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Chatbot connecté au CRM : qualifier ses contacts automatiquement 🤖

Mis à jour le Par Alain Houessou15 min de lecture

Vous recevez des demandes par le site, Messenger ou WhatsApp, et vous perdez du temps à trier les sérieuses des autres ? Un chatbot relié à votre fichier clients peut faire ce premier tri à votre place. Parlons-en 15 minutes, pour voir si c'est utile dans votre cas.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce qu’un chatbot connecté à un CRM ?
  2. Pourquoi connecter un chatbot à son CRM ?
  3. Chatbot ou agent conversationnel : quelle différence ?
  4. Comment un chatbot qualifie-t-il un contact automatiquement ?
  5. Quelles questions poser pour qualifier ses contacts ?
  6. Comment créer un chatbot relié à son CRM ?
  7. Comment créer un chatbot avec ChatGPT ou l’IA ?
  8. Comment créer un chatbot sur Facebook Messenger relié au CRM ?
  9. Quel CRM choisir pour y brancher un chatbot ?
  10. Combien coûte un chatbot connecté à un CRM ?
  11. Quelles erreurs éviter avec un chatbot CRM ?
  12. Que dit le RGPD sur les données collectées par un chatbot ?

🧠 Quelle solution de chatbot CRM vous correspond ?

📊 Formulaire, chatbot ou agent IA : quelle option pour recueillir vos contacts ?

SolutionCe qu'elle faitPour quiBudget indicatif (tarifs variables)
Formulaire de contact classiqueRecueille nom, mail et message, sans triPetite activité avec peu de demandesSouvent inclus dans le site
Chatbot à scénarioPose des questions fixes avec des boutons de réponseArtisan ou commerçant aux demandes répétitivesGratuit à quelques dizaines d'euros par mois
Chatbot IAComprend des phrases libres et répond aux questions courantesActivité avec beaucoup de questions variéesQuelques dizaines d'euros par mois, selon l'usage
Chatbot IA relié au CRMDiscute, qualifie et crée la fiche contact automatiquementTPE qui veut trier et relancer ses contactsAbonnements cumulés + mise en place éventuelle
Chatbot Messenger ou WhatsAppRépond sur les messageries et transmet au CRMCommerce très présent sur les réseaux sociauxVariable selon l'outil et le volume de messages

Qu’est-ce qu’un chatbot connecté à un CRM ?

Un chatbot connecté à un CRM est un robot de discussion qui répond aux visiteurs, pose quelques questions, puis enregistre automatiquement leurs réponses dans votre fichier clients.

Un chatbot, c’est un programme qui discute par écrit avec vos visiteurs. Il s’affiche souvent dans une petite bulle en bas d’un site, sur Messenger ou sur WhatsApp. Pour une définition complète et ses différents usages, lisez notre guide sur le chatbot, sa définition et son fonctionnement.

Le CRM, lui, est votre fichier clients amélioré. C’est un logiciel où vous rangez chaque contact : nom, téléphone, demande, date du dernier échange, devis envoyé.

Ce que change la connexion

Sans connexion, le chatbot discute, puis la conversation finit dans une boîte mail. Vous devez tout recopier à la main, et certaines demandes passent à la trappe.

Avec la connexion, chaque échange devient une fiche contact propre, rangée au bon endroit :

  • le nom et le moyen de joindre le visiteur ;
  • ce qu’il cherche : un devis, un rendez-vous, une simple info ;
  • les détails utiles : ville, budget, délai ;
  • une étiquette : contact chaud, à relancer, hors zone.

Un exemple concret

Un plombier reçoit une demande à 22 h. Le chatbot demande s’il s’agit d’une fuite urgente ou d’une installation. Il note le code postal et le numéro de téléphone.

Le lendemain matin, le plombier ouvre son CRM. La fiche l’attend, déjà classée « urgence, secteur couvert ». Il rappelle en premier, avant même de prendre son café.

C’est tout l’intérêt : le chatbot fait le tri, le CRM garde la mémoire. Vous, vous rappelez les bonnes personnes au bon moment.

Pourquoi connecter un chatbot à son CRM ?

Pour ne plus perdre de demandes, répondre même quand vous êtes occupé, et savoir d'un coup d'œil quels contacts méritent un rappel rapide.

Un patron de TPE n’a pas le temps de répondre à chaque message dans la minute. Pourtant, un visiteur qui n’obtient pas de réponse va souvent voir ailleurs. Le chatbot relié au CRM comble ce trou.

Les gains concrets

  • Aucune demande perdue : tout arrive dans le même fichier, même un dimanche soir.
  • Moins de saisie : plus besoin de recopier les mails dans un tableur.
  • Un tri immédiat : les demandes urgentes ou sérieuses remontent en haut.
  • Des relances faciles : le CRM vous rappelle qui recontacter, et quand.
  • Un historique : vous retrouvez ce que le client a demandé il y a trois mois.

Selon les métiers

Un coiffeur reçoit surtout des questions sur les horaires et les tarifs. Le chatbot y répond seul, puis enregistre les demandes de rendez-vous.

Un gîte reçoit des demandes de dates. Le chatbot note les dates, le nombre de personnes et la présence d’un animal. Le propriétaire répond ensuite avec un tarif précis.

Un avocat veut savoir si le dossier relève de sa spécialité. Le chatbot pose deux questions sur le domaine et oriente le visiteur, sans jamais donner de conseil juridique.

Quand ce n’est pas utile

Soyons honnêtes : si vous recevez trois demandes par mois, un bon formulaire et un carnet suffisent. Le chatbot devient intéressant quand les demandes se répètent, arrivent nombreuses ou à des heures où vous ne pouvez pas répondre. Il ne remplace pas non plus votre façon de parler aux clients : il prépare le terrain, vous concluez.

Chatbot ou agent conversationnel : quelle différence ?

Les deux mots désignent souvent la même chose. On dit plutôt agent conversationnel pour un outil doté d'IA, qui comprend des phrases libres et peut agir dans vos logiciels.

Dans la vie courante, « chatbot » et « agent conversationnel » sont employés l’un pour l’autre. La nuance tient surtout à ce que l’outil sait faire.

Trois niveaux à connaître

Type Comment il fonctionne Exemple
Chatbot à scénario Il suit un arbre de questions avec des boutons « Vous voulez : un devis / un rendez-vous / une info ? »
Chatbot IA Il comprend une phrase écrite librement « J’ai une fuite sous l’évier, vous venez à Nantes ? »
Agent conversationnel Il comprend, puis agit : il crée une fiche, propose un créneau, envoie un mail Il range la demande dans le CRM et propose un rendez-vous

Lequel choisir ?

Le chatbot à scénario est simple, prévisible et peu coûteux. Il convient aux demandes très répétitives : un boulanger qui prend des commandes de gâteaux, par exemple.

Le chatbot IA est plus souple. Le visiteur écrit comme il parle, et l’outil comprend. Il convient quand les questions varient beaucoup.

L’agent conversationnel va plus loin. Il ne se contente pas de répondre : il agit dans vos outils. C’est lui qui remplit le CRM, ajoute une étiquette ou prévient la bonne personne.

Le bon réflexe

Ne partez pas du mot à la mode. Partez de votre besoin. Si un arbre de cinq questions suffit à trier vos demandes, inutile de payer une IA. Si vos clients écrivent des messages longs et variés, l’IA vous fera gagner un temps réel. Beaucoup d’outils mélangent d’ailleurs les deux : des boutons pour guider, et l’IA pour les questions imprévues.

Comment un chatbot qualifie-t-il un contact automatiquement ?

Il pose quelques questions ciblées, compare les réponses à vos critères (zone, budget, délai, besoin), puis attribue une étiquette ou une note au contact dans le CRM.

« Qualifier » un contact, c’est simplement savoir s’il correspond à ce que vous faites. Est-il dans votre secteur ? Son besoin est-il dans vos cordes ? Est-il pressé ? Son budget est-il réaliste ?

Le déroulé type

  1. Le visiteur ouvre la conversation sur votre site ou votre page Facebook.
  2. Le chatbot pose ses questions, une à la fois, avec des boutons ou en texte libre.
  3. Il compare les réponses à vos règles. Par exemple : code postal dans votre zone, oui ou non.
  4. Il donne une étiquette : « chaud », « à relancer », « hors zone », « simple question ».
  5. Il crée ou met à jour la fiche dans le CRM, avec tout l’échange en pièce jointe.
  6. Il vous prévient si le contact est chaud, par mail, SMS ou notification.

Un système de points tout simple

Vous pouvez aussi attribuer des points. Prenons un menuisier :

  • dans la zone d’intervention : 2 points ;
  • projet dans les trois mois : 2 points ;
  • budget indiqué : 1 point ;
  • photos du chantier envoyées : 1 point.

À partir de 4 points, le contact est marqué « prioritaire ». En dessous, il reçoit une réponse polie et une relance plus tard.

Ce que le chatbot ne fait pas

Il ne décide pas à votre place. Il applique vos règles, rien de plus. Si vos critères sont flous, le tri le sera aussi. C’est pourquoi le vrai travail se fait avant : écrire noir sur blanc ce qu’est, pour vous, un bon client. Et garder toujours une porte de sortie : un visiteur doit pouvoir demander à parler à un humain.

Quelles questions poser pour qualifier ses contacts ?

Trois à cinq questions suffisent : le besoin, le lieu, le délai, le budget approximatif et le moyen de recontact. Au-delà, le visiteur se lasse et abandonne.

Un chatbot trop curieux fait fuir. Chaque question doit servir à trier ou à préparer votre réponse. Si elle ne sert à rien, supprimez-la.

Les cinq questions de base

  • Le besoin : que cherchez-vous ? Proposez des choix plutôt qu’un champ vide.
  • Le lieu : votre ville ou votre code postal, pour savoir si vous intervenez.
  • Le délai : c’est urgent, dans le mois, ou plus tard ?
  • Le budget : une fourchette suffit, jamais un chiffre exact imposé.
  • Le contact : téléphone ou mail, selon ce que le client préfère.

Exemples par métier

Métier Question qui fait la différence Pourquoi
Plombier Y a-t-il de l’eau qui coule en ce moment ? Distinguer l’urgence du devis
Coiffeur Coupe, couleur ou soin ? Réserver la bonne durée
Boulanger Pour combien de personnes et quel jour ? Préparer une commande spéciale
Gîte Quelles dates, combien de voyageurs ? Vérifier les disponibilités
Avocat Dans quel domaine se situe votre question ? Orienter vers la bonne spécialité
Boutique en ligne Avez-vous déjà passé commande chez nous ? Séparer SAV et nouveaux clients

L’ordre compte

Commencez par le besoin : c’est la question la plus naturelle. Demandez les coordonnées en dernier, quand le visiteur est déjà engagé dans l’échange. Dites-lui aussi pourquoi vous les demandez : « pour vous rappeler avec un devis ».

Terminez par une phrase claire : quand allez-vous répondre ? « Nous vous rappelons sous 24 h ouvrées » rassure bien plus qu’un simple « merci ».

Comment créer un chatbot relié à son CRM ?

Définissez vos critères de tri, choisissez un outil de chatbot compatible avec votre CRM, écrivez le scénario, reliez les deux outils, puis testez longuement avant de publier.

Créer un chatbot connecté ne demande pas forcément de savoir coder. Il faut surtout de la méthode. Pour le détail technique pas à pas, consultez notre page sur comment créer un chatbot pour son entreprise.

Les étapes dans l’ordre

  1. Listez les demandes que vous recevez. Relisez vos derniers mails et messages. Classez-les en quatre ou cinq familles.
  2. Écrivez vos critères de tri. Zone, délai, budget, type de prestation : qu’est-ce qui fait un bon contact ?
  3. Choisissez votre CRM si vous n’en avez pas. Vérifiez qu’il peut recevoir des données venant d’autres outils.
  4. Choisissez l’outil de chatbot. Regardez s’il propose une connexion directe à votre CRM, ou passe par un outil d’automatisation qui fait le pont.
  5. Rédigez le scénario. Questions, réponses possibles, messages de fin. Écrivez comme vous parlez au téléphone.
  6. Reliez les champs. La réponse « ville » du chatbot doit remplir le champ « ville » du CRM. C’est l’étape où l’on se trompe le plus.
  7. Testez. Jouez le client pressé, le client hors zone, celui qui écrit en abrégé. Vérifiez chaque fiche créée.
  8. Publiez, puis ajustez au bout de quelques semaines, selon les conversations réelles.

Le temps à prévoir

Pour un scénario simple, comptez quelques jours en vous y mettant sérieusement. Pour un chatbot IA relié à plusieurs outils, c’est plus long, surtout la phase de test.

Faire seul ou se faire aider

Si vous aimez bidouiller, lancez-vous avec un outil simple. Si vous préférez y consacrer votre temps à vos clients, notre service d’assistant IA pour entreprise s’occupe de la configuration, des connexions et des réglages avec vous.

Comment créer un chatbot avec ChatGPT ou l’IA ?

On crée un chatbot IA en donnant à un modèle comme ChatGPT des consignes et des informations sur votre activité, puis en le reliant à votre site et à votre CRM via un outil adapté.

L’IA a rendu les chatbots bien plus naturels. Le visiteur écrit comme il parle, et l’outil comprend. Pour un pas-à-pas complet, lisez notre page pour créer un chatbot avec ChatGPT pour son site ou ses clients.

Le principe en trois couches

  • Le cerveau : un modèle d’IA, comme celui de ChatGPT, qui comprend et rédige.
  • La mémoire : vos informations à vous. Tarifs, zone, horaires, prestations, questions fréquentes.
  • Les mains : les connexions qui permettent d’agir, comme créer une fiche dans le CRM.

Ce qu’il faut lui donner

Un chatbot IA ne sait rien de votre entreprise au départ. Vous devez lui fournir :

  • une présentation claire de vos services et de vos limites ;
  • vos critères de tri, écrits simplement ;
  • les questions à poser pour qualifier un contact ;
  • ce qu’il ne doit jamais faire : promettre un prix ferme, donner un avis médical ou juridique.

Les précautions à prendre

L’IA peut se tromper avec aplomb. Elle peut inventer un tarif ou une disponibilité. Limitez donc ses réponses à vos informations, et faites-lui dire « je transmets votre question » quand elle ne sait pas.

Vérifiez aussi où partent les données de vos visiteurs. La CNIL publie des repères sur l’intelligence artificielle et les données personnelles utiles avant de choisir un outil.

Un exemple

Une boutique de vélos branche un chatbot IA sur son site. Un client écrit : « Mon vélo électrique fait un bruit bizarre, vous réparez ? ». Le chatbot demande la marque et la ville, crée la fiche « atelier » dans le CRM et propose de passer en boutique.

Comment créer un chatbot sur Facebook Messenger relié au CRM ?

On passe par un outil de chatbot compatible avec Messenger, relié à votre page Facebook professionnelle, qui transmet ensuite les réponses des visiteurs à votre CRM.

Beaucoup de commerçants reçoivent plus de messages sur Facebook que par leur site. Un coiffeur, un fleuriste ou un restaurant le constatent vite. Brancher un chatbot sur Messenger a donc du sens.

Ce qu’il vous faut

  • Une page Facebook professionnelle, pas un profil personnel.
  • Un outil de chatbot qui sait se connecter à Messenger.
  • Une connexion vers votre CRM, directe ou via un outil d’automatisation.

Meta, la société qui gère Facebook, décrit le fonctionnement technique dans sa documentation officielle de la plateforme Messenger. Elle est surtout utile à la personne qui configure l’outil.

Les étapes

  1. Reliez l’outil de chatbot à votre page Facebook, en autorisant l’accès.
  2. Créez un message d’accueil court, avec des boutons : horaires, tarifs, rendez-vous, autre demande.
  3. Ajoutez les questions de qualification pour les demandes sérieuses.
  4. Reliez les réponses aux champs de votre CRM.
  5. Testez depuis un autre compte, comme un vrai client.

Les règles propres à Messenger

Facebook encadre la façon dont une page peut écrire aux personnes. En général, vous pouvez répondre librement pendant un temps limité après leur dernier message. Ensuite, les relances sont restreintes. Ces règles évoluent : vérifiez-les dans la documentation de Meta avant de prévoir des relances automatiques.

Un exemple

Un fleuriste reçoit des demandes de bouquets pour des mariages. Le chatbot Messenger demande la date, le lieu et le style souhaité. La fiche arrive dans le CRM avec l’étiquette « mariage ». Le fleuriste rappelle avec des photos de réalisations. Les demandes simples, comme les horaires, sont traitées seules.

Quel CRM choisir pour y brancher un chatbot ?

Choisissez un CRM simple, que vous utiliserez vraiment, capable de recevoir des données d'autres outils et adapté à votre taille. Un outil trop complet est vite abandonné.

Le meilleur CRM est celui que vous ouvrez chaque matin. Un logiciel bourré de fonctions que vous ne comprenez pas finira oublié, et le chatbot remplira un fichier mort.

Les critères qui comptent

  • La simplicité : une fiche contact lisible, une liste des relances du jour.
  • Les connexions : il doit pouvoir recevoir des données d’un chatbot, directement ou via un outil d’automatisation.
  • Le mobile : une application pour consulter les fiches sur un chantier.
  • Les champs personnalisés : pouvoir créer « zone », « type de travaux » ou « date de l’événement ».
  • L’hébergement des données : savoir où elles sont stockées, idéalement dans l’Union européenne.
  • Le prix : souvent par utilisateur et par mois, avec des versions gratuites limitées.

Le CRM n’est pas toujours un outil à part

Certains logiciels de devis et de facturation intègrent un fichier clients suffisant pour une TPE. Avant d’ajouter un abonnement, regardez ce que vous avez déjà. Notre guide pour choisir un logiciel de facturation et de devis pour une petite entreprise vous aide à faire le point.

De même, une boutique peut vouloir que le chatbot réponde sur la disponibilité d’un produit. Il faut alors un lien avec le stock. Si vous n’avez pas encore d’outil pour ça, lisez notre page sur comment choisir un logiciel de gestion de stock.

Un conseil pratique

Testez le CRM seul pendant deux semaines, en y entrant vos contacts à la main. Si vous l’utilisez sans effort, branchez-y le chatbot. Sinon, changez d’outil avant d’automatiser quoi que ce soit.

Combien coûte un chatbot connecté à un CRM ?

Comptez de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois pour les outils, parfois plus avec l'IA, et une mise en place de quelques centaines à quelques milliers d'euros si un pro s'en charge.

Le coût se découpe en deux : les abonnements aux outils, et le temps de mise en place. Les tarifs des logiciels changent souvent : prenez les fourchettes ci-dessous comme des ordres de grandeur. Pour un détail plus complet, consultez notre page sur le prix d’un chatbot pour une TPE.

Les abonnements

Poste Ordre de grandeur (variable)
Outil de chatbot à scénario Gratuit à quelques dizaines d’euros par mois
Chatbot avec IA Quelques dizaines d’euros par mois, parfois selon le nombre de conversations
CRM Gratuit en version limitée, puis quelques euros à quelques dizaines d’euros par utilisateur et par mois
Outil d’automatisation qui fait le pont Gratuit à quelques dizaines d’euros par mois

La mise en place

Si vous le faites seul, le coût est surtout votre temps : quelques jours pour un scénario simple.

Si vous passez par une agence ou un freelance, le marché va de quelques centaines d’euros pour un chatbot simple à quelques milliers d’euros pour un agent IA relié à plusieurs outils.

Ce qui fait monter la facture

  • le nombre d’outils à relier ;
  • l’IA, surtout si les conversations sont nombreuses ;
  • plusieurs canaux à la fois : site, Messenger, WhatsApp ;
  • les réglages après lancement.

Comment juger si ça vaut le coup

Posez-vous une question simple : combien de demandes perdez-vous, ou traitez-vous trop tard ? Si un seul chantier ou une seule commande récupérée par mois couvre l’abonnement, l’outil se justifie. Si vos demandes sont rares, restez sur un formulaire bien fait.

Quelles erreurs éviter avec un chatbot CRM ?

Les erreurs classiques : trop de questions, aucune sortie vers un humain, des champs mal reliés au CRM, une IA laissée sans limites et un chatbot jamais relu après lancement.

Un chatbot mal réglé fait plus de tort qu’aucun chatbot. Les pièges qu’on retrouve le plus souvent chez les petites entreprises.

Côté visiteur

  • Trop de questions. Au-delà de cinq, le visiteur ferme la fenêtre.
  • Pas de bouton « parler à quelqu’un ». Un client agacé doit pouvoir sortir du robot.
  • Un ton robotique. Écrivez comme vous parlez à un client au comptoir.
  • Une fenêtre qui s’ouvre toute seule dès l’arrivée sur le site. C’est intrusif, surtout sur téléphone.
  • Des promesses impossibles. « Réponse immédiate » alors que vous rappelez le lendemain.

Côté CRM

  • Des champs mal reliés. Le téléphone se retrouve dans le champ « ville », et la fiche devient inutilisable.
  • Des doublons. Le même client crée trois fiches. Vérifiez que l’outil reconnaît un mail déjà connu.
  • Des étiquettes trop nombreuses. Trois ou quatre suffisent. Au-delà, personne ne s’y retrouve.
  • Aucune alerte. Un contact chaud qui dort dans le CRM, c’est une demande perdue.

Côté IA

  • La laisser répondre sur tout, au risque d’inventer un prix ou un délai.
  • Ne jamais relire les conversations. Une relecture régulière montre ce qui bloque.

L’erreur de fond

Un chatbot ne rattrape pas un site confus. Si les pages sont floues, les visiteurs poseront au robot des questions auxquelles le site aurait dû répondre. Il vaut mieux remettre le site au propre d’abord, comme pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne dont le site, le catalogue photo et le blog ont été réorganisés. Un site clair et un chatbot bien réglé se renforcent l’un l’autre.

Que dit le RGPD sur les données collectées par un chatbot ?

Le RGPD s'applique : informez le visiteur de l'usage de ses données, ne demandez que l'utile, sécurisez-les et supprimez-les sur demande ou après une durée raisonnable.

Dès que votre chatbot recueille un nom, un téléphone ou un mail, vous traitez des données personnelles. Le règlement européen sur la protection des données, le RGPD, s’applique donc, même pour une très petite entreprise.

La CNIL explique les principes dans sa page sur le règlement européen sur la protection des données. Les règles essentielles tiennent en quelques lignes.

Les obligations de base

  • Informer : dites au visiteur, dès le début, pourquoi vous demandez ses coordonnées. Un lien vers votre politique de confidentialité est attendu.
  • Minimiser : ne demandez que ce qui sert. Un plombier n’a pas besoin de la date de naissance.
  • Limiter la durée : ne gardez pas indéfiniment les contacts qui n’ont jamais donné suite.
  • Sécuriser : choisissez des outils sérieux, avec des accès protégés.
  • Respecter les droits : un visiteur peut demander à voir, corriger ou supprimer ses données.

Les points propres au chatbot

Ne demandez jamais d’informations sensibles, comme la santé ou la situation judiciaire, sauf nécessité réelle et encadrée. Un avocat ou un professionnel de santé doit être particulièrement prudent.

Avec un chatbot IA, vérifiez si les conversations servent à entraîner le modèle du fournisseur. Beaucoup d’outils professionnels permettent de le désactiver.

Les relances commerciales

Un contact qui demande un devis n’a pas forcément accepté de recevoir votre lettre d’information. Prévoyez une case à cocher distincte si vous voulez lui envoyer des offres plus tard. En cas de doute sur un point précis, la CNIL reste la référence.

❓ Questions fréquentes

Un chatbot peut-il prendre des rendez-vous tout seul ?

Oui, s'il est relié à un agenda en ligne. Il propose les créneaux libres, le client choisit, et le rendez-vous s'inscrit à la fois dans l'agenda et dans le CRM. C'est très pratique pour un coiffeur, un garage ou un cabinet. Prévoyez quand même des règles : durée selon la prestation, délai minimum avant le rendez-vous, et possibilité d'annuler simplement.

Faut-il un site internet pour avoir un chatbot ?

Pas forcément. Un chatbot peut fonctionner sur Messenger, Instagram ou WhatsApp sans site. Mais un site reste utile : c'est l'endroit où vous présentez vos services, vos tarifs et vos réalisations. Sans lui, le chatbot doit tout expliquer seul. L'idéal reste un site clair, avec un chatbot qui répond aux questions restantes et trie les demandes.

Le chatbot remplace-t-il un salarié à l'accueil ?

Non. Il absorbe les questions répétitives et fait un premier tri, souvent en dehors des heures d'ouverture. Mais les échanges délicats, les négociations et la relation de confiance restent humains. Voyez-le comme un assistant qui prépare le travail : quand vous rappelez, vous savez déjà qui est le client et ce qu'il veut.

Que se passe-t-il si le chatbot ne sait pas répondre ?

Un chatbot bien réglé le reconnaît. Il dit au visiteur qu'il transmet sa question, recueille ses coordonnées et crée une fiche « à traiter » dans le CRM. Vous êtes prévenu et vous répondez vous-même. Relisez régulièrement ces questions sans réponse : elles vous montrent quoi ajouter au chatbot ou à votre site.

Peut-on brancher un chatbot sur WhatsApp ?

Oui, via la version professionnelle de WhatsApp et des outils compatibles. Le principe est le même que sur Messenger : le chatbot répond, pose ses questions et transmet les réponses au CRM. WhatsApp impose ses propres règles, notamment pour les messages envoyés à l'initiative de l'entreprise. Vérifiez-les et les coûts éventuels avant de vous lancer.

Combien de temps faut-il pour voir si le chatbot fonctionne ?

Laissez-le tourner quelques semaines avant de juger. Regardez le nombre de conversations, combien vont jusqu'au bout, et si les fiches du CRM sont bien remplies. Repérez aussi où les visiteurs abandonnent : souvent une question mal posée ou trop personnelle. Ajustez une chose à la fois, pour savoir ce qui améliore vraiment les résultats.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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