est l'acronyme anglais de Customer Relationship Management, soit « gestion de la relation client ». Il désigne à la fois une façon de suivre ses clients et le logiciel qui l'outille.

Trois lettres, un sens très simple. Customer veut dire client. Relationship, relation. Management, gestion. Mis bout à bout : gestion de la relation client.

En français, on croise parfois le sigle GRC, pour « gestion de la relation client ». C’est exactement la même chose. Dans la pratique, presque tout le monde dit CRM, y compris les éditeurs français.

Un mot, deux sens

Quand quelqu’un vous parle de CRM, il peut désigner deux choses :

  • la démarche : l’habitude de noter qui sont vos clients, ce qu’ils ont acheté, ce que vous leur avez promis ;
  • l’outil : le logiciel, souvent en ligne, qui range tout ça à votre place.

Les deux vont ensemble. Un logiciel sans la démarche reste vide. Une démarche sans outil finit souvent sur des post-it perdus.

Ce que le sigle ne dit pas

Le mot « management » fait penser aux grandes entreprises, aux commerciaux en costume et aux tableaux de bord compliqués. C’est trompeur. Un CRM, c’est d’abord une mémoire.

Prenez un coiffeur. Il se souvient que Mme Durand veut toujours la même coupe, qu’elle vient tous les deux mois et qu’elle déteste attendre. Tant qu’il a vingt clientes, sa tête suffit. À deux cents, il lui faut un endroit où noter. Cet endroit, c’est son CRM.

Même chose pour un plombier qui doit rappeler un client pour l’entretien annuel de sa chaudière. Ou pour une gérante de gîte qui veut prévenir ses anciens hôtes de l’ouverture de la saison.

L’essentiel à retenir

CRM égale gestion de la relation client. Le reste, ce sont des fonctions en plus. Avec cette idée en tête, vous comprendrez déjà mieux la moitié des offres du marché.

C’est quoi un CRM, concrètement ?

Concrètement, un CRM est un carnet d'adresses intelligent : une fiche par client, avec ses coordonnées, ses achats, vos échanges et les prochaines actions à faire.

Imaginez un classeur où chaque client a sa page. Sauf que ce classeur se range tout seul, se consulte en deux secondes et vous rappelle ce que vous avez oublié.

Ce qu’on trouve sur une fiche client

  • le nom, le téléphone, l’e-mail, l’adresse ;
  • l’entreprise, s’il s’agit d’un client professionnel ;
  • l’historique : devis envoyés, factures, appels, e-mails ;
  • des notes libres (« préfère être appelé le matin ») ;
  • la prochaine action prévue, avec une date.

Ce que le CRM fait avec ces fiches

Il les relie entre elles. Vous pouvez lui demander : quels clients n’ont rien commandé depuis un an ? Quels devis attendent une réponse ? Qui habite dans tel secteur ?

Beaucoup de CRM proposent aussi un tableau des ventes en cours, souvent appelé « pipeline ». C’est une suite de colonnes : contact reçu, devis envoyé, devis signé, travail fait. Chaque affaire avance de colonne en colonne, comme des cartes sur une table.

Un exemple chez un menuisier

Un menuisier reçoit une demande de placard sur mesure par son site. La demande crée une fiche. Il note la date du rendez-vous. Après la visite, il envoie le devis. Le CRM lui rappelle, une semaine plus tard, de relancer. Le client signe : la carte passe dans la colonne « gagné ».

Sans outil, ce même menuisier aurait eu la demande dans sa boîte mail, le rendez-vous dans son agenda papier et le devis dans un dossier. Trois endroits, et une relance oubliée.

Sur ordinateur ou sur téléphone

La plupart des CRM actuels fonctionnent en ligne. Vous ouvrez une page web ou une application mobile, et vos données sont là, sur le chantier comme au bureau.

Pour voir à quoi ressemblent les écrans et l’usage de tous les jours, parcourez nos exemples de CRM au quotidien.

Qu’est-ce que le CRM, au-delà du logiciel ?

Le CRM est aussi une méthode : connaître ses clients, garder la trace de chaque échange, les recontacter au bon moment. Le logiciel rend simplement cette méthode tenable au quotidien.

On parle souvent du CRM comme d’un produit qu’on achète. En réalité, le mot désigne d’abord une façon de travailler. Beaucoup de bons commerçants « font du CRM » sans le savoir.

Les trois gestes de base

  1. Connaître : savoir qui est le client, ce qu’il a acheté, ce qu’il aime.
  2. Suivre : noter chaque appel, chaque devis, chaque promesse faite.
  3. Revenir vers lui : le relancer, le remercier, lui proposer ce qui l’intéresse vraiment.

Une boulangère qui met de côté la baguette peu cuite de son habitué fait de la relation client. Un garagiste qui appelle pour le contrôle technique aussi.

Pourquoi la méthode compte plus que l’outil

Un logiciel mal rempli ne sert à rien. Si personne ne note les appels, la fiche reste vide. Si personne ne regarde les relances, elles s’accumulent.

À l’inverse, une méthode claire fonctionne même avec un outil modeste. Il vaut donc mieux décider d’abord ce que vous voulez suivre, puis choisir l’outil. Pas l’inverse.

Ces gestes sont détaillés, fiche par fiche, dans gérer ses clients avec un CRM : fiches, relances et historique.

Le CRM côté ventes et côté marketing

La relation client a deux faces :

  • les ventes : transformer une demande en devis signé ;
  • le marketing : garder le contact avec les clients existants pour qu’ils reviennent ou vous recommandent.

Pour le second point, le CRM permet de trier. Un fleuriste peut écrire seulement aux clients qui ont commandé pour la fête des mères l’an dernier. Un institut de beauté peut prévenir celles qui ont acheté un soin précis. On envoie moins de messages, mais des messages qui tombent juste.

Cette logique est développée dans le CRM au service du marketing : envoyer le bon message au bon client.

Une affaire de toute l’équipe

Dans une TPE de trois ou quatre personnes, le CRM évite que l’information reste dans la tête d’une seule. Si la secrétaire est absente, le patron retrouve l’historique. Si un salarié part, ses contacts restent dans l’entreprise.

Logiciel CRM, c’est quoi exactement ?

Un logiciel CRM est un programme, le plus souvent en ligne et payé par abonnement, qui centralise vos contacts, vos échanges et vos ventes au même endroit pour toute l'équipe.

Le logiciel CRM, c’est la partie visible. Celle que vous ouvrez le matin pour voir qui rappeler.

En ligne ou installé ?

Aujourd’hui, la grande majorité des CRM sont en ligne. On parle parfois de « SaaS », c’est-à-dire un logiciel loué sur Internet plutôt qu’installé sur votre ordinateur. Vous payez un abonnement, souvent par mois et par utilisateur. Les mises à jour et les sauvegardes sont assurées par l’éditeur.

Il existe encore des logiciels à installer sur un poste. Ils conviennent si vous travaillez toujours au même bureau. Ils deviennent vite gênants dès qu’il faut consulter une fiche depuis un chantier.

Les grandes familles de logiciels

Famille Pour qui Point d’attention
CRM généraliste Toute entreprise qui vend Beaucoup de réglages possibles, parfois trop
CRM métier Immobilier, bâtiment, beauté… Moins souple hors de son métier
Logiciel de gestion avec module client Artisan qui veut devis, factures et clients ensemble Partie relation client parfois légère
Boutique en ligne avec fiche client E-commerçant Suivi limité aux commandes

Aucune famille n’est meilleure dans l’absolu. Un électricien qui fait surtout des devis peut être très bien servi par un logiciel de gestion. Une petite société commerciale aura plutôt besoin d’un vrai CRM généraliste.

Où sont vos données ?

Question souvent oubliée : vos fiches clients sont stockées chez l’éditeur. Il est utile de savoir dans quel pays sont ses serveurs, et si vous pouvez récupérer vos données en partant. Certains patrons préfèrent un éditeur et un hébergement en France, pour la langue, le support et la tranquillité juridique. Ces options sont regroupées dans CRM français : les solutions conçues et hébergées en France.

Comment choisir

Le bon logiciel est celui que vous ouvrirez vraiment. Testez-en deux ou trois, avec vos vrais clients, pendant la période d’essai. Nos critères pour trancher sont détaillés dans quel logiciel CRM choisir pour une TPE.

Outils CRM, c’est quoi : quelles fonctions trouve-t-on ?

Les outils CRM regroupent les fonctions d'un logiciel de relation client : fiches contacts, suivi des devis, rappels, envoi d'e-mails, statistiques simples et parfois automatisations. Personne n'a besoin de tout.

Derrière les mots « outils CRM », on trouve une boîte à outils. Certaines pièces servent tous les jours, d’autres jamais. Mieux vaut savoir les reconnaître.

Les fonctions de base

  • Le carnet de contacts : personnes et entreprises, reliées entre elles.
  • L’historique : chaque e-mail, appel ou rendez-vous rangé dans la bonne fiche.
  • Les tâches et rappels : « rappeler M. Petit jeudi ».
  • Le suivi des affaires : où en est chaque devis.
  • La recherche et les filtres : retrouver tous les clients d’une ville ou d’un type de prestation.

Pour un artisan ou un petit commerce, ces cinq fonctions couvrent déjà l’essentiel.

Les fonctions utiles ensuite

  • L’envoi d’e-mails depuis le CRM, à un client ou à un groupe.
  • Les formulaires : la demande faite sur votre site arrive directement dans une fiche.
  • Le lien avec l’agenda et la messagerie.
  • Des tableaux simples : nombre de devis envoyés, signés, en attente.

Si vous voulez écrire régulièrement à vos clients, notre guide de l’emailing pour artisans et patrons de TPE explique comment démarrer proprement. Avant tout envoi commercial, vérifiez aussi les règles de la CNIL sur la prospection par e-mail.

Les fonctions avancées

  • Les automatisations : une action se déclenche toute seule. Par exemple, un e-mail de remerciement part le lendemain d’une intervention.
  • Les scénarios de relance : si le devis n’est pas signé après dix jours, une tâche apparaît.
  • Les connexions avec la facturation, la boutique en ligne ou la téléphonie.
  • Des assistants d’IA qui résument un échange ou proposent un brouillon de réponse.

Ces fonctions font gagner du temps, mais seulement quand la base est propre. Automatiser un fichier en désordre, c’est envoyer plus vite des erreurs. Les bonnes pratiques sont dans automatiser son CRM : relances et tâches qui se font toutes seules.

Le piège des options

Les offres affichent souvent des dizaines de fonctions. Posez-vous une question simple : laquelle vais-je utiliser cette semaine ? Le reste peut attendre.

À quoi sert un CRM pour une petite entreprise ?

Pour une petite entreprise, un CRM sert à ne plus oublier de relances, à retrouver vite l'historique d'un client, à suivre ses devis et à faire revenir les clients existants.

Les grandes entreprises utilisent le CRM pour piloter des équipes de vente. Une TPE en a besoin pour des raisons plus terre à terre.

Ne plus laisser filer de devis

Un devis envoyé et jamais relancé, c’est souvent un chantier perdu. Pas forcément parce que le client a dit non, mais parce qu’il a oublié ou hésité. Le CRM vous rappelle qui relancer et quand.

Un bon suivi commence par un bon devis. Pour revoir la façon de les rédiger, suivez notre méthode : comment faire un devis, la méthode complète pour artisan.

Retrouver l’historique en deux secondes

Le client appelle : « Vous étiez venu il y a deux ans pour la fuite sous l’évier. » Avec un CRM, le plombier retrouve la date, le matériel posé et le prix. Il répond avec assurance. Le client se sent reconnu.

Faire revenir les clients existants

Un ancien client satisfait est souvent plus facile à convaincre qu’un inconnu. Le CRM permet de le recontacter au bon moment :

  • l’entretien annuel d’une chaudière ou d’une climatisation ;
  • le rappel d’un rendez-vous chez le coiffeur ou l’esthéticienne ;
  • l’ouverture des réservations d’été pour un gîte ;
  • le renouvellement d’une mission pour un cabinet d’expertise comptable ou d’avocat.

Travailler à plusieurs sans se marcher dessus

Dans une équipe, chacun voit qui a appelé qui. On évite que deux personnes relancent le même client le même jour. On évite aussi qu’un client attende une réponse que personne ne lui envoie.

Y voir clair sur son activité

Sans faire de grands tableaux, vous savez combien de demandes arrivent, combien deviennent des devis, combien sont signés. C’est utile pour repérer l’étape où vous perdez des clients.

Ce qu’un CRM ne fait pas

Il ne trouve pas de clients à votre place. Il ne remplace ni la qualité du travail ni l’accueil. Il organise et il rappelle. C’est déjà beaucoup.

Pour savoir de quelles fonctions vous avez vraiment besoin selon la taille de votre structure, lisez CRM pour TPE et artisans : de quoi a-t-on vraiment besoin ?.

Un fichier client sur Excel suffit-il, ou faut-il un CRM ?

Un fichier client sur tableur suffit pour démarrer, seul, avec quelques dizaines de clients. Dès qu'il faut relances, historique ou travail à plusieurs, un CRM devient plus pratique.

Beaucoup de patrons commencent par un tableau Excel ou Google Sheets. C’est une très bonne idée. Un fichier client bien tenu, c’est déjà un CRM en version simple.

Ce qu’il faut noter, quel que soit l’outil

  • les coordonnées et le moyen de contact préféré ;
  • la date du premier contact et son origine (bouche-à-oreille, site, Google…) ;
  • les prestations ou achats ;
  • l’accord du client pour recevoir vos messages ;
  • une colonne « prochaine action ».

La construction de cette base est expliquée dans créer un fichier client : quoi noter et comment le tenir à jour.

Tableur ou CRM : le comparatif

Besoin Tableur CRM
Lister ses clients Oui Oui
Garder l’historique des échanges Difficile, une cellule devient vite illisible Oui, fiche par fiche
Être rappelé d’une relance Non, sauf bricolage Oui
Travailler à plusieurs Risque de versions en double Prévu pour
Consulter sur le téléphone Peu confortable Souvent une application dédiée
Coût Souvent déjà inclus Gratuit à payant selon l’offre

Les signes qu’il est temps de passer au CRM

  • Vous avez plusieurs fichiers et ne savez plus lequel est le bon.
  • Vous oubliez des relances alors que tout est « dans le tableau ».
  • Un salarié ou un associé doit consulter les fiches.
  • Vous voulez écrire à une partie de vos clients seulement.
  • Vous passez plus de temps à ranger qu’à utiliser.

Un décorateur d’intérieur avec trente clients par an peut vivre longtemps avec un tableur. Une entreprise de nettoyage avec cinquante contrats récurrents et trois salariés y perdra vite du temps.

Partir du tableur, c’est malin

Le travail fait n’est pas perdu. Presque tous les CRM savent importer un fichier Excel. Plus vos colonnes sont propres, plus l’import est simple.

Pour démarrer avec une structure prête et connaître les limites, utilisez notre modèle gratuit de fichier client sur Excel.

Quelle différence entre un CRM et un ERP ?

Le CRM gère la relation avec les clients : contacts, échanges, ventes. L'ERP gère le fonctionnement interne : stocks, achats, comptabilité, production. Une petite entreprise a rarement besoin d'un ERP complet.

Les deux sigles se ressemblent et reviennent souvent ensemble. Ils ne font pas le même travail.

L’ERP en une phrase

ERP veut dire Enterprise Resource Planning. En français, on parle de « progiciel de gestion intégré » : un seul logiciel qui gère les stocks, les achats, la facturation, la comptabilité, parfois la paie et la production.

Le CRM regarde vers l’extérieur, vers le client. L’ERP regarde vers l’intérieur, vers la mécanique de l’entreprise.

Le tableau pour s’y retrouver

CRM ERP
Question principale Qui est mon client et où en est-il ? Qu’ai-je en stock, que dois-je, que produis-je ?
Utilisateurs Accueil, commerciaux, patron Gestion, comptabilité, logistique
Exemples de données Appels, devis, rendez-vous, préférences Stocks, commandes fournisseurs, écritures
Taille typique Dès une personne Plutôt structures avec stock ou production

Et chez un artisan ou un commerçant ?

La frontière est souvent floue. Beaucoup de logiciels pour artisans font un peu des deux : fiches clients, devis, factures, parfois un suivi de stock simple. Ce n’est ni un vrai CRM, ni un vrai ERP. Pour une petite structure, c’est souvent très bien comme ça.

Quelques repères :

  • un coiffeur a surtout besoin de rendez-vous et de fiches clientes : c’est du CRM ;
  • un caviste avec un stock important et des fournisseurs regarde aussi la gestion des stocks ;
  • une entreprise du bâtiment de dix salariés peut vouloir relier devis, chantiers, achats et facturation.

Ne pas acheter plus gros que nécessaire

Un ERP demande du temps de mise en place et de formation. Pour une TPE, un CRM simple relié à un logiciel de facturation est souvent plus adapté. On peut toujours grandir ensuite.

Les cas où chaque option se justifie sont détaillés dans CRM ou ERP : quelle différence pour une petite entreprise ?.

Existe-t-il des CRM gratuits, et que valent-ils ?

Oui, plusieurs éditeurs proposent une version gratuite, souvent limitée en utilisateurs, en contacts ou en fonctions. C'est suffisant pour tester ou démarrer seul, rarement pour une équipe entière.

Le gratuit existe, et il peut rendre de vrais services. Il faut juste comprendre comment il fonctionne.

Les trois formes de gratuit

  1. La version gratuite d’un CRM payant, qu’on appelle « freemium » : l’éditeur offre une base et fait payer les options. C’est la forme la plus courante.
  2. L’essai gratuit : toutes les fonctions pendant quelques semaines, puis il faut payer ou partir.
  3. Le logiciel libre : le programme est gratuit, mais il faut l’installer et l’héberger. Cela demande des compétences techniques ou un prestataire.

Les limites habituelles

  • un nombre réduit d’utilisateurs, parfois un ou deux ;
  • un plafond de contacts ou d’e-mails envoyés ;
  • peu ou pas d’automatisations ;
  • un support limité, parfois uniquement en anglais ;
  • des fonctions utiles réservées aux offres payantes.

Ces limites changent souvent, d’un éditeur à l’autre et d’une année à l’autre. Vérifiez toujours les conditions au moment de vous inscrire.

Pour qui le gratuit suffit

Un photographe indépendant, un coach ou un petit artisan seul peut fonctionner longtemps avec une offre gratuite. Il a besoin de fiches, de notes et de rappels. Pas de dix tableaux de bord.

Une équipe de cinq personnes, elle, touchera vite les plafonds.

Les questions à poser avant de vous lancer

  • Puis-je exporter toutes mes données si je pars ?
  • Que se passe-t-il si je dépasse la limite de contacts ?
  • Le prix du passage à l’offre payante est-il raisonnable pour moi ?
  • Où sont hébergées mes données ?

La première question est la plus importante. Un CRM gratuit dont on ne peut pas sortir finit souvent par coûter cher.

Ce qu’on peut faire sans payer, et ce qui bloque, est passé en revue dans CRM gratuit : ce qu’on peut vraiment faire sans payer.

Combien coûte un CRM pour une TPE ?

Un CRM du marché coûte de zéro à quelques dizaines d'euros par mois et par utilisateur, selon l'offre. Un CRM sur mesure demande un budget de développement nettement plus élevé.

Le prix affiché n’est qu’une partie du coût. Pour bien comparer, il faut tout compter.

Les abonnements

La plupart des CRM en ligne se paient par mois et par utilisateur. Pour une TPE, les offres d’entrée vont généralement de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois et par personne. Les offres avancées montent plus haut. Les tarifs changent régulièrement : comparez au moment de choisir.

Les coûts qu’on oublie

  • Le temps de mise en place : importer les contacts, régler les étapes, créer les modèles.
  • La formation : même un outil simple demande quelques heures pour être bien pris en main.
  • Les connexions : relier le CRM au site, à la facturation ou à la boutique peut nécessiter un module payant ou un prestataire.
  • Le temps de saisie au quotidien, si l’outil est mal adapté.

Les grandes options et leur budget

Option Budget indicatif Bon choix si…
Offre gratuite Zéro, hors temps passé Vous êtes seul et démarrez
Abonnement d’entrée de gamme Quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois et par utilisateur Petite équipe, besoins classiques
Abonnement avancé Plusieurs dizaines d’euros par mois et par utilisateur, parfois plus Automatisations, nombreux utilisateurs
Accompagnement à la mise en place Quelques centaines à quelques milliers d’euros selon le travail Vous voulez un outil prêt à l’emploi
CRM sur mesure Plusieurs milliers d’euros, souvent davantage Métier très particulier

Le sur mesure, dans quel cas ?

Un CRM développé pour vous colle exactement à votre façon de travailler. En contrepartie, il coûte plus cher, demande de la maintenance et dépend du prestataire qui l’a construit. Pour la plupart des TPE, un logiciel du marché bien réglé suffit largement.

Les critères pour trancher sont dans CRM sur mesure ou logiciel du marché : comment décider ?.

Le bon calcul

Comparez le coût à ce qu’une relance oubliée vous fait perdre. Un seul chantier récupéré peut payer plusieurs mois d’abonnement.

❓ Questions fréquentes

Quels CRM s'intègrent le mieux aux outils marketing ?

Partez de vos outils actuels : emailing, formulaires du site, réseaux sociaux, publicité. Le bon CRM s'y connecte nativement ou via un outil d'automatisation, pour que chaque contact arrive tout seul avec sa source et son historique. Certains CRM intègrent directement l'emailing et les formulaires, ce qui simplifie beaucoup pour une petite structure. Vérifiez la synchronisation dans les deux sens et la gestion des désinscriptions. Un essai gratuit avec vos vrais outils vaut mieux qu'une liste de connecteurs.

Quel CRM choisir pour une relation client sur plusieurs canaux ?

Il vous faut un CRM qui rassemble sur la fiche de chaque client tous ses échanges : e-mails, appels, messages WhatsApp ou réseaux sociaux, formulaires du site. Vérifiez la présence d'une boîte de réception partagée, pour qu'un collègue reprenne une conversation sans tout redemander, et la possibilité de répondre depuis le CRM. Testez avec vos canaux réels : si un client vous écrit surtout sur WhatsApp, assurez-vous que ce canal se branche bien. Ce paramétrage se fait à distance.

Quel CRM choisir pour suivre les contacts commerciaux et automatiser les ventes ?

Cherchez un CRM avec un tableau de suivi des affaires en colonnes : nouveau contact, devis envoyé, négociation, gagné. Il doit permettre des automatisations simples : tâche de relance créée après un devis, e-mail envoyé si le client ne répond pas, alerte quand une affaire stagne. Vérifiez la création de devis depuis le CRM et la connexion à votre agenda et à votre messagerie. Un outil simple, que l'équipe remplit vraiment, rapporte plus qu'un logiciel puissant laissé de côté.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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