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Cahier des charges de site internet : modèle et exemple à remplir 📝

Mis à jour le Par Alain Houessou19 min de lecture

Vous voulez un site internet, mais vous ne savez pas comment expliquer votre projet aux prestataires ? Un cahier des charges simple et bien rempli vous évite des devis incomparables et des mauvaises surprises. Si vous préférez en parler de vive voix, réservons un appel de 15 minutes.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce qu’un cahier des charges de site internet ?
  2. Pourquoi faire un cahier des charges pour son site internet ?
  3. Comment faire un cahier des charges pour un site internet ?
  4. Quel modèle de cahier des charges pour un site internet ?
  5. Quel exemple de cahier des charges pour un site internet ?
  6. À quoi ressemble le cahier des charges d’un site vitrine ?
  7. Que mettre dans le cahier des charges d’une boutique en ligne ?
  8. Comment décrire l’arborescence et les pages dans le cahier des charges ?
  9. Quelles obligations légales et techniques prévoir dans le cahier des charges ?
  10. Comment indiquer son budget et ses délais dans le cahier des charges ?
  11. Faut-il un cahier des charges pour une refonte de site ?
  12. Où trouver un exemple gratuit de cahier des charges de site internet ?
  13. Faut-il rédiger son cahier des charges sur Word ou un autre outil ?
  14. Quelles erreurs éviter dans un cahier des charges de site internet ?
  15. Que faire une fois le cahier des charges rédigé ?

🧠 Quelle aide pour votre cahier des charges ?

📊 Les rubriques d'un cahier des charges de site internet

RubriqueCe qu'on y metExemple (plombier)Indispensable ?
EntrepriseMétier, zone, points fortsPlombier chauffagiste, 30 km autour de ToursOui
ObjectifsUn objectif principal, deux ou trois secondairesRecevoir des demandes de devis de salle de bainOui
Clients visésProfil, attentes, craintesPropriétaires qui veulent un artisan assuré et joignableOui
PagesListe des pages et contenu de chacuneAccueil, dépannage, salle de bain, réalisations, contactOui
FonctionsIndispensables et souhaitablesBouton d'appel, formulaire avec photosOui
StyleLogo, couleurs, sites appréciésBleu et blanc, vraies photos de chantiersRecommandé
Contraintes et budgetLégal, technique, fourchette, délais, contenusMentions légales, mise en ligne avant le printempsOui

Qu’est-ce qu’un cahier des charges de site internet ?

Un cahier des charges de site internet est un document de quelques pages qui décrit votre projet : objectifs, pages, fonctions, style, budget et délais, pour obtenir un site conforme.

Le cahier des charges, c’est la fiche de commande de votre site. Comme un bon de travaux, il dit ce qu’on doit livrer, et comment.

Il sert à deux choses. D’abord, à clarifier vos idées avant de dépenser un euro. Ensuite, à donner la même information à tous les prestataires que vous consultez.

Ce qu’il contient, en bref

  • Qui vous êtes : votre métier, votre zone, vos clients.
  • Ce que le site doit faire : faire appeler, faire demander un devis, faire réserver, vendre.
  • Les pages prévues : accueil, services, réalisations, contact…
  • Les fonctions : formulaire, prise de rendez-vous, paiement, galerie photo.
  • Le style : couleurs, logo, sites que vous aimez.
  • Les contraintes : budget, date de mise en ligne, contenus à fournir.

Ce qu’il n’est pas

Ce n’est pas un document technique réservé aux informaticiens. Vous n’avez pas à choisir un langage de programmation ni un serveur. Le prestataire s’en charge.

Ce n’est pas non plus un roman. Pour un site vitrine d’artisan, deux à cinq pages suffisent souvent. Pour une boutique en ligne, comptez un peu plus : il faut décrire les produits, la livraison et le paiement.

Un même principe, des besoins très différents

Un boulanger qui veut montrer ses horaires et ses gâteaux n’écrira pas le même document qu’un gîte qui gère des réservations. Un avocat qui cherche des premiers rendez-vous n’aura pas les mêmes pages qu’un couvreur qui veut des demandes de devis.

Le principe reste le même pour tous : écrire noir sur blanc ce que vous attendez. Ce qui n’est pas écrit risque de ne pas être fait, ou d’être facturé en plus.

Vous restez libre du niveau de détail. Un document court, clair et complet vaut mieux qu’un long document vague.

Pourquoi faire un cahier des charges pour son site internet ?

Un cahier des charges évite les malentendus, permet de comparer des devis équivalents, protège votre budget et sert de référence si le site livré ne correspond pas à la commande.

Sans cahier des charges, chaque prestataire imagine votre site à sa façon. Résultat : des devis impossibles à comparer et des surprises à la livraison.

1. Comparer des devis sur la même base

Demandez « un site pour mon salon de coiffure » à trois prestataires, vous recevrez trois devis très différents. L’un prévoit 5 pages, l’autre 15, le troisième ajoute la prise de rendez-vous. Avec le même document, les trois chiffrent la même chose.

2. Éviter les oublis coûteux

Un oubli découvert en cours de route se paie souvent en supplément. Exemples fréquents :

  • la version anglaise pour un gîte qui reçoit des touristes ;
  • le formulaire de devis avec envoi de photos pour un couvreur ;
  • la gestion des stocks pour une boutique en ligne ;
  • la rédaction des textes, que personne n’avait prévue.

3. Clarifier vos propres idées

Écrire oblige à choisir. Voulez-vous des appels, des demandes de devis ou des ventes ? Un avocat qui veut des rendez-vous qualifiés n’a pas besoin du même site qu’un commerçant qui veut écouler un stock.

4. Avoir une référence en cas de désaccord

Si le site livré ne correspond pas à ce qui était prévu, le cahier des charges sert de point d’appui. Joint au devis signé, il fixe ce qui était commandé.

5. Gagner du temps

Un prestataire qui reçoit un projet clair répond plus vite et pose moins de questions. Vous évitez des semaines d’allers-retours par mail.

6. Penser à l’après dès le départ

Le document vous oblige à vous demander qui mettra le site à jour, qui répondra aux formulaires et combien coûtera l’entretien. Ces questions, posées tôt, évitent un site abandonné au bout d’un an.

Quelques heures de rédaction peuvent vous éviter des mois de flou.

Comment faire un cahier des charges pour un site internet ?

Présentez votre entreprise, fixez un objectif principal, décrivez vos clients, listez pages et fonctions, précisez le style voulu, puis indiquez budget, délais et contenus que vous fournirez.

Pas besoin d’être technicien. Suivez ces étapes dans l’ordre, avec un simple document texte.

Étape 1 : présentez votre activité

Métier, ville, zone d’intervention, type de clients, ce qui vous distingue. Un plombier écrira par exemple : « dépannage et rénovation de salles de bain, à 30 km autour de Tours, surtout des particuliers ».

Étape 2 : fixez un objectif principal

Un seul objectif prioritaire, puis deux ou trois secondaires. Recevoir des demandes de devis, faire réserver, vendre en ligne, rassurer avant un appel.

Étape 3 : décrivez vos clients

Qui sont-ils, que cherchent-ils, que craignent-ils ? Le client d’un couvreur veut savoir si vous intervenez vite et si vous êtes assuré. Le client d’un gîte veut voir les chambres et les disponibilités.

Étape 4 : listez les pages

Faites une liste simple, page par page, avec ce que chacune doit contenir.

Étape 5 : listez les fonctions

Formulaire, bouton d’appel, carte, avis, réservation, paiement, espace client. Notez pour chacune si elle est indispensable ou si elle « serait un plus ».

Étape 6 : décrivez le style

Votre logo, vos couleurs, deux ou trois sites que vous aimez, et pourquoi. Un site que vous n’aimez pas aide aussi à cerner vos goûts.

Étape 7 : posez le cadre

  • budget envisagé, même en fourchette ;
  • date souhaitée de mise en ligne ;
  • qui fournit les textes et les photos ;
  • qui s’occupera des mises à jour ensuite.

Étape 8 : relisez avec un œil de client

Si un inconnu comprend votre projet en cinq minutes, le document est prêt. Sinon, ajoutez des exemples concrets là où c’est flou.

Comptez une demi-journée pour un site vitrine. Vous pouvez avancer rubrique par rubrique, sur plusieurs soirs.

Quel modèle de cahier des charges pour un site internet ?

Un bon modèle de cahier des charges de site internet tient en huit rubriques : entreprise, objectifs, clients visés, pages, fonctions, style, contraintes techniques et légales, budget et planning.

Ce modèle convient à la plupart des petites entreprises. Copiez-le dans un document et remplissez chaque rubrique.

1. Présentation de l’entreprise

  • Nom, activité, date de création :
  • Ville et zone d’intervention :
  • Ce qui vous différencie :

2. Objectifs du site

  • Objectif principal :
  • Objectifs secondaires :
  • Comment vous saurez que le site fonctionne (appels, devis, ventes) :

3. Clients visés

  • Profil type :
  • Questions qu’ils se posent avant d’acheter :

4. Pages prévues

  • Liste des pages et contenu de chacune :

5. Fonctions attendues

  • Indispensables :
  • Souhaitables :
  • Pour plus tard :

6. Style et image

  • Logo, couleurs, polices existantes :
  • Sites appréciés, avec les raisons :
  • Sites à éviter :

7. Contraintes techniques et légales

  • Nom de domaine et hébergement existants :
  • Outil souhaité, si vous avez une préférence :
  • Mentions légales, cookies, données personnelles :

8. Budget, délais, suivi

  • Fourchette de budget :
  • Date de mise en ligne souhaitée :
  • Contenus fournis par vous, ou par le prestataire :
  • Maintenance et mises à jour :

Deux conseils pour bien le remplir

Ne laissez aucune rubrique vide. Si vous ne savez pas, écrivez « à conseiller par le prestataire ». C’est une information utile, pas un aveu de faiblesse.

Ce modèle marche pour un site vitrine comme pour une boutique. Pour une boutique, ajoutez une rubrique « catalogue, paiement, livraison ».

Quel exemple de cahier des charges pour un site internet ?

Exemple type : un plombier veut un site de six pages pour recevoir des demandes de devis locales, avec bouton d'appel, formulaire avec photos, réalisations, avis clients et budget en fourchette.

Prenons un cas imaginaire mais réaliste : un plombier seul, installé près de Tours, qui travaille surtout pour des particuliers.

Entreprise. Plombier chauffagiste à son compte depuis huit ans. Intervient dans un rayon de 30 km. Points forts : dépannage rapide et devis gratuit.

Objectifs. Principal : recevoir des demandes de devis pour des rénovations de salles de bain. Secondaire : être trouvé pour les dépannages urgents.

Clients. Propriétaires qui veulent un artisan sérieux, joignable, assuré, et qui explique ses prix.

Pages.

Page Contenu
Accueil Accroche, zone, bouton d’appel, trois services, avis
Dépannage Types de pannes, délais, numéro bien visible
Salle de bain Étapes d’un chantier, photos avant et après
Réalisations Galerie de chantiers avec ville et description
À propos Parcours, assurance, qualifications
Contact Formulaire, téléphone, carte de la zone

Fonctions. Indispensables : bouton d’appel sur mobile, formulaire avec envoi de photos, lien vers la fiche Google. Souhaitable : prise de rendez-vous en ligne.

Style. Bleu et blanc, comme le camion. Vraies photos, pas d’images achetées. Site simple et rapide sur téléphone.

Contraintes. Nom de domaine déjà acheté. Mentions légales et bandeau cookies à prévoir. Textes rédigés par le prestataire, photos fournies par le plombier.

Budget et délais. Fourchette indiquée, mise en ligne souhaitée avant le printemps. Petite maintenance mensuelle à chiffrer à part.

Ce qu’il faut retenir

Cet exemple tient sur deux pages. Il suffit pourtant à obtenir des devis comparables.

Remarquez que rien n’est technique. Le plombier parle de ses clients, de ses chantiers et de ce qu’il veut recevoir. C’est exactement ce dont un prestataire a besoin.

À quoi ressemble le cahier des charges d’un site vitrine ?

Le cahier des charges d'un site vitrine reste court : présentation, cinq à dix pages, formulaire de contact, visibilité locale sur Google, style et budget, avec le chemin qui transforme un visiteur en client.

Un site vitrine présente votre activité sans vendre en ligne. C’est le cas de la plupart des artisans, commerçants de quartier, professions libérales et gîtes.

Les rubriques qui comptent le plus

  • La visibilité locale : être trouvé sur Google dans votre ville. Précisez les villes et les services visés.
  • Le mobile : beaucoup de clients d’artisans arrivent depuis un téléphone. Demandez un bouton d’appel toujours visible.
  • La preuve : photos de chantiers, avis, diplômes, assurances.
  • Le contact : formulaire court, téléphone, horaires, plan d’accès.

Pour les bases du référencement à faire figurer, le guide de démarrage en référencement publié par Google explique ce qui aide le moteur à comprendre un site.

Exemple de cahier des charges de site vitrine pour un coiffeur

  • Objectif : remplir l’agenda en semaine.
  • Pages : accueil, prestations et tarifs, équipe, galerie, réservation, contact.
  • Fonctions : prise de rendez-vous en ligne, lien vers la fiche Google, photos Instagram affichées.
  • Style : chaleureux, photos du salon et des coupes.

Exemple pour un cabinet d’avocat

  • Objectif : obtenir des premiers rendez-vous dans deux domaines précis.
  • Pages : accueil, une page par domaine, honoraires, cabinet, contact.
  • Fonctions : formulaire de prise de contact, prise de rendez-vous.
  • Contrainte : respecter les règles de communication de la profession.

Exemple pour un gîte

  • Objectif : des réservations en direct, en complément des plateformes.
  • Pages : accueil, chambres, tarifs, région, disponibilités, contact.
  • Fonctions : calendrier, demande de réservation, version anglaise.

Un site vitrine bien cadré peut changer la donne

Le site réalisé pour TB Rénovation & Nettoyage, couvreur en Loire-Atlantique, avec un travail de référencement local, est passé de 2 à 63 visites Google par jour entre juin 2025 et octobre 2026.

Que mettre dans le cahier des charges d’une boutique en ligne ?

Pour une boutique en ligne, ajoutez le catalogue, les modes de paiement, la livraison, la gestion des stocks, les retours, les conditions générales de vente et l'outil envisagé.

Une boutique en ligne, c’est un site vitrine plus une caisse, un entrepôt et un service après-vente. Le cahier des charges doit décrire tout cela.

Les rubriques à ajouter

  • Catalogue : nombre de produits, déclinaisons (tailles, couleurs), fiches à créer.
  • Paiement : carte bancaire, PayPal, paiement en plusieurs fois.
  • Livraison : transporteurs, retrait en boutique, zones, frais.
  • Stocks : gestion dans la boutique, ou lien avec la caisse du magasin.
  • Retours et service client : délais, procédure, contact.
  • Documents légaux : conditions générales de vente, droit de rétractation.
  • E-mails automatiques : confirmation, expédition, panier abandonné.

L’outil : dites si vous avez une préférence

Shopify, WooCommerce (l’extension boutique de WordPress) ou Wix proposent des boutiques. Chacun a ses forces. Si vous hésitez, notez « outil à conseiller » et demandez au prestataire de justifier son choix.

Pour comprendre une option courante, lisez comment fonctionne Shopify, expliqué simplement.

Exemple : une créatrice de bijoux

  • 40 modèles, chacun en trois finitions.
  • Paiement par carte et en plusieurs fois.
  • Envoi en lettre suivie, retrait à l’atelier.
  • Stock géré pièce par pièce, car beaucoup de modèles sont uniques.
  • Lien avec Instagram pour montrer les nouveautés.

Exemple : une épicerie fine qui vend aussi en ligne

  • Une centaine de produits, certains frais.
  • Livraison locale le samedi, colis ailleurs pour les produits secs.
  • Stock commun entre le magasin et le site.
  • Paniers cadeaux composables pour les fêtes.

Les coûts récurrents

Pensez à l’abonnement de la plateforme, aux commissions sur les ventes et aux applications payantes. Les tarifs changent souvent. Demandez une estimation à jour dans chaque devis.

Comment décrire l’arborescence et les pages dans le cahier des charges ?

Décrivez l'arborescence sous forme de liste ou de schéma simple : chaque page principale, ses sous-pages et, pour chacune, son but, son contenu et l'action attendue du visiteur.

L’arborescence, c’est le plan de votre site : quelles pages existent et comment elles s’emboîtent. C’est souvent la rubrique la plus utile du cahier des charges.

Un plan simple suffit

Pas besoin de logiciel. Une liste en retrait fait l’affaire, par exemple pour un couvreur :

  • Accueil
  • Services
    • Rénovation de toiture
    • Démoussage
    • Zinguerie
  • Réalisations
  • Zone d’intervention
  • Contact

Pour aller plus loin, la méthode pour organiser l’arborescence d’un site internet, avec un exemple aide à choisir entre une page par service ou une page unique.

Une fiche par page

Pour chaque page, notez trois choses :

  1. Son but : rassurer, expliquer, convaincre, faire appeler.
  2. Son contenu : textes, photos, vidéos, tarifs, avis.
  3. L’action attendue : appeler, remplir un formulaire, réserver, acheter.

La page d’accueil mérite une attention à part

C’est souvent la première page vue. En quelques secondes, elle doit dire ce que vous faites, où, et comment vous joindre. Pour la décrire précisément, appuyez-vous sur la liste de ce qu’il faut mettre sur la page d’accueil d’un site.

Une erreur fréquente

Mettre tous ses services sur une seule page. Un couvreur qui fait toiture, démoussage et gouttières a intérêt à prévoir une page par service. Chaque page répond alors à une recherche précise sur Google.

Et les pages par ville ?

Un artisan qui couvre plusieurs communes peut prévoir une page de zone d’intervention. Évitez les dizaines de pages identiques où seul le nom de la ville change. Chaque page doit apporter une information réelle : chantiers locaux, délais, particularités.

Quelles obligations légales et techniques prévoir dans le cahier des charges ?

Prévoyez mentions légales, politique de confidentialité, gestion des cookies, site rapide sur mobile, connexion sécurisée, et précisez que le nom de domaine et le site vous appartiennent.

Ces points paraissent techniques, mais ils vous concernent directement. En cas d’oubli, c’est vous, l’éditeur du site, qui êtes responsable.

Le légal

  • Mentions légales : identité de l’entreprise, numéro SIRET, hébergeur. La liste est détaillée sur la fiche officielle des mentions obligatoires d’un site internet.
  • Données personnelles : un formulaire de contact collecte des données. Il faut une politique de confidentialité claire.
  • Cookies : les outils de mesure d’audience ou de publicité demandent souvent un consentement. La CNIL détaille les règles sur sa page cookies et autres traceurs.
  • Boutique en ligne : conditions générales de vente, droit de rétractation, prix affichés TTC.

Le technique, sans jargon

  • Adapté au mobile : le site s’affiche bien sur téléphone.
  • Rapide : les pages s’ouvrent vite, même en 4G.
  • HTTPS : le petit cadenas du navigateur, qui protège les échanges.
  • Sauvegardes : une copie régulière du site, pour repartir en cas de panne.
  • Mesure : un outil pour savoir combien de visites et de contacts le site apporte.
  • Mises à jour : qui les fait, à quelle fréquence.

La propriété

Écrivez noir sur blanc que le nom de domaine est enregistré à votre nom. Demandez à recevoir les accès administrateur. Précisez ce qui se passe si vous changez de prestataire : pouvez-vous récupérer le site et ses contenus ?

Ce point évite bien des blocages. Un commerçant qui découvre que son nom de domaine appartient à son ancien prestataire perd du temps, et parfois de l’argent.

Inutile de tout maîtriser. Listez ces points et demandez au prestataire comment il les traite dans son devis.

Comment indiquer son budget et ses délais dans le cahier des charges ?

Indiquez une fourchette de budget réaliste, une date de mise en ligne souhaitée et les étapes clés. Séparez la création du site des coûts annuels : hébergement, nom de domaine, maintenance.

Beaucoup de patrons n’osent pas donner de budget. C’est une erreur : sans fourchette, le prestataire devine, et vous recevez des devis hors sujet.

Des fourchettes de marché, à titre indicatif

Type de projet Création (ordre de grandeur) Frais récurrents
Site vitrine fait soi-même Votre temps et un abonnement Quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois
Site vitrine par un freelance ou une agence Quelques centaines à quelques milliers d’euros Hébergement, maintenance éventuelle
Boutique en ligne Souvent plusieurs milliers d’euros Abonnement, commissions, applications

Ces montants varient beaucoup selon le nombre de pages, la rédaction des textes et les fonctions. Les tarifs des outils changent régulièrement.

Ce qu’il faut séparer

  • La création : payée une fois.
  • Les frais annuels : nom de domaine, hébergement, licences.
  • La maintenance : mises à jour, sécurité, petites modifications.

Cette distinction compte aussi pour votre comptabilité. La méthode pour comptabiliser les frais de son site, de l’hébergement à la refonte vous aidera à en parler avec votre comptable.

Les délais

Donnez une date souhaitée et sa raison. Un gîte veut être en ligne avant la saison. Un boulanger veut son site pour l’ouverture d’une nouvelle boutique.

Prévoyez aussi votre propre temps. Les retards viennent souvent des contenus : textes à relire, photos à fournir, validations qui traînent. Notez qui fait quoi, et pour quand.

Un planning type pour un site vitrine

  1. Cadrage et validation du cahier des charges.
  2. Maquette de la page d’accueil.
  3. Rédaction et intégration des pages.
  4. Vérifications et corrections.
  5. Mise en ligne, puis premiers réglages.

Faut-il un cahier des charges pour une refonte de site ?

Oui. Pour une refonte, le cahier des charges ajoute un bilan de l'ancien site : ce qui marche, ce qui bloque, les pages à garder, et les adresses à rediriger pour garder ses visites Google.

Refaire un site existant demande encore plus de cadrage qu’une création. Vous avez un historique à protéger.

Faites d’abord le bilan

  • Quelles pages vous apportent des contacts ?
  • Qu’est-ce que vos clients trouvent compliqué ?
  • Qu’est-ce que vous ne pouvez plus modifier vous-même ?
  • Le site est-il lent, mal affiché sur mobile, daté ?

Les rubriques propres à la refonte

  • Pages à conserver, fusionner ou supprimer.
  • Redirections : quand l’adresse d’une page change, on renvoie automatiquement l’ancienne vers la nouvelle. Sans cela, les visiteurs venus de Google tombent sur une erreur.
  • Contenus à reprendre : textes, photos, articles, fiches produits.
  • Données à transférer : clients, commandes, inscrits à la lettre d’information.
  • Changement d’outil ou non : rester sur WordPress, passer à Shopify, etc.

Exemple : un restaurant

Son site a cinq ans. Le menu est un PDF illisible sur téléphone. La réservation passe par un formulaire que personne ne consulte.

Le cahier des charges de refonte prévoit :

  • un menu en page web, facile à modifier ;
  • une réservation en ligne reliée à l’agenda ;
  • des photos récentes de la salle et des plats ;
  • la reprise des avis et des adresses existantes.

Si votre site actuel tourne sous WordPress, la méthode de refonte d’un site WordPress étape par étape détaille l’ordre des opérations.

Le conseil clé

Ne jetez pas l’ancien site avant d’avoir listé ce qui fonctionne. Une refonte doit améliorer, pas repartir de zéro à l’aveugle. Gardez une copie complète de l’ancien site jusqu’à ce que le nouveau soit stable.

Où trouver un exemple gratuit de cahier des charges de site internet ?

Des exemples gratuits circulent en ligne, chez des prestataires ou des réseaux d'aide aux entreprises. Le plus fiable reste d'adapter une trame simple en huit rubriques à votre propre métier.

Les modèles gratuits ne manquent pas. Le vrai sujet, c’est de choisir le bon et de bien l’adapter.

Où chercher

  • Les prestataires : beaucoup d’agences et de freelances proposent une trame à télécharger.
  • Les réseaux d’accompagnement : chambres de commerce, chambres de métiers ou réseaux d’aide à la création peuvent vous orienter.
  • Les modèles de traitement de texte : Word et Google Docs proposent des gabarits de documents de projet.
  • Une trame en huit rubriques (entreprise, objectifs, clients, pages, fonctions, style, contraintes, budget), à recopier telle quelle.

Comment trier les modèles

Un bon modèle :

  • est court et écrit en français clair ;
  • vous fait parler de vos objectifs avant la technique ;
  • prévoit le budget, les délais et les contenus ;
  • n’impose pas un outil précis sans raison.

Méfiez-vous des modèles de 30 pages pensés pour de grandes entreprises. Ils vous feront remplir des rubriques inutiles pour un site vitrine.

Adapter le modèle à votre métier

Un modèle générique ne connaît pas vos clients. Ajoutez ce qui est propre à votre activité :

  • un gîte : calendrier de disponibilités, tarifs par saison, version anglaise ;
  • un boulanger : horaires, commandes de gâteaux, fermetures exceptionnelles ;
  • un plombier : zone d’intervention, urgences, photos de chantiers ;
  • une boutique : catalogue, livraison, retours.

Gratuit ne veut pas dire moins bon

Un modèle simple bien rempli vaut mieux qu’un modèle complet laissé à moitié vide. Ce qui fait la valeur du document, ce sont vos réponses, pas la mise en page.

Faut-il rédiger son cahier des charges sur Word ou un autre outil ?

Word, Google Docs ou LibreOffice conviennent très bien. L'important est un document facile à partager, à commenter et à mettre à jour, avec des titres clairs et quelques images.

L’outil compte peu. Ce qui compte, c’est que vos prestataires puissent lire et commenter votre document sans difficulté.

Comparatif rapide

Outil Avantage Point d’attention
Word Connu de tous, facile à envoyer Plusieurs versions qui circulent par mail
Google Docs Gratuit, partage par lien, commentaires Un compte Google aide pour commenter
LibreOffice Gratuit, installé sur l’ordinateur Mise en page parfois décalée chez le destinataire
PDF Version figée, idéale pour l’envoi final Peu pratique à modifier

Nos conseils de mise en forme

  • Un titre par rubrique, pour s’y retrouver vite.
  • Des listes à puces plutôt que de longs paragraphes.
  • Des captures d’écran des sites que vous aimez, avec une phrase d’explication.
  • Un schéma de l’arborescence, même dessiné à la main et photographié.
  • La date et un numéro de version en haut du document.

Le bon réflexe

Travaillez dans un fichier modifiable. Envoyez ensuite une version PDF datée avec votre demande de devis. Ainsi, chaque prestataire chiffre exactement la même version.

Et l’IA pour vous aider ?

Un assistant comme ChatGPT peut vous aider à reformuler ou vous poser les questions oubliées. Donnez-lui votre métier et vos objectifs, puis relisez tout.

L’IA ne connaît ni vos clients ni votre zone : elle propose, vous décidez. Ne lui confiez pas de données sensibles sur vos clients.

Une bonne méthode : écrivez d’abord vos réponses en vrac, puis demandez à l’outil de les ranger dans les huit rubriques. Vérifiez qu’il n’a rien inventé.

Quelles erreurs éviter dans un cahier des charges de site internet ?

Les erreurs courantes : objectif flou, fonctions sans priorité, budget absent, contenus oubliés, propriété du site non précisée et document jamais mis à jour pendant le projet.

Ces erreurs reviennent souvent chez les petites entreprises. Elles sont faciles à éviter quand on les connaît.

  1. Un objectif flou. « Avoir un beau site » n’est pas un objectif. « Recevoir des demandes de devis de rénovation dans mon secteur » en est un.
  2. Tout mettre au même niveau. Classez chaque fonction : indispensable, souhaitable, plus tard. Sinon, le devis gonfle.
  3. Oublier les contenus. Qui écrit les textes ? Qui fait les photos ? C’est souvent la première cause de retard.
  4. Copier un concurrent. S’inspirer, oui. Recopier, non. Votre site doit dire ce qui vous rend différent.
  5. Taire son budget. Vous recevrez des propositions trop chères ou trop légères.
  6. Décrire la technique au lieu du besoin. Écrivez « mes clients doivent pouvoir réserver une chambre » plutôt que d’imposer une extension précise.
  7. Négliger l’après. Mises à jour, sauvegardes, petites modifications : prévoyez qui s’en occupe et à quel coût.
  8. Oublier la propriété. Nom de domaine, accès, contenus : tout doit être à votre nom.
  9. Ne jamais mettre le document à jour. Un projet évolue. Notez chaque changement validé, avec la date.

Un test simple

Donnez votre document à un proche qui ne connaît pas votre métier. S’il comprend ce que le site doit faire, pour qui et pourquoi, c’est gagné. S’il pose dix questions, complétez.

Le piège du « on verra plus tard »

Un coiffeur qui ajoute la réservation en ligne après coup paie souvent plus cher que s’il l’avait prévue dès le départ. Même si une fonction attendra, mentionnez-la. Le prestataire pourra préparer le terrain.

Que faire une fois le cahier des charges rédigé ?

Envoyez le même document à deux ou trois prestataires, comparez les devis ligne par ligne, posez vos questions, puis joignez le cahier des charges au devis signé.

Le document est prêt. Il reste à bien l’utiliser.

1. Choisir à qui l’envoyer

Deux ou trois prestataires suffisent. Regardez leurs réalisations, surtout dans des métiers proches du vôtre.

2. Comparer les devis

Vérifiez que chaque devis reprend toutes vos rubriques. Points à contrôler :

  • nombre de pages et fonctions incluses ;
  • rédaction des textes comprise ou non ;
  • référencement de base inclus ou non ;
  • frais annuels et maintenance ;
  • délai de livraison et nombre d’allers-retours prévus ;
  • propriété du site et des accès.

3. Poser des questions

Un bon prestataire discute votre cahier des charges. Il peut proposer de retirer une fonction inutile ou d’en ajouter une utile. C’est bon signe.

4. Valider et signer

Joignez le cahier des charges, mis à jour si besoin, au devis signé. Il devient la référence du projet.

5. Suivre le projet

Prévoyez des points d’étape : maquette, première version, recette. La recette, c’est la vérification finale avant la mise en ligne. Testez chaque page et chaque formulaire, sur téléphone et sur ordinateur.

Si vous préférez être accompagné

Rédiger seul n’est pas obligatoire. Notre service de création de site internet pour artisans, commerçants et TPE commence justement par cette étape. On cadre ensemble vos objectifs, vos pages et votre budget, puis on construit le site.

Vous pouvez aussi venir avec votre document déjà rempli. On s’en sert comme point de départ.

Dans tous les cas, un projet bien décrit est un projet plus simple, plus rapide et sans mauvaise surprise.

❓ Questions fréquentes

Comment choisir un prestataire pour rédiger le cahier des charges de son site ?

Le bon prestataire commence par vous interroger : vos clients, vos objectifs, ce qui ne va pas dans le site actuel, votre budget et vos délais. Il doit vous livrer un document clair, que plusieurs agences peuvent chiffrer de façon comparable. Méfiez-vous de celui qui rédige un cahier des charges taillé pour sa propre offre. Ce travail se fait très bien à distance, en un ou deux entretiens.

Cahier des charges de site internet ou d'application mobile : lequel faire ?

Tout dépend de ce que vos clients doivent faire. Pour être trouvé sur Google, présenter vos services et recevoir des demandes, un site suffit, et il s'affiche bien sur mobile s'il est responsive. Une application se justifie si vos clients l'utilisent souvent : réservation répétée, compte client, notifications. Les deux cahiers des charges se ressemblent, mais celui de l'application ajoute les stores, les mises à jour et le fonctionnement hors ligne.

Où trouver un expert pour le cahier des charges d'un site de petite entreprise ?

Cherchez quelqu'un qui a déjà conçu des sites pour des TPE et sait aller à l'essentiel : un document court, centré sur vos objectifs, vos pages, vos fonctions et votre budget. Les places de marché de freelances, votre réseau ou votre chambre de commerce sont de bons points de départ. Demandez un exemple de cahier des charges déjà rédigé. Le travail peut se faire entièrement à distance.

Comment comparer les prestataires spécialisés en cahier des charges de site ?

Comparez la méthode plutôt que le prix seul : nombre d'entretiens prévus, analyse de votre site actuel et de vos concurrents, contenu du document livré, accompagnement pour choisir l'agence qui réalisera le site. Demandez à voir un exemple anonymisé. Un bon document doit pouvoir être compris et chiffré par n'importe quel développeur, pas seulement par celui qui l'a écrit.

Comment trouver un bon rapport qualité-prix pour un cahier des charges de site ?

Le bon rapport qualité-prix dépend de la taille du projet. Pour un site vitrine, un document de quelques pages suffit et ne doit pas coûter une part importante du budget total. Pour une boutique ou un site sur mesure, un cahier des charges plus détaillé évite des surcoûts bien plus lourds ensuite. Demandez des devis précis sur le contenu livré, et comparez ce qui est réellement inclus.

Quels critères pour choisir un service de rédaction de cahier des charges de site ?

Retenez quatre critères : l'expérience sur des projets comparables au vôtre, une méthode d'entretien qui part de vos objectifs, un document clair et neutre que plusieurs agences peuvent chiffrer, et un prix annoncé à l'avance. Vérifiez que le prestataire intègre le référencement, les contenus à prévoir et la maintenance, souvent oubliés. Un échange à distance suffit généralement pour cadrer le projet.

Comment repérer un rédacteur de cahier des charges de site avec de bons retours clients ?

Lisez les avis laissés sur sa fiche Google, sa page de place de marché ou son profil professionnel, en privilégiant ceux qui décrivent un projet précis. Demandez à parler à un ancien client, ou à voir un document réalisé. Un bon retour client parle d'un cahier des charges clair, qui a permis de comparer les devis et d'éviter les mauvaises surprises en cours de projet.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

Fondateur · SEO, automatisation et IA

J'aide les artisans, commerçants et TPE à gagner des clients sur Google et dans les réponses des IA : sites, référencement, automatisation. Un plan clair et un suivi chiffré.

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