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Hébergement et nom de domaine : quelle différence, concrètement ? 🌐

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous voulez un site pour votre activité, mais « nom de domaine » et « hébergement » vous paraissent flous ? Vous ne savez pas quoi acheter, ni chez qui ? En 15 minutes d'appel, on regarde ensemble votre situation et on vous dit exactement quoi prendre.

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Table des matières
  1. Hébergement et nom de domaine : c’est quoi, concrètement ?
  2. Quelle est la différence entre un hébergement et un nom de domaine ?
  3. À quoi sert un hébergement de nom de domaine ?
  4. Qui héberge le nom de domaine, et où est-il enregistré ?
  5. Quel hébergeur choisir pour son nom de domaine et son site ?
  6. Faut-il prendre le nom de domaine et l’hébergement chez le même prestataire ?
  7. Comment lier un nom de domaine et un hébergement ?
  8. Peut-on avoir un hébergement et un nom de domaine gratuitement ?
  9. Combien coûtent un nom de domaine et un hébergement ?
  10. Création et hébergement de site internet : qui s’occupe de quoi ?
  11. Quelles erreurs éviter avec son nom de domaine et son hébergement ?

🧠 Nom de domaine et hébergement : quelle solution pour vous ?

📊 Nom de domaine et hébergement : les options comparées

OptionCe que vous obtenezCoût indicatifPour qui
Sous-domaine gratuit (Wix, Google Sites…)Adresse du type monsite.wixsite.com, hébergement inclusGratuit, avec limites et souvent publicitéTest, projet perso
Créateur de site payant + domaineVotre propre adresse, hébergement géré par l'outilQuelques euros à quelques dizaines d'euros par moisArtisan qui veut gérer seul
Domaine + hébergement mutualiséVotre adresse et un espace partagé sur un serveurQuelques euros à une quinzaine d'euros par mois, plus le domaineSite vitrine WordPress
Domaine + hébergement e-commerce (Shopify, serveur dédié…)Boutique en ligne avec paiement et stockQuelques dizaines d'euros par mois ou plusBoutique en ligne
Site clé en main par une agenceCréation, domaine et hébergement gérés pour vousVariable selon le projet, tarifs à demanderPro qui veut déléguer

Hébergement et nom de domaine : c’est quoi, concrètement ?

Le nom de domaine est l'adresse de votre site, comme boulangerie-martin.fr. L'hébergement est l'espace sur un serveur où sont stockés vos pages, vos textes et vos photos.

Prenez l’exemple d’une boutique physique. Pour qu’un client vienne chez vous, il faut deux choses : une adresse et un local.

  • Le nom de domaine, c’est l’adresse. Il permet aux clients de vous trouver. C’est ce qu’ils tapent dans leur navigateur : coiffure-lea.fr, gite-des-chenes.com.
  • L’hébergement, c’est le local. C’est là que se trouve la marchandise : vos pages, vos photos de chantier, votre formulaire de contact, vos produits.

Une adresse sans local ne mène nulle part. Un local sans adresse existe, mais personne ne le trouve. Pour un site professionnel, il vous faut donc les deux.

Le nom de domaine en pratique

Vous ne l’achetez pas pour toujours. Vous le louez, en général à l’année, et vous le renouvelez. Tant que vous payez, il reste à vous. Si vous oubliez, quelqu’un d’autre peut le récupérer.

Il se compose de deux parties : le nom choisi (plombier-dupont) et l’extension (.fr, .com, .net…). Pour une activité en France, le .fr est souvent un bon choix : il rassure et indique clairement où vous travaillez.

L’hébergement en pratique

Vos fichiers sont posés sur un serveur, c’est-à-dire un ordinateur allumé jour et nuit, relié à internet. Quand un client tape votre adresse, ce serveur lui envoie votre site.

L’hébergement se paie au mois ou à l’année. Sa qualité joue sur la vitesse d’affichage, la stabilité du site et la sécurité de vos données.

Dans beaucoup d’outils grand public comme Wix, Shopify ou Squarespace, l’hébergement est inclus dans l’abonnement. Vous ne le voyez pas, mais il existe bien.

Quelle est la différence entre un hébergement et un nom de domaine ?

Le nom de domaine indique où trouver votre site, l'hébergement le stocke et l'affiche. Ce sont deux services distincts, souvent payés séparément, parfois chez deux prestataires différents.

On les confond souvent parce qu’on les achète en même temps. Pourtant, ils ne font pas le même travail.

Nom de domaine Hébergement
Rôle L’adresse du site Le stockage du site
Exemple menuiserie-roux.fr Un espace sur un serveur
Paiement À l’année, en général Au mois ou à l’année
Ce qui se passe s’il expire Le site et les e-mails deviennent injoignables, l’adresse peut être reprise Le site disparaît, mais l’adresse reste à vous
Peut-on en changer ? On peut le transférer chez un autre prestataire On peut déménager le site ailleurs

Un exemple concret

Un avocat installé à Lyon possède cabinet-bernard-avocat.fr. Il veut un site plus rapide. Il peut changer d’hébergement sans toucher à son adresse. Ses clients continuent de taper la même chose, ses cartes de visite restent valables.

À l’inverse, s’il change de nom de cabinet, il peut prendre un nouveau nom de domaine et le pointer vers le même hébergement.

Pourquoi la distinction compte pour vous

  • Vous savez ce que vous payez sur chaque facture.
  • Vous savez quoi vérifier en cas de panne : l’adresse ou le site lui-même.
  • Vous gardez la main si vous changez de prestataire.

Pour aller plus loin sur le fonctionnement d’un serveur et les critères de choix, consultez notre guide complet sur l’hébergement de site web et la façon de le choisir.

À retenir : le nom de domaine est votre identité en ligne, il vous suit pendant des années. L’hébergement est un outil technique, que vous pouvez remplacer plus facilement.

À quoi sert un hébergement de nom de domaine ?

« Héberger » un nom de domaine, c'est l'enregistrer et gérer sa zone DNS : l'annuaire qui dit vers quel serveur envoyer les visiteurs et vers quelle boîte envoyer vos e-mails.

L’expression « hébergement de nom de domaine » prête à confusion. Un nom de domaine ne contient pas de fichiers. On ne l’héberge donc pas comme un site.

En pratique, on parle de deux choses.

1. L’enregistrement du nom

C’est l’acte de réserver l’adresse à votre nom, pour une durée donnée. Il se fait auprès d’un bureau d’enregistrement, appelé aussi registrar (le prestataire agréé pour vendre des noms de domaine).

2. La gestion de la zone DNS

Le DNS, c’est l’annuaire d’internet. Il traduit une adresse lisible, comme garage-moreau.fr, en adresse technique de serveur. La zone DNS de votre domaine contient quelques lignes de réglage :

  • où se trouve votre site (l’adresse du serveur d’hébergement) ;
  • où arrivent vos e-mails (par exemple contact@garage-moreau.fr) ;
  • des preuves de propriété, demandées par certains outils comme Google ou un service d’e-mailing.

Ce que cela vous apporte

Un coiffeur qui a son propre nom de domaine peut :

  • afficher son site à une adresse simple, facile à retenir ;
  • avoir une adresse e-mail professionnelle, plus rassurante qu’une adresse gratuite ;
  • changer d’hébergeur ou d’outil de site sans changer d’adresse ;
  • garder la même adresse pendant des années, sur ses vitrines, ses flyers et son véhicule.

Sans cette gestion DNS, votre nom de domaine existe, mais ne fait rien. Il affiche une page vide ou une page de parking du prestataire.

C’est aussi pour cela qu’il faut garder vos accès précieusement. Celui qui contrôle la zone DNS contrôle l’endroit où arrivent vos visiteurs et vos e-mails.

Qui héberge le nom de domaine, et où est-il enregistré ?

Votre nom de domaine est inscrit dans le registre de son extension, par exemple l'Afnic pour le .fr. Vous le louez via un bureau d'enregistrement, qui gère aussi souvent sa zone DNS.

Trois acteurs interviennent autour de votre adresse. Les connaître évite bien des surprises.

Le registre

Chaque extension est gérée par un organisme unique. Pour le .fr, c’est l’Afnic. Pour le .com, c’est Verisign. Le registre tient la liste officielle des noms réservés et de leurs titulaires. C’est là que votre nom est réellement « enregistré ».

Le bureau d’enregistrement

Vous ne traitez pas directement avec le registre. Vous passez par un bureau d’enregistrement agréé. C’est lui qui vous facture, vous envoie les rappels de renouvellement et vous donne accès au tableau de bord.

Beaucoup d’hébergeurs sont aussi bureaux d’enregistrement. C’est pourquoi on parle d’« hébergeur de nom de domaine ».

Le titulaire : vous

Le titulaire est la personne ou l’entreprise propriétaire du droit d’usage. Ce doit être vous, ou votre société. Pas votre agence, pas votre neveu qui a fait le site.

Où se trouvent les réglages ?

La zone DNS est le plus souvent gérée chez le bureau d’enregistrement. Mais elle peut aussi être confiée ailleurs, par exemple chez l’hébergeur du site.

Comment savoir chez qui est votre domaine ?

  • Cherchez dans vos e-mails une facture de renouvellement.
  • Utilisez un outil de recherche « Whois », proposé par la plupart des bureaux d’enregistrement : il indique le prestataire et la date d’expiration.
  • Demandez à la personne qui a créé votre site, par écrit.

Un gîte qui a changé trois fois de prestataire peut ne plus savoir où est son domaine. Mieux vaut faire le point avant la date d’expiration, pas après.

Quel hébergeur choisir pour son nom de domaine et son site ?

Choisissez un prestataire clair sur ses prix de renouvellement, avec un support en français et un tableau de bord simple. Le bon hébergeur dépend ensuite du type de site.

En France, plusieurs acteurs connus proposent à la fois noms de domaine et hébergement, comme OVHcloud, Gandi, IONOS ou o2switch. D’autres outils, comme Wix ou Shopify, incluent l’hébergement et vendent aussi des noms de domaine.

Il n’existe pas de « meilleur » choix universel. Il existe le bon choix pour votre situation.

Les critères pour le nom de domaine

  • Le prix de renouvellement, pas seulement celui de la première année. Certaines offres sont très basses au départ puis remontent.
  • La protection des données du titulaire dans l’annuaire public.
  • Un tableau de bord lisible, pour modifier un réglage DNS sans paniquer.
  • Le renouvellement automatique, pour ne jamais perdre votre adresse par oubli.

Les critères pour l’hébergement

  • La vitesse et la stabilité : un site lent fait fuir les clients sur mobile.
  • Les sauvegardes : sont-elles automatiques ? Peut-on restaurer facilement ?
  • Le certificat de sécurité (le petit cadenas, ou HTTPS) inclus.
  • Le support : joignable, en français, avec des réponses compréhensibles.
  • La localisation des serveurs, utile si vous traitez des données de clients européens.

Selon votre type de site

Votre site Ce qui compte surtout
Site vitrine d’artisan Simplicité, prix, sauvegardes
Site WordPress plus riche Performances, mises à jour, support
Boutique en ligne Rapidité, sécurité des paiements, pics de trafic

Une boutique a des besoins à part. Consultez notre comparatif pour savoir quel hébergeur choisir pour un site e-commerce. Et si votre boutique tourne sous PrestaShop, lisez notre guide sur l’hébergement PrestaShop pour une boutique fluide.

Faut-il prendre le nom de domaine et l’hébergement chez le même prestataire ?

Ce n'est pas obligatoire. Un seul prestataire simplifie la gestion et les factures. Deux prestataires séparés vous rendent plus libre de changer d'hébergeur sans toucher à votre adresse.

Les deux approches fonctionnent. Tout dépend de votre envie de simplicité ou de souplesse.

Tout au même endroit

Les avantages :

  • un seul compte, un seul mot de passe, une seule facture ;
  • le domaine est souvent relié au site automatiquement ;
  • un seul interlocuteur en cas de problème.

Les limites :

  • si vous voulez quitter l’hébergeur, il faut aussi gérer le domaine, ou le transférer ;
  • en cas de souci de compte (carte bancaire expirée, accès perdu), tout est bloqué d’un coup.

Deux prestataires séparés

Les avantages :

  • vous changez d’hébergement en modifiant quelques réglages DNS ;
  • votre adresse reste stable, quoi qu’il arrive au site ;
  • vos e-mails peuvent rester ailleurs, indépendants du site.

Les limites :

  • deux comptes, deux factures, deux dates de renouvellement à surveiller ;
  • un réglage de plus à faire au départ.

Notre conseil selon votre profil

  • Un boulanger qui veut un site simple et ne pas y penser : un seul prestataire suffit, à condition que le domaine soit à son nom.
  • Une boutique en ligne qui pourrait changer d’outil dans quelques années : séparer le domaine de l’hébergement offre plus de liberté.
  • Un professionnel qui confie son site à une agence : l’agence peut tout gérer, mais le domaine doit rester à votre nom, avec vos accès.

Dans tous les cas, notez quelque part, en lieu sûr, chez qui se trouve chaque élément, avec les identifiants. C’est une feuille de papier qui peut vous éviter des semaines de démarches.

Comment lier un nom de domaine et un hébergement ?

On modifie la zone DNS du nom de domaine pour qu'elle pointe vers le serveur de l'hébergeur. Il suffit de changer quelques lignes, puis d'attendre quelques heures que ce soit pris en compte.

Si tout est chez le même prestataire, c’est souvent automatique. Sinon, il faut faire le lien vous-même. Ce n’est pas sorcier, mais il faut être rigoureux.

Les deux méthodes possibles

  1. Modifier les enregistrements DNS. Vous gardez la zone DNS chez votre bureau d’enregistrement et vous changez l’adresse vers laquelle elle pointe.
  2. Changer les serveurs de noms. Vous confiez toute la zone DNS à l’hébergeur. Plus simple, mais tous vos réglages passent chez lui, e-mails compris.

Les étapes avec la première méthode

  1. Récupérez les informations chez l’hébergeur. Il vous donne une adresse de serveur (une suite de chiffres) ou un nom vers lequel pointer. Wix, Shopify ou Squarespace l’indiquent dans leur aide.
  2. Connectez-vous chez votre bureau d’enregistrement et ouvrez la zone DNS de votre domaine.
  3. Modifiez l’enregistrement de type A (il relie le domaine à une adresse de serveur) avec l’adresse fournie.
  4. Ajoutez ou modifiez l’enregistrement CNAME pour la version « www », si l’hébergeur le demande. Un CNAME est un alias qui renvoie vers un autre nom.
  5. Ne touchez pas aux lignes MX : ce sont celles de vos e-mails.
  6. Patientez. La prise en compte prend en général quelques heures, parfois jusqu’à 48 heures.
  7. Activez le certificat HTTPS chez l’hébergeur, pour afficher le cadenas.

Les pièges classiques

  • Supprimer les lignes MX par erreur : les e-mails ne marchent plus.
  • Oublier la version avec « www » : le site s’affiche avec ou sans, mais pas les deux.
  • Tester trop tôt et croire que rien ne marche.

Un plombier peut faire ce réglage en une demi-heure. Mais s’il a des e-mails professionnels en place, mieux vaut noter les anciens réglages avant de toucher à quoi que ce soit.

Peut-on avoir un hébergement et un nom de domaine gratuitement ?

L'hébergement gratuit existe, avec une adresse secondaire du type monsite.wixsite.com. Un vrai nom de domaine gratuit est rare : il est parfois offert la première année, puis payant.

La gratuité totale est possible, mais avec des contreparties. Pour un professionnel, elles pèsent vite.

Les offres gratuites courantes

  • Les créateurs de site en formule gratuite (Wix, Google Sites…). Le site est hébergé gratuitement, mais à une adresse du type monsite.wixsite.com ou sites.google.com/… Certains affichent la marque de l’outil sur vos pages.
  • Les sous-domaines offerts par certaines plateformes de blog ou de portfolio.
  • Le nom de domaine offert la première année, souvent avec un abonnement payant à l’hébergement. Il devient payant ensuite.

Les limites pour une entreprise

  • Une adresse longue et peu crédible. Sur un camion d’artisan ou une carte de visite, monsite.wixsite.com rassure moins que votre-nom.fr.
  • Pas d’e-mail professionnel à votre nom.
  • Des fonctions bridées : nombre de pages, stockage, formulaire, statistiques.
  • Vous ne possédez pas l’adresse. Si vous quittez l’outil, vous perdez l’adresse et la visibilité acquise.

Quand le gratuit peut suffire

  • Pour tester une idée avant de lancer une activité.
  • Pour une association ou un projet personnel.
  • Pour une page temporaire, le temps de préparer le vrai site.

Si vous voulez juste présenter une offre ou un événement sur une seule page, une page bien construite peut faire le travail. Notre guide sur la landing page, sa structure et des exemples vous montre comment la penser.

Le compromis raisonnable

Prendre au minimum votre propre nom de domaine. Il coûte peu à l’année. Vous pouvez le relier à un outil en formule d’entrée de gamme, puis évoluer sans changer d’adresse.

Combien coûtent un nom de domaine et un hébergement ?

Un nom de domaine en .fr ou .com coûte en général quelques euros à une vingtaine d'euros par an. Un hébergement simple va de quelques euros à une quinzaine d'euros par mois.

Les prix varient selon le prestataire, l’extension et les options. Ils changent aussi régulièrement. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et prudentes.

Élément Fourchette indicative Remarque
Nom de domaine .fr ou .com Quelques euros à une vingtaine d’euros par an Vérifiez le prix du renouvellement
Extension spéciale (.paris, .shop…) Souvent plus cher Pas indispensable
Hébergement mutualisé Quelques euros à une quinzaine d’euros par mois Suffit pour la plupart des sites vitrines
Créateur de site (Wix, Squarespace…) Quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois Hébergement inclus
Boutique en ligne (Shopify ou hébergement renforcé) Quelques dizaines d’euros par mois ou plus Commissions possibles en plus
E-mail professionnel Parfois inclus, sinon quelques euros par mois et par adresse Selon le fournisseur

Ce qui fait grimper la facture

  • Les prix d’appel très bas la première année, puis le tarif normal.
  • Les options ajoutées par défaut à la commande.
  • Un hébergement surdimensionné pour un petit site vitrine.
  • Les extensions de nom de domaine exotiques.

Ce qui fait économiser

  • Payer à l’année plutôt qu’au mois, quand l’offre le permet.
  • Ne prendre que ce dont vous avez besoin : un site de coiffeur n’a pas les besoins d’une boutique de 500 produits.
  • Regrouper les e-mails et le site quand c’est cohérent.

Pour un site vitrine d’artisan, le budget annuel domaine et hébergement reste généralement modeste. Pour une estimation détaillée selon votre projet, lisez notre guide sur le prix d’un hébergement de site et combien prévoir par an.

Création et hébergement de site internet : qui s’occupe de quoi ?

Créer un site, c'est concevoir ses pages. L'héberger, c'est le mettre en ligne et le garder disponible. Une agence peut faire les deux, mais le nom de domaine doit rester à votre nom.

Beaucoup de professionnels achètent « un site » sans savoir ce qui est inclus. Mieux vaut clarifier les rôles dès le départ.

Les trois briques d’un site

  1. La création : la structure, les textes, les photos, le design, les formulaires.
  2. L’hébergement : le serveur qui garde le site en ligne.
  3. Le nom de domaine : l’adresse qui mène au site.

Viennent ensuite la maintenance (mises à jour, sauvegardes, sécurité) et la visibilité sur Google.

Les trois façons de faire

  • Vous faites tout avec un créateur de site. Économique, mais chronophage.
  • Un prestataire crée, vous gérez l’hébergement. Vous gardez la main, mais vous assurez la partie technique.
  • Un prestataire gère tout. Vous vous concentrez sur votre métier. C’est ce que nous proposons avec notre service de création de site internet, domaine enregistré à votre nom.

Les questions à poser avant de signer

  • Le nom de domaine sera-t-il à mon nom ?
  • Qui paie l’hébergement, et à quel prix au renouvellement ?
  • Qui fait les mises à jour et les sauvegardes ?
  • Puis-je récupérer mon site si je change de prestataire ?

La maintenance mérite un accord écrit. Notre guide sur ce que doit contenir un contrat de maintenance de site internet vous aide à poser les bonnes questions.

Une obligation à connaître

Vos mentions légales doivent indiquer le nom et les coordonnées de votre hébergeur. C’est prévu par la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). Le ministère de l’Économie détaille les mentions obligatoires d’un site internet.

Un site bien construit et bien hébergé peut aussi travailler pour vous sur Google. Voyez le parcours de TB Rénovation & Nettoyage, couvreur en Loire-Atlantique.

Quelles erreurs éviter avec son nom de domaine et son hébergement ?

Les erreurs les plus coûteuses : un nom de domaine au nom d'un tiers, un renouvellement oublié, des accès perdus, un changement d'adresse sans redirection et un hébergement sans sauvegardes.

Ces erreurs sont courantes chez les artisans et les TPE. Elles se corrigent facilement avant, beaucoup moins après.

1. Laisser le domaine au nom de quelqu’un d’autre

Votre ancien prestataire, un salarié parti, un proche : si le domaine est à son nom, c’est lui le titulaire. Récupérer l’adresse peut devenir long et tendu. Vérifiez dès aujourd’hui qui est inscrit comme titulaire.

2. Oublier le renouvellement

La carte bancaire enregistrée expire, les rappels partent dans une ancienne boîte e-mail, et le domaine expire. Le site et les e-mails s’arrêtent. Activez le renouvellement automatique et mettez à jour votre adresse de contact.

3. Perdre ses accès

Notez identifiants et prestataires dans un endroit sûr. Activez la double authentification quand elle est proposée.

4. Changer d’adresse sans redirection

Un restaurant qui passe de resto-chez-paul.com à chez-paul.fr doit rediriger l’ancienne adresse vers la nouvelle. Sinon, les liens existants et la visibilité acquise sont perdus. Google explique comment déplacer un site en changeant d’adresse.

5. Choisir l’hébergement uniquement sur le prix

Un hébergement trop faible rend le site lent. Sur mobile, un client pressé ne patiente pas. Il appelle le concurrent suivant.

6. Ne pas avoir de sauvegardes

Une mise à jour ratée, un piratage, une erreur de manipulation : sans sauvegarde récente, tout est à refaire. Vérifiez qu’elles sont automatiques et testez une restauration.

7. Toucher aux réglages DNS sans noter l’existant

Avant toute modification, faites une capture d’écran de la zone DNS. En cas de souci, vous pourrez revenir en arrière en quelques minutes.

La petite routine annuelle

  • Vérifier la date d’expiration du domaine.
  • Vérifier le titulaire et l’e-mail de contact.
  • Vérifier que les sauvegardes tournent.
  • Relire les mentions légales, hébergeur compris.

❓ Questions fréquentes

Peut-on transférer son nom de domaine chez un autre prestataire ?

Oui. Vous demandez un code de transfert, parfois appelé code AUTH, à votre bureau d'enregistrement actuel. Vous le donnez au nouveau prestataire, qui lance la procédure. Le transfert prend en général de quelques heures à quelques jours. Votre site reste en ligne si la zone DNS est bien reprise. Pensez à vérifier que le domaine n'expire pas pendant l'opération.

Vaut-il mieux un .fr ou un .com pour une entreprise française ?

Pour une activité tournée vers la France, le .fr est souvent le plus parlant : il signale clairement où vous travaillez et rassure les clients locaux. Le .com convient bien à une boutique en ligne qui vise plusieurs pays. Si les deux sont libres et que le budget le permet, réserver les deux et rediriger l'un vers l'autre évite qu'un tiers prenne votre nom.

Que se passe-t-il si mon nom de domaine expire ?

Votre site et vos e-mails professionnels cessent de fonctionner. Il existe en général une période de grâce pendant laquelle vous pouvez encore le renouveler, parfois avec des frais supplémentaires. Passé ce délai, le nom redevient disponible et n'importe qui peut l'acheter. Pour éviter ce risque, activez le renouvellement automatique et gardez une carte bancaire à jour.

Peut-on changer d'hébergement sans changer de nom de domaine ?

Oui, et c'est même le cas le plus fréquent. On copie le site chez le nouvel hébergeur, on vérifie qu'il fonctionne, puis on modifie la zone DNS pour pointer vers le nouveau serveur. Vos clients tapent toujours la même adresse. Il faut juste veiller à ne pas casser les réglages des e-mails pendant l'opération.

Mon adresse e-mail professionnelle dépend-elle de mon hébergement ?

Elle dépend surtout de votre nom de domaine. L'e-mail peut être fourni par votre hébergeur, ou par un service séparé comme Google Workspace ou Microsoft 365. Ce sont les lignes MX de votre zone DNS qui indiquent où arrivent les messages. Vous pouvez donc changer d'hébergement de site tout en gardant vos e-mails chez le même fournisseur.

Mon agence a acheté mon nom de domaine : est-ce un problème ?

Ce n'est pas un problème si le domaine est enregistré à votre nom et que vous pouvez y accéder. C'en est un s'il est au nom de l'agence. Demandez par écrit le nom du titulaire et le bureau d'enregistrement. Si le titulaire n'est pas vous, demandez un changement de titulaire. C'est une démarche courante, à faire tant que la relation est bonne.

Combien de temps faut-il pour mettre un site en ligne avec son propre nom de domaine ?

La réservation du nom de domaine est quasi immédiate. Le lien avec l'hébergement demande quelques réglages, puis un délai de prise en compte de quelques heures, parfois jusqu'à 48 heures. Le vrai délai vient de la création du site lui-même : textes, photos, pages. Pour un site vitrine simple, comptez de quelques jours à quelques semaines selon votre disponibilité.

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Écrit par

Alain Houessou

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