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Indicateurs pour tableau de bord : les 10 chiffres à suivre en TPE 📊

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous voulez piloter votre entreprise avec quelques chiffres clairs, sans passer vos soirées dans des tableaux compliqués ? Vous ne savez pas lesquels suivre ni par où commencer ? Réservez un appel de 15 minutes : nous regardons ensemble les indicateurs qui comptent pour votre activité.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce qu’un indicateur dans un tableau de bord ?
  2. Quels indicateurs mettre en priorité dans le tableau de bord d’une TPE ?
  3. Quels indicateurs financiers suivre chaque mois ?
  4. Quels indicateurs commerciaux suivre pour ses ventes et ses devis ?
  5. Quels indicateurs suivre pour un site internet ou une boutique en ligne ?
  6. Comment mesurer la satisfaction et la fidélité de ses clients ?
  7. Combien d’indicateurs mettre dans un tableau de bord ?
  8. Quels indicateurs choisir selon son métier ?
  9. Comment savoir si un indicateur est vraiment utile ?
  10. À quelle fréquence regarder et mettre à jour ses indicateurs ?
  11. Quelles erreurs éviter avec les indicateurs d’un tableau de bord ?
  12. Avec quel outil suivre ses indicateurs de tableau de bord ?

🧠 Quel tableau de bord vous convient ?

📊 Les indicateurs essentiels d'un tableau de bord de TPE

IndicateurCe qu'il vous ditFréquence conseilléeOù trouver le chiffre
Chiffre d'affairesCombien vous avez venduChaque moisLogiciel de facturation ou caisse
Marge bruteCe qu'il vous reste après les achatsChaque moisFacturation et factures fournisseurs
TrésorerieL'argent réellement disponibleChaque semaineRelevé bancaire
Factures impayéesL'argent qu'on vous doitChaque semaineLogiciel de facturation
Devis signésVotre activité des prochaines semainesChaque moisSuivi des devis ou CRM
Nouveaux clientsSi votre activité attire du mondeChaque moisFichier clients, caisse ou CRM

Qu’est-ce qu’un indicateur dans un tableau de bord ?

Un indicateur est un chiffre simple, suivi dans le temps et comparé à un repère, qui vous dit si une partie de votre activité va bien ou mal.

Un chiffre seul ne dit pas grand-chose. « J’ai fait 12 000 euros de ventes ce mois-ci » : est-ce bien ? Tout dépend du mois dernier, de la même période l’an passé et de votre objectif.

Un indicateur, c’est donc un chiffre plus un repère. Il répond à une question précise sur votre entreprise.

Les trois ingrédients d’un bon indicateur

  • Une question claire : « Est-ce que je vends assez ? », « Est-ce que je vais pouvoir payer mes fournisseurs ? »
  • Un chiffre fiable : toujours calculé de la même façon, à partir de la même source.
  • Un repère de comparaison : le mois précédent, l’an dernier ou un objectif que vous vous fixez.

Un exemple au comptoir

Prenez un boulanger. Il peut suivre son chiffre d’affaires du jour. Mais l’indicateur vraiment parlant, c’est le chiffre du mardi comparé aux mardis précédents. S’il baisse trois semaines de suite, il se passe quelque chose : travaux dans la rue, nouvelle concurrence, produit qui ne plaît plus.

Indicateur et tableau de bord : la différence

Le tableau de bord, c’est l’écran ou la feuille qui rassemble vos indicateurs. Comme celui d’une voiture : vitesse, carburant, température. Vous n’y regardez pas tout en permanence, mais un voyant qui s’allume vous alerte tout de suite.

Pour comprendre comment construire l’ensemble, le guide sur le tableau de bord de gestion et les chiffres à suivre dans une TPE pose les bases. Ici, on se concentre sur une seule question : quels indicateurs y mettre.

Quels indicateurs mettre en priorité dans le tableau de bord d’une TPE ?

Les dix indicateurs prioritaires d'une TPE sont : chiffre d'affaires, marge, trésorerie, impayés, charges fixes, devis envoyés, devis signés, panier moyen, nouveaux clients et clients fidèles.

Pas besoin de cinquante chiffres. Dix indicateurs bien choisis couvrent l’essentiel de la santé d’une petite entreprise. Vous pouvez même commencer avec les cinq premiers.

Les cinq indicateurs de survie

  1. Le chiffre d’affaires : le total de vos ventes hors taxes sur la période.
  2. La marge brute : ce qu’il reste une fois payés les achats de marchandises ou de matériaux.
  3. La trésorerie : l’argent disponible sur vos comptes, aujourd’hui.
  4. Les factures impayées : les sommes que vos clients vous doivent encore.
  5. Les charges fixes : loyer, assurances, abonnements, salaires. Ce que vous payez même sans vendre.

Les cinq indicateurs de développement

  1. Le nombre de devis envoyés : votre activité commerciale.
  2. Le taux de transformation : sur dix devis, combien sont signés.
  3. Le panier moyen : le montant moyen d’une vente.
  4. Les nouveaux clients : combien de personnes vous découvrent chaque mois.
  5. Les clients qui reviennent : la preuve que votre travail plaît.

Pourquoi cet ordre ?

Les cinq premiers disent si l’entreprise tient debout. Une entreprise peut vendre beaucoup et manquer d’argent, à cause des impayés ou d’une marge trop faible.

Les cinq suivants disent si elle va grandir. Ils annoncent les ventes des mois à venir.

Un artisan qui n’a pas de devis à faire signer, comme un coiffeur, remplace les indicateurs 6 et 7 par le nombre de rendez-vous et le taux de remplissage de son agenda. Chaque liste s’adapte au métier.

Quels indicateurs financiers suivre chaque mois ?

Chaque mois, suivez le chiffre d'affaires, la marge brute, les charges fixes et le résultat estimé. Chaque semaine, regardez la trésorerie et les factures impayées.

Les indicateurs financiers sont la base. Ils viennent de votre banque, de votre logiciel de facturation et de vos factures fournisseurs.

Le chiffre d’affaires, comparé

Notez-le chaque mois, et comparez-le au même mois de l’année précédente. Un gîte fait naturellement plus en août qu’en novembre. Comparer août à juillet n’a pas de sens ; comparer août à août, si.

La marge brute

C’est souvent l’indicateur oublié. Un plombier qui installe beaucoup de chaudières peut afficher un gros chiffre d’affaires avec une petite marge, car le matériel coûte cher. Calcul simple : ventes moins achats liés à ces ventes.

La trésorerie

Regardez-la chaque semaine. Ajoutez une projection simple : ce qui va rentrer et ce qui va sortir dans les quatre semaines. Vous voyez venir les mois tendus, comme ceux des échéances sociales ou fiscales.

Les impayés et le délai de paiement

Deux chiffres :

  • le montant total des factures non réglées ;
  • le délai moyen entre la facture et le paiement.

Si ce délai s’allonge, votre trésorerie souffre, même avec de bonnes ventes.

Le point mort

C’est le chiffre d’affaires à atteindre pour couvrir toutes vos charges. En dessous, vous perdez de l’argent. Au-dessus, vous en gagnez. Votre expert-comptable peut vous aider à le calculer une première fois.

Pour aller plus loin sur ces chiffres, le guide du tableau de bord financier : trésorerie, marge et chiffre d’affaires détaille les calculs et la mise en forme.

Quels indicateurs commerciaux suivre pour ses ventes et ses devis ?

Côté commercial, suivez le nombre de devis envoyés, le taux de devis signés, le délai de signature, le panier moyen et l'origine de vos nouveaux clients.

Les indicateurs financiers regardent le passé. Les indicateurs commerciaux regardent l’avenir : ils annoncent votre activité des prochaines semaines.

Pour les métiers qui font des devis

Un électricien, un menuisier ou un paysagiste peuvent suivre :

  • Les devis envoyés par mois.
  • Le taux de transformation : devis signés divisés par devis envoyés.
  • Le délai de signature : combien de jours entre l’envoi et l’accord.
  • Le montant en attente : la somme de tous les devis envoyés, pas encore signés.

Si le taux de transformation baisse, la question à se poser est simple : prix trop haut, relance trop tardive, ou devis peu clair ?

Pour les commerces et les services sur rendez-vous

Un coiffeur, un institut ou un commerce de proximité suivront plutôt :

  • le nombre de passages ou de rendez-vous ;
  • le panier moyen ;
  • le taux de remplissage de l’agenda ;
  • les ventes additionnelles, comme un produit vendu en plus d’une coupe.

L’origine des clients

Demandez systématiquement : « Comment nous avez-vous connus ? » Bouche-à-oreille, Google, réseaux sociaux, passage devant la vitrine. Notez la réponse. Au bout de quelques mois, vous savez où mettre votre énergie.

Où ranger tout ça

Un simple tableur peut suffire au début. Quand les devis et les relances se multiplient, un CRM devient utile. C’est un fichier clients intelligent ; la page CRM : définition simple et utilité pour une petite entreprise l’explique sans jargon.

Le détail de ce suivi est dans le guide du tableau de bord commercial pour suivre ses ventes et ses devis.

Quels indicateurs suivre pour un site internet ou une boutique en ligne ?

Pour un site, suivez les visites, les demandes de contact reçues et leur origine. Pour une boutique en ligne, ajoutez le nombre de commandes, le panier moyen et le taux d'abandon.

Un site internet est un commercial qui travaille jour et nuit. Encore faut-il savoir s’il rapporte quelque chose.

Pour un site vitrine

Un avocat, un plombier ou un architecte n’ont pas besoin de dizaines de statistiques. Trois suffisent :

  • Les visites par mois, pour voir la tendance.
  • Les demandes reçues : formulaires, appels depuis le site, clics sur l’adresse e-mail.
  • L’origine des visiteurs : recherche Google, fiche d’établissement, réseaux sociaux.

Le vrai indicateur, ce sont les demandes. Mille visites sans aucun contact, c’est un problème. Cinquante visites et cinq demandes, c’est un bon site.

Pour une boutique en ligne

Ajoutez :

  • le nombre de commandes ;
  • le panier moyen ;
  • le taux de conversion : part des visiteurs qui achètent ;
  • les paniers abandonnés : clients partis avant de payer ;
  • les produits les plus vus et les plus vendus.

Avec quel outil mesurer ?

Google propose un outil gratuit de statistiques. La page d’aide officielle explique comment configurer Google Analytics sur votre site. Shopify, WooCommerce ou Wix affichent aussi leurs propres statistiques de ventes.

Attention au consentement des visiteurs. La CNIL détaille les règles sur les cookies des outils de mesure d’audience. Certains outils peuvent, sous conditions, fonctionner sans bandeau.

Un exemple réel

Pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne, le travail a porté sur un site remis au propre, un catalogue photo, Google Shopping et un blog réorganisé. Ce sont exactement les leviers que ces indicateurs permettent ensuite de surveiller.

Comment mesurer la satisfaction et la fidélité de ses clients ?

Comptez les clients qui reviennent, les avis reçus, les réclamations et les recommandations. Ces indicateurs simples montrent si votre travail plaît vraiment.

Un client satisfait revient et parle de vous. Un client déçu part en silence. Mesurer la satisfaction, c’est éviter de découvrir le problème trop tard.

Les indicateurs les plus simples

  • Le taux de clients qui reviennent : sur vos clients du mois, combien sont déjà venus.
  • Le nombre d’avis reçus sur votre fiche Google, et leur tendance.
  • Le nombre de réclamations ou de retours produits.
  • Les recommandations : clients venus « de la part de » quelqu’un.

Selon votre métier

Métier Indicateur de fidélité utile
Coiffeur Clients qui reprennent rendez-vous avant de partir
Boulanger Clients habitués, carte de fidélité utilisée
Gîte Séjours réservés par d’anciens clients
Garagiste Clients qui reviennent pour l’entretien suivant
Boutique en ligne Commandes passées par des clients existants

Demander un retour, simplement

Pas besoin d’un long questionnaire. Un message après la prestation suffit : « Tout s’est bien passé ? » Les réponses, même informelles, se notent.

Beaucoup d’artisans échangent déjà avec leurs clients par message. Un outil comme WhatsApp Business permet d’envoyer ce petit mot de suivi et de garder l’historique. Le guide WhatsApp Business : à quoi ça sert et comment l’utiliser montre comment l’organiser.

Un piège à éviter

Ne regardez pas que les avis positifs. Une réclamation qui revient trois fois sur le même sujet, retard ou propreté du chantier, vaut un indicateur à part entière. C’est souvent là que se cache le meilleur levier d’amélioration.

Combien d’indicateurs mettre dans un tableau de bord ?

Pour une TPE, 5 à 10 indicateurs suffisent. Au-delà, le tableau de bord devient difficile à lire et à tenir à jour, et vous finissez par ne plus le regarder.

La tentation est forte de tout mesurer. C’est la meilleure façon d’abandonner au bout de deux mois.

La règle des trois niveaux

Rangez vos indicateurs en trois groupes :

  • Les vitaux (3 à 5) : trésorerie, chiffre d’affaires, marge, impayés. Vous les regardez toujours.
  • Les utiles (3 à 5) : devis, nouveaux clients, panier moyen. Vous les regardez chaque mois.
  • Les ponctuels : un indicateur suivi le temps d’une action, comme les ventes d’un nouveau produit.

Les ponctuels sortent du tableau quand l’action est terminée.

Le test de la décision

Pour chaque indicateur, demandez-vous : « Si ce chiffre change, qu’est-ce que je fais ? » Si la réponse est « rien », retirez-le. Il encombre.

Exemple : un fleuriste suit le nombre d’abonnés sur ses réseaux. S’il baisse, change-t-il quelque chose ? Peut-être pas. En revanche, s’il suit les commandes pour les mariages et qu’elles baissent, il relance les wedding planners du coin. Ça, c’est un indicateur utile.

Une page, pas plus

Votre tableau de bord doit tenir sur une seule page ou un seul écran. Si vous devez faire défiler, c’est trop.

Quand ajouter un indicateur ?

Quand votre entreprise change : premier salarié, ouverture d’une boutique en ligne, nouveau service. Ajoutez alors un ou deux indicateurs liés à ce changement. Et retirez-en un ancien si possible.

Quels indicateurs choisir selon son métier ?

Les indicateurs de base sont communs à tous. Chaque métier ajoute deux ou trois chiffres propres : taux de remplissage pour un coiffeur, taux d'occupation pour un gîte, heures facturées pour un avocat.

Le socle reste le même partout : chiffre d’affaires, marge, trésorerie, impayés. Ensuite, chaque métier a ses chiffres qui comptent vraiment.

Métier Indicateurs spécifiques utiles
Plombier, électricien Devis signés, délai de paiement, chantiers en cours, interventions d’urgence
Coiffeur, esthéticienne Taux de remplissage de l’agenda, panier moyen, ventes de produits
Boulanger Ventes par jour de la semaine, invendus, panier moyen
Restaurant Couverts par service, ticket moyen, coût des matières
Avocat, consultant Heures facturées, heures non facturées, dossiers ouverts
Gîte, chambre d’hôtes Taux d’occupation, prix moyen par nuit, réservations en direct
Boutique en ligne Commandes, taux de conversion, paniers abandonnés, retours

Quelques explications

Les invendus du boulanger : c’est de la marge jetée. Les suivre par produit permet d’ajuster la production du lendemain.

Les heures non facturées de l’avocat : déplacements, administratif, appels. Si elles grossissent, le taux horaire réel baisse sans qu’on s’en rende compte.

Les réservations en direct du gîte : une réservation faite sans plateforme évite une commission. Les compter montre l’intérêt d’avoir son propre site.

Le coût des matières du restaurant : il varie vite. Le suivre chaque semaine évite les mauvaises surprises de fin de mois.

Comment trouver les vôtres ?

Posez-vous une question : qu’est-ce qui fait qu’un mois est bon ou mauvais dans mon métier ? La réponse vous donne vos deux ou trois indicateurs spécifiques.

Comment savoir si un indicateur est vraiment utile ?

Un indicateur utile est simple à calculer, toujours mesuré de la même façon, comparé à un repère et lié à une décision que vous pouvez prendre.

Certains chiffres font joli mais ne servent à rien. D’autres, plus modestes, changent votre façon de travailler. Comment trier, en cinq questions.

1. Est-il simple à obtenir ?

Si vous mettez une heure à calculer un indicateur, vous arrêterez vite. Préférez un chiffre qui sort directement de votre caisse, de votre banque ou de votre logiciel de facturation.

2. Est-il calculé toujours pareil ?

Un chiffre d’affaires parfois en hors taxes, parfois en toutes taxes, ne se compare pas. Décidez une règle une fois pour toutes et notez-la en bas du tableau.

3. A-t-il un repère ?

Sans comparaison, un chiffre est muet. Fixez au choix :

  • un objectif : « 15 devis par mois » ;
  • une comparaison : même mois l’an dernier ;
  • un seuil d’alerte : « trésorerie sous 5 000 euros ».

4. Mène-t-il à une action ?

C’est le test décisif. Un taux de transformation qui baisse pousse à revoir ses devis ou ses relances. Un indicateur qui ne déclenche jamais rien peut disparaître.

5. Le comprenez-vous sans réfléchir ?

Vous, et éventuellement votre associé ou votre salarié. Un indicateur que personne ne sait expliquer ne sera jamais utilisé.

Un exemple concret

Un menuisier suit « le nombre de visites sur son site ». Le chiffre monte, il est content, mais rien ne change. Il le remplace par « les demandes de devis reçues via le site ». Là, il voit enfin si son site lui apporte du travail.

À quelle fréquence regarder et mettre à jour ses indicateurs ?

Regardez la trésorerie et les impayés chaque semaine, les ventes, marges et devis chaque mois, et faites un bilan complet chaque trimestre et chaque année.

Un tableau de bord utile est un tableau de bord régulier. Mieux vaut un rythme modeste tenu toute l’année qu’un grand effort en janvier abandonné en mars.

Le rythme conseillé

Fréquence Indicateurs à regarder Temps à prévoir
Chaque semaine Trésorerie, impayés, devis en attente Un quart d’heure
Chaque mois Chiffre d’affaires, marge, nouveaux clients, panier moyen Une demi-heure à une heure
Chaque trimestre Comparaison avec l’an dernier, tendances Une heure ou deux
Chaque année Bilan complet, nouveaux objectifs Une demi-journée, idéalement avec votre comptable

Bloquez un créneau fixe

Le lundi matin avant d’ouvrir, ou le vendredi en fin de journée. Inscrivez-le dans votre agenda comme un rendez-vous client. Sinon, l’urgence du quotidien passera toujours devant.

Le cas des activités saisonnières

Un gîte, un glacier ou un paysagiste ont des mois très différents. Pendant la haute saison, un coup d’œil chaque semaine est précieux. En basse saison, le suivi mensuel suffit, mais c’est le bon moment pour préparer la saison suivante.

Et le quotidien ?

Certains métiers gagnent à suivre un chiffre chaque jour. Le boulanger pour ses invendus, le restaurant pour ses couverts. Un seul chiffre, noté en deux secondes, pas plus.

Automatiser la mise à jour

Le plus pénible, c’est la saisie. Quand les chiffres se remplissent tout seuls depuis la banque, la caisse ou le logiciel de facturation, vous ne faites plus que lire et décider.

Quelles erreurs éviter avec les indicateurs d’un tableau de bord ?

Les erreurs les plus fréquentes : trop d'indicateurs, aucun repère de comparaison, des chiffres saisis à la main et oubliés, et regarder le chiffre d'affaires sans la marge ni la trésorerie.

Beaucoup de tableaux de bord finissent abandonnés dans un dossier. Souvent à cause des mêmes erreurs, faciles à éviter.

Suivre le chiffre d’affaires seul

C’est l’erreur la plus courante. Vendre beaucoup ne veut pas dire gagner de l’argent. Un traiteur peut remplir son carnet de commandes et perdre de l’argent si ses prix ne couvrent pas ses matières. Gardez toujours la marge et la trésorerie à côté.

Confondre chiffre d’affaires et argent en banque

Une facture envoyée n’est pas une facture payée. Un artisan du bâtiment peut afficher un très bon mois sur le papier et manquer d’argent pour payer ses fournisseurs. D’où l’importance de l’indicateur des impayés.

Empiler les indicateurs

Vingt chiffres, c’est vingt raisons de ne rien regarder. Revenez à l’essentiel, quitte à garder le reste dans un onglet à part.

Oublier le repère

Un chiffre sans objectif ni comparaison ne déclenche aucune réaction. Ajoutez systématiquement la colonne « mois dernier » ou « objectif ».

Tout saisir à la main

La ressaisie prend du temps et crée des erreurs de frappe. Récupérez les chiffres à la source dès que possible : export de la banque, du logiciel de caisse, de la plateforme de vente.

Regarder sans décider

Un tableau de bord ne sert à rien si rien ne change ensuite. Après chaque lecture, notez une action, même petite : relancer trois devis, appeler un client en retard de paiement, revoir un prix.

Garder ses indicateurs pour soi

Si vous avez un salarié ou un associé, partagez les indicateurs qui les concernent. Un vendeur qui connaît le panier moyen cherche naturellement à l’augmenter.

Avec quel outil suivre ses indicateurs de tableau de bord ?

Un tableur comme Excel ou Google Sheets suffit pour démarrer. Quand les données viennent de plusieurs logiciels, un outil qui les regroupe automatiquement devient plus confortable.

L’outil compte moins que l’habitude. Mais le bon outil rend l’habitude beaucoup plus facile à tenir.

Le tableur, pour commencer

Excel, LibreOffice ou Google Sheets font très bien l’affaire. Une ligne par mois, une colonne par indicateur, et une colonne pour l’objectif. Un graphique simple rend la tendance visible d’un coup d’œil. L’aide officielle explique comment créer un graphique dans Google Sheets.

Avantages : gratuit ou presque, souple, rapide à mettre en place. Limite : tout se saisit à la main.

Les tableaux de bord intégrés

Votre logiciel de facturation, votre caisse ou votre boutique en ligne proposent souvent leurs propres statistiques. Pratique, mais chaque outil affiche ses chiffres dans son coin. Vous jonglez entre plusieurs écrans.

Les outils dédiés

Il existe des logiciels qui rassemblent vos données sur un seul écran. Les tarifs vont généralement de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois, et ils changent souvent. Le comparatif quel logiciel pour faire un tableau de bord d’entreprise aide à choisir selon votre situation.

Le sur-mesure

Quand vos chiffres sont éparpillés entre banque, caisse, devis et site, un outil construit pour vous peut tout regrouper et se remplir seul. C’est utile quand le temps passé à copier-coller devient trop lourd. Mindflow Origin propose ce type de logiciel de gestion sur mesure pour les TPE.

Notre conseil

Commencez par un tableur pendant trois mois. Vous saurez alors quels indicateurs vous regardez vraiment. C’est seulement ensuite qu’il faut choisir un outil plus complet.

❓ Questions fréquentes

Quelle différence entre un indicateur et un KPI ?

KPI est l'abréviation anglaise de « Key Performance Indicator », soit indicateur clé de performance. C'est simplement un indicateur jugé prioritaire. Dans une TPE, la distinction compte peu : vos cinq ou six indicateurs principaux sont vos KPI. L'essentiel est qu'ils soient peu nombreux, suivis régulièrement et liés à des décisions concrètes.

Un tableau de bord est-il obligatoire pour une entreprise ?

Non, aucune loi n'impose de tenir un tableau de bord. Les obligations comptables et fiscales sont autre chose et dépendent de votre statut. Le tableau de bord est un outil de pilotage, pour vous. Il vous aide à anticiper les mois difficiles et à prendre de meilleures décisions, sans attendre le bilan annuel.

Mon expert-comptable peut-il faire mon tableau de bord ?

Beaucoup de cabinets proposent des tableaux de bord ou des situations intermédiaires, parfois en option payante. C'est une bonne base pour les chiffres financiers. En revanche, votre comptable ne connaît pas forcément vos devis en attente, vos rendez-vous ou vos nouveaux clients. Ces indicateurs commerciaux restent souvent à suivre de votre côté.

Peut-on faire un tableau de bord sur papier ?

Oui, et ça fonctionne. Un cahier avec une page par mois et vos cinq indicateurs notés au même endroit suffit pour démarrer. L'inconvénient : pas de calcul automatique ni de graphique. Pour comparer facilement les mois entre eux, un tableur devient vite plus pratique, même très simple.

Combien coûte un tableau de bord sur mesure ?

Tout dépend du nombre de sources à relier et du niveau d'automatisation. Sur le marché, cela va de quelques centaines d'euros pour un tableur bien construit à plusieurs milliers d'euros pour un outil connecté à vos logiciels. Le mieux est de décrire votre besoin pour obtenir une estimation adaptée.

Faut-il montrer ses indicateurs à ses salariés ?

Pas forcément tous. Les chiffres de trésorerie peuvent rester entre vous et votre comptable. En revanche, partager les indicateurs liés au travail de chacun motive souvent : panier moyen pour un vendeur, taux de remplissage pour une coiffeuse, délai d'intervention pour un technicien. Chacun voit l'effet de ses efforts.

Que faire si un indicateur passe au rouge ?

D'abord, vérifier que le chiffre est juste : une erreur de saisie arrive vite. Ensuite, chercher la cause en regardant les autres indicateurs. Une trésorerie en baisse vient-elle des ventes, des impayés ou d'une grosse dépense ? Enfin, décider d'une action précise et vérifier son effet le mois suivant.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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