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ROAS Google Ads : quel chiffre viser, quel ROI et quels KPI suivre 📊

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous payez Google Ads chaque mois et vous ne savez pas vraiment si ça rapporte ? Vous voyez passer des ROAS, des CPC et des taux de conversion sans savoir lesquels comptent. Prenons 15 minutes au téléphone pour regarder vos vrais chiffres ensemble.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce que le ROAS sur Google Ads ?
  2. Comment calculer le ROAS de ses campagnes Google Ads ?
  3. Quel ROAS viser sur Google Ads ?
  4. Quelle différence entre ROAS et ROI sur Google Ads ?
  5. Comment mesurer le ROI de Google Ads quand on vend un service ?
  6. Quels KPI suivre sur Google Ads ?
  7. Comment suivre les conversions pour avoir des chiffres fiables ?
  8. Quel ROAS attendre selon le type de campagne Google Ads ?
  9. Que faire quand le ROAS Google Ads est trop bas ?
  10. Quelles erreurs faussent la lecture des chiffres Google Ads ?
  11. À quel rythme surveiller ses chiffres Google Ads ?

🧠 Vos chiffres Google Ads : de quelle aide avez-vous besoin ?

📊 Les indicateurs Google Ads à connaître

IndicateurCe qu'il mesureComment il se calculeÀ regarder pour
ROASVentes rapportées par euro de pubValeur des conversions ÷ coûtBoutique en ligne, ventes avec montant
ROIBénéfice réel de la publicité(Marge gagnée − coûts) ÷ coûtsSavoir si vous gagnez vraiment de l'argent
Coût par conversion (CPA)Prix payé pour un client ou un contactCoût ÷ nombre de conversionsArtisans, services, prise de rendez-vous
Taux de conversionPart des visiteurs qui passent à l'actionConversions ÷ clicsJuger la page d'arrivée et l'offre
Taux de clic (CTR)Attrait de l'annonceClics ÷ impressionsJuger le texte des annonces
Coût par clic (CPC)Prix moyen d'une visiteCoût ÷ clicsSuivre la concurrence sur vos recherches

Qu’est-ce que le ROAS sur Google Ads ?

Le ROAS, ou retour sur dépenses publicitaires, mesure le chiffre d'affaires rapporté par chaque euro dépensé sur Google Ads. Un ROAS de 4 signifie 4 € de ventes pour 1 € investi.

ROAS vient de l’anglais Return On Ad Spend. En français : ce que vous rapporte votre dépense publicitaire.

C’est l’indicateur le plus parlant pour une boutique en ligne. Vous mettez une somme dans la pub, vous regardez combien de ventes elle a déclenché. Le rapport entre les deux, c’est le ROAS.

Il s’exprime de deux façons, qui disent la même chose :

  • en chiffre : un ROAS de 4 ;
  • en pourcentage : un ROAS de 400 %.

Dans les deux cas, 1 € de publicité a ramené 4 € de chiffre d’affaires.

Ce que le ROAS dit, et ce qu’il ne dit pas

Le ROAS parle de chiffre d’affaires, pas de bénéfice. C’est son point faible. Une boulangerie qui vend des coffrets cadeaux en ligne peut afficher un beau ROAS et perdre de l’argent, si ses coffrets lui coûtent cher à produire et à expédier.

C’est pour cela qu’on ne le regarde jamais seul. Il faut le comparer à votre marge, puis au ROI, qui tient compte de tous les coûts.

Pour qui le ROAS est-il utile ?

  • Les boutiques en ligne : chaque vente a un montant connu, Google peut le remonter automatiquement.
  • Les commerces avec réservation payante : un gîte qui encaisse un acompte en ligne, un salon de coiffure avec prépaiement.
  • Moins directement les artisans : un plombier reçoit des appels, pas des paiements. Il faudra donner une valeur à chaque contact.

Si vous découvrez à peine l’outil, commencez par comprendre comment fonctionne Google Ads pour une petite entreprise. Le ROAS prend tout son sens une fois le principe des enchères et des clics payants bien compris.

Comment calculer le ROAS de ses campagnes Google Ads ?

Divisez la valeur des ventes générées par la publicité par le coût de cette publicité. 2 000 € de ventes pour 400 € dépensés donnent un ROAS de 5, soit 500 %.

La formule tient en une ligne :

ROAS = valeur des conversions ÷ coût de la publicité

Une conversion, c’est l’action que vous attendez du visiteur : un achat, une réservation, un appel. Sa valeur, c’est le montant qu’elle représente.

Trois exemples concrets

Activité Dépense pub du mois Ventes attribuées ROAS
Boutique de thé en ligne 300 € 1 500 € 5 (500 %)
Gîte avec réservation en ligne 200 € 1 200 € 6 (600 %)
Fleuriste avec livraison 500 € 1 000 € 2 (200 %)

À ce stade, impossible de dire lequel est rentable. Il manque la marge, qu’on verra juste après.

Où trouver ces chiffres dans Google Ads ?

Google calcule le ROAS à votre place, à condition que le suivi des ventes soit bien installé. Dans le tableau des campagnes, ajoutez les colonnes :

  • Coût ;
  • Valeur de conv. (valeur des conversions) ;
  • Valeur de conv./coût : c’est votre ROAS, affiché en chiffre.

Si la colonne « valeur » reste à zéro, c’est que Google ne reçoit pas le montant des ventes. Le ROAS affiché est alors faux, ou absent.

Calculer sur la bonne période

Un ROAS calculé sur trois jours ne veut rien dire. Les ventes arrivent parfois plusieurs jours après le clic. Regardez au minimum sur un mois, et comparez des périodes comparables : décembre avec décembre, pas avec février.

Pensez aussi à ne compter que les ventes venant vraiment de la publicité. Un client fidèle qui tape le nom de votre boutique et clique sur votre annonce aurait sans doute acheté quand même. On y revient dans les erreurs à éviter.

Quel ROAS viser sur Google Ads ?

Le bon ROAS dépend de votre marge. Votre ROAS minimum, pour ne pas perdre d'argent, se calcule ainsi : 1 divisé par votre taux de marge. Avec 25 % de marge, il faut au moins 4.

On entend souvent des chiffres « idéaux » lancés comme des vérités. Ils ne valent rien pour vous. Un ROAS de 3 peut être excellent pour l’un et ruineux pour l’autre.

Tout dépend de ce qu’il vous reste sur une vente, une fois le produit payé.

Le calcul du ROAS seuil

Le ROAS seuil, c’est le niveau où la pub ne vous fait ni gagner ni perdre.

ROAS seuil = 1 ÷ taux de marge

Le taux de marge ici, c’est ce qui reste après le coût du produit, de l’emballage, de la livraison et des frais de paiement. Pas votre prix de vente.

Votre marge sur une vente ROAS seuil En dessous…
20 % 5 vous perdez de l’argent
25 % 4 vous perdez de l’argent
40 % 2,5 vous perdez de l’argent
50 % 2 vous perdez de l’argent
70 % environ 1,4 vous perdez de l’argent

Exemple chiffré

Une boutique de vélos vend un vélo 1 000 €. Il lui coûte 750 € tout compris. Sa marge est de 25 %. Son ROAS seuil est donc de 4.

À un ROAS de 4, la pub mange toute la marge. Pour gagner de l’argent, il faut viser au-dessus, par exemple 5 ou 6, selon le bénéfice souhaité.

À l’inverse, une créatrice de bijoux qui garde 60 % de marge peut être rentable dès un ROAS proche de 2.

Fixer un objectif réaliste

  1. Calculez votre marge réelle moyenne.
  2. Déduisez le ROAS seuil.
  3. Ajoutez une marge de sécurité pour couvrir vos autres frais.

Une fois ce chiffre connu, Google Ads peut même enchérir automatiquement pour l’atteindre. Le fonctionnement est décrit dans l’aide officielle de Google sur la stratégie ROAS cible. Attention : elle demande un historique de ventes suffisant pour bien fonctionner.

Quelle différence entre ROAS et ROI sur Google Ads ?

Le ROAS compare les ventes à la dépense publicitaire. Le ROI compare le bénéfice réel à tous les coûts engagés. Le ROI dit si vous gagnez vraiment de l'argent.

ROI signifie Return On Investment, retour sur investissement. C’est le chiffre du comptable, celui qui compte à la fin du mois.

Les deux formules côte à côte

  • ROAS = ventes ÷ coût de la pub
  • ROI = (marge gagnée − coûts totaux) ÷ coûts totaux

Dans les coûts totaux, on met la pub, mais aussi :

  • les frais de gestion, si une agence ou un freelance s’en occupe ;
  • les outils payants utilisés pour la pub ;
  • éventuellement le temps que vous y passez vous-même.

Le même mois, deux lectures

Reprenons une boutique de vêtements :

Montant
Dépense Google Ads 1 000 €
Frais de gestion 300 €
Ventes générées 5 000 €
Marge sur ces ventes (35 %) 1 750 €
  • ROAS : 5 000 ÷ 1 000 = 5. Ça paraît très bien.
  • ROI : (1 750 − 1 300) ÷ 1 300 ≈ 0,35, soit environ 35 %.

La boutique gagne bien de l’argent. Mais beaucoup moins que ce que le ROAS laisse croire.

Lequel suivre ?

Les deux, pour des raisons différentes.

  • Le ROAS se suit au quotidien, dans Google Ads, campagne par campagne. Il sert à piloter.
  • Le ROI se calcule une fois par mois ou par trimestre, avec vos vrais chiffres. Il sert à décider : continuer, augmenter le budget ou arrêter.

Un ROI négatif n’est pas toujours une catastrophe. Un nouveau client peut revenir acheter plusieurs fois sans repasser par la pub. Si c’est votre cas, tenez compte de cette valeur dans le temps, avec prudence et sur vos propres données.

Comment mesurer le ROI de Google Ads quand on vend un service ?

Donnez une valeur à chaque contact reçu : panier moyen multiplié par votre taux de signature. Un devis signé une fois sur quatre à 2 000 € vaut environ 500 € par demande.

Un électricien, un avocat ou un paysagiste ne vend rien en ligne. Il reçoit des appels et des demandes de devis. Google ne connaît donc pas le montant de ses ventes.

La solution : estimer la valeur moyenne d’un contact.

Le calcul de la valeur d’un contact

Valeur d’un contact = montant moyen d’un chantier × part des contacts qui signent

Prenez vos propres chiffres, sur les derniers mois.

Métier Montant moyen Signature Valeur d’un contact
Plombier dépannage 250 € 1 sur 2 125 €
Cuisiniste 8 000 € 1 sur 10 800 €
Avocat (consultation) 150 € 1 sur 3 50 €

Passer de la valeur au ROI

Un cuisiniste dépense 1 200 € de pub et reçoit 6 demandes sérieuses. Valeur estimée : 6 × 800 = 4 800 €. Avec une marge de 30 %, il lui reste environ 1 440 €. Son ROI est donc légèrement positif.

Ce calcul reste une estimation. Il devient fiable quand vous notez, pour chaque client signé, s’il vient de la publicité.

Le bon réflexe : le coût par contact

Pour un artisan, l’indicateur le plus simple est le coût par contact : dépense divisée par nombre d’appels ou de formulaires reçus. Comparez-le à la valeur d’un contact. S’il est nettement plus bas, la pub travaille pour vous.

La qualité des contacts compte autant que leur nombre. Dix demandes hors zone ou hors budget valent moins que deux demandes bien ciblées. Les méthodes pour attirer de bons contacts sont détaillées dans le guide sur la génération de leads pour une petite entreprise.

Une astuce : dans Google Ads, vous pouvez saisir directement cette valeur estimée pour chaque conversion. Le ROAS devient alors lisible, même sans vente en ligne.

Quels KPI suivre sur Google Ads ?

Suivez d'abord les conversions, le coût par conversion, la valeur des conversions et le ROAS. Les clics, le taux de clic et le coût par clic servent ensuite à comprendre les résultats.

KPI veut dire indicateur clé de performance. Google Ads en affiche des dizaines. La plupart ne servent qu’à expliquer les autres.

Un ordre simple, du plus important au plus technique.

Les indicateurs de résultat

Ce sont ceux qui parlent d’argent.

  • Conversions : le nombre d’achats, d’appels ou de devis obtenus.
  • Coût par conversion : ce que vous payez pour un client ou un contact.
  • Valeur des conversions : le chiffre d’affaires attribué à la pub.
  • ROAS : le rapport entre cette valeur et la dépense.

Les indicateurs d’explication

Ils disent pourquoi les résultats sont bons ou mauvais.

  • Impressions : le nombre de fois où votre annonce s’affiche.
  • Clics et taux de clic : la part des gens qui cliquent après avoir vu l’annonce. Un taux faible signale une annonce peu attirante.
  • Coût par clic : le prix moyen d’une visite. Il monte quand la concurrence est forte.
  • Taux de conversion : la part des visiteurs qui passent à l’action. S’il est faible, le problème est souvent la page d’arrivée ou l’offre.

Les indicateurs de diagnostic

  • Part d’impressions : la part des recherches où vous apparaissez. Utile pour savoir si le budget est trop court.
  • Niveau de qualité : une note de 1 à 10 que Google donne à vos annonces. Une bonne note fait souvent baisser le prix des clics. Tout est expliqué dans l’article sur le niveau de qualité Google Ads.
  • Termes de recherche : ce que les gens ont vraiment tapé avant de cliquer. Indispensable pour repérer les clics inutiles.

Le tableau de bord minimal

Pour un coiffeur ou un artisan, quatre colonnes suffisent : coût, conversions, coût par conversion, taux de conversion. Pour une boutique, ajoutez valeur et ROAS. Le reste se consulte quand un chiffre bouge.

Comment suivre les conversions pour avoir des chiffres fiables ?

Installez le suivi des conversions de Google Ads sur chaque action importante : achat, formulaire, appel. Sans ce suivi, le ROAS et le coût par contact affichés sont faux ou absents.

Tous les chiffres de rentabilité reposent sur une seule chose : Google doit savoir ce qui se passe après le clic. C’est le rôle du suivi des conversions.

Le principe est expliqué dans l’aide officielle Google sur le suivi des conversions.

Les actions à suivre selon votre activité

  • Boutique en ligne : l’achat, avec son montant exact.
  • Artisan, profession libérale : l’envoi du formulaire, le clic sur le numéro de téléphone, les appels depuis l’annonce.
  • Restaurant, gîte, salon : la réservation en ligne, l’appel, la demande d’itinéraire.

Les outils pour le mettre en place

  • La balise Google : un petit code ajouté au site, qui signale les actions.
  • Les modules des plateformes : Shopify, WooCommerce et la plupart des solutions de boutique ont une connexion prévue avec Google.
  • Google Analytics : il peut transmettre ses conversions à Google Ads.

Le consentement aux cookies

En France, ce suivi passe par des traceurs. Le visiteur doit donner son accord avant leur dépôt. Les règles sont résumées par la CNIL dans sa page cookies et traceurs : que dit la loi ?.

Conséquence pratique : une partie des visiteurs refuse, et ses conversions ne remontent pas toujours. Votre ROAS affiché peut donc être un peu plus bas que la réalité. Comparez de temps en temps avec les ventes réelles de votre caisse ou de votre boutique.

Vérifier que tout fonctionne

  1. Passez une fausse commande ou envoyez un formulaire test.
  2. Vérifiez qu’il apparaît dans Google Ads sous 24 à 48 heures.
  3. Contrôlez que le montant est juste, sans doublon.

Une conversion comptée deux fois double votre ROAS sur le papier. C’est l’erreur la plus fréquente, et la plus trompeuse.

Quel ROAS attendre selon le type de campagne Google Ads ?

Chaque type de campagne joue un rôle différent. Le retargeting et les recherches sur votre nom affichent souvent un ROAS élevé, la prospection plus faible. Comparez chaque campagne à son rôle.

Mettre toutes les campagnes dans le même sac fausse la lecture. Elles ne touchent pas les mêmes personnes, au même moment.

Les grandes familles

Type de campagne Qui elle touche ROAS à attendre
Réseau de recherche Des gens qui cherchent un produit ou un service Variable, selon la concurrence
Recherche sur votre nom Des gens qui vous connaissent déjà Souvent élevé, mais peu révélateur
Shopping Des acheteurs qui comparent des produits Souvent correct pour les boutiques
Retargeting Des visiteurs déjà passés sur votre site Souvent élevé
Display, vidéo Des gens qui ne cherchent rien Souvent plus faible

Shopping : le format des boutiques

Les annonces Shopping montrent la photo, le prix et le nom de la boutique. Elles conviennent bien aux catalogues de produits. La qualité des fiches produits et des photos y compte beaucoup. Pour démarrer, consultez le guide pour lancer une campagne Shopping sur Google Ads.

C’est le chantier mené pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne : site remis au propre, catalogue photo, Google Shopping, blog réorganisé.

Retargeting : un ROAS flatteur

Relancer des visiteurs déjà intéressés rapporte souvent bien. Mais une partie d’entre eux serait revenue d’elle-même. Son ROAS est donc un peu gonflé. Le fonctionnement est détaillé dans l’article sur le retargeting avec Google Ads.

Et les autres régies ?

Le même raisonnement vaut ailleurs. Une campagne sur LinkedIn vise des professionnels, avec des clics souvent plus chers et des ventes plus longues. On la juge plutôt au coût par contact qualifié, comme expliqué dans le guide sur la publicité LinkedIn Ads.

Retenez une règle : comparez une campagne à son propre rôle, pas à la meilleure de votre compte.

Que faire quand le ROAS Google Ads est trop bas ?

Vérifiez d'abord le suivi des conversions, puis coupez les recherches inutiles, améliorez les annonces et la page d'arrivée. Ne touchez qu'à une chose à la fois pour mesurer l'effet.

Un ROAS sous votre seuil de rentabilité ne veut pas dire que Google Ads ne marche pas pour vous. Il faut d’abord trouver où ça coince.

Étape 1 : vérifier les chiffres

Avant de tout changer, assurez-vous que les ventes remontent bien. Une balise cassée après une mise à jour du site suffit à faire chuter le ROAS affiché, alors que les ventes continuent.

Étape 2 : regarder ce que les gens ont tapé

Dans le rapport des termes de recherche, repérez les clics inutiles. Un plombier qui paie pour « formation plombier » ou « salaire plombier » jette son budget. Ajoutez ces mots en exclusion : Google n’affichera plus l’annonce sur ces recherches.

Étape 3 : couper ce qui ne rapporte pas

  • Les produits qui reçoivent des clics sans jamais se vendre.
  • Les zones géographiques trop lointaines.
  • Les heures ou jours où personne n’achète.

Étape 4 : améliorer l’annonce

Un taux de clic faible signale une annonce peu claire. Mettez en avant ce qui vous distingue : livraison rapide, devis gratuit, intervention le jour même.

Étape 5 : soigner la page d’arrivée

Beaucoup de clics et peu de ventes ? Le problème est souvent après le clic. Page lente, prix caché, formulaire trop long, bouton d’appel introuvable sur téléphone.

Étape 6 : revoir l’offre ou la marge

Parfois, le produit ne laisse pas assez de marge pour payer la publicité. Dans ce cas, mieux vaut promouvoir les articles plus rentables, ou proposer des lots qui augmentent le panier moyen.

Une chose à la fois

Changer tout en même temps empêche de savoir ce qui a marché. Modifiez un élément, attendez deux à quatre semaines, puis comparez. Les campagnes automatiques ont aussi besoin de ce délai pour se réajuster.

Quelles erreurs faussent la lecture des chiffres Google Ads ?

Les erreurs les plus courantes : conversions comptées deux fois, ventes sur votre nom mélangées au reste, période trop courte et ROAS confondu avec bénéfice. Chacune donne une fausse image.

Des chiffres faux poussent à de mauvaises décisions. Augmenter un budget qui perd de l’argent, ou couper une campagne qui rapporte.

Compter deux fois la même conversion

C’est fréquent quand plusieurs outils envoient la même vente : un module de boutique et Google Analytics, par exemple. Résultat : un ROAS doublé sur le papier. Gardez une seule source par action.

Compter des actions sans valeur

Une visite de page « contact » n’est pas un contact. Un clic sur « ajouter au panier » n’est pas une vente. Ces actions peuvent être suivies, mais pas comptées comme conversions principales.

Mélanger votre nom et le reste

Les recherches sur le nom de votre commerce affichent souvent un excellent ROAS. Mélangées aux autres, elles cachent des campagnes qui perdent de l’argent. Séparez-les dans une campagne à part.

Juger trop vite

Une semaine de résultats ne suffit pas. Une vente de canapé peut arriver dix jours après le premier clic. Un cabinet d’avocats signe parfois un client un mois après la demande.

Confondre ROAS et bénéfice

Un ROAS de 3 sonne bien. Avec 20 % de marge, c’est une perte. Ayez toujours votre ROAS seuil en tête.

Oublier les ventes hors ligne

Un client voit votre annonce, puis vient au magasin. Google ne le sait pas. Pour un commerce de quartier, demandez simplement en caisse « comment nous avez-vous connu ? » et notez la réponse.

Comparer des saisons différentes

Un chocolatier ne compare pas avril et décembre. Un gîte ne compare pas novembre et août. Comparez d’une année sur l’autre, ou sur des périodes calmes équivalentes.

À quel rythme surveiller ses chiffres Google Ads ?

Jetez un œil aux dépenses chaque semaine, analysez le coût par conversion et le ROAS chaque mois, et calculez le ROI réel chaque trimestre. Inutile de regarder tous les jours.

Regarder ses campagnes tous les matins pousse à tout changer trop souvent. Les chiffres d’une journée bougent beaucoup, sans signification.

Le rythme simple

Fréquence Ce que vous regardez Pourquoi
Chaque semaine Dépense, nombre de conversions Repérer un budget qui s’emballe ou un suivi cassé
Chaque mois Coût par conversion, ROAS, termes de recherche Ajuster les campagnes
Chaque trimestre ROI réel, avec vos marges et tous les coûts Décider du budget pour la suite

Les signaux d’alerte

Réagissez vite si :

  • les conversions tombent à zéro d’un coup, souvent un problème de suivi ;
  • la dépense double sans raison ;
  • le coût par clic grimpe fortement sur vos recherches principales.

Quand se faire aider ?

Piloter soi-même est tout à fait possible avec un petit budget et un peu de temps. Le recours à un pro devient utile quand :

  • votre budget mensuel devient important pour votre trésorerie ;
  • vous ne savez pas si les chiffres affichés sont justes ;
  • vous n’avez pas le temps de faire le point chaque mois.

Côté coût, les frais de gestion d’une agence ou d’un freelance vont en général de quelques centaines d’euros par mois à un pourcentage du budget publicitaire. Les formules varient beaucoup : comparez toujours ce qui est inclus.

C’est le travail que fait notre service de gestion de campagnes Google Ads : suivi des conversions vérifié, ROAS piloté sur vos marges réelles, et un point clair chaque mois, sans jargon.

Quelle que soit la formule, gardez l’accès à votre compte Google Ads. Les chiffres et l’historique vous appartiennent.

❓ Questions fréquentes

Un ROAS de 2 sur Google Ads, c'est bon ?

Tout dépend de votre marge. Avec 50 % de marge ou plus, un ROAS de 2 couvre la publicité et peut laisser un bénéfice. Avec 25 % de marge, c'est une perte. Calculez votre seuil : 1 divisé par votre taux de marge. Si votre ROAS est au-dessus de ce seuil, avec une marge de sécurité pour vos autres frais, la campagne est rentable.

Peut-on être rentable avec un ROAS inférieur à son seuil ?

Oui, dans certains cas. Si un nouveau client revient acheter plusieurs fois sans repasser par la pub, sa première commande peut être déficitaire et le client rentable sur l'année. C'est fréquent pour un fleuriste, une boutique de café ou un salon de coiffure. Ce raisonnement doit reposer sur vos propres données de fidélité, pas sur une intuition.

Combien de temps faut-il pour avoir des chiffres fiables ?

Comptez au moins quatre semaines pour une première lecture, davantage si vous avez peu de ventes. Il faut un volume suffisant de conversions pour que le coût par conversion et le ROAS se stabilisent. Les campagnes automatiques ont aussi une phase d'apprentissage après chaque grosse modification. Évitez de conclure sur quelques jours.

Google Ads calcule-t-il le ROI automatiquement ?

Non. Google Ads affiche le ROAS, à condition que la valeur des ventes remonte. Il ne connaît ni votre coût d'achat, ni vos frais de livraison, ni vos frais de gestion. Le ROI se calcule donc à part, dans un simple tableur, en partant de vos ventes réelles et de toutes vos dépenses du mois.

Faut-il utiliser la stratégie ROAS cible dès le lancement ?

En général, non. Cette stratégie d'enchères automatiques a besoin d'un historique de ventes pour bien fonctionner. Au démarrage, une stratégie plus simple permet de collecter des données. Une fois les conversions régulières et bien suivies, vous pouvez passer au ROAS cible en fixant un objectif réaliste, proche de vos résultats actuels.

Coût par conversion ou ROAS : lequel suivre ?

Si vos ventes ont des montants très différents, comme dans une boutique en ligne, suivez le ROAS. Si chaque contact a à peu près la même valeur, comme pour un serrurier ou un cabinet comptable, le coût par conversion est plus simple et suffit. Beaucoup de commerces regardent les deux, l'un servant à vérifier l'autre.

Quel budget minimum pour mesurer correctement ses résultats ?

Il n'y a pas de montant officiel. Le budget doit permettre d'obtenir assez de clics et de conversions pour lire une tendance. Avec quelques euros par jour sur un métier où le clic coûte cher, les chiffres resteront trop maigres. Mieux vaut une seule campagne bien financée que plusieurs campagnes saupoudrées.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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