Hébergement site internet : quel compte comptable, et pour la refonte ? 🧾
Mis à jour le Par Alain Houessou16 min de lecture
Vous avez reçu la facture de votre hébergeur, ou un devis de refonte, et vous ne savez pas où la ranger en comptabilité ? Les règles sont plus simples qu'elles n'en ont l'air. Et si votre projet de site vous pose question, réservez un appel de 15 minutes avec Alain pour en parler.
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Table des matières
- Comment comptabiliser l’hébergement d’un site internet ?
- Quel compte comptable pour l’hébergement d’un site internet ?
- Quelle écriture passer pour une facture d’hébergement ?
- Où classer le nom de domaine, les abonnements Wix ou Shopify et les extensions ?
- Quel compte comptable pour la maintenance d’un site internet ?
- Comment comptabiliser la création d’un site internet : charge ou immobilisation ?
- Sur combien d’années amortir un site internet ?
- Comment comptabiliser la refonte d’un site internet ?
- Comment traiter la TVA sur les frais de site, y compris avec un prestataire étranger ?
- Comment faire si vous êtes micro-entrepreneur ?
- Quelles erreurs éviter en comptabilisant les frais de son site ?
- Comment préparer les factures de son site pour son comptable ?
🧠 Où en êtes-vous avec votre site ?
📊 Frais de site internet : où les classer en comptabilité
| Dépense | Nature | Compte souvent utilisé | À retenir |
|---|---|---|---|
| Hébergement | Charge | 6135 (ou 651, 6288 selon le cabinet) | Payé plusieurs années d'avance : étaler avec le 486 |
| Nom de domaine | Charge | 6135 ou 651 | Renouvelé chaque année, jamais immobilisé en pratique |
| Abonnement Wix, Shopify, extensions | Charge | 651 ou 6135 | Les commissions de paiement vont plutôt en 627 |
| Maintenance et mises à jour | Charge | 6156 | Contrat annuel : rattacher à la bonne période |
| Création d'un site durable | Immobilisation possible | 205, amorti en 2805 | Les études préalables restent en charge |
| Refonte complète | Nouvelle immobilisation | 205 | L'ancien site sort du bilan |
| Référencement, publicité en ligne | Charge | 623 ou 6226 | Selon qu'il s'agit de publicité ou d'honoraires |
🎬 La vidéo à voir
Comment comptabiliser l’hébergement d’un site internet ?
L'hébergement se comptabilise en charge de l'exercice, car c'est un service loué et renouvelé chaque année. On l'enregistre hors taxes, avec la TVA déductible à part.
L’hébergement, c’est la place que vous louez sur un serveur pour que votre site soit visible en ligne. Vous ne l’achetez pas : vous payez pour l’utiliser.
En comptabilité, cela change tout. Un service consommé sur une période est une charge. Il réduit le résultat de l’année où il est consommé. Il ne devient jamais un bien inscrit au bilan.
Les trois réflexes à avoir
- Enregistrer le montant hors taxes dans un compte de charges de la classe 6, celle des dépenses de fonctionnement.
- Isoler la TVA dans le compte de TVA déductible, si vous la récupérez.
- Rattacher la dépense à la bonne période. Un hébergement payé pour trois ans ne se met pas entièrement sur la première année.
Deux exemples concrets
Un plombier paie chaque année son hébergement à un hébergeur français. La facture tombe en mars, pour douze mois. Si son exercice suit l’année civile, sa comptable garde en charge la part de mars à décembre. Les deux mois restants sont reportés sur l’année suivante.
Une boulangère paie trois ans d’avance pour profiter d’une remise. Sa comptable ne garde en charge que la part de l’exercice en cours. Le reste passe en charges constatées d’avance (compte 486), c’est-à-dire mis de côté pour les années suivantes.
Si les montants sont faibles, beaucoup de cabinets ne font pas ce découpage au mois près. C’est une question de bon sens et de seuil, à voir avec eux.
Ce que l’hébergement n’est pas
L’hébergement n’est pas la création du site. Ce n’est pas non plus la maintenance. Si votre prestataire facture tout ensemble, demandez-lui de séparer les lignes.
Chaque poste suit sa propre règle. L’hébergement reste une charge. La maintenance aussi. La création, elle, peut devenir une immobilisation, c’est-à-dire un bien amorti sur plusieurs années.
Quel compte comptable pour l’hébergement d’un site internet ?
Le plan comptable ne prévoit pas de compte « hébergement ». Le 6135, locations mobilières, est souvent retenu. Certains cabinets utilisent le 651 ou le 6288. L'essentiel : rester constant.
C’est la question qui revient le plus. Et la réponse honnête surprend : il n’existe pas de compte officiel nommé « hébergement de site ». Chaque cabinet choisit le compte le plus logique, et s’y tient.
Les comptes les plus utilisés
| Compte | Intitulé | Pourquoi il est choisi |
|---|---|---|
| 6135 | Locations mobilières | Vous louez un espace sur un serveur |
| 651 | Redevances pour licences et logiciels | L’hébergement ressemble à un abonnement logiciel |
| 6288 | Autres services extérieurs divers | Compte « fourre-tout » pour les services non classés |
| 6156 | Maintenance | Quand l’hébergement est inclus dans un contrat de maintenance |
Comment choisir
Le 6135 est le plus courant pour un hébergement seul. La logique est simple : vous louez de la place, comme vous loueriez une machine.
Le 651 se défend bien pour les offres « tout compris » de type abonnement, où l’outil et l’hébergement sont fournis ensemble.
Si votre agence facture un forfait mensuel qui mêle hébergement, sauvegardes et mises à jour, le 6156 peut suffire pour tout. Inutile de découper une facture de quelques dizaines d’euros en trois comptes.
La vraie règle : la cohérence
Ce qui compte, c’est de garder le même compte d’une année à l’autre. Votre comptable pourra alors comparer vos dépenses facilement. Un contrôle fiscal ne reprochera pas le choix entre 6135 et 651. Il regardera surtout si la dépense est réelle, justifiée et liée à votre activité.
Un coiffeur qui range son hébergement en 6135 une année, puis en 6288 l’année suivante, ne commet pas une faute grave. Mais il complique la lecture de ses comptes, pour lui comme pour son banquier.
En cas de doute, posez simplement la question à votre expert-comptable. Il a souvent déjà un usage établi pour ses clients.
Quelle écriture passer pour une facture d’hébergement ?
On débite le compte de charge pour le montant hors taxes, le 44566 pour la TVA, et on crédite le compte fournisseur 401 pour le total TTC.
Une écriture comptable, c’est une ligne qui dit d’où vient l’argent et où il va. Pour une facture d’hébergement, elle tient en trois lignes.
Exemple : une facture annuelle
Prenons un exemple simple, avec des chiffres ronds pour l’illustration : 120 € hors taxes, 24 € de TVA, soit 144 € TTC.
| Compte | Libellé | Débit | Crédit |
|---|---|---|---|
| 6135 | Hébergement site internet | 120 € | |
| 44566 | TVA déductible sur autres biens et services | 24 € | |
| 401 | Fournisseur (hébergeur) | 144 € |
Le 401, c’est la dette envers votre hébergeur. Elle existe tant que vous n’avez pas payé.
Le jour du paiement
Quand le prélèvement passe, on solde la dette :
- débit du 401 pour 144 € ;
- crédit du 512, votre compte bancaire, pour 144 €.
Beaucoup de logiciels de comptabilité font ces deux étapes d’un coup quand vous rapprochez la facture de votre relevé bancaire.
Si vous avez payé plusieurs années d’avance
Reprenons la boulangère qui a payé trois ans. À la clôture de l’exercice, sa comptable passe une écriture de régularisation :
- débit du 486 (charges constatées d’avance) pour la part des années futures ;
- crédit du 6135 pour le même montant.
L’année suivante, l’écriture inverse remet en charge la bonne part. Ainsi, chaque exercice supporte uniquement ce qu’il a consommé.
Le libellé, un détail utile
Écrivez un libellé clair : « Hébergement site 2025 – nom de l’hébergeur ». Dans trois ans, vous retrouverez la dépense en quelques secondes. Votre comptable aussi.
Où classer le nom de domaine, les abonnements Wix ou Shopify et les extensions ?
Le nom de domaine, les abonnements Wix, Shopify ou WordPress.com et les extensions payantes sont des charges récurrentes. On les classe souvent en 6135 ou en 651.
Autour de l’hébergement gravitent plein de petites factures. Elles suivent presque toutes la même logique : ce sont des abonnements, donc des charges.
Le nom de domaine
Le nom de domaine, c’est votre adresse en ligne, du type « votre-entreprise.fr ». Vous le louez pour un an, ou quelques années, puis vous le renouvelez.
Il se range en charge, souvent avec l’hébergement, en 6135 ou en 651. Les montants sont faibles, quelques euros à quelques dizaines d’euros par an selon l’extension. Les tarifs changent selon les fournisseurs.
Les plateformes tout-en-un
Wix, Shopify, Squarespace ou WordPress.com fonctionnent par abonnement mensuel ou annuel. L’outil, l’hébergement et souvent le nom de domaine sont regroupés.
Ces abonnements vont naturellement en 651, redevances pour logiciels, ou en 6135. Si vous débutez avec une boutique, la page Shopify, c’est quoi et comment ça fonctionne explique bien ce que couvre l’abonnement.
Les commissions de paiement
Attention à un piège fréquent. Sur une boutique en ligne, les frais prélevés sur chaque vente ne sont pas un abonnement. Ce sont des frais bancaires.
Ils se rangent plutôt en 627, services bancaires et assimilés. Une créatrice de bijoux qui vend en ligne aura donc deux lignes : l’abonnement d’un côté, les commissions de l’autre.
Les extensions, thèmes et applications
- Extension ou application payée chaque mois : charge, en 651.
- Thème acheté une fois : en général une charge directe, vu son faible montant.
- Licence annuelle d’une extension WordPress : charge de l’année, en 651.
Les e-mails professionnels
Votre messagerie professionnelle, souvent liée au nom de domaine, suit la même règle. C’est un abonnement, donc une charge, dans le même compte que vos autres outils en ligne.
Quel compte comptable pour la maintenance d’un site internet ?
La maintenance d'un site se range en 6156, maintenance. Elle couvre les mises à jour, la sécurité, les sauvegardes et les petites corrections qui gardent le site en état.
La maintenance, c’est l’entretien courant de votre site. Comme la révision d’une camionnette : elle ne la rend pas neuve, elle l’empêche de tomber en panne.
Ce qui relève de la maintenance
- Les mises à jour de WordPress, des extensions et du thème.
- Les sauvegardes régulières.
- La surveillance de la sécurité et la réparation après un piratage.
- Les petites corrections : un lien cassé, une image qui ne s’affiche plus.
- Les changements de contenu simples : nouveaux horaires, nouveaux tarifs.
Tout cela va en 6156, maintenance. C’est une charge de l’année, comme l’hébergement.
Contrat annuel ou intervention ponctuelle
Avec un contrat mensuel, chaque facture va en charge au fil des mois. Rien de compliqué.
Avec un contrat annuel payé d’avance, on applique la même règle que pour l’hébergement. La part qui concerne l’exercice suivant passe en 486.
Une intervention ponctuelle, comme une réparation après une panne, va aussi en 6156.
Maintenance ou évolution ?
C’est là que se joue la vraie question. Une coiffeuse qui fait mettre à jour sa grille de tarifs paie de la maintenance. Une charge, sans hésiter.
Si elle fait ajouter un module de prise de rendez-vous en ligne, c’est autre chose. Elle ajoute une fonction nouvelle, qui va servir plusieurs années. Selon le montant, cette dépense peut être immobilisée.
| Intervention | Nature probable |
|---|---|
| Mise à jour de sécurité | Charge (6156) |
| Correction d’un bug | Charge (6156) |
| Changement de textes ou photos | Charge (6156) |
| Ajout d’un module de réservation | Immobilisation possible (205) |
| Création d’une boutique en ligne | Immobilisation possible (205) |
Demandez à votre prestataire de bien distinguer les deux sur ses factures. Cela évite à votre comptable de deviner.
Comment comptabiliser la création d’un site internet : charge ou immobilisation ?
Un site créé pour durer plusieurs années peut être immobilisé en compte 205, puis amorti. Les études préalables restent des charges. Un petit site peu coûteux passe souvent directement en charge.
La création d’un site n’est pas un abonnement. C’est un bien qui va servir plusieurs années. Les règles comptables françaises permettent donc, sous conditions, de l’inscrire au bilan.
Les trois phases d’un projet
Les règles distinguent trois temps dans la vie d’un site :
| Phase | Exemples | Traitement |
|---|---|---|
| Recherche préalable | Étude de faisabilité, choix des objectifs, comparaison d’offres | Charge |
| Conception et développement | Maquettes, graphisme, développement, mise en ligne | Immobilisation possible |
| Exploitation | Mises à jour, maintenance, hébergement | Charge |
La phase de réflexion, celle où vous écrivez votre cahier des charges de site internet, reste une dépense de l’année. Même chose pour le travail sur l’arborescence de votre site internet s’il est facturé à part, en amont du projet.
Les conditions pour immobiliser
Pour inscrire le développement au bilan, il faut en substance :
- que le site ait de sérieuses chances d’aboutir techniquement ;
- que vous ayez l’intention de l’achever et de l’utiliser ;
- qu’il doive vous rapporter quelque chose, en ventes ou en clients ;
- que son coût puisse être mesuré de façon fiable.
Pour un site vitrine commandé à une agence, ces conditions sont en général réunies.
L’écriture d’acquisition
Pour une création immobilisée :
- débit du 205 pour le montant hors taxes ;
- débit du 44562, TVA sur immobilisations ;
- crédit du 404, fournisseurs d’immobilisations.
Et si le montant est faible ?
Un site très simple, peu coûteux, passe souvent directement en charge. L’administration fiscale admet une tolérance pour certains biens de faible valeur. Votre comptable vous dira si elle s’applique à votre cas.
Les montants de marché varient beaucoup : de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros pour un site vitrine, davantage pour une boutique en ligne.
Sur combien d’années amortir un site internet ?
Un site s'amortit sur sa durée d'utilisation probable, souvent entre un et trois ans en pratique. Votre comptable fixe la durée selon votre projet et les règles fiscales.
Amortir, c’est étaler le coût d’un bien sur les années où il vous sert. Plutôt que de tout passer en charge la première année, vous en passez une part chaque année.
Quelle durée retenir
Aucune durée unique n’est imposée. On retient la durée d’utilisation probable du site. Les technologies évoluent vite, et un site est souvent refait au bout de quelques années.
En pratique, beaucoup de cabinets retiennent un à trois ans. Pour certains logiciels, la loi fiscale permet aussi un amortissement accéléré. Votre comptable vérifiera si votre site peut en profiter.
Un exemple chiffré
Une avocate fait créer son site pour 3 000 € hors taxes, chiffre donné pour l’exemple. Le site est mis en ligne le 1er juillet. Sa comptable retient trois ans, en linéaire, c’est-à-dire la même somme chaque année.
| Exercice | Calcul | Dotation |
|---|---|---|
| Année 1 (6 mois) | 3 000 € ÷ 3 × 6/12 | 500 € |
| Année 2 | 3 000 € ÷ 3 | 1 000 € |
| Année 3 | 3 000 € ÷ 3 | 1 000 € |
| Année 4 (6 mois) | Solde | 500 € |
L’amortissement démarre à la mise en service, pas à la signature du devis. D’où le calcul au prorata la première année.
L’écriture de fin d’année
Chaque année, à la clôture :
- débit du 6811, dotations aux amortissements ;
- crédit du 2805, amortissements des logiciels et droits similaires.
Au bilan, le site apparaît pour sa valeur d’origine, moins les amortissements déjà passés. Cette différence s’appelle la valeur nette comptable.
Pourquoi c’est intéressant pour vous
Immobiliser n’est pas toujours un avantage fiscal immédiat. Passer tout en charge réduit davantage le bénéfice la première année. Mais l’amortissement donne une image plus juste de votre entreprise, utile face à un banquier. Le bon choix dépend de votre situation : parlez-en à votre comptable.
Comment comptabiliser la refonte d’un site internet ?
Une refonte complète crée un nouveau site : elle s'immobilise, et l'ancien site sort du bilan. Un simple rafraîchissement, sans nouvelle fonction durable, reste une charge de l'année.
Refaire son site, ce n’est pas toujours la même chose. Tout dépend de l’ampleur du chantier. Comme en rénovation : repeindre une façade n’est pas reconstruire la maison.
Cas 1 : le rafraîchissement
Vous changez quelques couleurs, des photos, vous réécrivez des textes. Le site garde la même structure et les mêmes fonctions.
C’est une charge, en 6156 ou en 6226 s’il s’agit d’honoraires. Même si vous retravaillez soigneusement votre page d’accueil et ce qu’il faut y mettre, cela reste de l’entretien.
Cas 2 : l’ajout d’une fonction durable
Vous ajoutez une boutique, une réservation en ligne, un espace client. Le site gagne une capacité nouvelle, qui va durer.
Cette dépense peut être immobilisée en 205 et amortie à part, sur sa propre durée.
Cas 3 : la refonte complète
Nouveau design, nouvelle structure, souvent nouvel outil. En pratique, c’est un nouveau site. La méthode d’une refonte de site WordPress étape par étape montre bien l’ampleur d’un tel projet.
Comptablement, deux mouvements :
- Le nouveau site entre au bilan en 205, comme une création.
- L’ancien site en sort. On solde son compte 205 et ses amortissements en 2805.
Que devient l’ancien site ?
S’il est totalement amorti, l’opération est neutre : on retire les deux montants, ils s’annulent.
S’il reste une valeur non amortie, elle passe en charge, en 675, valeur comptable des éléments d’actif cédés. C’est le cas d’un gîte qui refait son site au bout d’un an, alors qu’il l’amortissait sur trois.
Le bon réflexe
Demandez un devis qui sépare clairement les postes : réflexion, design, développement, contenus, migration. Votre comptable pourra alors classer chaque ligne sans approximation.
Comment traiter la TVA sur les frais de site, y compris avec un prestataire étranger ?
La TVA payée sur l'hébergement et la maintenance se récupère si vous êtes assujetti. Avec un prestataire étranger, c'est souvent vous qui autoliquidez la TVA sur votre déclaration.
La TVA suit la nature de la dépense. Elle n’a rien de spécifique au web, mais quelques détails méritent votre attention.
Deux comptes de TVA déductible
- 44566, TVA sur autres biens et services : pour l’hébergement, le nom de domaine, la maintenance, les abonnements.
- 44562, TVA sur immobilisations : pour la création ou la refonte immobilisée.
La distinction compte pour votre déclaration de TVA, où les deux montants apparaissent sur des lignes différentes.
Si vous êtes en franchise de TVA
Un petit artisan en franchise en base ne facture pas de TVA. En contrepartie, il ne la récupère pas sur ses achats.
Il enregistre donc ses frais de site toutes taxes comprises, directement en charge ou en immobilisation. Pas de compte 44566 dans ce cas.
Les prestataires étrangers
Beaucoup d’outils en ligne sont facturés depuis l’étranger, en Irlande, aux États-Unis ou ailleurs. Leurs factures arrivent souvent sans TVA française.
Entre professionnels, c’est en général à vous de déclarer la TVA, à la place du fournisseur. C’est l’autoliquidation : vous déclarez une TVA due et, si vous êtes assujetti, la même somme en TVA déductible. L’opération est souvent neutre pour votre trésorerie.
Le ministère de l’Économie détaille le fonctionnement de l’autoliquidation de la TVA pour les entreprises.
Un point pratique
Renseignez votre numéro de TVA intracommunautaire dans votre compte client chez ces fournisseurs. Sans lui, certains appliquent leur propre TVA, et vous compliquez votre déclaration.
Un commerçant qui paie une application de caisse ou une extension facturée depuis l’étranger a tout intérêt à transmettre ces factures à part à son comptable. Elles demandent un traitement particulier.
Comment faire si vous êtes micro-entrepreneur ?
Un micro-entrepreneur ne déduit pas ses frais de site : l'abattement forfaitaire les couvre déjà. Il n'a pas de compte comptable à choisir, seulement ses recettes à noter.
Bonne nouvelle si vous êtes en micro-entreprise : tout ce qui précède vous concerne peu. Votre comptabilité est volontairement simplifiée.
Pourquoi vos frais ne se déduisent pas
En micro-entreprise, vous êtes imposé sur votre chiffre d’affaires, après un abattement forfaitaire. Cet abattement est censé couvrir toutes vos dépenses, y compris votre site.
Vous ne déduisez donc ni l’hébergement, ni la maintenance, ni la création. Pas d’amortissement non plus. Pas de compte 6135 ou 205 à choisir.
Ce que vous devez tenir
Vos obligations se limitent pour l’essentiel à un livre des recettes. Si vous vendez des marchandises, vous tenez aussi un registre des achats. Le site officiel détaille les obligations comptables du micro-entrepreneur.
Pourquoi garder vos factures quand même
- Pour savoir ce que votre site vous coûte vraiment chaque année.
- Pour comparer avec ce qu’il vous rapporte.
- Pour être prêt si vous passez un jour au régime réel.
Le cas du passage au réel
Un propriétaire de gîte qui investit lourdement dans un site avec réservation en ligne peut se poser la question. Au régime réel, ses vraies dépenses deviennent déductibles.
Ce choix ne se fait pas pour un seul site. Il dépend de l’ensemble de vos charges, de votre chiffre d’affaires et de votre situation. Un expert-comptable peut faire la simulation avec vous.
Et la TVA ?
La plupart des micro-entrepreneurs sont en franchise de TVA. Ils paient donc la TVA sur leurs factures de site sans la récupérer. C’est normal, et cela n’a rien d’anormal à signaler.
Quelles erreurs éviter en comptabilisant les frais de son site ?
Les erreurs courantes : tout mettre dans un seul compte, immobiliser la maintenance, oublier l'étalement d'un paiement pluriannuel, ou garder au bilan un ancien site remplacé.
La plupart des erreurs viennent d’une facture mal lue ou d’un devis trop flou. Elles se corrigent facilement, à condition de les repérer.
1. Mélanger création et abonnements
Une seule facture « Site internet – 2 400 € » qui regroupe création, hébergement et un an de maintenance. Impossible de classer correctement. Demandez toujours des lignes séparées.
2. Immobiliser la maintenance
Les mises à jour et corrections ne créent rien de nouveau. Les inscrire au bilan gonfle artificiellement votre patrimoine. Elles vont en charge, en 6156.
3. Tout passer en charge sans réfléchir
L’erreur inverse existe aussi. Une boutique en ligne qui a coûté plusieurs milliers d’euros mérite au moins la question de l’immobilisation. Votre comptable tranchera, mais il doit avoir l’information.
4. Oublier l’étalement
Trois ans d’hébergement payés en une fois, tout en charge la première année. Le résultat de cette année est faussé, puis ceux des deux suivantes.
5. Laisser un ancien site au bilan
Après une refonte complète, l’ancien site n’existe plus. S’il reste au bilan, vos comptes montrent un bien fantôme. Il faut le sortir.
6. Perdre les factures des outils étrangers
Ces factures arrivent par e-mail, parfois en anglais, parfois sur un espace client. Elles se perdent vite. Or sans facture, pas de déduction, et pas d’autoliquidation correcte.
7. Changer de compte chaque année
Une année en 6135, l’autre en 651, la suivante en 6288. Rien d’illégal, mais vos comptes deviennent illisibles d’une année sur l’autre.
En résumé
| Dépense | Erreur fréquente | Bonne pratique |
|---|---|---|
| Hébergement pluriannuel | Tout en charge l’année 1 | Étaler avec le 486 |
| Maintenance | Immobilisée | Charge en 6156 |
| Refonte complète | Ancien site gardé | Sortie d’actif |
Comment préparer les factures de son site pour son comptable ?
Demandez des devis et factures qui séparent chaque poste, classez-les par type de dépense, notez la date de mise en ligne et transmettez à part les factures étrangères.
Votre comptable ne connaît pas votre site. Plus vos documents sont clairs, moins il perd de temps, et moins vous payez d’allers-retours.
La liste à préparer
- Le devis signé, avec les postes séparés : conception, design, développement, contenus, hébergement, maintenance.
- Les factures correspondantes, avec les mêmes intitulés.
- La date de mise en ligne du site, qui fait démarrer l’amortissement.
- Les abonnements récurrents : hébergement, nom de domaine, plateforme, extensions.
- Les factures étrangères, regroupées à part.
- En cas de refonte, la référence de l’ancien site au bilan, si vous l’aviez immobilisé.
Un dossier simple par année
Créez un dossier « Site internet » avec trois sous-dossiers : création ou refonte, abonnements, maintenance. Un électricien qui fait cela en dix minutes par trimestre n’a plus de mauvaise surprise au bilan.
Combien de temps les garder
Les pièces comptables se conservent longtemps, en principe dix ans. Le site officiel précise les durées de conservation des documents de l’entreprise.
Choisir un prestataire qui facture clairement
Un devis précis aide votre comptable, mais aussi vous. Vous savez ce que vous payez, et pourquoi. C’est la façon dont nous présentons nos devis pour la création de site internet : chaque poste est nommé et chiffré à part.
Un site est un investissement qui se suit dans la durée. Le site de TB Rénovation & Nettoyage, couvreur en Loire-Atlantique, en est un exemple : site et référencement local, de 2 à 63 visites Google par jour entre juin 2025 et octobre 2026.
Un dernier mot honnête
Mindflow Origin crée des sites, ce n’est pas un cabinet comptable. Les comptes indiqués sont ceux de la pratique courante. Pour votre cas précis, votre expert-comptable a toujours le dernier mot.
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❓ Questions fréquentes
Le nom de domaine peut-il être immobilisé ?
En théorie, un nom de domaine acquis durablement peut être considéré comme un actif. En pratique, pour une petite entreprise, il est loué pour un an ou quelques années et renouvelé. Il se comptabilise donc en charge, avec l'hébergement ou les abonnements. Seul un nom de domaine racheté cher à un tiers pose vraiment la question.
Un site créé sur Wix ou Shopify peut-il être immobilisé ?
L'abonnement à la plateforme reste une charge, car vous louez l'outil. En revanche, si une agence facture un vrai travail de création sur cette plateforme, ce travail peut parfois être immobilisé. Tout dépend du montant, de la durée d'utilisation prévue et de l'avis de votre comptable.
Où ranger les frais de référencement et de publicité en ligne ?
La publicité payante, comme les annonces sur Google, se range en 623, publicité. Un accompagnement en référencement facturé par un prestataire peut aller en 623 ou en 6226, honoraires, selon sa nature. Dans les deux cas, ce sont des charges de l'année, pas des immobilisations.
Un site que j'ai fait moi-même peut-il être immobilisé ?
C'est possible en théorie, par une écriture de production immobilisée. Mais il faut chiffrer votre temps et vos coûts de façon fiable, ce qui est difficile pour un artisan seul. Dans la plupart des cas, on se contente de passer en charge les outils et abonnements payés.
Les photos professionnelles du site se comptabilisent comment ?
Une séance photo pour votre site est en général une charge, en honoraires ou en publicité selon le cabinet. Si les photos font partie d'un projet de création immobilisé et sont facturées dans le même devis, elles peuvent suivre le site au bilan. Demandez une ligne séparée pour garder le choix.
Que faire si je change d'hébergeur en cours d'année ?
Rien de compliqué. Chaque facture suit la même règle et va dans le même compte de charge. Si vous aviez payé l'ancien hébergeur d'avance et qu'il vous rembourse une partie, ce remboursement vient réduire la charge. Sans remboursement, la somme reste simplement une charge de l'année.
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Écrit par
Alain Houessou
Fondateur · SEO, automatisation et IA
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📈 Nos cas clients
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- E-commerce d'équipement de chasse et de tirArmurerie NéASite refait, contenu publié en série et une application de gestion sur mesure pour une boutique en ligne d'équipement.
- Couvreur et nettoyage de toitures, Loire-AtlantiqueTB Rénovation & NettoyageUn cocon SEO de plus de 100 pages pour couvrir chaque service dans chaque commune du département.
- Entraîneur privé, MontréalRaphaël FitnessAudit du site d'un coach sportif, plan de référencement en 20 jours et une douzaine d'articles de blog écrits pour attirer ses futurs clients.
- Boutique en ligne de rideaux et décorationBoutique Shopify de décorationNeuf articles reliés entre eux qui répondent aux questions avant l'achat et renvoient vers la bonne collection.