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Exemple de mail de relance prospect : 8 modèles à copier ✉️

Mis à jour le Par Alain Houessou16 min de lecture

Vous avez envoyé un mail ou un devis, et depuis, plus rien ? Vous ne savez pas quoi écrire pour relancer sans passer pour un vendeur pressant. Réservez un appel de 15 minutes : on regarde ensemble votre situation et vos messages.

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Table des matières
  1. Comment relancer un prospect par mail ?
  2. Quand relancer un prospect qui n’a pas répondu ?
  3. Quel message de relance envoyer à un prospect ?
  4. Quel exemple de mail pour relancer un devis resté sans réponse ?
  5. Comment relancer après un rendez-vous, un appel ou un salon ?
  6. Comment relancer un mail professionnel sans paraître insistant ?
  7. Combien de fois relancer un prospect avant d’arrêter ?
  8. Qu’est-ce qu’un cold email follow up et comment l’écrire ?
  9. Quel objet mettre dans un mail de relance ?
  10. Comment relancer un ancien prospect qui n’a jamais signé ?
  11. Faut-il relancer par mail, par téléphone ou sur LinkedIn ?
  12. Quelles erreurs éviter dans une relance prospect ?
  13. Peut-on automatiser ses relances de prospects sans risque ?

🧠 Quelle aide pour relancer vos prospects ?

📊 Une séquence de relance simple, étape par étape

MessageQuand l'envoyerObjectifLongueur conseillée
Premier mailJour 0Se présenter et proposer un échange5 à 8 lignes
Relance 13 à 5 jours ouvrés aprèsRappeler le message, poser une question simple2 à 4 lignes
Relance 2Environ une semaine aprèsApporter une info utile ou un exemple3 à 5 lignes
Relance 3 (rupture)Environ deux semaines aprèsClore poliment et laisser la porte ouverte2 à 3 lignes
RéactivationQuelques mois plus tardReprendre contact avec une nouveauté3 à 5 lignes

Comment relancer un prospect par mail ?

Répondez dans le même fil que votre premier mail, restez court, rappelez le contexte en une phrase, apportez une info nouvelle et finissez par une question simple.

Une relance n’est pas un deuxième premier mail. Le prospect a déjà reçu votre message. Il ne l’a pas lu, ou il l’a lu puis oublié. Votre travail : lui faciliter la réponse.

Les cinq gestes d’une bonne relance

  1. Répondez dans le même fil. Utilisez « Répondre » sur votre premier mail. Le prospect voit tout l’historique sans chercher.
  2. Rappelez le contexte en une phrase. « Je reviens vers vous au sujet du devis de salle de bains envoyé mardi. »
  3. Ajoutez quelque chose de nouveau. Une photo d’un chantier proche, une disponibilité, une précision sur le délai.
  4. Posez une seule question. Idéalement, une question à laquelle on répond par oui ou non.
  5. Signez proprement. Nom, métier, téléphone. Le prospect doit pouvoir vous appeler en un clic.

Ce qu’il faut garder en tête

Votre prospect n’est pas fâché contre vous. Il est occupé. Un gérant de restaurant reçoit des dizaines de mails par jour. Un avocat jongle entre audiences et dossiers. Votre relance doit se lire en dix secondes.

Pensez aussi à la forme. Pas de gros pavé, pas de pièce jointe lourde, pas de mise en page compliquée. Un mail simple ressemble à un vrai échange entre deux personnes. C’est exactement l’effet recherché.

Enfin, la qualité de la relance dépend du premier message. Si votre premier mail était flou, la relance aura du mal à rattraper le coup. Pour repartir sur de bonnes bases, appuyez-vous sur ces exemples de mails de prospection qui obtiennent des réponses, puis revenez ici pour la suite.

Quand relancer un prospect qui n’a pas répondu ?

Relancez trois à cinq jours ouvrés après le premier mail, puis espacez : environ une semaine, puis deux. Après un devis, une relance sous une semaine reste normale.

Relancer trop tôt donne une impression de pression. Relancer trop tard, c’est laisser le prospect vous oublier ou signer ailleurs. Entre les deux, il existe une zone confortable.

Le calendrier de base

Situation Première relance Relances suivantes
Mail de prospection sans réponse 3 à 5 jours ouvrés 1 semaine, puis 2 semaines
Devis envoyé 4 à 7 jours 1 semaine, puis 10 à 15 jours
Après un rendez-vous 2 à 3 jours Selon ce qui a été convenu
Prospect qui a dit « plus tard » À la date indiquée Une fois, puis quelques mois après

Adaptez au métier du prospect

Un boulanger travaille tôt le matin et se pose l’après-midi. Un cabinet comptable croule sous le travail en période de bilans. Un gîte est débordé en pleine saison. Si vous connaissez le rythme de votre prospect, calez votre relance sur ses moments calmes.

Le jour et l’heure comptent aussi. Évitez en général le lundi matin, quand la boîte mail déborde, et le vendredi soir. Pour aller plus loin sur ce point, consultez notre page sur le bon jour et la bonne heure pour envoyer un mail de prospection.

Ne comptez pas sur votre mémoire

Le vrai problème des relances, c’est l’oubli. Notez la date de relance dans votre agenda dès l’envoi du premier mail. Vous pouvez aussi écrire votre relance à l’avance et la programmer. Gmail le permet, par exemple, avec la fonction d’envoi programmé décrite dans l’aide Gmail. Pensez simplement à annuler l’envoi si le prospect répond entre-temps.

Quel message de relance envoyer à un prospect ?

Un message de deux à quatre lignes : un rappel du premier mail, une phrase utile pour le prospect, puis une question simple qui l'invite à répondre en quelques mots.

Deux modèles de base. Ils fonctionnent pour la plupart des métiers. Adaptez les mots entre crochets et gardez votre façon de parler.

Modèle 1 : la relance courte

Bonjour [Prénom],

Je me permets de revenir vers vous au sujet de mon message de [jour].

Est-ce que le sujet [de l’entretien de vos chaudières / du site de votre gîte] est d’actualité pour vous en ce moment ?

Bonne journée, [Votre prénom], [métier] – [téléphone]

Pourquoi ça marche : c’est court, poli, et la question demande une réponse simple. Le prospect peut écrire « oui » ou « pas maintenant » en trois secondes.

Modèle 2 : la relance qui apporte quelque chose

Bonjour [Prénom],

Suite à mon premier message, je vous partage un exemple concret : [une photo de chantier similaire / un avant-après / un conseil adapté à son activité].

Si vous voulez, je peux vous montrer en 10 minutes ce que ça donnerait pour [nom de son entreprise]. Mardi ou jeudi, ça vous irait ?

[Signature]

Pourquoi ça marche : le prospect reçoit une info utile, pas seulement un rappel. Et la proposition de deux créneaux lui évite de réfléchir.

Exemple concret par métier

  • Électricien qui prospecte des syndics : « Je vous joins une photo d’une mise aux normes faite dans une copropriété voisine. »
  • Photographe qui contacte des restaurants : « Trois photos de plats prises pour un bistrot du quartier. »
  • Imprimeur qui démarche des commerçants : « Nous avons de nouveaux formats de flyers recyclés, je vous envoie un échantillon ? »

Le principe reste le même : un rappel, une preuve ou une idée, une question.

Quel exemple de mail pour relancer un devis resté sans réponse ?

Rappelez le devis par sa date et son objet, proposez de répondre aux questions éventuelles, puis indiquez vos disponibilités. Le ton reste serviable, jamais pressant.

C’est la relance la plus fréquente chez les artisans. Un plombier, un menuisier ou un paysagiste envoie un devis, puis attend. Souvent, le client compare, hésite sur un point ou attend l’accord de son conjoint.

Modèle 3 : la relance de devis

Objet : Re : Devis rénovation salle de bains – [Nom du client]

Bonjour Madame [Nom],

Je reviens vers vous au sujet du devis envoyé le [date] pour votre salle de bains.

Avez-vous des questions sur les prestations ou les matériaux proposés ? Je peux ajuster certains postes si besoin.

Pour information, j’ai encore des créneaux pour démarrer en [mois]. Après, mon planning se remplit.

Bien cordialement, [Prénom Nom], plombier – [téléphone]

Les petits détails qui changent tout

  • Proposez d’ajuster. Beaucoup de clients n’osent pas dire que c’est trop cher. Leur ouvrir la porte les aide à répondre.
  • Parlez de votre planning, sans mentir. Si vos créneaux se remplissent vraiment, dites-le. N’inventez jamais une urgence.
  • Ne renvoyez pas le devis en pièce jointe à chaque fois. Il est déjà dans le fil. Renvoyez-le seulement si le client le demande.
  • Un appel peut compléter. Pour un gros chantier, un coup de fil après la deuxième relance montre votre sérieux.

Variante pour un traiteur ou un photographe de mariage

Bonjour [Prénom],

Avez-vous pu regarder la proposition pour votre réception du [date] ? Je garde la date libre pour vous jusqu’au [date], ensuite je ne pourrai plus la bloquer.

Ici, l’argument est réel : une date d’événement ne se dédouble pas. Le client comprend qu’il doit trancher, sans se sentir forcé.

Comment relancer après un rendez-vous, un appel ou un salon ?

Envoyez un mail dans les deux ou trois jours qui suivent, rappelez un détail précis de votre échange, résumez la prochaine étape et proposez une date concrète.

Après une rencontre, le prospect vous connaît déjà. Votre relance doit lui rappeler ce moment, pas vous présenter à nouveau. Le détail précis fait toute la différence : il prouve que vous avez écouté.

Modèle 4 : après un rendez-vous ou un appel

Bonjour [Prénom],

Merci encore pour notre échange de [jour]. Vous m’aviez parlé de [problème précis : les appels manqués le samedi / les fuites dans la cuisine du restaurant].

Comme convenu, [la proposition / les deux options / le planning]. La prochaine étape serait [une visite / un essai / une validation].

On peut se caler [jour] à [heure] pour en parler ?

[Signature]

Modèle 5 : après un salon ou un événement

Bonjour [Prénom],

Nous avons discuté [mardi] au [nom du salon], sur le stand [lieu]. Vous cherchiez [besoin évoqué].

Je vous envoie, comme promis, [la brochure / les tarifs / les photos]. Si c’est toujours d’actualité, je peux passer vous voir ou vous appeler la semaine prochaine.

[Signature]

Pourquoi le délai est plus court ici

Après un salon, un prospect rencontre des dizaines de personnes. Au bout d’une semaine, votre visage se mélange aux autres. Écrivez vite, tant que le souvenir est frais.

Une astuce simple

Pendant le rendez-vous ou juste après, notez deux ou trois détails : le prénom de l’associé, un projet évoqué, une contrainte de date. Un coiffeur qui prospecte un fournisseur, une avocate qui rencontre un chef d’entreprise : tout le monde apprécie qu’on se souvienne de ce qu’il a dit. Ce petit carnet de notes vaut tous les modèles.

Comment relancer un mail professionnel sans paraître insistant ?

Gardez un ton neutre et serviable, évitez les reproches implicites, espacez vos messages et donnez toujours au prospect une porte de sortie facile pour dire non.

La peur de déranger empêche beaucoup de gérants de relancer. Pourtant, une relance bien écrite est souvent bien reçue. Ce qui dérange, ce n’est pas la relance : c’est le ton.

Les formules à éviter

À éviter Pourquoi À la place
« Je n’ai pas eu de retour de votre part » Sonne comme un reproche « Je reviens vers vous au sujet de… »
« Avez-vous bien reçu mon mail ? » Le prospect sait qu’il l’a reçu « Le sujet est-il d’actualité ? »
« Je me permets de vous relancer à nouveau » Souligne l’insistance Allez droit au contenu utile
« Sans réponse, je considère que… » Ressemble à une menace « Je ne vous embête plus après ce message »
« URGENT » dans l’objet Crée une fausse pression Un objet calme et précis

Donnez une porte de sortie

Une phrase comme « Si ce n’est pas le bon moment, dites-le-moi simplement » change tout. Le prospect se sent libre. Paradoxalement, il répond plus volontiers, même pour dire non. Et un « non » clair vous fait gagner du temps.

Restez constant sur le ton

Si votre premier mail vouvoyait, gardez le vouvoiement. Si vous signiez « Julien », ne passez pas à « M. Julien Martin, gérant ». Un changement de ton surprend et paraît artificiel.

Espacez vraiment

Trois mails en une semaine, c’est trop. Le prospect se sent traqué. Respectez le calendrier : quelques jours, puis une semaine, puis deux. Entre deux relances, vous pouvez réagir à une publication du prospect sur un réseau social, sans parler de votre offre. Ce contact léger entretient le lien sans pression.

Combien de fois relancer un prospect avant d’arrêter ?

Deux ou trois relances suffisent en général après le premier mail. La dernière, appelée mail de rupture, annonce poliment que vous n'écrirez plus et laisse la porte ouverte.

Il n’existe pas de chiffre magique. Mais au-delà de trois relances sans aucun signe, insister devient contre-productif. Vous risquez d’agacer, et votre adresse peut finir classée en indésirable.

La séquence type

  • Premier mail : présentation et proposition.
  • Relance 1 : rappel court et question simple.
  • Relance 2 : apport utile, exemple, preuve.
  • Relance 3 : le mail de rupture.

Modèle 6 : le mail de rupture

Bonjour [Prénom],

Je vous ai écrit à quelques reprises au sujet de [sujet]. Je suppose que ce n’est pas une priorité pour vous en ce moment, et je le comprends.

Je ne vous relancerai plus. Si le sujet revient un jour, il vous suffit de répondre à ce mail.

Belle continuation, [Signature]

Pourquoi ce mail reçoit souvent une réponse

Il enlève toute pression. Le prospect n’a plus peur d’être harcelé. Certains répondent enfin : « Merci, recontactez-moi en septembre », ou « On a choisi quelqu’un d’autre ». Dans les deux cas, vous savez où vous en êtes.

Quand s’arrêter plus tôt

  • Le prospect répond « non merci » : vous arrêtez immédiatement et vous le remerciez.
  • Il demande à ne plus être contacté : vous le retirez de vos listes, sans discuter.
  • Votre mail revient en erreur : vérifiez l’adresse, ou cherchez un autre contact.

Et après ?

Un « pas maintenant » n’est pas un « jamais ». Notez le prospect dans un tableau avec la date et le motif. Quelques mois plus tard, vous pourrez le recontacter avec une nouveauté. On y revient plus bas.

Qu’est-ce qu’un cold email follow up et comment l’écrire ?

Le cold email follow up est la relance d'un premier mail envoyé à quelqu'un qui ne vous connaît pas. Il doit être encore plus court et plus utile que le premier message.

L’expression vient de l’anglais. Un « cold email », c’est un mail « à froid » : envoyé à une personne qui n’a jamais entendu parler de vous. Le « follow up », c’est la relance qui suit.

C’est la situation la plus délicate. Le prospect ne vous doit rien. Il n’a rien demandé. Votre relance doit donc mériter son attention en quelques secondes.

Modèle 7 : le follow up à froid en trois lignes

Bonjour [Prénom],

Je me permets un petit rappel de mon message. En une phrase : j’aide les [restaurants / cabinets / garages] de [ville] à [résultat concret, sans promesse chiffrée].

Ça vaut un appel de 10 minutes, ou pas du tout pour vous ?

[Signature]

Les règles propres à la relance à froid

  • Encore plus court. Si le premier mail faisait huit lignes, la relance en fait trois.
  • Une seule idée. Ne listez pas tous vos services. Choisissez le bénéfice le plus parlant pour ce métier.
  • Personnalisez au moins une phrase. Le nom de l’entreprise, sa ville, un détail vu sur son site.
  • Question fermée. « Ça vous intéresse ou pas ? » appelle une réponse rapide.

Le lien avec votre stratégie globale

La prospection à froid fonctionne mieux quand elle est régulière et organisée. Un mail par-ci, par-là, sans suivi, donne peu de résultats. Pour bien démarrer vos premiers messages, revoyez nos exemples de mails de prospection déjà cités plus haut : ils sont pensés pour enchaîner naturellement avec les relances présentées ici.

Gardez enfin en tête que la prospection par mail obéit à des règles légales, différentes selon que vous écrivez à une entreprise ou à un particulier. On les détaille dans la dernière partie.

Quel objet mettre dans un mail de relance ?

Le plus simple est de garder l'objet du premier mail en répondant dans le même fil. Sinon, choisissez un objet court, précis et calme, qui rappelle le sujet.

L’objet décide si votre mail sera ouvert. Pour une relance, vous avez deux options.

Option 1 : garder le même objet

Vous cliquez sur « Répondre » dans votre premier mail. L’objet devient « Re : [objet initial] ». C’est la solution la plus naturelle. Le prospect voit qu’il s’agit d’une suite, et il retrouve votre premier message juste en dessous.

Option 2 : un nouvel objet

Utile pour la relance 2 ou 3, si vous apportez une info nouvelle. Quelques exemples :

  • « Photo du chantier dont je vous parlais »
  • « Votre devis du 12 : une question »
  • « Une idée pour les réservations de votre gîte »
  • « Dernier message de ma part »

Ce qui marche, ce qui fait fuir

Bon objet Mauvais objet
Court (moins de 8 mots) Long et confus
Précis sur le sujet Vague : « Suivi », « Relance »
Ton calme Majuscules, points d’exclamation
Personnalisé (prénom, ville, entreprise) Générique, copié-collé visible
Honnête sur le contenu Faux « Re : » pour faire croire à un échange

Le faux « Re : » mérite une mise en garde. Certains l’ajoutent pour donner l’impression d’une conversation en cours. Le prospect s’en rend compte, et la confiance est perdue dès la première ligne.

Et la première phrase ?

Elle s’affiche souvent dans l’aperçu, juste sous l’objet. Ne la gaspillez pas avec « J’espère que vous allez bien ». Allez au sujet. Pour approfondir, notre page sur l’objet et la phrase d’accroche d’un mail de prospection donne d’autres exemples à adapter.

Comment relancer un ancien prospect qui n’a jamais signé ?

Attendez quelques mois, puis recontactez-le avec une vraie nouveauté : nouveau service, nouvelle saison, nouvelle réalisation. Ne faites pas comme si la première conversation n'avait pas existé.

Votre fichier contient sûrement des prospects qui ont dit « plus tard », ou qui ne sont jamais revenus. C’est une mine. Ces personnes vous connaissent déjà. Elles ont eu un besoin à un moment. Ce besoin est peut-être revenu.

Modèle 8 : la réactivation

Bonjour [Prénom],

Nous avions échangé en [mois] au sujet de [projet]. À l’époque, ce n’était pas le bon moment.

Je reviens vers vous car [nouveauté : nous proposons désormais l’entretien annuel / j’ai terminé un projet similaire au vôtre / la saison approche].

Est-ce que le sujet est revenu sur la table de votre côté ?

[Signature]

Les bonnes occasions de reprendre contact

  • La saison. Un paysagiste avant le printemps, un chauffagiste avant l’hiver, un loueur de gîte avant les réservations d’été.
  • Une nouveauté réelle. Nouveau service, nouvelle zone d’intervention, nouveaux horaires.
  • Un changement chez le prospect. Il a ouvert une deuxième boutique, déménagé, recruté.
  • Une date évoquée. S’il avait dit « rappelez-moi en septembre », écrivez début septembre, pas fin octobre.

Ce qu’il faut éviter

Ne renvoyez pas le même mail qu’il y a six mois. Ne faites pas semblant de découvrir l’entreprise. Et si le prospect vous avait demandé de ne plus le contacter, respectez-le : il n’est pas un ancien prospect à réactiver.

Organisez-vous simplement

Un tableur suffit. Une ligne par prospect : nom, entreprise, date du dernier échange, motif du refus, date de rappel prévue. Un coup d’œil chaque lundi matin, et vous ne laissez plus filer de contacts.

Faut-il relancer par mail, par téléphone ou sur LinkedIn ?

Le mail reste la base, car il laisse une trace et ne dérange pas. Le téléphone convient après un devis ou un rendez-vous, LinkedIn surtout pour les prospects professionnels.

Chaque canal a ses forces. Les combiner intelligemment vaut souvent mieux qu’insister sur un seul.

Comparatif rapide

Canal Points forts Limites Idéal pour
Mail Trace écrite, se lit quand on veut Peut se perdre dans la boîte Toutes les relances
Téléphone Contact direct, réponse immédiate Peut déranger, pas de trace Devis importants, après un rendez-vous
LinkedIn Contexte pro, profil visible Peu adapté aux particuliers Dirigeants, professions libérales
SMS Lu rapidement Très intrusif, cadre légal strict Clients qui l’ont accepté

Une combinaison qui fonctionne bien

  • Jour 0 : premier mail.
  • Jour 4 : relance par mail.
  • Jour 8 : demande de connexion LinkedIn, sans argumentaire.
  • Jour 12 : deuxième relance par mail, avec un exemple.
  • Jour 15 : un appel si le projet est important.

Pour un artisan qui travaille avec des particuliers, mail et téléphone suffisent. Pour un expert-comptable ou un consultant qui vise des chefs d’entreprise, LinkedIn devient un vrai allié. Nous détaillons la méthode dans notre guide pour trouver des clients sur LinkedIn quand on est une TPE.

Pensez à l’ensemble

Un prospect qui hésite va souvent vérifier qui vous êtes. Il tape votre nom, regarde votre site, vos avis, vos réseaux. Vos relances ne sont qu’une pièce du puzzle. Pour comprendre comment ces pièces s’articulent, lisez notre explication simple du marketing digital pour une TPE.

Quelles erreurs éviter dans une relance prospect ?

Les erreurs courantes : relancer trop vite, recopier le premier mail, culpabiliser le prospect, envoyer des pièces jointes lourdes, oublier de personnaliser et renvoyer vers un site négligé.

Certaines erreurs coûtent des clients sans qu’on s’en aperçoive. Les plus fréquentes chez les petites entreprises.

Erreurs de contenu

  • Recopier le premier mail. Le prospect a l’impression de lire un robot.
  • Culpabiliser. « Je suis surpris de ne pas avoir de nouvelles » met mal à l’aise.
  • Trop parler de soi. Votre histoire, vos diplômes, vos dix services : le prospect veut savoir ce que vous faites pour lui.
  • Oublier l’appel à l’action. Un mail sans question finit sans réponse.

Erreurs de forme

  • Pièces jointes lourdes. Elles ralentissent l’ouverture et peuvent déclencher les filtres anti-spam.
  • Fautes d’orthographe. Relisez, ou faites relire. Un artisan sérieux sur ses chantiers doit l’être aussi dans ses mails.
  • Signature incomplète. Sans téléphone, vous perdez ceux qui préfèrent appeler.
  • Envoi depuis une adresse peu fiable. Une adresse à votre nom de domaine inspire plus confiance. Google rappelle d’ailleurs les bonnes pratiques dans ses consignes pour les expéditeurs d’e-mails.

L’erreur qu’on oublie : le site derrière le mail

Un prospect intrigué clique sur le lien de votre signature. S’il tombe sur un site vieillot, lent ou incomplet, votre relance perd tout son effet. Avant de lancer une campagne, vérifiez que votre site donne envie d’aller plus loin. C’est ce que nous avons fait pour L’Armurerie NéA, une boutique en ligne remise au propre : site repris, catalogue photo, Google Shopping et blog réorganisé.

L’erreur d’organisation

Relancer au feeling, sans suivi, c’est oublier la moitié des prospects. Un simple tableau ou un rappel dans votre agenda règle le problème.

Peut-on automatiser ses relances de prospects sans risque ?

Oui, avec un outil d'envoi séquencé, à condition de personnaliser les messages, d'arrêter la séquence dès qu'une réponse arrive et de respecter les règles de la CNIL sur la prospection.

Automatiser, c’est écrire vos relances une fois, puis laisser un outil les envoyer aux bonnes dates. Pour un gérant débordé, c’est un vrai gain de temps. Mais mal fait, cela ressemble vite à du spam.

Les règles d’une automatisation propre

  • Arrêt automatique dès qu’un prospect répond. Rien de pire qu’une relance reçue juste après avoir dit oui.
  • Personnalisation réelle. Prénom, entreprise, ville, et au moins une phrase propre au métier.
  • Volumes raisonnables. Envoyer des centaines de mails d’un coup depuis une adresse neuve nuit à votre réputation d’expéditeur.
  • Lien de désinscription. Le prospect doit pouvoir dire stop facilement.

Le cadre légal, en bref

En France, les règles diffèrent selon le destinataire. Vers un professionnel, la prospection par mail est en principe permise si le message concerne son activité et propose de se désinscrire. Vers un particulier, il faut en général son accord préalable. La CNIL détaille ces règles dans sa page sur la prospection commerciale par courrier électronique. En cas de doute, lisez-la avant d’envoyer.

Quels outils, pour quel budget ?

Il existe des outils spécialisés dans l’envoi de séquences. Les tarifs vont de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois, selon les fonctions et le nombre de mails. Ces prix changent souvent : vérifiez-les au moment de choisir.

Le faire soi-même ou le confier ?

Si vous envoyez quelques devis par mois, un agenda et des modèles suffisent. Si vous voulez prospecter régulièrement de nouvelles entreprises, la préparation prend du temps : trouver les bons contacts, écrire, régler l’outil, suivre les réponses. Notre service de cold emailing pour la prospection B2B prend en charge cette mécanique, avec votre ton et vos exemples.

❓ Questions fréquentes

Faut-il s'excuser de relancer un prospect ?

Non. S'excuser donne l'impression que vous faites quelque chose de mal. Une relance est une démarche normale entre professionnels. Le prospect est occupé, vous l'aidez à ne pas oublier. Remplacez « Désolé de vous déranger » par une phrase directe comme « Je reviens vers vous au sujet de… ». Le ton reste poli, sans vous rabaisser.

Que répondre à un prospect qui dit « pas maintenant » ?

Remerciez-le et demandez-lui quand il serait pertinent de reprendre contact. Par exemple : « Merci pour votre retour. Je vous recontacte en septembre, ça vous va ? » Notez la date dans votre agenda et tenez-la. Ce prospect est précieux : il ne vous a pas dit non, il vous a donné un calendrier.

Faut-il vouvoyer ou tutoyer dans une relance ?

Gardez le même registre que dans votre premier mail. Par défaut, le vouvoiement reste la règle en prospection, surtout avec un particulier ou une profession libérale. Le tutoiement peut convenir dans certains milieux créatifs ou si le prospect l'a utilisé en premier. Ne changez jamais de registre en cours d'échange.

Doit-on renvoyer le devis en pièce jointe dans la relance ?

Pas forcément. Si vous répondez dans le même fil, le devis est déjà visible plus bas. Le renvoyer à chaque relance alourdit le mail. Renvoyez-le seulement si le client le demande, si vous l'avez modifié, ou si vous écrivez sur une nouvelle adresse. Pensez à un format PDF léger.

Que faire si le prospect trouve le devis trop cher ?

Demandez-lui ce qui compte le plus pour lui : le prix total, un poste précis, le calendrier. Proposez ensuite une option allégée ou un paiement en plusieurs fois si votre activité le permet. Expliquez aussi ce qui justifie votre tarif : matériaux, garantie, délai. Évitez de baisser votre prix sans contrepartie.

Combien de temps peut-on garder un prospect dans son fichier ?

La CNIL recommande en général de ne pas conserver les données d'un prospect au-delà de trois ans après le dernier contact venant de lui. Au-delà, il faut supprimer ses données ou lui redemander s'il souhaite continuer à recevoir vos messages. Faites un tri régulier de votre fichier.

Peut-on relancer un prospect par SMS ?

C'est possible, mais avec prudence. Le SMS est très intrusif et, vers un particulier, il demande en principe son accord préalable. Réservez-le aux personnes qui vous ont donné leur numéro pour être recontactées, par exemple après une visite de chantier. Un SMS court et poli peut alors compléter un mail resté sans réponse.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

Fondateur · SEO, automatisation et IA

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