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Base de données de prospection commerciale : où la trouver ? 🔎

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous voulez démarcher de nouveaux clients, mais vous ne savez pas où trouver des contacts fiables ? Vous hésitez entre acheter un fichier et le construire vous-même ? Prenons 15 minutes au téléphone pour regarder ensemble la meilleure piste pour votre métier.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce qu’une base de données de prospection commerciale ?
  2. Où trouver une base de données de prospection ?
  3. Peut-on construire un fichier de prospection gratuitement ?
  4. Comment utiliser l’annuaire des entreprises et la base Sirene ?
  5. Faut-il acheter ou louer un fichier de prospection ?
  6. Combien coûte une base de données de prospection ?
  7. Que doit contenir un bon fichier de prospection commerciale ?
  8. Est-il légal d’utiliser une base de données pour prospecter ?
  9. Comment organiser et tenir à jour son fichier de prospection ?
  10. Quelles erreurs éviter avec une base de prospection ?
  11. Comment passer du fichier aux premiers rendez-vous ?

🧠 Quelle méthode pour votre fichier de prospection ?

📊 Les principales sources de contacts pour prospecter

SourceCoûtCe que vous y trouvezLimites
Annuaire des entreprises (data.gouv.fr)GratuitRaison sociale, adresse, activité, dirigeantsPas de téléphone ni d'email
Base Sirene (INSEE)GratuitToutes les entreprises de France, filtrables par activité et lieuFichier lourd, demande un peu de manipulation
Google MapsGratuitCommerces et artisans locaux, téléphone, site, horairesRecherche manuelle, longue sur de gros volumes
Annuaires professionnels (Pages Jaunes…)Gratuit en consultationCoordonnées classées par métier et villeFiches parfois anciennes
LinkedInGratuit ou abonnement payantDécideurs, postes, entreprisesPeu adapté aux artisans et petits commerces
Fichier acheté ou louéPayant, tarifs très variablesGros volume rapidement, filtres prêtsQualité inégale, conformité à vérifier
Réseau, salons, clubs d'entrepreneursGratuit ou cotisationContacts chauds, souvent recommandésVolume limité, demande du temps

Qu’est-ce qu’une base de données de prospection commerciale ?

Une base de données de prospection est une liste organisée d'entreprises ou de personnes susceptibles d'acheter vos services, avec leurs coordonnées et l'historique de vos échanges.

Derrière ce nom un peu technique se cache une chose simple : la liste des gens que vous voulez contacter. On parle aussi de fichier de prospection commerciale. C’est le même outil.

Cette liste peut tenir dans un cahier, un tableur ou un logiciel. Ce qui compte, c’est qu’elle soit organisée. Chaque ligne correspond à un prospect, c’est-à-dire un client possible. Chaque colonne donne une information utile : nom, ville, téléphone, date du dernier appel.

À quoi sert-elle concrètement ?

  • Savoir qui appeler demain matin, sans chercher pendant une heure.
  • Ne pas recontacter deux fois la même personne la même semaine.
  • Suivre les relances : qui a demandé à être rappelé en septembre ?
  • Mesurer ce qui marche : quel type de client répond le mieux ?

Quelques exemples par métier

Un électricien qui veut travailler pour des syndics de copropriété liste les syndics de son département. Un traiteur vise les entreprises de plus de vingt salariés autour de chez lui. Une graphiste cible les commerçants qui ouvrent leur boutique. Un expert-comptable s’intéresse aux créations d’entreprises récentes.

Dans tous les cas, la base n’est pas une fin en soi. C’est le carburant de votre démarche commerciale. Sans elle, vous prospectez au hasard. Avec elle, vous avancez avec méthode.

Si vous démarrez de zéro, notre guide sur la prospection commerciale quand on est une TPE pose les bases avant même de chercher des contacts. La base de données arrive juste après : une fois que vous savez qui vous voulez convaincre.

Où trouver une base de données de prospection ?

On trouve des contacts dans les registres publics gratuits, sur Google Maps, dans les annuaires professionnels, sur LinkedIn, auprès de fournisseurs de fichiers et dans son propre réseau.

Il existe deux grandes familles de sources : celles que vous exploitez vous-même, et celles que vous achetez. Avant de payer quoi que ce soit, regardez d’abord ce qui est gratuit.

Les sources gratuites

  • L’Annuaire des entreprises de l’État (sur data.gouv.fr) : il donne la raison sociale, l’adresse, l’activité et les dirigeants de chaque entreprise française.
  • La base Sirene de l’INSEE : la liste complète des entreprises et de leurs établissements, téléchargeable.
  • Google Maps : idéal pour trouver des commerces, restaurants, artisans ou cabinets dans une ville donnée.
  • Les annuaires professionnels comme les Pages Jaunes, classés par métier et par ville.
  • Les sites des fédérations et ordres professionnels : beaucoup publient la liste de leurs membres.

Les sources payantes

  • Les fournisseurs de fichiers B2B (entre professionnels), qui vendent ou louent des listes filtrées.
  • Les chambres de commerce et d’industrie, dont certaines proposent des extractions de fichiers.
  • Les abonnements premium de LinkedIn, pensés pour la recherche de décideurs.

Votre réseau, la source oubliée

Vos clients actuels, vos fournisseurs, les clubs d’entrepreneurs, les salons professionnels : ces contacts sont souvent plus réceptifs. Un plombier qui travaille déjà avec deux agences immobilières peut demander qui d’autre gère des biens dans le secteur.

Quelle source choisir ?

Tout dépend de votre cible. Pour viser des commerces de proximité, Google Maps et les annuaires suffisent. Pour viser des PME d’un secteur précis, la base Sirene est redoutable. Pour viser des directeurs commerciaux ou des responsables achats, LinkedIn prend le dessus. Le tableau en haut de page compare ces sources en un coup d’œil.

Peut-on construire un fichier de prospection gratuitement ?

Oui. Avec les registres publics, Google Maps et un simple tableur, une TPE peut monter un fichier de plusieurs centaines de contacts ciblés sans dépenser un euro.

C’est même souvent la meilleure option pour une petite entreprise. Vous savez exactement d’où vient chaque contact. Vous choisissez ceux qui vous intéressent vraiment. Et vous apprenez à connaître votre marché en chemin.

La méthode en cinq étapes

  1. Définissez votre cible en une phrase. Par exemple : « les boulangeries indépendantes à moins de 30 km de Tours ».
  2. Choisissez une ou deux sources. Ici, Google Maps et les Pages Jaunes conviennent très bien.
  3. Ouvrez un tableur. Excel, LibreOffice ou Google Sheets font l’affaire.
  4. Recopiez les informations utiles, une entreprise par ligne.
  5. Complétez au fil de l’eau : nom du gérant, remarque sur la vitrine, avis clients.

Combien de temps ça prend ?

Comptez quelques minutes par contact si vous visitez aussi son site ou sa fiche Google. C’est long, mais c’est du temps bien investi. Chaque fiche vous donne de quoi personnaliser votre premier message.

Un exemple concret

Une coiffeuse qui veut vendre ses prestations de mariage cherche les wedding planners et les domaines de réception de sa région. En deux soirées, elle liste une cinquantaine de lieux. Pour chacun, elle note le nom du responsable événementiel et le style des mariages proposés. Son premier appel n’est plus froid : elle sait de quoi parler.

Attention aux outils d’extraction automatique

Certains logiciels promettent d’aspirer des milliers de fiches Google Maps en un clic. Méfiance : ces pratiques peuvent aller contre les conditions d’utilisation des plateformes. Et la qualité suit rarement. Mieux vaut cent contacts choisis que deux mille récupérés à l’aveugle.

Comment utiliser l’annuaire des entreprises et la base Sirene ?

L'annuaire officiel permet de rechercher une entreprise et ses dirigeants. La base Sirene, téléchargeable gratuitement, se filtre par activité, code postal et date de création.

Ces deux sources publiques sont fiables, car elles reposent sur les données officielles des entreprises. Elles sont aussi gratuites. Leur seul défaut : elles ne donnent ni téléphone ni email.

L’Annuaire des entreprises

C’est un site de l’État. Vous tapez un nom, un numéro SIREN (l’identifiant à 9 chiffres de chaque entreprise) ou une activité. Vous obtenez l’adresse, la date de création, la forme juridique et les dirigeants. Pratique pour vérifier qu’un prospect existe toujours, ou pour trouver le nom du gérant avant d’appeler.

La base Sirene

La base Sirene des entreprises et de leurs établissements recense toutes les entreprises de France. Elle se télécharge librement. Le fichier est volumineux, mais on peut le filtrer.

Les filtres les plus utiles :

  • Le code NAF (ou code APE) : un code qui décrit l’activité principale. Par exemple, la coiffure ou la boulangerie ont chacune le leur.
  • Le code postal ou la commune : pour rester dans votre zone.
  • La tranche d’effectif : pour viser les entreprises d’une certaine taille.
  • La date de création : pour cibler les entreprises qui viennent d’ouvrir.

Un cas d’usage parlant

Un expert-comptable veut proposer ses services aux entreprises créées récemment dans sa ville. Il filtre la base sur sa commune et sur les créations des derniers mois. Il obtient une liste de jeunes entreprises qui ont, justement, besoin d’un comptable.

Compléter les coordonnées

Une fois la liste filtrée, il reste à trouver un téléphone ou un site. Google, la fiche Google Maps ou le site de l’entreprise suffisent souvent. Si la manipulation de gros fichiers vous rebute, certains outils de prospection commerciale pour petite entreprise s’appuient sur ces données publiques et les présentent de façon plus simple.

Faut-il acheter ou louer un fichier de prospection ?

Acheter un fichier fait gagner du temps, mais la qualité varie beaucoup. C'est utile pour de gros volumes ; pour une cible locale et précise, construire soi-même reste souvent plus efficace.

La tentation est grande : quelques clics, un paiement, et voilà des milliers de contacts. Dans la réalité, c’est plus nuancé.

Acheter ou louer : quelle différence ?

  • L’achat : le fichier vous appartient, vous l’utilisez autant que vous voulez.
  • La location : vous avez le droit de l’utiliser une fois, ou pendant une durée limitée. Souvent, c’est le fournisseur qui envoie lui-même le message.

Les avantages

  • Un gain de temps énorme sur de gros volumes.
  • Des filtres déjà prêts : secteur, taille, région.
  • Parfois, des noms de décideurs et des lignes directes.

Les inconvénients

  • Des données vieillissantes : les gens changent de poste, les entreprises ferment.
  • Des contacts déjà sollicités par beaucoup d’autres acheteurs.
  • Une conformité incertaine : vous restez responsable de l’usage que vous faites des données.

Les questions à poser au fournisseur

  1. D’où viennent les données ?
  2. Quand ont-elles été mises à jour pour la dernière fois ?
  3. Les personnes ont-elles été informées, et peuvent-elles refuser d’être contactées ?
  4. Quel taux de contacts erronés est remplacé ou remboursé ?
  5. Puis-je tester un petit échantillon avant d’acheter le tout ?

Notre avis pour une TPE

Un artisan qui travaille dans un rayon de 40 km n’a presque jamais besoin d’un fichier acheté. Une entreprise qui vend un logiciel à toutes les PME de France, oui, peut-être. Entre les deux, une solution existe : confier la constitution du fichier et les premiers contacts à quelqu’un dont c’est le métier. C’est ce que nous faisons avec notre service de prospection B2B, en construisant une base sur mesure plutôt qu’une liste générique.

Combien coûte une base de données de prospection ?

Construite soi-même, elle ne coûte que du temps. Achetée, son prix va de quelques centimes à quelques euros par contact, selon la précision et la fraîcheur des données.

Il n’existe pas de prix unique. Le coût dépend de la source, du volume et de la qualité. Les tarifs des fournisseurs changent souvent : prenez les fourchettes ci-dessous comme des ordres de grandeur.

Option Coût indicatif Pour qui ?
Sources publiques + tableur Gratuit, seulement votre temps Artisans, commerçants, cible locale
Outil de prospection en abonnement De quelques dizaines à quelques centaines d’euros par mois TPE qui prospectent chaque semaine
Achat de fichier De quelques centimes à quelques euros par contact Gros volumes, cible nationale
Location de fichier Variable, souvent au millier de contacts Campagne ponctuelle
Prestation externalisée Selon le volume et la durée, sur devis Ceux qui manquent de temps

Ce qui fait monter le prix

  • Le nom du décideur plutôt qu’un simple standard.
  • Une ligne directe ou un email nominatif plutôt qu’une adresse générique.
  • Une mise à jour récente.
  • Des filtres très fins : chiffre d’affaires, nombre de salariés, équipement.

Le vrai calcul

Un fichier bon marché peut coûter cher. Si la moitié des numéros ne répondent plus, vous payez aussi les heures perdues à les composer. À l’inverse, un fichier de cent contacts bien choisis peut suffire à remplir votre carnet de commandes.

Prenons un menuisier qui vise les architectes d’intérieur de sa région. Il lui faut peut-être trente bons contacts. Les acheter n’a guère de sens. Les trouver lui-même, en regardant leurs réalisations, lui prendra une ou deux soirées. Et ses appels seront bien plus convaincants.

Le temps, ce coût caché

Si vous facturez votre heure de travail, comptez aussi ce que vous coûte une soirée passée à chercher des contacts. Parfois, déléguer revient moins cher qu’on ne le pense.

Que doit contenir un bon fichier de prospection commerciale ?

Un bon fichier contient le nom de l'entreprise, le décideur, un moyen de contact, l'activité, la ville, la source du contact, son statut et la date de la prochaine action.

Trop peu d’informations, et vous ne savez pas quoi dire. Trop d’informations, et vous ne remplissez jamais le fichier. L’idéal se situe entre les deux.

Les colonnes indispensables

Colonne Exemple
Entreprise Boulangerie du Marché
Contact Mme Martin, gérante
Téléphone Standard ou ligne directe
Email Si disponible
Ville Angers
Activité Boulangerie-pâtisserie
Source Google Maps
Statut À contacter / Contacté / Intéressé / Pas intéressé
Prochaine action Rappeler le 15 du mois
Notes Ouvre un deuxième point de vente

Pourquoi noter la source ?

La loi vous demande de pouvoir dire à une personne d’où vient son contact, si elle le demande. C’est aussi utile pour vous : vous saurez quelle source donne les meilleurs prospects.

La colonne « Notes », votre arme secrète

C’est là que vous écrivez ce qui rendra votre message personnel. Un restaurant vient de refaire sa salle. Un cabinet d’avocats recrute. Un gîte n’a pas de site internet. Ces détails transforment un démarchage froid en conversation utile.

Qualifier ses contacts

On dit qu’un contact est « qualifié » quand on a vérifié qu’il correspond à votre cible. Ajoutez une colonne simple : chaud, tiède, froid. Un prospect chaud a déjà montré de l’intérêt. Un froid ne vous connaît pas encore.

Ce qu’il vaut mieux ne pas noter

Ne stockez que des informations professionnelles et utiles. Les opinions personnelles, la vie privée ou des remarques désobligeantes n’ont rien à faire dans votre fichier. Une personne peut demander à voir ce que vous avez noté sur elle.

Est-il légal d’utiliser une base de données pour prospecter ?

Oui, entre professionnels, si le message concerne leur activité et qu'ils peuvent refuser facilement. Avec les particuliers, l'email exige leur accord préalable et le téléphone obéit à des règles strictes.

Dès que votre fichier contient le nom d’une personne, son email ou son téléphone, vous manipulez des données personnelles. Le RGPD, le règlement européen sur la protection des données, s’applique. Pas de panique : les règles sont claires.

Prospecter des professionnels par email

Entre professionnels, vous pouvez écrire sans accord préalable. Deux conditions : votre message doit concerner le métier de la personne, et elle doit pouvoir refuser simplement la suite. Un fabricant de vitrines réfrigérées peut écrire à un boucher. Il ne peut pas lui proposer une croisière. La CNIL détaille ces règles sur sa page consacrée à la prospection commerciale par courrier électronique.

Prospecter des particuliers

C’est beaucoup plus encadré :

  • Par email ou SMS : il faut l’accord préalable de la personne.
  • Par téléphone : vous ne pouvez pas appeler les personnes inscrites sur la liste d’opposition Bloctel. Les règles évoluent, et la tendance va vers davantage de protection.
  • Par courrier postal : c’est permis, tant que la personne peut s’y opposer.

Avant toute campagne vers des particuliers, vérifiez les règles en vigueur sur la prospection commerciale par téléphone expliquée par la CNIL.

Les obligations dans tous les cas

  • Informer la personne de l’origine de ses données dès le premier contact.
  • Respecter tout refus, immédiatement et définitivement.
  • Ne pas garder les données trop longtemps : la CNIL recommande de supprimer un prospect qui ne répond pas après une période raisonnable, en général trois ans après le dernier contact.
  • Protéger le fichier : pas de tableur partagé à tout vent.

Et les adresses génériques ?

Une adresse du type contact@entreprise.fr ne désigne pas une personne précise. Elle pose moins de questions. Mais elle atterrit souvent dans une boîte peu lue.

Comment organiser et tenir à jour son fichier de prospection ?

Choisissez un seul outil, notez chaque échange le jour même, planifiez la prochaine action et faites un tri régulier pour supprimer les contacts obsolètes ou ceux qui ont refusé.

Un fichier se dégrade vite. Les gérants changent, les commerces ferment, les numéros évoluent. Sans entretien, votre belle base devient une liste fantôme en quelques mois.

Un seul outil, pas trois

Le pire scénario : des contacts dans un carnet, d’autres dans le téléphone, le reste dans un tableur. Choisissez un endroit unique. Pour démarrer, un tableur suffit largement. Quand vous dépassez quelques centaines de contacts, un CRM (un logiciel de gestion des contacts clients) devient plus confortable.

La routine qui change tout

  • Après chaque appel, mettez à jour le statut et la prochaine action. Tout de suite, pas le soir.
  • Chaque lundi, triez les contacts à relancer dans la semaine.
  • Chaque trimestre, supprimez les contacts morts et ceux qui ont dit non.

Garder une trace de vos actions

Noter qui vous avez appelé, ce qui a été dit et ce qui a été convenu vous évite bien des oublis. Pour vous faciliter la tâche, nous proposons des modèles gratuits de fiche et de rapport de prospection, prêts à remplir.

Un exemple de suivi

Un installateur de climatisation contacte vingt hôtels en mars. Huit répondent « pas maintenant, rappelez avant l’été ». Il note la date dans son fichier. En mai, il les rappelle comme convenu. Sans ce suivi, ces huit pistes auraient été perdues.

Automatiser un peu, sans perdre le lien

Certaines tâches peuvent être automatisées : rappel des relances, envoi d’un email de suivi après un appel, mise à jour des statuts. C’est utile quand le volume grandit. Mais gardez la main sur le premier contact : c’est là que se joue la confiance.

Quelles erreurs éviter avec une base de prospection ?

Les erreurs courantes : viser trop large, acheter un fichier sans vérifier sa source, envoyer le même message à tous, négliger les relances et ignorer les demandes de désinscription.

La plupart des échecs ne viennent pas du fichier lui-même. Ils viennent de la façon dont on s’en sert.

1. Viser tout le monde

« Toutes les entreprises de ma région » n’est pas une cible. Un fichier trop large dilue votre message. Un paysagiste qui vise « les résidences avec espaces verts gérées par un syndic » aura bien plus de succès qu’avec « tout le monde ».

2. Croire que la quantité fait tout

Dix mille emails envoyés à l’aveugle donnent rarement de bons résultats. Ils peuvent même faire classer votre adresse comme indésirable. Cinquante messages personnalisés valent souvent davantage.

3. Copier-coller le même message

Un restaurateur reconnaît tout de suite un message envoyé à mille personnes. Une phrase sur sa carte, son quartier ou ses avis récents change tout.

4. Oublier de relancer

Beaucoup de rendez-vous se décrochent à la deuxième ou troisième prise de contact. Abandonner après un silence, c’est laisser le travail à moitié fait.

5. Ignorer les refus

Une personne qui demande à ne plus être contactée doit sortir du fichier. Tout de suite. C’est une obligation légale et une question de respect.

6. Prospecter avec une vitrine bancale

Un prospect intéressé va presque toujours regarder votre site ou votre fiche Google. S’il tombe sur une page vide ou datée, l’élan retombe. Soignez ces points avant de lancer vos appels.

7. Ne compter que sur la prospection

Aller chercher les clients est efficace, mais épuisant sur la durée. L’idéal est de combiner avec des leviers qui les font venir à vous. La publicité en ligne pour une TPE en fait partie, tout comme un site bien placé sur Google.

Comment passer du fichier aux premiers rendez-vous ?

Choisissez un canal adapté à votre cible, préparez un message court et personnalisé, contactez par petites séries, relancez deux ou trois fois et notez chaque résultat pour ajuster.

Un fichier rempli ne rapporte rien tant qu’il dort. Le moment est venu de décrocher le téléphone, d’écrire ou de pousser la porte.

Choisir le bon canal

Canal Idéal pour Point d’attention
Téléphone Artisans, commerçants, décisions rapides Préparer une accroche courte
Email Cabinets, PME, décideurs occupés Objet clair, message bref
Courrier Cibles peu connectées, image soignée Coût d’envoi
Visite Commerces de proximité Choisir l’heure creuse
LinkedIn Cadres, services achats Personnaliser l’invitation

Pour le téléphone, notre méthode de prospection téléphonique pour décrocher des rendez-vous détaille l’accroche et la gestion des objections. Pour le papier, un modèle de lettre de prospection commerciale vous évite de partir d’une page blanche.

Travailler par petites séries

Ne contactez pas tout le fichier d’un coup. Prenez vingt contacts par semaine. Notez les réactions. Ajustez votre message. Puis passez aux vingt suivants. Vous apprenez vite ce qui fonctionne.

Préparer le terrain avant d’appeler

Votre prospect vous cherchera en ligne. Un site clair, des photos propres et une offre lisible rassurent. C’est le travail mené pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne dont le site a été remis au propre, avec catalogue photo, Google Shopping et blog réorganisé. Ce n’était pas de la prospection, mais le principe est le même : une vitrine soignée rend chaque contact plus crédible.

Mesurer simplement

Trois chiffres suffisent : combien de contacts joints, combien de conversations, combien de rendez-vous. Au bout d’un mois, vous saurez si votre cible et votre message tiennent la route.

❓ Questions fréquentes

Combien de contacts faut-il pour démarrer sa prospection ?

Pour une TPE, cinquante à cent contacts bien ciblés suffisent pour commencer. Ce volume permet de tester votre message, d'observer les réactions et de corriger le tir. Une fois la méthode rodée, vous élargissez progressivement. Partir avec des milliers de contacts dès le départ mène souvent à des messages trop génériques et à beaucoup de temps perdu.

Peut-on récupérer les emails affichés sur les sites des entreprises ?

Une adresse publiée sur un site reste une donnée encadrée si elle désigne une personne. Entre professionnels, vous pouvez l'utiliser pour un message lié à son activité, à condition d'indiquer d'où vient le contact et de permettre un refus simple. Récupérer ces adresses en masse avec un logiciel automatique est une autre affaire, souvent risquée.

Un simple tableur suffit-il pour gérer ses prospects ?

Oui, pour quelques dizaines ou centaines de contacts, un tableur bien organisé fait très bien l'affaire. L'essentiel est d'avoir des colonnes claires et de le mettre à jour après chaque échange. Quand le volume augmente ou que plusieurs personnes prospectent, un logiciel de gestion des contacts apporte des rappels automatiques et un historique plus lisible.

Combien de temps peut-on garder un prospect dans son fichier ?

La CNIL recommande de ne pas conserver indéfiniment les données d'un prospect qui ne donne pas suite. La référence habituelle est de trois ans après le dernier contact venant de lui. Au-delà, vous pouvez lui demander s'il souhaite toujours recevoir vos messages, ou supprimer ses informations. Un tri régulier garde aussi votre fichier propre.

Quelle différence entre un fichier qualifié et un fichier brut ?

Un fichier brut est une liste de coordonnées sans tri. Un fichier qualifié a été vérifié : chaque contact correspond à votre cible, le décideur est identifié, les coordonnées sont à jour. Le second demande plus de travail ou coûte plus cher, mais il fait gagner beaucoup de temps au moment d'appeler ou d'écrire.

Les chambres de commerce peuvent-elles fournir des contacts ?

Certaines chambres de commerce et d'industrie proposent des extractions de fichiers d'entreprises, généralement payantes, à partir de leurs propres bases. Les chambres de métiers peuvent aussi orienter vers des annuaires d'artisans. Renseignez-vous auprès de celle de votre département : les services proposés et les tarifs varient d'une chambre à l'autre.

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Écrit par

Alain Houessou

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