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Inventaire de stock : la méthode pas à pas, avec un exemple 📦

Mis à jour le Par Alain Houessou17 min de lecture

Vous devez faire l'inventaire de votre stock et vous ne savez pas par où commencer ? Ou vous le faites chaque année et vous y laissez un week-end entier ? Prenons 15 minutes au téléphone pour regarder votre situation et trouver la méthode la plus simple pour vous.

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Table des matières
  1. C’est quoi un inventaire de stock ?
  2. Pourquoi faire un inventaire de stock et à quoi sert-il ?
  3. L’inventaire de stock est-il obligatoire ?
  4. Comment organiser un inventaire de stock ?
  5. Comment faire un inventaire de stock, étape par étape ?
  6. Comment faire un bon inventaire de stock sans erreurs ?
  7. À quoi ressemble un exemple d’inventaire de stock ?
  8. Comment faire un inventaire de stock sur Excel ?
  9. Comment faire un inventaire de stock dans un restaurant ?
  10. Comment calculer la valeur de son stock après le comptage ?
  11. Inventaire annuel ou inventaire tournant : lequel choisir ?
  12. Quand passer d’Excel à un logiciel de gestion de stock ?

🧠 Quelle solution pour votre inventaire de stock ?

📊 Quel outil pour faire votre inventaire de stock ?

OutilPour quiAvantagesLimitesCoût indicatif
Papier et crayonTrès petit stock, une seule pièceRien à installer, tout le monde sait faireRessaisie obligatoire, erreurs fréquentesQuasi nul
Tableur (Excel, Google Sheets)Boutique, atelier, petit restaurantCalculs automatiques, modèle réutilisablePas de suivi en temps réel, risque de formule casséeGratuit ou inclus dans une suite bureautique
Application mobile avec scanCommerce avec codes-barresComptage rapide au téléphone, moins de saisieÉtiquetage préalable nécessaireGratuit à quelques dizaines d'euros par mois, tarifs variables
Logiciel de gestion de stockStock important, plusieurs zones ou boutiquesStock théorique à jour, alertes, historiqueMise en place et formationQuelques dizaines à quelques centaines d'euros par mois, selon l'offre
Outil sur mesureMétier particulier, process spécifiqueColle exactement à votre façon de travaillerInvestissement de départ plus élevéSur devis, selon le périmètre

C’est quoi un inventaire de stock ?

Un inventaire de stock consiste à compter physiquement tout ce que vous avez en réserve et en rayon, à une date donnée, puis à en calculer la valeur.

Faire l’inventaire, c’est s’arrêter un moment pour compter. Vous notez chaque article présent, sa quantité, puis vous lui donnez une valeur en euros.

Le stock, c’est tout ce que vous achetez pour le revendre ou le transformer :

  • les marchandises d’un commerçant (chaussures, livres, bouteilles de vin) ;
  • les matières premières d’un artisan (farine du boulanger, tubes de cuivre du plombier, bois du menuisier) ;
  • les produits en cours ou finis (pâtons surgelés, meubles terminés à l’atelier) ;
  • les produits consommés pour le service, comme les colorations chez un coiffeur.

L’inventaire ne se confond pas avec la gestion de stock. La gestion suit les entrées et les sorties au quotidien. L’inventaire vérifie sur le terrain que ces chiffres sont justes. Pour bien poser la différence, la page gestion de stock : définition et exemple reprend les bases.

Stock théorique et stock physique

Deux chiffres se répondent :

  • le stock théorique : ce que vos factures, votre caisse ou votre logiciel disent que vous avez ;
  • le stock physique : ce que vous comptez vraiment sur les étagères.

L’écart entre les deux vient de la casse, des vols, des erreurs de saisie ou des produits périmés. Dans le commerce, on parle souvent de « démarque ». L’inventaire sert justement à mesurer cet écart, puis à corriger vos chiffres.

Ce que vous obtenez à la fin

Un inventaire bien fait vous donne trois choses :

  1. une liste complète des articles présents ;
  2. une quantité exacte pour chacun ;
  3. une valeur totale, utilisée par votre comptable pour le bilan.

Ce n’est donc pas qu’une corvée administrative. C’est une photo fidèle de l’argent immobilisé dans votre boutique ou votre atelier.

Pourquoi faire un inventaire de stock et à quoi sert-il ?

Un inventaire sert à connaître la vraie valeur de votre stock pour les comptes, repérer les pertes, éviter les ruptures et acheter juste, sans argent qui dort.

Beaucoup de patrons voient l’inventaire comme une obligation du comptable. C’est vrai, mais c’est loin d’être la seule raison de le faire.

Avoir des comptes justes

Le stock entre dans le calcul de votre résultat. Un stock surévalué gonfle votre bénéfice sur le papier. Un stock sous-évalué le réduit. Dans les deux cas, vos chiffres ne reflètent pas la réalité, et vos impôts non plus.

Repérer les pertes

Quand le stock compté est plus faible que prévu, quelque chose cloche. Il peut s’agir :

  • de casse, fréquente chez un caviste ou un fleuriste ;
  • de vol, à l’étalage ou en réserve ;
  • d’erreurs de saisie à la réception ou en caisse ;
  • de produits jetés car périmés, sans que personne ne le note.

Sans inventaire, ces pertes restent invisibles. Avec, vous savez où regarder.

Acheter au bon moment et en bonne quantité

Un électricien qui ne connaît pas son stock de gaines rachète par prudence. Résultat : des cartons qui dorment au dépôt pendant des mois. À l’inverse, une boutique de prêt-à-porter qui croit avoir des tailles M en réserve peut se retrouver en rupture un samedi.

L’inventaire vous montre :

  • les articles qui ne bougent plus et immobilisent de l’argent ;
  • ceux qui partent vite et méritent une commande plus régulière ;
  • ceux qui s’abîment ou vieillissent, à écouler en priorité.

Préparer une vente ou un financement

Si vous cédez votre fonds de commerce ou demandez un prêt, le stock fait partie de la valeur de l’entreprise. Un inventaire récent et propre rassure l’acheteur comme le banquier.

En résumé, l’inventaire sert autant à piloter votre activité qu’à remplir vos obligations.

L’inventaire de stock est-il obligatoire ?

Oui pour les commerçants et les sociétés : la loi impose un inventaire au moins une fois tous les douze mois, en général à la date de clôture de l'exercice.

La règle vient du Code de commerce. Son article L123-12 sur les obligations comptables des commerçants prévoit un contrôle par inventaire au moins une fois tous les douze mois.

Qui est concerné ?

  • Les commerçants et les sociétés tenant une comptabilité complète : l’inventaire annuel est obligatoire.
  • Les artisans au régime réel : leur expert-comptable a aussi besoin du stock pour établir le bilan.
  • Les micro-entrepreneurs : leurs obligations comptables sont allégées. Ils tiennent surtout un livre des recettes et, pour la vente, un registre des achats.

Votre situation exacte dépend de votre statut et de votre régime fiscal. Le plus sûr reste de demander à votre comptable ce qui s’applique à vous.

À quelle date ?

L’inventaire se fait en principe le jour de la clôture de l’exercice. Pour beaucoup d’entreprises, c’est le 31 décembre. Pour d’autres, c’est une date choisie à la création, comme le 30 juin ou le 30 septembre.

Si compter ce jour-là est impossible, on peut compter quelques jours avant ou après. Il faut alors corriger les quantités avec les ventes et les achats de l’intervalle.

Que faut-il conserver ?

Gardez une trace écrite de votre inventaire :

  • les feuilles de comptage, papier ou fichier, datées ;
  • le récapitulatif valorisé, article par article ;
  • les explications des écarts importants.

En cas de contrôle, ces documents prouvent que votre stock déclaré correspond à quelque chose de réel. Un simple total « au jugé » ne suffit pas.

Et si vous avez peu de stock ?

Un consultant ou un avocat n’a pas de marchandises. Il n’a donc pas d’inventaire de stock à faire. Un coiffeur, en revanche, a des produits revendus en salon : ils comptent.

Comment organiser un inventaire de stock ?

Choisissez une date calme, rangez et étiquetez la réserve avant, découpez le lieu en zones, préparez des feuilles de comptage et prévoyez des équipes de deux.

Un inventaire raté vient presque toujours d’une mauvaise préparation. Le comptage lui-même est simple. C’est l’organisation qui fait la différence.

Deux à trois semaines avant

  • Fixez la date : un jour de fermeture, un dimanche ou un soir après la fermeture.
  • Prévenez vos fournisseurs : évitez toute livraison ce jour-là.
  • Prévenez vos clients si vous fermez exceptionnellement.
  • Réservez les personnes : vous, vos salariés, un proche de confiance.

La semaine avant

C’est le moment du grand rangement. Une réserve en désordre fait doubler le temps de comptage.

  • regroupez les articles identiques au même endroit ;
  • sortez les produits cassés ou périmés et mettez-les à part ;
  • étiquetez les étagères et les cartons ;
  • traitez les retours fournisseurs en attente.

Découper en zones

Faites un plan rapide de votre local. Numérotez chaque zone : vitrine, rayon 1, rayon 2, réserve, chambre froide, camionnette. Chaque zone reçoit sa feuille de comptage.

Un plombier n’oublie pas sa camionnette : c’est souvent là que dort une bonne partie de son stock. Pour les artisans du bâtiment, qui ont aussi du matériel sur les chantiers, la page gestion de stock dans le BTP détaille ce cas.

Préparer le matériel

  • les feuilles ou le fichier de comptage, déjà remplis avec la liste des articles ;
  • des stylos, des étiquettes « compté » de couleur ;
  • un téléphone ou une douchette si vous scannez des codes-barres ;
  • une balance pour les produits vendus au poids.

Former les équipes

Prévoyez des binômes : un qui compte, un qui note. Expliquez les règles avant de commencer : unité de comptage, traitement des cartons entamés, produits abîmés. Dix minutes d’explication évitent des heures de correction.

Comment faire un inventaire de stock, étape par étape ?

On fige les entrées et sorties, on compte zone par zone, on recompte par sondage, on compare au stock théorique, on explique les écarts, puis on valorise.

Une fois le terrain préparé, le jour J suit toujours le même ordre. Gardez-le en tête, et l’inventaire se déroule sans surprise.

1. Figer les mouvements

Plus aucune vente, réception ou sortie pendant le comptage. Notez le numéro de la dernière facture et du dernier bon de livraison enregistrés. Ce point de coupure évite de compter deux fois ou pas du tout.

2. Compter zone par zone

Chaque binôme prend une zone et la termine avant d’en commencer une autre. On compte toujours dans le même sens, de gauche à droite et de haut en bas.

  • un carton plein se compte en unités, pas en « 1 carton » ;
  • un carton entamé s’ouvre et se compte ;
  • une étagère terminée reçoit une étiquette « compté ».

3. Recompter par sondage

Une autre personne recompte une partie des articles au hasard. Insistez sur les produits chers ou petits, faciles à mal compter. Si l’écart est important, la zone entière est recomptée.

4. Saisir les quantités

Reportez les chiffres dans votre tableur ou votre logiciel le jour même. Le lendemain, les souvenirs s’effacent et les feuilles se perdent.

5. Comparer au stock théorique

Mettez côte à côte ce que vous deviez avoir et ce que vous avez compté. La différence, article par article, donne l’écart.

6. Analyser les écarts

Un écart n’est pas forcément une perte. Avant de conclure, vérifiez :

  • une livraison reçue mais pas encore saisie ;
  • une erreur d’article en caisse, un produit vendu à la place d’un autre ;
  • un produit rangé dans une autre zone.

7. Valoriser et corriger

Multipliez chaque quantité par son coût d’achat. Le total donne la valeur de votre stock. Enfin, corrigez votre stock théorique pour repartir sur des bases justes.

Comment faire un bon inventaire de stock sans erreurs ?

Un bon inventaire repose sur une réserve rangée, une seule unité de comptage par article, un double comptage des produits chers et une saisie faite le jour même.

Les erreurs d’inventaire se ressemblent d’un métier à l’autre. Les connaître à l’avance suffit souvent à les éviter.

Les erreurs les plus fréquentes

Erreur Conséquence Parade
Compter pendant que la boutique vend Stock faux dès le départ Figer les ventes, ou compter hors ouverture
Mélanger cartons et unités Quantités multipliées ou divisées Une seule unité par article, notée sur la feuille
Oublier une zone Stock sous-évalué Plan numéroté, zones cochées une à une
Compter deux fois le même rayon Stock surévalué Étiquette « compté » sur chaque étagère
Garder les produits abîmés au prix normal Valeur gonflée Les mettre à part et les déprécier
Saisir les chiffres une semaine plus tard Feuilles perdues, chiffres illisibles Saisie le soir même

Les pièges selon les métiers

  • Le boulanger : farine, sucre et beurre se comptent au poids. Pesez les sacs entamés plutôt que de les estimer.
  • Le coiffeur : séparez bien les produits revendus aux clients et ceux utilisés au bac.
  • Le caviste : les bouteilles offertes ou ouvertes en dégustation doivent être notées, sinon elles créent des écarts.
  • La boutique en ligne : les colis préparés mais pas encore expédiés posent question. Décidez à l’avance s’ils sont dans le stock ou déjà vendus.

Les marchandises qui ne sont pas à vous

Un dépôt-vente, du matériel prêté par un fournisseur ou un objet laissé en réparation par un client ne font pas partie de votre stock. Rangez-les à part et ne les comptez pas.

À l’inverse, une marchandise payée et en transit vous appartient parfois déjà. Votre comptable vous dira comment la traiter.

La règle d’or

Un inventaire calme vaut mieux qu’un inventaire rapide. Mieux vaut y passer une heure de plus que de traîner un stock faux toute l’année.

À quoi ressemble un exemple d’inventaire de stock ?

Un inventaire tient dans un tableau : référence, désignation, quantité théorique, quantité comptée, écart, coût d'achat unitaire et valeur. Le total donne la valeur du stock.

Rien ne vaut un cas concret. Prenons un caviste fictif, avec quelques références seulement, pour montrer la logique.

Le tableau d’inventaire

Réf. Désignation Théorique Compté Écart Coût unitaire HT Valeur
VIN-001 Côtes-du-Rhône rouge 48 46 -2 6,00 € 276,00 €
VIN-002 Muscadet blanc 36 36 0 5,00 € 180,00 €
VIN-003 Champagne brut 24 22 -2 18,00 € 396,00 €
BIE-001 Bière artisanale 33 cl 120 126 +6 1,50 € 189,00 €
ACC-001 Tire-bouchon 15 14 -1 4,00 € 56,00 €
Total 1 097,00 €

Les chiffres sont inventés pour l’exemple. Seule la méthode compte.

Comment lire le résultat

  • La valeur du stock est de 1 097 €. C’est ce chiffre que le comptable reprend.
  • L’écart en valeur est de -43 € : -12 € de Côtes-du-Rhône, -36 € de champagne, +9 € de bière, -4 € de tire-bouchon.
  • Le champagne concentre la perte. Casse, vol ou bouteille offerte non notée ? C’est là qu’il faut chercher.
  • La bière en trop signale sans doute une livraison pas encore saisie. Vérifiez le dernier bon de livraison.

Le même principe pour tous les métiers

Le menuisier remplace les bouteilles par des planches et des quincailleries. Le coiffeur, par des shampoings et des soins. Le tableau reste identique. Seules les unités changent : pièces, mètres, kilos ou litres.

Et pour une boutique en ligne ?

En ligne, l’inventaire va de pair avec un catalogue propre. Chaque produit doit avoir une référence unique, une fiche claire et un stock affiché juste. C’est ce chantier de remise en ordre qui a été mené pour L’Armurerie NéA, dont le site et le catalogue ont été remis au propre : catalogue photo, Google Shopping et blog réorganisé.

Comment faire un inventaire de stock sur Excel ?

Sur Excel, créez une ligne par article avec référence, quantité théorique, quantité comptée et coût unitaire, puis des formules qui calculent l'écart, la valeur et le total.

Excel, ou un tableur gratuit comme Google Sheets, suffit largement pour une petite structure. Le tout est de bien construire le fichier une fois, puis de le réutiliser.

Les colonnes à créer

  1. A – Référence : un code unique par article.
  2. B – Désignation : le nom clair du produit.
  3. C – Zone : rayon, réserve, camionnette.
  4. D – Unité : pièce, kilo, litre, mètre.
  5. E – Quantité théorique : issue de vos achats et ventes.
  6. F – Quantité comptée : saisie après le comptage.
  7. G – Écart : formule =F2-E2.
  8. H – Coût unitaire HT : le prix d’achat.
  9. I – Valeur : formule =F2*H2.

En bas de la colonne I, la formule =SOMME(I2:I500) donne la valeur totale du stock.

Les réglages qui changent tout

  • Transformez la plage en tableau : les formules se recopient seules sur chaque nouvelle ligne. Microsoft l’explique dans sa page d’aide vue d’ensemble des tableaux Excel.
  • Figez la première ligne pour garder les titres visibles en descendant.
  • Colorez les écarts avec la mise en forme conditionnelle : en rouge tout écart négatif.
  • Ajoutez un filtre sur la colonne Zone pour imprimer une feuille par zone.

Le total par zone

Pour connaître la valeur de la réserve seule, utilisez la fonction SOMME.SI. Par exemple : =SOMME.SI(C2:C500;"Réserve";I2:I500). Pratique pour un commerçant avec une boutique et un dépôt.

Les bonnes habitudes

  • un fichier par inventaire, nommé avec la date ;
  • une copie de sauvegarde avant toute modification ;
  • les formules verrouillées, pour qu’un clic malheureux ne les efface pas ;
  • une colonne « commentaire » pour noter l’explication d’un gros écart.

Les limites d’Excel

Le fichier ne se met pas à jour tout seul. Entre deux inventaires, le stock théorique dépend de votre rigueur à tout saisir. Et à plusieurs, les versions du fichier se multiplient vite.

Comment faire un inventaire de stock dans un restaurant ?

Au restaurant, on compte chaque semaine ou chaque mois, par zone de stockage, au poids ou au volume, pour suivre le coût des matières et les dates de péremption.

La cuisine est un cas à part. Les produits sont périssables, les quantités se mesurent au poids et les achats tombent plusieurs fois par semaine. L’inventaire annuel ne suffit pas pour piloter.

À quelle fréquence ?

  • Chaque semaine pour les produits chers ou fragiles : viande, poisson, fromages, alcools.
  • Chaque mois pour l’ensemble du stock, épicerie comprise.
  • Chaque année pour l’inventaire complet demandé par le comptable.

L’ordre de comptage

Suivez toujours le même parcours, pour aller vite et ne rien oublier :

  1. la chambre froide positive ;
  2. le congélateur ;
  3. la cave et le bar ;
  4. la réserve sèche ;
  5. les frigos de ligne en cuisine.

Comptez juste après le dernier service et avant la livraison suivante. Le stock est alors au plus bas, donc plus rapide à compter.

Les bonnes unités

  • au kilo pour la viande, les légumes, la farine ;
  • au litre pour l’huile, la crème, le lait ;
  • à la bouteille, puis au dixième de bouteille entamée pour les alcools ;
  • à la pièce pour les conserves et les boissons.

Profiter du comptage pour vérifier les dates

L’inventaire est le bon moment pour repérer les produits proches de leur date. Sortez ce qui est périmé et notez-le comme perte. Pour revoir la différence entre date limite et date de durabilité, la fiche pratique de la DGCCRF sur les dates de consommation est claire.

Calculer votre consommation réelle

Le calcul est simple :

stock de début + achats de la période – stock de fin = consommation

Comparez cette consommation à votre chiffre d’affaires de la période. Vous obtenez votre coût matière, c’est-à-dire la part de vos ventes dépensée en ingrédients. S’il grimpe d’un mois à l’autre, cherchez : gaspillage, portions trop généreuses ou hausse d’un fournisseur.

Une crêperie ou une pizzeria qui suit ce chiffre chaque mois réagit vite, au lieu de découvrir le problème au bilan.

Comment calculer la valeur de son stock après le comptage ?

On multiplie chaque quantité comptée par son coût d'achat hors taxes, frais de transport inclus, en appliquant toujours la même méthode, puis on déprécie les articles abîmés ou invendables.

Compter ne suffit pas. Votre comptable a besoin d’une valeur en euros, calculée avec une méthode stable d’une année à l’autre.

Le bon prix à retenir

On valorise le stock au coût d’achat, pas au prix de vente. Ce coût comprend :

  • le prix d’achat hors taxes, remises déduites ;
  • les frais de transport et de livraison liés à l’achat ;
  • les droits de douane, s’il y en a.

Pour un artisan qui fabrique, comme un ébéniste ou un pâtissier, les produits finis se valorisent au coût de production. Il inclut les matières et une part du travail. Votre comptable vous aidera sur ce point.

Quand le prix d’achat a changé en cours d’année

Vous avez acheté le même article à plusieurs prix ? Il faut choisir une méthode et s’y tenir :

Méthode Principe Exemple d’usage
Coût moyen pondéré On fait la moyenne des prix, pondérée par les quantités Quincaillerie, épicerie
Premier entré, premier sorti On considère que les plus anciens articles partent en premier Produits datés, alimentation

Ces méthodes servent aussi à organiser vos rayons et vos commandes. Elles sont expliquées en détail dans la page méthodes de gestion de stock : FIFO, ABC et les autres.

Déprécier ce qui a perdu de la valeur

Certains articles ne se vendront pas au prix normal :

  • un vêtement de la collection d’il y a deux ans ;
  • un carton abîmé dont le produit reste vendable en promotion ;
  • une pièce détachée pour un modèle qui n’existe plus.

On les garde dans l’inventaire, mais avec une valeur réduite. Notez pour chacun la raison de la baisse. Votre comptable passera l’écriture correspondante.

Vérifier le total

Comparez la valeur obtenue à celle de l’an dernier. Une forte hausse ou une forte baisse doit s’expliquer : nouvelle gamme, gros achat de fin d’année, déstockage. Sinon, c’est peut-être une erreur de saisie.

Inventaire annuel ou inventaire tournant : lequel choisir ?

L'inventaire annuel compte tout en une fois, souvent à la clôture. L'inventaire tournant compte une partie du stock chaque semaine. Beaucoup de commerces combinent les deux.

Il n’y a pas qu’une seule façon de compter. Selon la taille de votre stock et votre rythme de travail, une méthode vous conviendra mieux.

L’inventaire annuel

Tout le stock est compté le même jour, en général à la clôture de l’exercice.

  • Avantages : simple à comprendre, une seule journée à prévoir.
  • Inconvénients : fermeture ou heures supplémentaires, fatigue, erreurs en fin de journée. Et pendant douze mois, vous pilotez avec des chiffres qui dérivent.

Il convient bien à une petite boutique, un atelier ou un artisan avec peu de références.

L’inventaire tournant

Vous comptez une partie du stock chaque semaine ou chaque mois, par zone ou par famille de produits. En un cycle, tout a été compté au moins une fois.

  • Avantages : pas de grosse journée de fermeture, erreurs détectées tôt, stock juste toute l’année.
  • Inconvénients : demande de la régularité, et un stock théorique tenu à jour.

Comparer en un coup d’œil

Critère Annuel Tournant
Fermeture nécessaire Souvent oui Rarement
Charge de travail Concentrée Étalée
Fiabilité en cours d’année Faible Bonne
Outil conseillé Feuilles ou tableur Tableur structuré ou logiciel

Une combinaison fréquente

Beaucoup de commerçants font tourner les produits chers ou sensibles toute l’année. Ils gardent un comptage complet à la clôture, plus rapide puisque le stock est déjà propre.

Un opticien peut ainsi compter ses montures chaque mois et le reste une fois par an. Un fleuriste, lui, suit ses fleurs coupées chaque semaine, vu leur durée de vie.

Et le comptage par priorité ?

Une autre idée : compter plus souvent les articles qui pèsent le plus dans votre chiffre d’affaires. Quelques références font souvent l’essentiel de la valeur du stock. Ce sont elles qui méritent le plus d’attention.

Quand passer d’Excel à un logiciel de gestion de stock ?

Passez à un logiciel quand vous gérez beaucoup de références, plusieurs lieux ou plusieurs personnes, ou quand les écarts d'inventaire reviennent sans que vous sachiez pourquoi.

Excel rend de grands services au départ. Mais à partir d’un certain volume, il fait perdre plus de temps qu’il n’en fait gagner.

Les signes qui ne trompent pas

  • vous avez plusieurs centaines de références ;
  • vous vendez à la fois en boutique et en ligne ;
  • plusieurs personnes modifient le fichier, avec des versions différentes ;
  • l’inventaire vous prend plus d’une journée entière ;
  • les écarts reviennent à chaque comptage, sans explication claire ;
  • vous découvrez les ruptures quand un client demande le produit.

Si vous cochez deux ou trois de ces cases, un outil dédié mérite réflexion.

Ce qu’apporte un logiciel

Un logiciel met à jour le stock à chaque vente et à chaque réception. L’inventaire ne sert plus qu’à vérifier et corriger. Il permet aussi de scanner les codes-barres au téléphone, de recevoir des alertes de stock bas et de garder l’historique.

Pour choisir sans vous perdre dans les offres, appuyez-vous sur la page logiciel de gestion de stock : comment choisir. Si vous cherchez plutôt un outil qui gère aussi la facturation et les clients, la comparaison logiciel de gestion d’entreprise pour une TPE vous aidera.

Les abonnements vont de quelques dizaines à quelques centaines d’euros par mois, selon les fonctions. Les tarifs changent souvent : vérifiez-les au moment de choisir.

Et si aucun logiciel ne colle à votre métier ?

Certains métiers ont des besoins particuliers : stock réparti entre dépôt et véhicules, produits sur mesure, traçabilité par lot. Dans ce cas, un outil construit pour vous peut être plus simple au quotidien. C’est le travail de notre service de logiciel de gestion de stock sur mesure.

Un mot sur l’IA

De plus en plus d’outils proposent des prévisions de commandes par intelligence artificielle. C’est utile, à condition de garder la main sur les décisions. Pour savoir ce que la réglementation européenne change pour vous, lisez ce que l’AI Act change pour une TPE.

❓ Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour faire un inventaire de stock ?

Tout dépend du nombre de références et du rangement de votre réserve. Une petite boutique bien rangée peut boucler son comptage en une demi-journée. Un commerce avec plusieurs zones et des centaines d'articles prévoit souvent une journée entière, voire plus. La préparation, surtout le rangement et l'étiquetage, est ce qui réduit le plus le temps passé le jour J.

Faut-il fermer sa boutique pendant l'inventaire ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est fortement conseillé pour un inventaire complet. Vendre pendant le comptage fausse les chiffres dès le départ. Si vous ne pouvez pas fermer, comptez avant l'ouverture ou après la fermeture. Autre solution : l'inventaire tournant, qui compte une petite partie du stock à la fois sans arrêter l'activité.

Que faire si l'inventaire montre un gros écart ?

Ne concluez pas trop vite à un vol. Recomptez d'abord l'article concerné, puis vérifiez les livraisons non saisies, les erreurs de caisse et les produits rangés ailleurs. Si l'écart persiste, notez-le et cherchez une explication : casse, péremption, produits offerts. Quand un même article revient souvent en écart, revoyez la façon dont il est reçu, stocké et vendu.

Peut-on faire son inventaire avec son téléphone ?

Oui. Beaucoup d'applications et de logiciels permettent de scanner les codes-barres avec l'appareil photo du téléphone. Le comptage va plus vite et les erreurs de saisie diminuent. Il faut toutefois que vos articles soient étiquetés avec un code-barres lisible. Un tableur ouvert sur téléphone fonctionne aussi, mais la saisie à la main reste plus lente.

Les produits en vitrine et en démonstration font-ils partie du stock ?

Oui, s'ils sont destinés à être vendus. Un article en vitrine reste une marchandise, même s'il ne sort jamais de la boutique. S'il est abîmé ou décoloré par le soleil, gardez-le dans l'inventaire avec une valeur réduite. En revanche, le matériel de présentation, comme un mannequin ou un présentoir, est un équipement et ne se compte pas dans le stock.

Qui doit faire l'inventaire : moi ou mon comptable ?

C'est à vous, le chef d'entreprise, de compter le stock. Le comptable ne vient pas dans votre réserve. Il reprend vos chiffres, vérifie leur cohérence et les intègre au bilan. Transmettez-lui un récapitulatif clair, avec les quantités, les coûts unitaires et la valeur totale. Demandez-lui avant la clôture quelle méthode de valorisation il souhaite.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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