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Emailing : le guide pour démarrer quand on est artisan ou TPE 📬

Mis à jour le Par Alain Houessou20 min de lecture

Vous voulez écrire à vos clients pour les faire revenir, mais vous ne savez pas par où commencer ? Liste de contacts, outil, règles, rythme : tout est expliqué simplement ci-dessous. Et si vous préférez en parler de vive voix, réservez un appel de 15 minutes, sans engagement.

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Table des matières
  1. C’est quoi un emailing, et que signifie le mot ?
  2. À quoi sert l’emailing, et pourquoi l’utiliser quand on est une petite entreprise ?
  3. Comment marche un emailing, concrètement ?
  4. Quelle stratégie emailing adopter quand on démarre ?
  5. Comment construire sa liste d’emails clients ?
  6. Qu’a-t-on le droit d’envoyer à ses clients avec le RGPD ?
  7. Quel logiciel utiliser pour envoyer un emailing ?
  8. Comment créer une campagne emailing, étape par étape ?
  9. Comment rédiger un emailing qui se fait lire ?
  10. Comment envoyer un emailing sans tomber dans les spams ?
  11. Quand envoyer un emailing pour qu’il soit lu ?
  12. Quels emails peut-on automatiser ?
  13. Comment suivre les résultats d’une campagne emailing ?
  14. Quelles erreurs éviter dans un emailing professionnel ?
  15. Faut-il faire son emailing soi-même ou se faire accompagner ?

🧠 Emailing : par où commencer dans votre cas ?

📊 Les solutions pour envoyer un emailing, comparées

SolutionPour quiCoût indicatifLimites
Messagerie classique (Gmail, Outlook) en copie cachéeMoins d'une vingtaine de contacts, message ponctuelGratuit ou inclus dans votre abonnementPas de lien de désinscription, risque de spam, aucune statistique
Logiciel d'emailing en offre gratuitePetite liste, premiers essaisGratuit, dans la limite d'un nombre de contacts ou d'envoisLogo de l'outil dans l'email, options réduites, plafonds
Logiciel d'emailing payantListe qui grandit, envois réguliers, emails automatiquesDe quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois (tarifs variables)Demande un peu de temps pour la prise en main
Module d'emailing de votre boutique en ligneBoutiques en ligne (Shopify, WooCommerce…)Souvent inclus ou en option, selon la plateformeLié à la plateforme, moins souple pour un usage hors boutique
Agence ou freelancePas le temps, enjeu commercial importantMise en place de quelques centaines à quelques milliers d'euros selon le travailBudget à prévoir, bien cadrer qui fait quoi ensuite

C’est quoi un emailing, et que signifie le mot ?

Un emailing est un email envoyé en même temps à plusieurs clients ou contacts, depuis un outil dédié, pour informer, fidéliser ou vendre : promotion, nouveauté, rappel, actualité.

Le mot vient de l’anglais e-mail, le courrier électronique. Faire un emailing, c’est envoyer un même message à une liste de destinataires. On parle aussi d’email marketing ou d’emailing marketing : c’est la même chose.

Concrètement, un emailing ressemble à un prospectus, mais dans la boîte mail. Il a un expéditeur (votre entreprise), un objet, un contenu avec du texte et des images, et souvent un bouton qui mène vers votre site.

Les formes les plus courantes

  • La newsletter : des nouvelles régulières, par exemple chaque mois. Un fleuriste y montre ses compositions de saison.
  • L’email promotionnel : une offre limitée dans le temps. Un garage annonce sa remise sur la recharge de climatisation avant l’été.
  • L’email d’information : une fermeture pour congés, de nouveaux horaires, un nouveau service.
  • L’email automatique : il part tout seul après une action, comme une inscription ou un achat.

Emailing ou mailing ?

Le mailing désignait d’abord le courrier papier envoyé en nombre. Aujourd’hui, beaucoup utilisent les deux mots pour la même chose. Retenez qu’un emailing passe toujours par l’email. La page définition simple de l’emailing et différence avec le mailing détaille les nuances.

Ce qu’un emailing n’est pas

Un email écrit à un seul client pour répondre à sa question n’est pas un emailing. C’est un échange normal. L’emailing commence quand vous envoyez le même message à plusieurs personnes, en une fois, avec un outil prévu pour ça.

L’emailing professionnel suit aussi quelques règles : un lien de désinscription, l’accord des destinataires dans bien des cas, une identité d’expéditeur claire. Rien de compliqué, mais à connaître avant le premier envoi. On y revient plus bas.

À quoi sert l’emailing, et pourquoi l’utiliser quand on est une petite entreprise ?

L'emailing sert à garder le contact avec vos clients, à les faire revenir et à annoncer vos nouveautés, sans dépendre des réseaux sociaux ni payer chaque message envoyé.

Un client satisfait oublie vite. Pas par manque d’envie, mais parce qu’il a mille choses en tête. L’emailing client sert à lui rappeler que vous existez, au bon moment, avec une bonne raison de revenir.

Les vrais avantages

  • Votre liste vous appartient. Sur les réseaux sociaux, la plateforme décide qui voit vos publications. Une liste d’emails reste à vous.
  • C’est direct. Le message arrive dans la boîte de la personne, qui le lit quand elle veut.
  • C’est peu coûteux. Une fois l’outil en place, envoyer à cent ou à mille personnes coûte peu.
  • C’est mesurable. Vous voyez qui a cliqué et ce qui a marché.

Des exemples par métier

  • Un boulanger annonce ses galettes en janvier et la prise de commande pour les fêtes.
  • Un coiffeur signale les créneaux libres de la semaine.
  • Un plombier chauffagiste rappelle l’entretien annuel de la chaudière avant l’hiver.
  • Un gîte écrit à ses anciens hôtes pour les dates disponibles du printemps.
  • Une boutique en ligne présente ses nouveautés ou relance un panier abandonné.
  • Un avocat envoie une lettre d’information sur un changement de loi utile à ses clients.

Les limites, honnêtement

L’emailing n’est pas magique. Sans liste de contacts, il n’y a personne à qui écrire. Un email sans intérêt finit à la corbeille, puis en désinscription. Et il faut un peu de régularité : un envoi tous les deux ans ne fidélise personne.

Bien utilisé, l’emailing entreprise devient pourtant l’un des moyens les plus simples de vendre à nouveau à des gens qui vous connaissent déjà. C’est souvent plus facile que de trouver un nouveau client.

Comment marche un emailing, concrètement ?

Vous rassemblez vos contacts dans un logiciel d'emailing, vous créez le message à partir d'un modèle, puis l'outil l'envoie à chacun et mesure qui l'ouvre et qui clique.

Derrière un emailing, il y a une petite chaîne en cinq maillons. Chacun compte.

  1. La liste de contacts. Les adresses de vos clients, avec leur accord. Souvent avec le prénom, pour personnaliser.
  2. Le logiciel d’emailing. Un service en ligne qui stocke vos contacts, propose des modèles et gère les envois.
  3. Le message. Un objet, un texte, des images, un bouton. Vous le composez souvent par glisser-déposer, sans coder.
  4. L’envoi. L’outil envoie un email à chaque personne, une par une. Personne ne voit l’adresse des autres.
  5. Le suivi. L’outil indique les ouvertures, les clics, les désinscriptions et les adresses qui ne fonctionnent plus.

Le passage des filtres

Avant d’arriver dans la boîte principale, votre email passe par les filtres de Gmail, Outlook ou Orange. Ils vérifient que l’expéditeur est fiable et que le contenu ne ressemble pas à du spam. C’est pour ça qu’on évite d’envoyer en masse depuis sa messagerie habituelle.

Emails marketing et emails de gestion

Il existe deux familles d’emails :

Type Exemples Rôle
Emails marketing Newsletter, promotion, nouveauté Donner envie, faire revenir
Emails de gestion Confirmation de commande, devis, facture Informer d’une opération en cours

Les emails de gestion ne sont pas de l’emailing au sens commercial. Une facture envoyée par mail, par exemple, relève de votre outil de gestion. Si vous vous posez la question, notre guide voisin explique comment choisir un logiciel de facturation quand on est artisan ou TPE. Et l’arrivée de la facture électronique change aussi la façon d’envoyer les factures : ce qui change pour les TPE et artisans avec la facturation électronique.

Gardez en tête cette séparation : l’emailing parle à vos clients pour créer de l’envie, vos outils de gestion s’occupent du reste.

Quelle stratégie emailing adopter quand on démarre ?

Choisissez un objectif simple, un rythme tenable (une fois par mois suffit souvent) et un type de message utile à vos clients, puis améliorez au fil des envois.

Une stratégie emailing, pour une TPE, tient sur une feuille. Trois questions suffisent.

1. Que voulez-vous obtenir ?

Un seul objectif à la fois. Remplir des créneaux, vendre une nouveauté, faire revenir d’anciens clients, obtenir des avis. Un email qui veut tout faire ne fait rien.

2. À quel rythme pouvez-vous écrire ?

Mieux vaut un email par mois tenu toute l’année qu’un email par semaine abandonné en mars. Pour la plupart des artisans et commerçants, un envoi mensuel plus quelques envois liés aux temps forts suffit.

3. Qu’est-ce qui intéresse vraiment vos clients ?

Pas votre entreprise en général, mais ce qu’elle change pour eux. Un conseil d’entretien, une offre, une date à retenir, une nouveauté qui leur facilite la vie.

Un calendrier par métier

Métier Moments forts Idée d’email
Boulangerie Épiphanie, Pâques, fêtes de fin d’année Ouverture des commandes
Salon de coiffure Rentrée, fêtes, mariages au printemps Créneaux disponibles, nouveaux soins
Chauffagiste Automne Rappel d’entretien de chaudière
Gîte ou chambre d’hôtes Fin d’hiver Dates libres pour les vacances
Boutique en ligne Soldes, rentrée, fin d’année Nouveautés, offre réservée aux abonnés
Cabinet d’avocat Changement de loi Lettre d’information explicative

Segmenter, sans se compliquer

Segmenter, c’est découper sa liste en groupes. Au début, deux groupes suffisent souvent : clients et prospects, ou particuliers et professionnels. Un paysagiste n’écrit pas la même chose à un syndic qu’à un particulier.

Notez votre plan sur six mois : dates d’envoi, sujet, objectif. Cette simple liste vous évite de chercher une idée la veille de l’envoi.

Comment construire sa liste d’emails clients ?

Récupérez les emails avec l'accord de vos clients : au comptoir, sur vos devis, sur votre site, à la commande. N'achetez pas de fichier : c'est risqué et peu efficace.

Votre liste de contacts est le carburant de l’emailing. Sans elle, le meilleur message du monde ne part nulle part.

Les bons endroits pour collecter

  • Au comptoir ou en boutique : une tablette, un carnet, ou une simple question à l’encaissement. Un fromager peut proposer de recevoir les arrivages de la semaine.
  • Sur vos devis et factures : l’adresse est souvent déjà là. Ajoutez une case pour accepter de recevoir vos nouvelles.
  • Sur votre site : un formulaire d’inscription visible, avec une promesse claire (conseils de saison, offres réservées).
  • À la commande en ligne : une case à cocher, non cochée par défaut.
  • Lors d’un rendez-vous : un kinésithérapeute ou un coiffeur peut demander l’email au moment de la prise de rendez-vous.

Donner une raison de s’inscrire

Personne ne s’inscrit pour recevoir « la newsletter ». On s’inscrit pour un bénéfice. Un pépiniériste propose un calendrier des plantations. Une boutique de vêtements propose d’être prévenu en premier des nouvelles collections.

Pourquoi ne jamais acheter de fichier

Un fichier acheté contient des gens qui ne vous connaissent pas. Beaucoup d’adresses sont fausses ou abandonnées. Les messageries le repèrent et classent vos envois en spam. Sans compter le problème juridique : ces personnes n’ont pas donné leur accord pour recevoir vos emails. La CNIL rappelle ce qu’est un consentement valable au sens du RGPD : libre, clair et donné en connaissance de cause.

Garder la liste propre

Retirez les adresses qui ne fonctionnent plus et les personnes qui ne lisent plus depuis longtemps. Une petite liste de gens intéressés vaut mieux qu’une grosse liste d’inconnus.

Les méthodes de collecte par métier sont détaillées dans comment construire sa liste d’emails clients sans l’acheter.

Qu’a-t-on le droit d’envoyer à ses clients avec le RGPD ?

À un particulier, il faut en général son accord préalable, sauf s'il est déjà client pour des produits proches. Chaque email doit permettre de se désinscrire facilement.

Le RGPD, c’est le règlement européen sur les données personnelles. Il encadre l’emailing, sans l’interdire. Les règles tiennent en quelques lignes.

Si vous écrivez à des particuliers

  • Principe : il faut leur accord avant de leur envoyer de la publicité par email. Une case à cocher, non pré-cochée, suffit.
  • Exception : vous pouvez écrire à un client existant pour des produits ou services proches de ce qu’il a acheté. À condition qu’il ait été prévenu et ait pu refuser au moment où il a donné son adresse.

Un garagiste peut donc proposer la révision suivante à un client venu pour une vidange. Il ne peut pas, sans accord, envoyer des offres d’un partenaire qui vend des cuisines.

Si vous écrivez à des professionnels

Les règles sont plus souples. La personne doit avoir été informée et pouvoir s’opposer. Le message doit avoir un lien avec sa profession. Un fournisseur de matériel de coiffure peut écrire à un salon. Il ne doit pas lui proposer une croisière.

Dans chaque email

  • Un lien de désinscription visible et qui fonctionne.
  • L’identité claire de l’expéditeur : nom de l’entreprise, coordonnées.
  • Un objet honnête, qui correspond au contenu.

La CNIL détaille ces règles sur sa page consacrée à la prospection commerciale par courrier électronique. C’est la référence à garder sous la main.

Ce qu’il faut garder

Conservez la preuve de l’accord : date, moyen de collecte. Les logiciels d’emailing le font souvent automatiquement quand les gens s’inscrivent via un formulaire.

Les cas concrets (ancien client, salon professionnel, carte de visite) sont expliqués dans ce que le RGPD vous autorise à envoyer à vos clients.

Quel logiciel utiliser pour envoyer un emailing ?

Pour une petite entreprise, un logiciel d'emailing simple, en français, avec modèles prêts et formulaire d'inscription suffit. Plusieurs proposent une offre gratuite pour démarrer, avec des limites.

La tentation est d’envoyer depuis Gmail ou Outlook en mettant tout le monde en copie cachée. Pour quelques contacts, une fois, c’est possible. Au-delà, c’est une mauvaise idée.

Pourquoi éviter sa messagerie habituelle

  • Pas de lien de désinscription automatique, pourtant obligatoire en prospection.
  • Des limites d’envoi quotidiennes vite atteintes.
  • Un risque de passer pour un spammeur, et de voir vos emails normaux en souffrir.
  • Aucune statistique : impossible de savoir ce qui marche.

Ce qu’un bon logiciel doit offrir

  • Une interface en français, simple à prendre en main.
  • Des modèles prêts, adaptés au téléphone.
  • Un formulaire d’inscription à mettre sur votre site.
  • La gestion des désinscriptions et des adresses invalides.
  • Des emails automatiques, même basiques.
  • Des statistiques claires.
  • Des données hébergées en Europe, plus simple pour le RGPD.

Les grandes familles

Il existe des outils connus comme Brevo (une solution française), Mailchimp ou d’autres. Les boutiques en ligne ont aussi des modules intégrés, comme Shopify Email pour Shopify. Le bon choix dépend de la taille de votre liste, de votre site et du temps que vous avez.

Côté prix, comptez de zéro à quelques dizaines d’euros par mois pour une petite liste. Les tarifs changent souvent et dépendent du nombre de contacts ou d’envois.

Gratuit ou payant ?

Les offres gratuites permettent de démarrer. Elles ont des plafonds, affichent souvent le logo de l’outil et limitent les fonctions. C’est bien pour tester, moins pour durer. Le détail des options sans frais se trouve dans faire un emailing gratuit : les solutions et leurs limites.

Pour comparer les outils selon votre métier, lisez quel logiciel d’emailing choisir pour une petite entreprise.

Comment créer une campagne emailing, étape par étape ?

Définissez l'objectif, choisissez les destinataires, partez d'un modèle, rédigez l'objet et le texte, ajoutez un bouton, testez sur vous-même, puis programmez l'envoi au bon moment.

Une campagne emailing, c’est un envoi préparé pour un but précis. Faire un emailing propre prend une à deux heures au début, puis beaucoup moins.

Les huit étapes

  1. Fixer l’objectif. Exemple : remplir les rendez-vous de la semaine prochaine.
  2. Choisir les destinataires. Toute la liste, ou un groupe : clients de l’an dernier, habitants d’une ville, acheteurs d’un produit.
  3. Choisir un modèle. Partez d’une mise en page existante plutôt que d’une page blanche.
  4. Écrire l’objet. Court, concret, honnête.
  5. Rédiger le contenu. Quelques phrases, une image si elle aide, une seule action.
  6. Ajouter le bouton. « Réserver mon créneau », « Voir les nouveautés », avec un lien qui fonctionne.
  7. Tester. Envoyez-vous l’email. Lisez-le sur téléphone et sur ordinateur. Vérifiez les liens et les fautes.
  8. Programmer l’envoi. Choisissez le jour et l’heure, puis laissez l’outil faire.

Un exemple concret

Une esthéticienne veut vendre des cartes cadeaux pour la fête des mères. Elle écrit à toutes ses clientes dix jours avant. Objet : « Une idée pour la fête des mères ». Trois lignes, une photo de la carte, un bouton « Commander une carte ». Une relance trois jours avant, uniquement à celles qui n’ont pas cliqué.

Partir d’un modèle

Un modèle évite de réinventer la mise en page à chaque fois. Gardez la même structure d’un envoi à l’autre : logo, titre, texte, bouton, pied de page. Vos clients reconnaissent vos emails au premier coup d’œil.

Des exemples à reprendre (newsletter, promotion, fermeture, nouveauté) sont réunis dans modèles d’emailing à reprendre pour votre entreprise.

Après l’envoi

Notez dans un tableau la date, le sujet, les clics et ce que la campagne a rapporté. Après trois ou quatre envois, vous saurez ce qui fonctionne pour vous.

Comment rédiger un emailing qui se fait lire ?

Un objet court et concret, une première ligne qui donne envie, un texte bref centré sur le client et une seule action claire, avec un bouton bien visible.

Vos clients reçoivent beaucoup d’emails. Le vôtre a quelques secondes pour gagner leur attention.

L’objet : la porte d’entrée

L’objet décide si l’email est ouvert. Il doit dire ce qu’il y a dedans, simplement.

  • Bien : « Vos galettes sont prêtes à commander »
  • Bien : « 3 créneaux libres jeudi au salon »
  • À éviter : « Newsletter n°12 »
  • À éviter : « URGENT !!! OFFRE INCROYABLE » (les filtres anti-spam n’aiment pas)

Le pré-header : la deuxième ligne

Le pré-header est la petite phrase qui s’affiche après l’objet dans la boîte mail. Utilisez-le pour compléter l’objet. Exemple : « Commandez avant samedi, retrait en boutique. »

Le texte : court et tourné vers le client

  • Commencez par ce qui intéresse le lecteur, pas par « Chers clients, nous sommes heureux… ».
  • Une idée par paragraphe, deux ou trois phrases maximum.
  • Parlez de bénéfices : « Votre chaudière consomme moins après un entretien » plutôt que « Nous faisons l’entretien ».
  • Signez avec votre prénom. Un artisan qui écrit en son nom crée plus de lien qu’une marque anonyme.

Le bouton : une seule action

Un email, une action principale. Le bouton dit ce qui va se passer : « Prendre rendez-vous », « Voir la collection ». Placez-le assez haut pour être vu sans faire défiler.

Penser téléphone

Une grande partie des emails se lit sur smartphone. Texte assez grand, images légères, bouton facile à toucher avec le pouce.

Et l’IA ?

Un outil d’IA peut vous proposer des idées d’objets ou une première version du texte. Relisez toujours et mettez votre ton : vos clients doivent reconnaître votre façon de parler.

La méthode complète, avec des exemples d’objets par métier, se trouve dans rédiger un emailing qui se fait lire : objet, pré-header, texte et bouton.

Comment envoyer un emailing sans tomber dans les spams ?

Envoyez depuis une adresse à votre nom de domaine, à des contacts qui ont donné leur accord, avec un lien de désinscription, et retirez régulièrement les adresses invalides.

Un email classé en spam, c’est un email perdu. La délivrabilité, c’est la capacité de vos emails à arriver dans la boîte principale. Elle se travaille.

Utiliser une adresse professionnelle

Une adresse du type contact@votre-entreprise.fr inspire plus confiance qu’une adresse gratuite. Et les messageries se méfient des envois en nombre faits depuis une adresse Gmail ou Hotmail via un outil extérieur.

Authentifier votre nom de domaine

C’est l’étape la plus technique, mais elle se fait une fois. Il s’agit d’ajouter quelques réglages chez l’hébergeur de votre nom de domaine. Ils prouvent que l’outil d’emailing a le droit d’envoyer en votre nom. On les appelle SPF, DKIM et DMARC : des sortes de signatures qui certifient l’expéditeur. Votre logiciel d’emailing explique comment faire.

Google a publié des consignes officielles pour les expéditeurs d’emails vers Gmail. Les expéditeurs en nombre doivent notamment authentifier leurs envois et permettre de se désinscrire facilement.

Les bonnes habitudes

  • Écrire seulement à des personnes qui vous connaissent et ont accepté.
  • Mettre un lien de désinscription bien visible : mieux vaut une désinscription qu’un signalement en spam.
  • Retirer les adresses qui reviennent en erreur.
  • Éviter les objets en majuscules et les points d’exclamation à la chaîne.
  • Garder un bon équilibre entre texte et images : un email fait d’une seule grande image est suspect.
  • Envoyer régulièrement, plutôt que rien pendant un an puis une rafale.

Avant d’envoyer pour de vrai

Envoyez un test à des adresses Gmail, Outlook et Orange. Vérifiez où il arrive. S’il tombe dans les indésirables, corrigez avant l’envoi général.

La marche à suivre complète est décrite dans comment envoyer un emailing à ses clients, étape par étape. Et si vos emails finissent déjà en spam, les causes et les remèdes sont détaillés dans pourquoi vos emails tombent en spam et comment l’éviter.

Quand envoyer un emailing pour qu’il soit lu ?

Il n'y a pas d'heure magique : envoyez quand vos clients lisent leurs mails et peuvent agir, souvent en semaine en matinée, puis testez selon votre métier.

On lit partout qu’il existe un jour idéal. En réalité, le bon moment dépend de vos clients, pas d’une règle générale.

Se mettre à la place du client

Posez-vous une question simple : quand mon client a-t-il le temps de lire et d’agir ?

  • Clients professionnels : en semaine, pendant les heures de bureau. Un expert-comptable qui écrit à des chefs d’entreprise évite le vendredi soir.
  • Particuliers : souvent le soir ou le week-end, quand ils ont du temps. Un gîte peut écrire le dimanche, moment où l’on pense aux vacances.
  • Commerces de proximité : quelques jours avant l’action attendue. Une boulangerie envoie le mercredi pour des commandes du week-end.

Le bon moment dans l’année

Le calendrier compte autant que l’heure.

Métier Moment pertinent
Chauffagiste Septembre-octobre, avant le froid
Climatisation Avril-mai, avant les chaleurs
Fleuriste Une à deux semaines avant les fêtes
Gîte Fin d’hiver pour l’été
Boutique de jouets Début novembre

À quelle fréquence ?

Une fois par mois est un bon départ pour la plupart des petites entreprises. Une boutique en ligne active peut écrire plus souvent si chaque envoi apporte quelque chose. Si les désinscriptions montent, ralentissez.

Tester, tout simplement

Envoyez un mois le mardi matin, le mois suivant le jeudi en fin de journée. Comparez les clics. Après quelques essais, vous connaîtrez les habitudes de vos propres clients.

Pour des repères plus précis selon votre clientèle, consultez quel jour et à quelle heure envoyer un emailing.

Quels emails peut-on automatiser ?

Les plus utiles : l'email de bienvenue, la relance de panier ou de devis, le rappel d'entretien et le message d'anniversaire. Une fois réglés, ils partent seuls, sans y penser.

L’automatisation, c’est programmer un email qui part tout seul quand un événement se produit. Vous le réglez une fois, il travaille pour vous ensuite.

Les automatisations les plus rentables

  • L’email de bienvenue. Envoyé dès l’inscription. Il remercie, présente ce que la personne va recevoir et propose parfois un petit avantage. C’est souvent l’email le plus lu.
  • La relance de panier abandonné. Pour une boutique en ligne : un client met un article au panier puis part. Un rappel quelques heures plus tard l’aide à finir sa commande.
  • La relance de devis. Un menuisier envoie un devis. Sans réponse après une semaine, un email part pour demander si le client a des questions.
  • Le rappel d’entretien. Un an après une intervention, un chauffagiste ou un garagiste propose de reprendre rendez-vous.
  • L’anniversaire. Un coiffeur ou un restaurant offre un petit geste le mois de l’anniversaire du client.
  • La demande d’avis. Quelques jours après une prestation, un email propose de laisser un avis sur Google.

Ce qu’il faut pour démarrer

  • Un logiciel d’emailing qui gère les scénarios automatiques.
  • Les bonnes informations : date d’achat, date de naissance, type de prestation.
  • Si vous avez une boutique en ligne, une connexion entre la boutique et l’outil.

Rester humain

Un email automatique doit sonner comme vous. Évitez le ton robotique. Relisez vos scénarios deux fois par an pour vérifier qu’ils sont toujours justes : prix, horaires, offres.

Commencez par un seul scénario, souvent la bienvenue ou le rappel d’entretien. Ajoutez les autres ensuite. Les réglages pas à pas sont expliqués dans automatiser ses emails : bienvenue, relance, anniversaire.

Comment suivre les résultats d’une campagne emailing ?

Regardez surtout les clics, les réponses et les ventes ou réservations obtenues. Le taux d'ouverture donne une tendance, mais il est devenu moins fiable qu'avant.

La gestion d’une campagne emailing ne s’arrête pas à l’envoi. Les chiffres vous disent quoi garder et quoi changer.

Les indicateurs à connaître

Indicateur Ce qu’il mesure Ce qu’il vous dit
Taux d’ouverture La part des gens qui ont ouvert Si l’objet donne envie (à prendre avec prudence)
Taux de clic La part des gens qui ont cliqué Si le contenu et le bouton intéressent
Conversion Les ventes, réservations ou appels obtenus Si l’email rapporte vraiment
Rebond Les emails qui n’ont pas pu être livrés Si votre liste contient des adresses mortes
Désinscriptions Les personnes qui ne veulent plus vous lire Si le rythme ou le contenu dérange

Pourquoi l’ouverture est moins fiable

Certaines messageries chargent automatiquement les images des emails, ce qui compte une ouverture même si la personne n’a rien lu. D’autres bloquent ce comptage. Le chiffre sert donc à comparer vos envois entre eux, pas à juger dans l’absolu.

Ce qui compte vraiment

Pour un artisan, la question est simple : combien de demandes de devis, de réservations ou de ventes après l’email ? Un plombier peut demander à ses clients au téléphone « vous avez reçu notre email ? ». Une boutique en ligne voit directement les commandes issues de la campagne.

Un tableau de suivi simple

Notez pour chaque envoi : date, sujet, objet, clics, désinscriptions, résultat concret. Après quelques mois, les tendances sautent aux yeux.

Améliorer peu à peu

Changez une seule chose à la fois : l’objet, le jour, la place du bouton. Sinon, impossible de savoir ce qui a fait la différence.

Le sens de chaque chiffre est expliqué dans que regarder dans les statistiques d’un emailing. Pour savoir si vos ouvertures sont correctes, lisez ce qu’est un bon taux d’ouverture pour un emailing ou une newsletter.

Quelles erreurs éviter dans un emailing professionnel ?

Les erreurs fréquentes : écrire sans accord, oublier la désinscription, envoyer depuis Gmail en copie visible, faire trop long, ne mettre aucun bouton et ne jamais tester avant l'envoi.

La plupart des ratés viennent de petites erreurs faciles à éviter. Les rassemblées, avec la bonne pratique en face.

Les erreurs de départ

  • Mettre tous les clients en copie visible. Chacun voit l’adresse des autres. C’est une faute vis-à-vis des données personnelles et une mauvaise image. Utilisez un logiciel d’emailing.
  • Acheter un fichier d’adresses. Peu de résultats, beaucoup de spam, un risque juridique.
  • Écrire à des gens sans leur accord. Respectez les règles vues plus haut.

Les erreurs de contenu

  • Un email trop long. Personne ne lit un roman dans sa boîte mail. Allez à l’essentiel.
  • Parler de soi au lieu du client. « Nous avons vingt ans d’expérience » intéresse moins que « Votre terrasse prête pour l’été ».
  • Plusieurs messages à la fois. Une promo, une fermeture, un recrutement et un conseil dans le même email : le lecteur ne retient rien.
  • Pas de bouton, ou un bouton cassé. Le lecteur intéressé ne sait pas quoi faire.
  • Une seule grande image. Elle peut ne pas s’afficher, et les filtres s’en méfient.

Les erreurs d’envoi

  • Ne pas tester. Une faute dans l’objet ou un lien mort, et c’est pour toute la liste.
  • Oublier le téléphone. Un email illisible sur smartphone est fermé aussitôt.
  • Envoyer de façon irrégulière. Six mois de silence, puis trois emails dans la semaine.
  • Ignorer les chiffres. Sans suivi, on répète les mêmes erreurs.

Une vérification avant chaque envoi

  1. Objet clair et sans majuscules criardes.
  2. Prénom bien inséré, pas de « Bonjour {prénom} ».
  3. Liens et bouton testés.
  4. Lien de désinscription présent.
  5. Lecture sur téléphone.

Cinq minutes de vérification évitent la plupart des mauvaises surprises.

Faut-il faire son emailing soi-même ou se faire accompagner ?

Avec une heure par mois et une petite liste, vous pouvez démarrer seul. Si le temps manque ou si l'enjeu commercial est fort, déléguer la mise en place fait gagner des mois.

Il n’y a pas de bonne réponse unique. Tout dépend de votre temps, de votre aisance avec les outils et de ce que l’emailing doit rapporter.

Faire soi-même

C’est tout à fait possible. Un coiffeur avec quelques centaines de clientes peut lancer une newsletter mensuelle en suivant les étapes ci-dessus. Le coût se limite à l’outil, de zéro à quelques dizaines d’euros par mois selon la taille de la liste. Les tarifs évoluent souvent.

Ce qu’il faut accepter : du temps de prise en main au début, quelques essais ratés, et la discipline de tenir le rythme.

Se faire accompagner

C’est utile quand :

  • vos contacts sont éparpillés (fichiers, téléphone, boutique en ligne) ;
  • vous voulez des emails automatiques reliés à votre site ;
  • les réglages techniques (nom de domaine, authentification) vous bloquent ;
  • vous n’avez tout simplement pas le temps.

Sur le marché, une mise en place par une agence ou un freelance va de quelques centaines à quelques milliers d’euros, selon le travail. Un suivi mensuel s’ajoute parfois. Demandez toujours ce qui vous appartient à la fin : la liste, les modèles, les accès.

Vérifier aussi votre site

Un emailing envoie des visiteurs vers votre site. Si celui-ci est lent, daté ou mal organisé, une partie de l’effort est perdue. L’exemple de L’Armurerie NéA, boutique en ligne remise au propre le montre : site remis au propre, catalogue photo, Google Shopping, blog réorganisé. Un site clair est la meilleure base pour recevoir les clics de vos emails.

Notre façon de faire

Chez Mindflow Origin, nous travaillons à distance avec des artisans, commerçants et boutiques en ligne. Nous pouvons rassembler votre liste, choisir l’outil, créer vos modèles et régler les emails automatiques, puis vous laisser la main ou continuer avec vous. Le détail est présenté sur la page de notre service d’emailing pour TPE et artisans.

❓ Questions fréquentes

Peut-on faire un emailing avec Gmail ou Outlook ?

Pour une dizaine de contacts et un message ponctuel, oui, en copie cachée. Au-delà, c'est déconseillé. Il n'y a pas de lien de désinscription, les envois sont limités par jour et votre adresse risque d'être vue comme un spammeur. Vos emails normaux, comme les devis, pourraient alors arriver en indésirables. Un logiciel d'emailing, même en offre gratuite, règle ces problèmes.

Quelle différence entre un emailing et une newsletter ?

La newsletter est un type d'emailing. Elle part régulièrement, par exemple chaque mois, avec des nouvelles, des conseils ou des nouveautés. L'emailing est plus large : il englobe aussi les promotions ponctuelles, les annonces de fermeture, les invitations et les emails automatiques. Une petite entreprise combine souvent une newsletter mensuelle et quelques envois liés aux temps forts de l'année.

Faut-il un site internet pour faire de l'emailing ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est bien plus efficace. Le site permet de collecter des inscriptions avec un formulaire, et sert de destination au bouton de vos emails : réserver, commander, demander un devis. Sans site, vous pouvez renvoyer vers un numéro de téléphone ou une page de prise de rendez-vous, mais vous perdez une partie de l'intérêt.

Combien de temps faut-il pour préparer un emailing ?

Le premier prend souvent deux à trois heures : choix de l'outil, import des contacts, création du modèle. Les suivants demandent beaucoup moins, souvent moins d'une heure, car vous partez du même modèle. Le plus long reste de trouver quoi dire. Un calendrier préparé à l'avance sur six mois fait gagner beaucoup de temps.

L'emailing fonctionne-t-il encore aujourd'hui ?

Oui, à condition d'écrire à des personnes qui vous connaissent, avec un contenu utile. L'email reste un canal que presque tout le monde consulte, et votre liste ne dépend pas d'un algorithme comme sur les réseaux sociaux. Ce qui ne marche plus, ce sont les envois massifs à des inconnus et les messages purement publicitaires sans intérêt pour le lecteur.

Que faire si quelqu'un se désinscrit ?

Rien de spécial, et surtout ne pas le prendre mal. Le logiciel retire automatiquement la personne de vos envois. Vous ne devez plus lui écrire en prospection. Quelques désinscriptions à chaque envoi sont normales. Si elles augmentent nettement, c'est un signal : rythme trop soutenu, contenu peu utile ou liste mal ciblée. Ajustez alors votre façon d'écrire.

Peut-on utiliser l'IA pour écrire ses emails ?

Oui, comme assistant. Un outil d'IA peut proposer des idées d'objets, une première version de texte ou des reformulations plus courtes. Relisez toujours : vérifiez les prix, les dates et les promesses, puis remettez votre ton. Vos clients achètent aussi votre personnalité. Un email qui sonne générique crée moins de lien qu'un message signé et écrit avec vos mots.

Quels outils d'emailing s'intègrent facilement aux CRM courants ?

Regardez d'abord la liste des connecteurs proposés par l'outil d'emailing et vérifiez que votre CRM y figure. Une bonne intégration synchronise les contacts dans les deux sens, met à jour les désinscriptions automatiquement et remonte les ouvertures et clics sur la fiche de chaque client. Certains CRM intègrent directement l'emailing, ce qui évite un outil de plus. S'il n'existe pas de connecteur direct, un outil d'automatisation peut faire le lien : c'est un réglage rapide, faisable à distance.

Quel logiciel d'emailing permet de gérer simplement des campagnes en plusieurs langues ?

Choisissez un outil qui enregistre la langue de chaque contact et permet de créer une version par langue d'une même campagne, envoyée automatiquement au bon public. Vérifiez que les mentions de désinscription, les formulaires d'inscription et les e-mails automatiques existent aussi dans chaque langue. La programmation selon le fuseau horaire est un plus si vos contacts sont dans plusieurs pays. Faites relire chaque version par une personne de langue maternelle avant l'envoi.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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