Aller au contenu

Certificat SSL gratuit ou payant : lequel choisir pour votre site ? 🔒

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous voulez que votre site affiche le cadenas, sans payer pour rien ni vous perdre dans les options ? Vous vous demandez si le certificat gratuit suffit, ou s'il faut en acheter un ? Réservez un appel de 15 minutes : on regarde votre cas et on vous dit quoi faire.

📩 Prendre contact

🤖 Résumer cet article avec une IA

Un clic : l'IA lit la page et vous en donne l'essentiel.

Table des matières
  1. C’est quoi un certificat SSL, et pourquoi votre site en a besoin ?
  2. Certificat SSL gratuit ou payant : quelle est la vraie différence ?
  3. Un certificat SSL gratuit est-il assez sûr pour une entreprise ?
  4. Comment obtenir un certificat SSL gratuit ?
  5. Let’s Encrypt, c’est quoi et comment ça marche ?
  6. Comment activer le certificat SSL gratuit chez OVH ?
  7. Où trouver un certificat SSL ?
  8. Combien coûte un certificat SSL payant ?
  9. Dans quels cas faut-il acheter un certificat SSL payant ?
  10. Comment savoir si votre site a un certificat SSL valide ?
  11. Que se passe-t-il si le certificat SSL expire ?
  12. Qui doit s’occuper du certificat SSL de votre site ?

🧠 Quel certificat SSL pour votre site, et qui s'en occupe ?

📊 Les principaux types de certificats SSL comparés

TypeCe qui est vérifiéPrix indicatifPour qui
Gratuit (Let's Encrypt, DV)Le contrôle du nom de domaineGratuit, souvent inclus chez l'hébergeurSites vitrines, artisans, gîtes, petites boutiques
Payant DVLe contrôle du nom de domaineQuelques euros à quelques dizaines d'euros par anHébergeur sans Let's Encrypt, besoin de support
Payant OVLe domaine et l'existence de l'entrepriseQuelques dizaines à quelques centaines d'euros par anEntreprises soumises à une exigence d'un partenaire
Payant EVVérification poussée de l'entrepriseSouvent plusieurs centaines d'euros par anGrandes structures, secteurs très encadrés
Wildcard (gratuit ou payant)Tous les sous-domaines d'un domaineGratuit possible, payant plus cher qu'un DV simpleSites avec de nombreux sous-domaines

C’est quoi un certificat SSL, et pourquoi votre site en a besoin ?

Un certificat SSL chiffre les échanges entre votre site et vos visiteurs. Il fait passer l'adresse en « https » et évite le message « Non sécurisé » affiché par les navigateurs.

Un certificat SSL est un petit fichier installé sur le serveur qui héberge votre site. Il sert à deux choses :

  • chiffrer les données qui circulent entre le visiteur et votre site, pour qu’elles soient illisibles si quelqu’un les intercepte ;
  • prouver que le site est bien celui qu’il prétend être, au moins pour son nom de domaine.

On parle encore de « SSL » par habitude. La technologie utilisée aujourd’hui s’appelle TLS, sa version plus récente et plus sûre. Pour vous, c’est la même chose.

Ce que vos clients voient

Quand le certificat est en place, l’adresse commence par https:// et un petit cadenas apparaît à gauche. Sans certificat, Chrome, Firefox ou Safari affichent « Non sécurisé ». Sur un formulaire, l’alerte peut être encore plus visible.

Prenez un plombier qui reçoit des demandes de devis par son site. Le client tape son nom, son téléphone, son adresse. S’il voit « Non sécurisé » juste à côté, beaucoup referment la page et appellent un concurrent.

Pourquoi c’est devenu la norme

  • Les navigateurs signalent les sites sans https.
  • Les formulaires, paiements et espaces clients en ont besoin.
  • Les données personnelles de vos clients doivent être protégées.

Si votre site affiche déjà cette alerte, la page pourquoi le message « Site non sécurisé » apparaît et comment le corriger explique les causes une par une. La bonne nouvelle : la solution est souvent gratuite.

Certificat SSL gratuit ou payant : quelle est la vraie différence ?

Le chiffrement est identique. La différence porte sur la vérification de l'identité de l'entreprise, le support, une éventuelle garantie financière et parfois la durée de validité.

C’est la question qui revient le plus. Et la réponse surprend souvent : un certificat gratuit ne protège pas moins bien les données qu’un certificat payant. Le cadenas est le même. Le niveau de chiffrement aussi.

Ce qui change, c’est tout ce qu’il y a autour.

Critère Gratuit (Let’s Encrypt) Payant
Chiffrement Standard actuel Standard actuel
Vérification Le nom de domaine seulement Domaine, voire entreprise (OV, EV)
Durée 90 jours, renouvelé automatiquement Variable selon l’offre
Support Forums et documentation Support du vendeur
Garantie financière Aucune Parfois incluse

Les trois niveaux de vérification

  • DV (validation de domaine) : on vérifie seulement que vous contrôlez le nom de domaine. C’est le cas des certificats gratuits et des payants d’entrée de gamme.
  • OV (validation d’organisation) : l’autorité vérifie aussi que votre entreprise existe.
  • EV (validation étendue) : la vérification est plus poussée, avec des documents officiels.

Un détail qui a beaucoup changé

Il y a quelques années, les certificats EV affichaient le nom de l’entreprise en vert dans la barre d’adresse. Les navigateurs ont abandonné cet affichage. Aujourd’hui, un visiteur ordinaire ne voit presque aucune différence entre un DV gratuit et un EV coûteux.

C’est pour cela que la plupart des petites entreprises n’ont aucune raison de payer. Le payant garde un intérêt dans des cas précis, détaillés plus bas.

Un certificat SSL gratuit est-il assez sûr pour une entreprise ?

Oui. Pour un artisan, un commerçant ou une TPE, un certificat gratuit comme Let's Encrypt protège les échanges aussi bien qu'un certificat payant d'entrée de gamme.

La méfiance envers le « gratuit » est normale. Mais ici, gratuit ne veut pas dire bricolé. Let’s Encrypt est reconnu par tous les navigateurs courants et sert à protéger un très grand nombre de sites dans le monde.

Des exemples concrets

  • Un coiffeur avec un site vitrine et un lien de prise de rendez-vous : le gratuit suffit largement.
  • Un boulanger qui affiche ses horaires et ses gâteaux sur commande avec un formulaire : le gratuit suffit.
  • Un gîte qui reçoit des demandes de réservation : le gratuit suffit aussi. Le paiement, lui, passe souvent par un prestataire spécialisé, qui a sa propre sécurité.
  • Une petite boutique en ligne : sur Shopify ou Wix, le certificat est généralement inclus et géré pour vous. Sur WordPress avec WooCommerce, le gratuit de l’hébergeur convient dans la plupart des cas.

Ce que le certificat ne fait pas

Attention à ne pas tout attendre du cadenas. Il chiffre les échanges, c’est tout. Il ne protège pas votre site contre :

  • un mot de passe trop faible sur l’administration ;
  • une extension WordPress pas mise à jour ;
  • une absence de sauvegarde le jour d’une panne.

Un site avec un certificat payant mais jamais mis à jour reste fragile. Un site avec un certificat gratuit et bien entretenu est en bien meilleure santé. La sécurité tient d’abord à l’entretien régulier, pas au prix du certificat.

Comment obtenir un certificat SSL gratuit ?

Passez par votre hébergeur : la plupart proposent un certificat Let's Encrypt gratuit, activable en quelques clics depuis l'espace client, et renouvelé automatiquement ensuite.

Obtenir un certificat HTTPS gratuit est bien plus simple qu’on le croit. Dans la majorité des cas, vous n’avez rien à installer vous-même.

Les étapes classiques

  1. Connectez-vous à l’espace client de votre hébergeur (celui à qui vous payez l’hébergement du site).
  2. Cherchez la rubrique liée au SSL, aux certificats ou à la sécurité de votre hébergement.
  3. Activez le certificat gratuit pour votre nom de domaine, avec et sans « www ».
  4. Patientez : l’activation prend de quelques minutes à quelques heures.
  5. Forcez le passage en https, pour que les visiteurs qui tapent l’ancienne adresse soient redirigés.
  6. Vérifiez le cadenas sur plusieurs pages du site.

Selon votre type de site

  • Wix, Shopify, Squarespace : le certificat est en général activé d’office. Vérifiez juste que le cadenas apparaît.
  • WordPress chez un hébergeur : activation chez l’hébergeur, puis réglage de l’adresse du site en https dans WordPress.
  • Serveur géré par un technicien : il utilise un petit programme qui demande et renouvelle le certificat tout seul.

Pour ce dernier cas, la page officielle premiers pas avec Let’s Encrypt présente les méthodes possibles.

Si vous êtes chez OVH, o2switch ou sous WordPress, la marche à suivre détaillée est décrite dans installer un certificat SSL sur son site (OVH, o2switch, WordPress), écran par écran.

L’erreur la plus fréquente

Activer le certificat sans rediriger l’ancienne adresse. Le site existe alors en deux versions, l’une sécurisée, l’autre non. Les visiteurs et Google peuvent tomber sur la mauvaise.

Let’s Encrypt, c’est quoi et comment ça marche ?

Let's Encrypt est une autorité de certification à but non lucratif. Elle délivre gratuitement des certificats de validation de domaine, valables 90 jours et renouvelés automatiquement.

Derrière le certificat gratuit de votre hébergeur, il y a presque toujours Let’s Encrypt. C’est un organisme à but non lucratif, lancé pour que tous les sites puissent passer en https sans payer.

Comment se passe la délivrance

  1. Votre hébergeur demande un certificat pour votre nom de domaine.
  2. Let’s Encrypt vérifie que ce domaine pointe bien vers ce serveur. C’est la validation de domaine.
  3. Le certificat est délivré et installé automatiquement.
  4. Avant la fin des 90 jours, il est renouvelé sans intervention.

Tout repose sur un protocole appelé ACME, une méthode standard qui permet aux serveurs de demander et renouveler leurs certificats seuls.

Pourquoi 90 jours seulement ?

Cela peut sembler court. C’est voulu. Un certificat de courte durée limite les dégâts si une clé est compromise. Et comme le renouvellement est automatique, vous ne voyez rien passer.

Ce que Let’s Encrypt ne propose pas

  • Pas de certificat OV ni EV : uniquement la validation de domaine.
  • Pas de support téléphonique : la documentation et le forum communautaire remplacent le service client.
  • Pas de garantie financière.

Pour la plupart des sites d’artisans et de commerçants, ces limites ne posent aucun problème. Les réponses officielles aux questions courantes sont rassemblées dans la foire aux questions de Let’s Encrypt.

Le point de vigilance

Le renouvellement automatique peut échouer. Par exemple si le nom de domaine change d’hébergeur ou si ses réglages sont modifiés. Le site affiche alors une alerte à l’expiration. D’où l’intérêt de surveiller la date de temps en temps.

Comment activer le certificat SSL gratuit chez OVH ?

Chez OVHcloud, les hébergements web incluent un certificat Let's Encrypt gratuit. Il s'active depuis l'espace client, dans la gestion de l'hébergement, puis il faut rediriger le site vers https.

OVHcloud est l’un des hébergeurs les plus utilisés par les petites entreprises françaises. Bonne nouvelle : ses offres d’hébergement web comprennent un certificat SSL gratuit basé sur Let’s Encrypt.

La démarche en résumé

  1. Connectez-vous à votre espace client OVHcloud.
  2. Ouvrez la gestion de votre hébergement web (pas seulement le nom de domaine).
  3. Repérez la partie consacrée au certificat SSL et commandez ou activez le certificat gratuit.
  4. Vérifiez que chaque adresse du site (avec et sans « www ») est bien couverte, dans la liste des domaines rattachés à l’hébergement.
  5. Attendez la fin de l’activation.
  6. Mettez en place la redirection vers https.

Les intitulés des menus évoluent régulièrement. Si vous ne trouvez pas un bouton, fiez-vous à la documentation d’aide de l’hébergeur plutôt qu’à une capture ancienne.

Pourquoi ça ne marche pas toujours du premier coup

Le cas le plus courant : le nom de domaine est chez OVH, mais le site est hébergé ailleurs, ou l’inverse. Le certificat ne peut alors être délivré que là où le domaine pointe réellement. Si cette notion vous paraît floue, l’explication sur ce qu’est un nom de domaine et à quoi il sert clarifie la différence entre domaine et hébergement.

Et chez les autres hébergeurs ?

Le principe est presque toujours le même. Chez o2switch, par exemple, l’outil se trouve dans le panneau de gestion de l’hébergement. Chez d’autres, il est activé d’office à la création du site. Un certificat payant reste aussi proposé par la plupart des hébergeurs, en option.

Où trouver un certificat SSL ?

Commencez par votre hébergeur, qui fournit souvent le certificat gratuit. Sinon, un certificat s'achète chez votre bureau d'enregistrement, chez un revendeur ou directement auprès d'une autorité de certification.

Vous cherchez où trouver un certificat SSL ? Il existe quatre portes d’entrée. L’ordre compte.

1. Votre hébergeur, en premier

C’est là que le certificat sera installé. S’il propose Let’s Encrypt, c’est la solution la plus simple : gratuite, installée et renouvelée pour vous. Regardez d’abord dans votre offre avant d’acheter quoi que ce soit.

2. Votre plateforme de création de site

Wix, Shopify, Squarespace ou Webflow incluent généralement le certificat dans l’abonnement. Vous n’avez rien à chercher ailleurs. Acheter un certificat séparé ne servirait à rien, la plateforme ne l’installerait pas forcément.

3. Le bureau d’enregistrement de votre domaine

C’est la société chez qui vous avez réservé votre nom de domaine. Beaucoup vendent aussi des certificats payants. Pratique si vous gérez tout au même endroit.

4. Une autorité de certification ou un revendeur

Les autorités de certification sont les organismes qui délivrent les certificats. Elles vendent directement ou via des revendeurs, souvent moins chers. C’est utile pour un certificat OV ou EV, ou une configuration particulière.

Un conseil de bon sens

Avant de chercher à acheter un certificat SSL, posez-vous une question : votre hébergeur sait-il l’installer facilement ? Un certificat acheté ailleurs demande souvent une installation manuelle. Et à chaque renouvellement, il faut recommencer.

Un avocat qui a acheté un certificat sur un site revendeur, puis l’oublie au bout d’un an, se retrouve avec une alerte sur son site. Le gratuit de l’hébergeur, renouvelé tout seul, aurait évité ce souci.

Combien coûte un certificat SSL payant ?

Un certificat payant coûte de quelques euros à quelques dizaines d'euros par an pour un simple DV, et jusqu'à plusieurs centaines d'euros pour un OV ou un EV. Les tarifs changent souvent.

Le prix d’un certificat SSL dépend surtout du niveau de vérification et du nombre d’adresses couvertes. Les tarifs varient beaucoup d’un vendeur à l’autre et changent régulièrement. Les fourchettes ci-dessous restent donc indicatives.

Type de certificat Fourchette indicative
Let’s Encrypt (DV) Gratuit
DV payant Quelques euros à quelques dizaines d’euros par an
OV Quelques dizaines à quelques centaines d’euros par an
EV Souvent plusieurs centaines d’euros par an
Wildcard (tous les sous-domaines) Plus cher qu’un certificat simple de même niveau

Le certificat SSL pas cher : bonne ou mauvaise idée ?

Un DV payant à bas prix offre le même chiffrement que le gratuit. Il peut être utile si votre hébergeur ne propose pas Let’s Encrypt. Mais vérifiez trois points avant d’acheter :

  • le prix au renouvellement, parfois bien plus élevé que la première année ;
  • qui installe le certificat et qui le renouvelle ;
  • les adresses couvertes : le domaine avec et sans « www », les sous-domaines éventuels.

Le vrai coût, c’est le temps

Un certificat acheté seul doit être installé, puis réinstallé à chaque échéance. Si vous payez quelqu’un pour le faire, ce temps s’ajoute au prix du certificat. Un prestataire facture ce genre d’intervention ponctuelle de quelques dizaines à une centaine d’euros environ, selon la complexité.

C’est souvent plus logique de l’inclure dans l’entretien général du site. Pour situer les budgets, la page sur le prix de la maintenance d’un site internet donne des fourchettes réalistes.

Dans quels cas faut-il acheter un certificat SSL payant ?

Achetez un certificat payant si un partenaire ou un client l'exige, si votre hébergeur ne propose pas de gratuit, ou si vous avez besoin d'un support dédié ou d'une vérification de l'entreprise.

Le gratuit couvre la majorité des besoins. Mais il existe des situations où payer se justifie. Les classées des plus courantes aux plus rares.

Les cas où le payant a du sens

  • Votre hébergeur ne gère pas Let’s Encrypt. Certains hébergements anciens ou très spécifiques ne le proposent pas. Changer d’hébergeur peut alors être une option à comparer.
  • Un client ou un partenaire l’exige. Certains grands comptes, banques ou cahiers des charges demandent un certificat OV ou EV. C’est une question de contrat, pas de sécurité réelle pour le visiteur.
  • Vous voulez un support humain. En cas de souci, le vendeur vous répond. Utile si personne ne s’occupe de votre site.
  • Vous avez une configuration particulière, avec de nombreux sous-domaines ou plusieurs serveurs, et votre technicien préfère un certificat unique.

Les mauvaises raisons de payer

  • « Le payant est plus sécurisé » : faux pour le chiffrement.
  • « Mes clients verront que je suis une vraie entreprise » : les navigateurs n’affichent plus le nom de la société de façon visible.
  • « On me l’a proposé avec mon domaine » : une option ajoutée par défaut n’est pas un besoin.

Rassurer vos clients autrement

Ce qui prouve qu’une entreprise est sérieuse, c’est surtout ce que voit le visiteur : adresse, numéro SIRET, nom du responsable, coordonnées claires. Ces informations sont d’ailleurs obligatoires. Les mentions légales d’un site internet en dressent la liste complète. Pour un électricien ou une esthéticienne, c’est bien plus parlant qu’un certificat EV.

Comment savoir si votre site a un certificat SSL valide ?

Ouvrez votre site, regardez le cadenas à gauche de l'adresse, cliquez dessus puis affichez les détails du certificat : vous voyez s'il est valide, qui l'a délivré et sa date d'expiration.

Vérifier son certificat prend une minute. Inutile d’être technicien.

La vérification rapide

  1. Ouvrez votre site dans votre navigateur habituel.
  2. Regardez à gauche de l’adresse : un cadenas ou une icône de réglages doit apparaître, et l’adresse commence par https.
  3. Cliquez dessus : le navigateur indique si la connexion est sécurisée.
  4. Affichez les informations du certificat : nom du domaine, émetteur (par exemple Let’s Encrypt), dates de validité.

Google détaille ces repères dans sa page d’aide pour vérifier si la connexion à un site est sécurisée dans Chrome.

Les signaux d’alerte

  • « Non sécurisé » à côté de l’adresse : pas de certificat, ou le site ne redirige pas vers https.
  • Page d’avertissement plein écran : certificat expiré, ou délivré pour une autre adresse.
  • Cadenas barré ou avertissement discret : le certificat est bon, mais certaines images ou scripts sont chargés en http. On parle de contenu mixte.

Testez plusieurs adresses

Un site peut être sécurisé à un endroit et pas à un autre. Testez :

  • votre domaine avec « www » et sans « www » ;
  • la page d’accueil, la page contact et une page avec formulaire ;
  • votre site depuis votre téléphone.

Un fleuriste peut avoir une page d’accueil parfaite et un formulaire de commande qui affiche une alerte. Le client, lui, ne voit que l’alerte au moment de commander.

Que se passe-t-il si le certificat SSL expire ?

À l'expiration, les navigateurs affichent une page d'avertissement avant d'ouvrir votre site. La plupart des visiteurs font demi-tour. Il faut renouveler le certificat au plus vite.

Un certificat a toujours une date de fin. Quand elle est dépassée, le navigateur considère que l’identité du site n’est plus garantie.

Ce que vit votre client

Au lieu de votre page d’accueil, il voit un écran d’alerte : la connexion n’est pas privée, le site pourrait être dangereux. Pour passer outre, il doit cliquer sur des options avancées. Presque personne ne le fait. Il repart chercher un autre artisan.

Pour un couvreur qui reçoit des demandes après une tempête, quelques jours d’alerte peuvent coûter des chantiers.

Pourquoi un certificat expire alors qu’il est « automatique »

  • Le nom de domaine a été modifié ou déplacé chez un autre prestataire, et le renouvellement ne trouve plus le site.
  • Le domaine lui-même a expiré, faute de paiement ou de carte bancaire à jour.
  • Le certificat était payant et personne n’a pensé à le renouveler.
  • Une redirection ou un réglage a été changé lors d’une refonte.

Que faire tout de suite

  1. Vérifiez la date d’expiration en cliquant sur le cadenas ou sur l’alerte.
  2. Connectez-vous chez votre hébergeur et relancez le certificat.
  3. Si c’est un payant, renouvelez-le et réinstallez-le.
  4. Contrôlez ensuite le site sur ordinateur et téléphone.

Éviter que ça recommence

Notez la date d’expiration dans votre agenda. Mieux, confiez la surveillance à quelqu’un. C’est l’un des points qu’un bon contrat de maintenance de site internet doit prévoir noir sur blanc, avec les mises à jour et les sauvegardes.

Qui doit s’occuper du certificat SSL de votre site ?

Selon votre situation : vous-même si votre hébergeur gère le renouvellement automatique, ou votre prestataire dans le cadre d'une maintenance. L'essentiel est qu'une personne précise en soit responsable.

Le problème du certificat SSL est rarement technique. C’est souvent un problème de « qui s’en occupe ? ». Le créateur du site pense que c’est l’hébergeur. L’hébergeur pense que c’est le client. Et le client ne sait même pas que le certificat existe.

Trois cas de figure

  • Vous gérez seul votre site sur une plateforme comme Wix ou Shopify : la plateforme s’en charge. Vous vérifiez le cadenas de temps en temps.
  • Votre site est sous WordPress chez un hébergeur : le certificat gratuit se renouvelle seul, mais quelqu’un doit surveiller les mises à jour, les sauvegardes et les alertes.
  • Un prestataire a créé votre site : demandez-lui clairement si la surveillance du certificat est comprise, et par écrit.

Les questions à poser à votre prestataire

  1. Mon certificat est-il gratuit ou payant ?
  2. Qui reçoit les alertes en cas d’échec de renouvellement ?
  3. Qui intervient si le site affiche une alerte, et en combien de temps ?
  4. Qui a les accès à l’hébergement et au nom de domaine ?

Penser plus large que le cadenas

Un site sécurisé et entretenu sert vos affaires. C’est la base d’une visibilité qui progresse. Le travail mené pour TB Rénovation & Nettoyage, couvreur en Loire-Atlantique l’illustre : site et référencement local, de 2 à 63 visites Google par jour entre juin 2025 et octobre 2026.

Si vous préférez ne plus y penser, notre service de maintenance de site internet prend en charge le certificat, les mises à jour et la surveillance. Vous gardez le temps pour vos clients.

❓ Questions fréquentes

Le certificat SSL aide-t-il à être mieux placé sur Google ?

Google a indiqué que le https fait partie des éléments pris en compte, mais avec un poids léger. Le certificat ne vous fera pas monter seul. En revanche, un site sans https affiche une alerte qui fait fuir les visiteurs. Il faut donc le voir comme une base indispensable, pas comme un levier de classement. Le contenu, la fiche Google et la qualité du site comptent bien davantage.

SSL et TLS, c'est la même chose ?

Presque. SSL est l'ancien nom de la technologie, TLS est sa version moderne et plus sûre. Les anciennes versions de SSL ne sont plus utilisées. Par habitude, tout le monde continue à dire « certificat SSL », y compris les hébergeurs. Quand vous achetez ou activez un certificat SSL aujourd'hui, il fonctionne en réalité avec TLS. Vous n'avez aucun choix à faire à ce sujet.

Un site vitrine sans formulaire a-t-il besoin d'un certificat ?

Oui. Même sans formulaire, les navigateurs affichent « Non sécurisé » sur un site sans https. Le visiteur ne fait pas la différence entre un site vitrine et une boutique : il voit une alerte et se méfie. Comme le certificat est gratuit chez la plupart des hébergeurs, il n'y a aucune raison de s'en passer, même pour une simple page de présentation de gîte.

Le certificat SSL est-il obligatoire légalement ?

Aucun texte n'impose un certificat en tant que tel pour tous les sites. Mais dès que vous collectez des données personnelles, via un formulaire de contact ou de commande, vous devez les protéger de façon adaptée. Le chiffrement https fait partie des précautions de base attendues. En pratique, un site professionnel sans certificat est difficile à justifier.

Mon certificat couvre-t-il l'adresse avec et sans « www » ?

Pas forcément. Un certificat est délivré pour une ou plusieurs adresses précises. Si seule la version avec « www » est couverte, la version sans « www » peut afficher une alerte. Lors de l'activation chez l'hébergeur, vérifiez que les deux adresses figurent bien dans la liste. Puis testez-les toutes les deux dans votre navigateur.

Peut-on passer d'un certificat payant à un certificat gratuit ?

Oui, si votre hébergeur propose Let's Encrypt. Le plus simple est d'attendre la fin de la période payée, d'activer le gratuit, puis de vérifier que le site reste bien en https. Pensez à désactiver le renouvellement automatique du payant pour ne pas être prélevé. Faites l'opération à un moment calme, et contrôlez le cadenas juste après.

Faut-il changer quelque chose sur le site après l'activation du certificat ?

Souvent, oui. Il faut rediriger toutes les anciennes adresses en http vers https, pour éviter d'avoir deux versions du site. Sur WordPress, l'adresse du site doit aussi passer en https dans les réglages. Enfin, certaines images ou polices peuvent encore être appelées en http et provoquer un avertissement. Un contrôle page par page règle ces détails.

Un projet en tête ? On en parle 15 minutes, sans engagement.

📩 Prendre contact
Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

Fondateur · SEO, automatisation et IA

J'aide les artisans, commerçants et TPE à gagner des clients sur Google et dans les réponses des IA : sites, référencement, automatisation. Un plan clair et un suivi chiffré.

Parlons de votre projet →

📚 Les autres articles du même guide

🛠️ Nos services

🧭 Nos autres guides

📈 Nos cas clients

Appliquer ça à votre activité ?

On regarde votre cas en trente minutes, gratuitement.