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Logiciel de gestion SAV gratuit : comparatif et conseils pour TPE 🛠️

Mis à jour le Par Alain Houessou15 min de lecture

Vous voulez suivre vos réclamations, retours et réparations sans payer un abonnement de plus ? Vous avez raison de commencer gratuitement, à condition de choisir le bon outil. Si vous hésitez, on en parle 15 minutes au téléphone et vous repartez avec une piste claire.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce qu’un logiciel de gestion SAV, concrètement ?
  2. Une petite entreprise a-t-elle vraiment besoin d’un logiciel SAV ?
  3. Quels sont les meilleurs logiciels SAV gratuits ?
  4. Que cachent les versions gratuites des logiciels SAV ?
  5. Peut-on gérer son SAV gratuitement avec Google Forms et un tableur ?
  6. Un logiciel SAV open source, est-ce une bonne idée pour une TPE ?
  7. Quelles fonctions vérifier avant de choisir un outil SAV ?
  8. Comment organiser le SAV selon son métier ?
  9. Comment mettre en place un SAV gratuit en une semaine ?
  10. Quelles règles respecter pour le SAV : garanties et données clients ?
  11. L’IA peut-elle aider à répondre aux demandes de SAV ?
  12. Quand passer à un logiciel SAV payant ou sur mesure ?

🧠 Quelle solution SAV vous correspond ?

📊 Logiciels de gestion SAV gratuits : comparatif rapide

OutilTypeCe qui est gratuitPour quiPoint de vigilance
HubSpot (Service)En ligneOutils de base : tickets, boîte partagéeTPE qui veut aussi un fichier clientsFonctions avancées dans les offres payantes
Zoho DeskEn ligneFormule gratuite pour une très petite équipeArtisan ou commerce avec 1 à 3 personnesNombre d'utilisateurs limité
FreshdeskEn ligneFormule gratuite limitée, contenu variablePetite boutique en ligneOffre gratuite qui évolue souvent
osTicket / ZammadOpen sourceLogiciel complet, sans licenceEntreprise avec une aide techniqueHébergement et mises à jour à votre charge
Dolibarr (module Tickets)Open sourceGestion complète, SAV comprisTPE qui veut tout au même endroitInstallation et réglages à prévoir
Google Forms + SheetsBureautiqueGratuit avec un compte GoogleMoins de quelques demandes par semainePas de vraies relances automatiques

Qu’est-ce qu’un logiciel de gestion SAV, concrètement ?

Un logiciel de gestion SAV centralise les demandes des clients après la vente : réclamations, retours, réparations. Chaque demande devient un dossier suivi, avec un statut et un responsable.

Le SAV, c’est le service après-vente. Tout ce qui arrive une fois que le client a payé : une pièce défectueuse, un colis abîmé, une fuite après l’intervention, une question sur l’utilisation.

Sans outil, ces demandes arrivent un peu partout. Un mail, un SMS, un appel pendant un chantier, un message sur Facebook. Et certaines se perdent.

Un logiciel SAV range tout au même endroit. Il fonctionne avec des tickets : un ticket, c’est une fiche ouverte pour chaque demande. On y trouve :

  • le nom du client et ses coordonnées ;
  • la commande ou l’intervention concernée ;
  • le problème décrit, avec photos si besoin ;
  • le statut : nouveau, en cours, en attente du client, résolu ;
  • la personne qui s’en occupe ;
  • l’historique de tous les échanges.

Ce que ça change au quotidien

Vous ouvrez l’outil le matin et vous voyez d’un coup d’œil ce qui attend. Personne ne répond deux fois au même client. Personne n’oublie un retour promis pour mardi.

Le client, lui, reçoit souvent un accusé de réception automatique avec un numéro de dossier. Il se sent pris en charge, même si la réponse arrive le lendemain.

Une brique parmi d’autres

Le SAV n’est qu’une partie de la gestion d’une entreprise. Il touche les ventes, la facturation, parfois le stock. Pour voir comment tout s’articule, notre guide pour choisir un logiciel de gestion d’entreprise adapté à une TPE donne une vue d’ensemble.

Retenez une idée simple : un bon outil SAV ne sert pas à faire joli. Il sert à ce qu’aucun client ne reste sans réponse.

Une petite entreprise a-t-elle vraiment besoin d’un logiciel SAV ?

Pas toujours. Avec quelques demandes par semaine, un tableau bien tenu suffit. Dès que des demandes se perdent ou que plusieurs personnes répondent, un outil devient utile.

Soyons honnêtes : un plombier seul qui reçoit deux rappels par mois n’a pas besoin d’un logiciel. Un carnet ou un tableau fait très bien le travail.

La question n’est pas la taille de l’entreprise. C’est le désordre.

Les signes qui ne trompent pas

  • Un client rappelle en disant « j’ai déjà envoyé un mail la semaine dernière ».
  • Vous cherchez un échange dans trois boîtes mail différentes.
  • Deux personnes de l’équipe répondent au même client, chacune à sa façon.
  • Vous ne savez pas dire combien de retours vous avez eus ce mois-ci.
  • Un avis négatif parle d’un SAV « injoignable ».

Si vous cochez deux de ces cases, un outil vous fera gagner du temps et de la sérénité.

Ce que vous y gagnez

Un SAV bien suivi, c’est d’abord moins de stress. Ensuite, c’est de l’information. Vous voyez quel produit revient souvent, quelle pose pose problème, quel fournisseur livre mal.

Pour une boutique en ligne, ces chiffres guident les achats. Pour un artisan, ils montrent où améliorer le travail sur chantier.

SAV et suivi commercial

Beaucoup de petites entreprises confondent les deux. Le suivi commercial s’occupe des devis et des ventes. Le SAV s’occupe de l’après. Les deux partagent le même fichier clients, d’où l’intérêt de les penser ensemble. Notre article sur comment choisir un logiciel de gestion commerciale aide à faire le lien.

En résumé : commencez simple, et passez à un outil dès que le simple ne tient plus.

Quels sont les meilleurs logiciels SAV gratuits ?

Les plus connus sont HubSpot, Zoho Desk et Freshdesk en formule gratuite, puis osTicket, Zammad et Dolibarr en open source. Le bon choix dépend de votre volume et de votre équipe.

Il n’existe pas de meilleur outil dans l’absolu. Il existe celui qui colle à votre façon de travailler. Les offres gratuites changent régulièrement : vérifiez toujours les conditions du moment sur le site de l’éditeur.

HubSpot (outils de service client)

HubSpot est connu pour son fichier clients gratuit. Il propose aussi des outils de base pour le service client : tickets, boîte mail partagée, formulaires. Intéressant si vous voulez clients et SAV au même endroit. Les automatisations poussées sont réservées aux offres payantes.

Zoho Desk

Zoho Desk est un logiciel dédié au SAV. Sa formule gratuite vise les très petites équipes. L’interface existe en français. Bon choix pour un commerce ou un artisan avec un ou deux collaborateurs.

Freshdesk

Freshdesk propose depuis longtemps une formule gratuite limitée. Simple à prendre en main, il convient bien aux petites boutiques en ligne. Son contenu gratuit évolue : regardez ce qui est inclus avant de vous engager.

osTicket et Zammad

Ce sont des logiciels open source : leur code est libre, sans licence à payer. En contrepartie, vous devez les installer sur un serveur et les entretenir. Ils sont complets, mais demandent une aide technique.

Dolibarr

Dolibarr est un logiciel de gestion open source, très utilisé en France. Il couvre devis, factures, stock et propose un module Tickets pour le SAV. Pratique si vous voulez tout réunir, à condition d’accepter un temps de réglage.

La solution maison

Un formulaire Google Forms relié à un tableur reste une option valable pour démarrer. On y revient plus bas.

Le tableau comparatif en haut de page résume les forces et les points de vigilance de chacun.

Que cachent les versions gratuites des logiciels SAV ?

Les formules gratuites limitent souvent le nombre d'utilisateurs, les automatisations, les canaux et le support. Elles suffisent pour démarrer, mais il faut connaître leurs plafonds avant d'y mettre ses clients.

Un éditeur ne donne pas un logiciel par pure générosité. Le gratuit sert à vous faire essayer, puis à vous faire passer au payant quand vous grandissez. Ce n’est pas malhonnête, mais il faut le savoir.

Les limites les plus fréquentes

Limite Ce que ça veut dire pour vous
Nombre d’utilisateurs Au-delà de deux ou trois personnes, il faut payer
Automatisations Pas de relance automatique ni de tri intelligent
Canaux Mail souvent inclus, téléphone ou réseaux sociaux plus rarement
Rapports Statistiques réduites au minimum
Personnalisation Logo ou mention de l’éditeur dans les mails envoyés
Support Aide par documentation seulement, pas de vrai contact

Le vrai piège : la sortie

Le plus gênant n’est pas la limite elle-même. C’est le jour où vous voulez partir. Certains outils permettent d’exporter facilement vos tickets. D’autres beaucoup moins.

Avant de choisir, posez-vous trois questions :

  • Puis-je exporter mes données clients et mes tickets dans un fichier simple ?
  • Que se passe-t-il si l’éditeur supprime sa formule gratuite ?
  • Combien coûte la formule suivante, par utilisateur et par mois ?

Les formules payantes de ce type d’outil vont généralement de quelques euros à quelques dizaines d’euros par utilisateur et par mois. Les tarifs changent souvent : vérifiez-les au moment de décider.

Le coût caché du temps

Un outil gratuit mal configuré coûte cher en heures perdues. Comptez une demi-journée à une journée pour bien le régler. C’est du temps investi, pas perdu, mais il faut le prévoir.

Peut-on gérer son SAV gratuitement avec Google Forms et un tableur ?

Oui, pour un petit volume. Un formulaire en ligne relié à un tableur crée un suivi simple et gratuit. Il manque seulement les relances automatiques et l'historique des échanges.

C’est la solution que nous conseillons souvent pour démarrer. Elle ne coûte rien, tout le monde sait s’en servir, et elle oblige à structurer les demandes.

Le principe

Vous créez un formulaire « Demande de SAV » avec Google Forms. Les réponses tombent automatiquement dans une feuille Google Sheets. Chaque ligne devient un dossier. L’aide officielle explique comment créer un formulaire avec Google Forms, pas à pas.

Les champs à prévoir

  • Nom, téléphone, e-mail ;
  • numéro de commande ou date d’intervention ;
  • produit ou prestation concernée ;
  • description du problème ;
  • photo (pratique pour un colis abîmé ou une malfaçon).

Dans le tableur, ajoutez vous-même trois colonnes : statut, responsable, date de la prochaine action. Une mise en forme par couleur rend le tout lisible en un coup d’œil.

Exemple concret

Un boulanger-traiteur reçoit des réclamations sur des commandes de buffets. Il met le lien du formulaire sur son site et sur ses factures. Chaque matin, il filtre la colonne « statut » sur « nouveau ». Cinq minutes suffisent.

Les limites

  • Pas d’historique des échanges : les mails restent dans la boîte mail.
  • Pas de relance automatique.
  • Risque d’erreur si plusieurs personnes modifient la même ligne.

Pour aller un cran plus loin, un outil de tâches peut prendre le relais. Chaque demande devient une carte qu’on déplace de colonne en colonne. Notre guide pour organiser son équipe avec un logiciel de gestion des tâches détaille cette méthode.

Quand le tableur dépasse une centaine de lignes actives, il est temps de regarder un vrai outil SAV.

Un logiciel SAV open source, est-ce une bonne idée pour une TPE ?

Oui si vous avez une aide technique fiable. Le logiciel est gratuit, mais l'hébergement, les mises à jour et les sauvegardes restent à votre charge, en temps ou en argent.

Open source veut dire que le code du logiciel est libre. N’importe qui peut l’installer, le modifier, l’utiliser sans payer de licence. osTicket, Zammad, GLPI ou Dolibarr fonctionnent ainsi.

Sur le papier, c’est l’idéal : gratuit, complet, sans dépendre d’un éditeur. Dans la réalité, il y a un prix, mais il n’est pas sur la facture du logiciel.

Ce que vous devez gérer

  • L’hébergement : le logiciel doit tourner sur un serveur. Comptez de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois selon l’offre.
  • Les mises à jour : elles corrigent des failles de sécurité. Il faut les appliquer régulièrement.
  • Les sauvegardes : si le serveur tombe, vos dossiers clients aussi.
  • Les réglages : formulaires, statuts, modèles de réponse, droits d’accès.

Pour qui c’est adapté

Une TPE qui a déjà un prestataire informatique, ou un associé à l’aise avec ces sujets. Un réparateur informatique, par exemple, saura souvent installer et entretenir ce type d’outil lui-même.

Pour qui c’est risqué

Un artisan seul, sans aucune aide technique. Le jour où l’outil plante, personne ne sait le relancer. Les demandes clients s’accumulent sans réponse.

Le bon compromis

Certains logiciels open source existent aussi en version hébergée par leur éditeur, payante. Vous gardez la liberté de partir avec vos données, sans gérer le serveur.

Autre piste : Dolibarr réunit SAV, devis, factures et stock. Si vous cherchez justement un outil unique pour toute la gestion, l’effort d’installation est mieux rentabilisé.

Quelles fonctions vérifier avant de choisir un outil SAV ?

Vérifiez la création simple des tickets, les statuts, la boîte mail partagée, les modèles de réponse, l'export des données et l'usage sur téléphone. Le reste est souvent superflu au départ.

Les éditeurs aiment les longues listes de fonctions. Une petite entreprise en utilise rarement plus d’une dizaine. Concentrez-vous sur l’essentiel.

La liste à garder sous la main

Fonction Pourquoi c’est utile Indispensable ?
Création de tickets par mail Un mail client devient un dossier tout seul Oui
Formulaire en ligne Le client décrit bien son problème Oui
Statuts personnalisables Vous suivez où en est chaque dossier Oui
Modèles de réponse Vous répondez vite aux cas fréquents Oui
Application mobile Vous répondez depuis le chantier Selon métier
Pièces jointes Photos de casse, bons de livraison Oui
Export des données Vous pouvez changer d’outil un jour Oui
Base de réponses publique Les clients trouvent seuls la solution Plus tard
Lien avec la boutique en ligne La commande apparaît dans le ticket Pour l’e-commerce

Testez en conditions réelles

Ne choisissez pas sur une démonstration. Créez un compte gratuit et envoyez-vous trois fausses demandes : un retour, une panne, une question simple. Traitez-les jusqu’au bout.

Regardez :

  • combien de clics il faut pour répondre ;
  • si le mail reçu par le client est clair ;
  • si un collègue comprend l’outil sans formation.

La langue compte

Une interface en français évite des erreurs, surtout si plusieurs personnes l’utilisent. Vérifiez aussi que les mails automatiques envoyés aux clients peuvent être rédigés en français.

Un outil simple que tout le monde utilise vaut mieux qu’un outil puissant que personne n’ouvre.

Comment organiser le SAV selon son métier ?

Un artisan suit surtout des retours de chantier, une boutique en ligne des retours de colis, un réparateur des appareils en atelier. L'outil se choisit d'après ce type de demande.

Le mot SAV recouvre des réalités très différentes. Partir de votre métier évite de choisir un outil trop compliqué ou trop léger.

Plombier, chauffagiste, électricien

Le SAV, ce sont des rappels après intervention : une fuite qui revient, un radiateur qui chauffe mal. L’enjeu est de retrouver vite l’intervention d’origine et de planifier un passage. Une application mobile et le lien avec l’agenda sont précieux.

Les réserves après pose se gèrent comme un mini-projet : commande de pièce, nouvelle date, vérification. Un outil de projet peut suffire, avec une liste de réserves par chantier. Notre article sur le logiciel de gestion de projet pour une petite équipe montre comment s’y prendre.

Boutique en ligne

Le SAV porte sur les colis : produit abîmé, erreur de taille, retard de livraison. Il faut voir la commande dans le ticket et suivre le remboursement ou l’échange. Un site propre, avec des fiches produits claires et de bonnes photos, réduit déjà les questions. C’est ce que nous avons travaillé pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne remise au propre, avec un catalogue photo refait.

Réparateur (vélo, électroménager, téléphone)

L’appareil passe par l’atelier. Le ticket suit son état : reçu, en diagnostic, en attente de pièce, prêt. Souvent, le client doit d’abord prendre rendez-vous pour déposer. Un logiciel de réservation en ligne adapté à votre activité fait gagner beaucoup d’appels.

Gîte, chambre d’hôtes

Le SAV se limite à quelques remarques après séjour. Un tableur et une boîte mail bien rangée suffisent largement.

Dans chaque cas, posez-vous la même question : de quoi ai-je besoin pour répondre au client sans chercher ?

Comment mettre en place un SAV gratuit en une semaine ?

En une semaine, vous pouvez définir vos statuts, choisir un outil, créer un formulaire, rédiger des modèles de réponse et prévenir vos clients. Une heure par jour suffit.

Pas besoin de tout révolutionner. Une heure par jour pendant une semaine donne un SAV propre et suivi.

Jour 1 : faire l’inventaire

Listez les demandes SAV du dernier mois. D’où venaient-elles ? Quels problèmes revenaient ? Combien de temps pour les régler ? Cette liste guidera tous vos choix.

Jour 2 : définir les statuts

Restez simple. Quatre ou cinq statuts suffisent :

  • Nouveau ;
  • En cours ;
  • En attente du client ou du fournisseur ;
  • Résolu ;
  • Clos.

Jour 3 : choisir et installer l’outil

Tableur, formule gratuite d’un logiciel connu ou open source : choisissez d’après votre volume. Créez le compte et réglez les statuts.

Jour 4 : créer le point d’entrée

Un formulaire ou une adresse mail dédiée, par exemple sav@votredomaine.fr. Une seule porte d’entrée, c’est la clé. Les demandes par téléphone sont saisies dans l’outil par la personne qui décroche.

Jour 5 : rédiger les modèles de réponse

Écrivez cinq réponses types pour les cas fréquents : accusé de réception, demande de photo, retour accepté, pièce commandée, dossier clos. Personnalisez toujours avec le prénom et le détail du problème.

Jour 6 : former l’équipe

Montrez l’outil à chacun pendant vingt minutes. Fixez une règle : toute demande passe par l’outil, même celle reçue au comptoir.

Jour 7 : prévenir les clients

Ajoutez le lien ou l’adresse SAV sur votre site, vos factures, vos bons de livraison et votre fiche Google.

Et après ?

Au bout d’un mois, relisez vos dossiers. Ajustez les statuts, ajoutez des modèles. Le SAV s’améliore en le pratiquant.

Quelles règles respecter pour le SAV : garanties et données clients ?

Un SAV doit appliquer les garanties légales, notamment la garantie légale de conformité pour les ventes aux particuliers, et protéger les données des clients selon le RGPD.

Un logiciel SAV organise le travail. Il ne remplace pas les règles. Deux sujets méritent votre attention.

Les garanties légales

Quand vous vendez un bien à un particulier, la garantie légale de conformité s’applique. Pour un bien neuf, elle dure deux ans à compter de la livraison. Le client peut demander la réparation ou le remplacement, puis dans certains cas un remboursement.

La fiche officielle sur la garantie légale de conformité d’un bien détaille les droits du client et les délais. Lisez-la une fois : elle évite bien des discussions tendues.

Pour un artisan, d’autres garanties s’ajoutent selon les travaux réalisés. En cas de doute, renseignez-vous auprès de votre chambre de métiers ou de votre assureur.

Ce que l’outil doit vous aider à prouver

  • La date de la demande du client ;
  • ce que vous avez proposé et quand ;
  • la réponse du client ;
  • la solution apportée.

Un historique complet dans le ticket vous protège en cas de litige.

Les données des clients

Un ticket contient des données personnelles : nom, adresse, téléphone, parfois des photos du domicile. Le RGPD, le règlement européen sur la protection des données, s’applique donc. La CNIL explique simplement ce que demande le RGPD aux entreprises.

En pratique :

  • ne collectez que ce qui est utile au dossier ;
  • limitez l’accès aux personnes qui traitent le SAV ;
  • utilisez des mots de passe solides ;
  • ne gardez pas les dossiers indéfiniment ;
  • vérifiez où l’éditeur héberge vos données.

Un outil gratuit n’échappe pas à ces règles. Lisez ses conditions sur la protection des données avant d’y entrer vos clients.

L’IA peut-elle aider à répondre aux demandes de SAV ?

Oui, l'IA peut rédiger des brouillons de réponse, résumer une demande confuse ou proposer une catégorie. Elle fait gagner du temps, mais un humain doit toujours relire avant l'envoi.

Des outils comme ChatGPT savent écrire un mail clair et poli en quelques secondes. Pour un SAV, c’est un vrai coup de main, surtout quand le client est mécontent et qu’il faut garder son calme.

Ce que l’IA fait bien

  • Rédiger un brouillon à partir de vos notes : « colis cassé, on renvoie, délai trois jours ».
  • Résumer un long message confus en trois lignes.
  • Reformuler une réponse trop sèche en réponse aimable.
  • Proposer une catégorie : retour, panne, question, réclamation.
  • Préparer une page de questions fréquentes à partir de vos réponses habituelles.

Ce qu’elle ne doit pas faire seule

  • Promettre un remboursement ou un délai.
  • Interpréter une garantie.
  • Répondre sans relecture à un client en colère.

L’IA peut se tromper avec beaucoup d’assurance. Elle ne connaît ni votre stock, ni vos conditions de vente, sauf si vous les lui donnez.

Un exemple d’usage

Une coiffeuse qui vend des soins en ligne reçoit une réclamation sur un flacon fuyant. Elle colle le message dans l’outil d’IA avec ses consignes : ton chaleureux, envoi d’un nouveau flacon, pas de retour demandé. Elle relit, ajuste une phrase, envoie.

Bien formuler sa demande

La qualité de la réponse dépend de la consigne. Indiquez le contexte, le ton, ce qu’il faut proposer et ce qu’il faut éviter. Notre guide sur le prompt ChatGPT et la méthode pour obtenir de bonnes réponses vous donne une trame simple.

Attention aux données

Évitez de coller dans un outil d’IA grand public des informations sensibles sur vos clients. Retirez noms, adresses et téléphones quand ce n’est pas nécessaire.

Quand passer à un logiciel SAV payant ou sur mesure ?

Passez au payant quand les limites du gratuit vous ralentissent. Envisagez le sur mesure quand votre SAV doit dialoguer avec vos commandes, stocks et factures d'une façon qu'aucun outil standard ne permet.

Le gratuit est un excellent point de départ. Il devient un frein quand vous passez plus de temps à contourner ses limites qu’à répondre aux clients.

Les signes qu’il faut passer au payant

  • L’équipe dépasse le nombre d’utilisateurs autorisé.
  • Vous recopiez à la main des informations d’un outil à l’autre.
  • Vous avez besoin de relances automatiques.
  • Les clients vous contactent sur plusieurs canaux que l’outil ne gère pas.

Une formule payante d’un logiciel standard coûte généralement de quelques euros à quelques dizaines d’euros par utilisateur et par mois. Les prix évoluent : comparez au moment de choisir.

Les signes qu’il faut du sur mesure

Parfois, aucun outil du marché ne colle. C’est fréquent quand le SAV est au cœur du métier :

  • un réparateur qui doit suivre pièces, devis de réparation et facturation ensemble ;
  • une boutique en ligne avec des retours complexes liés au stock ;
  • un artisan qui gère contrats d’entretien, visites et rappels annuels.

Dans ces cas, un outil conçu pour votre façon de travailler évite de jongler entre quatre logiciels. Il automatise les tâches répétitives et parle à vos outils existants.

Combien ça coûte ?

Sur le marché, un outil sur mesure pour une petite entreprise va de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Tout dépend du nombre de fonctions et des liens avec vos autres logiciels. Un premier module simple, enrichi ensuite, limite le risque.

C’est exactement ce que propose notre service de logiciel de gestion sur mesure : partir de votre quotidien, construire l’essentiel, puis faire évoluer.

Le bon réflexe

Ne sautez pas les étapes. Commencez gratuit, observez vos vrais besoins pendant quelques mois. Vous saurez alors précisément ce que vaut un outil payant ou sur mesure pour vous.

❓ Questions fréquentes

Existe-t-il un logiciel SAV gratuit en français ?

Oui. Zoho Desk, Freshdesk et HubSpot proposent une interface en français. Côté open source, Dolibarr est très utilisé en France et Zammad existe aussi en français. Vérifiez surtout que les mails automatiques envoyés aux clients peuvent être rédigés en français, car c'est ce qu'ils verront. Testez en créant un compte et en vous envoyant une fausse demande.

Quelle différence entre SAV et service client ?

Le service client répond à toutes les questions, avant comme après l'achat : disponibilité, délais, prix. Le SAV s'occupe uniquement de l'après-vente : pannes, retours, réparations, réclamations. Dans une TPE, la même personne fait souvent les deux. Un même outil peut alors gérer les deux types de demandes, avec des catégories différentes pour s'y retrouver.

Mes données sont-elles en sécurité dans un logiciel gratuit ?

Cela dépend de l'éditeur, pas du prix. Un grand éditeur applique en général les mêmes protections à ses offres gratuites et payantes. Lisez ses conditions sur la protection des données, vérifiez le lieu d'hébergement et activez la double authentification si elle existe. Avec un outil open source hébergé chez vous, la sécurité dépend entièrement de vos mises à jour.

Peut-on relier son SAV à WhatsApp ?

Certains logiciels SAV proposent une connexion à WhatsApp Business, souvent dans leurs offres payantes. Sans cela, vous pouvez garder WhatsApp pour le premier contact, puis créer le ticket à la main dans l'outil. L'important est que chaque demande finisse au même endroit, quel que soit le canal d'arrivée.

Combien de temps garder un dossier SAV ?

Le temps nécessaire au traitement, puis le temps utile en cas de litige, par exemple pendant la durée des garanties. Ensuite, supprimez ou anonymisez les données personnelles. La CNIL publie des repères sur les durées de conservation. Notez votre règle par écrit et appliquez-la à tous les dossiers, c'est ce qui compte en cas de contrôle.

Un logiciel SAV gratuit fonctionne-t-il avec Shopify ou WooCommerce ?

Plusieurs logiciels SAV connus proposent une connexion avec ces plateformes, qui affiche la commande du client dans le ticket. Selon l'outil, cette connexion est gratuite ou réservée aux offres payantes. Il existe aussi des applications de gestion des retours directement dans les boutiques. Vérifiez ce qui est inclus avant de choisir, car ces conditions évoluent.

Faut-il une adresse mail dédiée au SAV ?

C'est fortement conseillé. Une adresse comme sav@votredomaine.fr sépare les demandes après-vente du reste du courrier. Elle peut être reliée à votre logiciel SAV pour créer un ticket à chaque mail reçu. Si un collaborateur part, l'adresse reste, et l'historique des échanges avec les clients aussi.

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Écrit par

Alain Houessou

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