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Shopping Google Ads : lancer votre campagne pas à pas 🛒

Mis à jour le Par Alain Houessou16 min de lecture

Vous vendez des produits en ligne et vous voulez les voir en haut de Google, avec photo et prix ? La campagne Shopping est faite pour ça, à condition de bien la préparer. Si vous préférez en parler de vive voix, réservez un appel de 15 minutes avec Alain.

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Table des matières
  1. C’est quoi une campagne Shopping sur Google Ads ?
  2. Comment faire de la publicité sur Google Shopping ?
  3. Faut-il un compte Google Merchant Center pour Google Ads Shopping ?
  4. Comment préparer son flux de produits pour Google Shopping ?
  5. Comment créer une campagne Shopping dans Google Ads, étape par étape ?
  6. Campagne Shopping standard ou Performance Max : laquelle choisir ?
  7. Quel budget prévoir pour une campagne Shopping Google Ads ?
  8. Comment suivre les ventes et régler les enchères ?
  9. Quelles erreurs éviter avec une campagne Google Shopping ?
  10. Comment savoir si une campagne Shopping est rentable ?
  11. Google Shopping convient-il à toutes les entreprises ?
  12. Faut-il gérer sa campagne Shopping seul ou se faire accompagner ?

🧠 Google Shopping : par où commencer pour vous ?

📊 Les options pour montrer vos produits sur Google

OptionCe qui s'afficheCoûtPour qui
Fiches produits gratuitesVos produits dans certaines zones comme l'onglet ShoppingGratuit, via Merchant CenterToute boutique avec un catalogue validé
Campagne Shopping standardVignettes avec photo, prix et boutiquePaiement au clic, budget fixé par vousDébutant, petit budget, catalogue réduit
Performance MaxProduits sur la recherche, Shopping, YouTube, GmailPaiement selon les résultats visés, budget fixé par vousBoutique qui vend déjà et suit ses ventes
Annonces texte sur la rechercheUn texte en haut des résultatsPaiement au clicServices, produits sur devis, prise de contact
RetargetingVos produits remontrés aux visiteurs passésPaiement au clic ou à l'affichageBoutique avec un trafic régulier

C’est quoi une campagne Shopping sur Google Ads ?

Une campagne Shopping affiche vos produits avec photo, prix et nom de boutique en haut des résultats Google. Vous payez uniquement quand quelqu'un clique pour voir le produit.

Quand vous cherchez « chaussures de randonnée femme » sur Google, des vignettes apparaissent souvent en haut. Chacune montre une photo, un nom de produit, un prix et le nom du magasin. Ce sont des annonces Shopping.

Une campagne Shopping, c’est le réglage dans Google Ads qui fait apparaître vos produits dans ces vignettes. Elles s’affichent dans les résultats classiques, dans l’onglet Shopping, dans Google Images et parfois sur des sites partenaires.

Ce qui change par rapport à une annonce texte

Avec une annonce classique, vous écrivez un texte et vous choisissez les recherches sur lesquelles apparaître. Avec Shopping, c’est différent :

  • Google lit votre catalogue : il compare les recherches avec le titre, la description et la catégorie de vos produits.
  • Le client voit le prix avant de cliquer : il arrive sur votre fiche en sachant déjà combien ça coûte.
  • Vous payez au clic : l’affichage est gratuit, le clic vers votre site est payant.

Ce dernier point est précieux. Quelqu’un qui clique en connaissant le prix est souvent plus proche de l’achat qu’un simple curieux. Vous évitez de payer pour des gens qui fuient en voyant le tarif.

Pour qui c’est fait

Shopping est pensé pour les boutiques qui vendent des produits physiques en ligne : une cave à vin, une marque de cosmétiques, un fabricant de meubles, une mercerie, un vendeur de pièces auto.

Les bases restent celles de toute publicité Google : un budget, des enchères (le prix maximum que vous acceptez de payer pour un clic) et des résultats à surveiller. Si vous découvrez la plateforme, lisez d’abord comment fonctionne Google Ads pour une petite entreprise. Vous y retrouverez le vocabulaire de base, utile pour la suite.

Comment faire de la publicité sur Google Shopping ?

Il faut un site marchand, un compte Google Merchant Center contenant votre catalogue, un compte Google Ads relié, puis une campagne Shopping ou Performance Max avec un budget.

La publicité sur Google Shopping repose sur deux outils qui travaillent ensemble. Merchant Center contient vos produits. Google Ads contient votre budget et vos réglages. L’un sans l’autre ne sert à rien.

Le parcours en cinq étapes

  1. Vérifier votre site : fiches produits complètes, prix visibles, panier qui marche, pages livraison, retours et mentions légales en place.
  2. Créer un compte Merchant Center et y déclarer votre site.
  3. Envoyer votre catalogue : par une extension de votre boutique (Shopify, WooCommerce ou PrestaShop en proposent) ou par un fichier.
  4. Relier Merchant Center à Google Ads : quelques clics dans les paramètres de l’un ou de l’autre.
  5. Créer la campagne : budget quotidien, pays, produits à mettre en avant, objectif de vente.

Google décrit aussi ce fonctionnement dans sa page d’aide sur les campagnes Shopping dans Google Ads.

Combien de temps compter

Pour une boutique propre avec une cinquantaine de produits, la mise en place prend souvent une à deux journées de travail. Ensuite, Google vérifie vos produits, ce qui peut prendre quelques jours.

Si votre catalogue est en désordre, comptez plus. Photos floues, prix différents entre le site et le catalogue envoyé, produits sans description : c’est souvent là que le temps part.

Le bon état d’esprit

Shopping n’est pas un bouton magique. C’est une vitrine. Une vitrine bien rangée attire, une vitrine en vrac fait fuir.

Le travail sur les produits compte autant que les réglages de la campagne. Un caviste qui soigne ses photos de bouteilles et indique l’appellation, le millésime et la contenance dans chaque titre partira avec une longueur d’avance sur un voisin pressé.

Faut-il un compte Google Merchant Center pour Google Ads Shopping ?

Oui. Google Merchant Center est l'outil gratuit où vous déposez votre catalogue. Sans lui, Google Ads ne sait pas quels produits afficher ni à quel prix.

Google Merchant Center est gratuit. C’est votre arrière-boutique chez Google : vous y rangez vos produits, Google les contrôle, puis Google Ads les affiche.

Ce qu’il faut renseigner

  • Les infos de l’entreprise : nom, adresse, coordonnées.
  • Le site : il faut prouver qu’il vous appartient. Souvent, une extension ou un petit code à ajouter suffit.
  • La livraison : zones, délais, tarifs. Ils doivent correspondre à ce qui est écrit sur votre site.
  • Les retours : délai et conditions, là aussi identiques au site.
  • La devise et les prix : prix TTC en euros pour la France.

Les règles à respecter

Google refuse certains produits ou les limite : produits dangereux, contrefaçons, certains produits de santé, entre autres. Il exige aussi un site fiable : coordonnées visibles, paiement sécurisé, conditions de vente claires.

Lisez les règles officielles des annonces Shopping de Google avant de lancer quoi que ce soit, surtout si vous vendez un produit sensible. Mieux vaut le savoir avant d’avoir passé des heures sur votre catalogue.

Un bonus souvent ignoré

Une fois votre catalogue validé, vos produits peuvent aussi apparaître gratuitement dans certaines zones de Google, comme l’onglet Shopping. Ces fiches gratuites ne remplacent pas la publicité. Mais c’est une visibilité offerte, sans rien payer.

Exemple concret

Un torréfacteur qui vend ses cafés en ligne crée son compte, relie sa boutique Shopify, indique ses tarifs de livraison et ses conditions de retour. En une matinée, la base est posée.

Le reste du travail portera sur les fiches produits : origine du café, mouture, poids du paquet, photo du sachet. C’est ce qui fera la différence dans les vignettes.

Comment préparer son flux de produits pour Google Shopping ?

Le flux produits est la liste de vos articles envoyée à Google. Chaque produit doit avoir un titre précis, une photo nette, un prix exact, une disponibilité et un identifiant.

Le flux produits, c’est la liste de vos articles avec leurs informations, transmise à Merchant Center. C’est lui qui décide si vos annonces sont vues, et par qui. Un bon flux vaut souvent mieux qu’un gros budget.

Les informations essentielles

Information Ce qu’elle doit contenir Exemple
Titre Marque, type de produit, détail utile (taille, couleur, matière) Théière fonte 1,2 L noire
Description Usage, matière, dimensions, en phrases simples Théière en fonte émaillée, garde la chaleur
Image Photo nette, fond clair, sans texte ajouté Produit seul, bien éclairé
Prix Le même que sur le site, au centime près 49,90 €
Disponibilité En stock, en rupture, en précommande En stock
Identifiant Code-barres (GTIN) si le produit en a un Le code sous l’emballage

La liste complète figure dans la spécification officielle des données produit de Google Merchant Center.

Le titre, le premier levier

Google s’appuie beaucoup sur le titre pour décider quand montrer un produit. « Bougie Lavande » est trop vague. « Bougie parfumée lavande cire de soja 180 g » répond à ce que cherche vraiment un client. Placez les mots importants au début.

Les photos font le clic

Dans une rangée de vignettes, l’œil va vers la photo la plus nette. Une photo sombre ou mal recadrée perd face au voisin. C’est souvent le premier chantier : l’Armurerie NéA a d’abord remis son site au propre et refait son catalogue photo, puis est passée sur Google Shopping.

Garder le flux à jour

Un prix qui change sur le site doit changer dans le flux. Sinon, Google peut bloquer le produit. Les extensions des boutiques en ligne font cette mise à jour automatiquement : c’est la solution la plus sûre.

En cas de soldes, vérifiez que les prix barrés et les prix promotionnels remontent correctement. Un décalage d’une journée suffit à créer des refus.

Comment créer une campagne Shopping dans Google Ads, étape par étape ?

Dans Google Ads, créez une campagne avec l'objectif Ventes, choisissez Shopping, sélectionnez votre compte Merchant Center, fixez un budget quotidien, une enchère simple et vos zones de livraison.

Une fois Merchant Center prêt et relié, la création dans Google Ads prend environ une heure. Les menus changent de temps en temps, mais la logique reste la même.

Les étapes

  1. Nouvelle campagne : cliquez sur « Nouvelle campagne » et choisissez l’objectif « Ventes ».
  2. Type de campagne : choisissez « Shopping ». Google vous proposera souvent Performance Max à la place ; les deux options se comparent facilement.
  3. Compte marchand : sélectionnez votre compte Merchant Center et le pays de vente.
  4. Nom et budget : un nom clair (« Shopping – Théières ») et un budget par jour.
  5. Enchères : au départ, une stratégie simple, comme le CPC manuel (vous fixez le prix maximum d’un clic) ou « Maximiser les clics » avec un plafond.
  6. Zones : la France, ou seulement les régions où vous livrez.
  7. Groupe de produits : au départ, tous les produits ensemble. Vous découperez plus tard.

Bien découper ses produits

Après quelques semaines, regroupez vos produits pour mieux piloter. Une boutique d’articles de pêche peut par exemple séparer :

  • les cannes (prix élevé, bonne marge) ;
  • les leurres (petit prix, beaucoup de ventes) ;
  • les accessoires (marge faible).

Chaque groupe reçoit une enchère adaptée. Vous misez plus sur ce qui rapporte, moins sur ce qui coûte.

Exclure les recherches inutiles

Google Ads vous montre ce que les gens ont cherché avant de cliquer sur vos produits. Excluez ce qui ne vend pas : « gratuit », « occasion », « notice », « réparation ». Un vendeur de vélos neufs n’a rien à gagner à payer des clics sur « vélo d’occasion ».

Vérifier avant de lancer

Avant d’activer, contrôlez trois choses : les produits sont bien approuvés dans Merchant Center, le suivi des ventes fonctionne, le budget quotidien correspond à ce que vous êtes prêt à perdre en phase de test.

Campagne Shopping standard ou Performance Max : laquelle choisir ?

Pour une petite boutique qui débute, la campagne Shopping standard est plus lisible et laisse plus de contrôle. Performance Max convient mieux quand les ventes sont déjà suivies de façon fiable.

Google pousse aujourd’hui Performance Max, une campagne automatisée qui diffuse vos produits partout : recherche, Shopping, YouTube, Gmail, sites partenaires. La campagne Shopping standard, elle, reste centrée sur les vignettes produits.

Critère Shopping standard Performance Max
Où ça s’affiche Surtout les vignettes Shopping Partout chez Google
Contrôle Fort : enchères, exclusions, groupes Plus limité, l’automatisation décide beaucoup
Ce qu’il faut fournir Le flux produits Le flux, plus des textes, images, vidéos
Besoin de données Faible pour démarrer Mieux avec un suivi des ventes fiable
Pour qui Débutant, petit budget, catalogue réduit Boutique qui vend déjà et suit ses ventes

Notre conseil pour démarrer

Pour une petite boutique qui débute, la campagne standard est souvent plus lisible. Vous voyez ce qui se passe et vous apprenez. Quand le suivi des ventes est fiable et que des commandes arrivent, tester Performance Max prend du sens.

Prenons deux cas. Une créatrice de bijoux avec 40 références et un petit budget a intérêt à garder la main. Un site de matériel de jardin avec des centaines de produits et un historique de ventes peut laisser l’automatisation travailler.

Les limites de l’automatisation

Performance Max montre moins clairement où part l’argent. Elle peut aussi dépenser sur des affichages moins utiles si elle manque d’informations. Pour bien l’utiliser :

  • donnez-lui un suivi des ventes juste, avec le montant des commandes ;
  • fournissez de bonnes images et des textes clairs ;
  • regardez les résultats chaque semaine, sans paniquer au premier jour.

L’IA prend de plus en plus de place

Google ajoute régulièrement des fonctions automatiques à ses campagnes. Elles peuvent aider, à condition de leur fournir de bonnes informations et de surveiller les résultats. Pour suivre ces évolutions, lisez ce que change l’IA dans Google Ads avec AI Max.

Quel budget prévoir pour une campagne Shopping Google Ads ?

Aucun minimum n'est imposé. Le budget dépend du prix d'un clic dans votre secteur et de votre marge. Prévoyez un budget test sur un à deux mois avant de juger.

Il n’existe pas de budget minimum imposé. Le bon montant dépend du prix d’un clic dans votre secteur et du nombre de clics nécessaires pour obtenir une vente.

Comment raisonner

Le prix d’un clic varie beaucoup selon le produit et la concurrence. Il peut aller de quelques centimes à plus d’un euro, parfois davantage dans les secteurs disputés. Il change aussi selon la saison.

Prenez un calcul simple, avec des chiffres d’exemple :

  • vous payez en moyenne 0,50 € par clic ;
  • un visiteur sur cinquante achète ;
  • une vente vous coûte alors environ 25 € de publicité.

Si votre produit vous laisse 40 € de marge, c’est rentable. S’il vous laisse 10 €, ce n’est pas le bon produit à pousser.

Les fourchettes habituelles

Pour une petite boutique, un budget de départ se situe souvent entre quelques centaines d’euros et un millier d’euros par mois. En dessous, les données arrivent lentement et il est difficile de juger. Au-delà, mieux vaut avoir déjà vérifié que la campagne vend.

Si vous confiez la gestion à un prestataire, ajoutez ses honoraires. Selon les cas, comptez de quelques centaines à plus d’un millier d’euros par mois, ou un forfait de mise en place. Les tarifs varient beaucoup d’un prestataire à l’autre.

Démarrer sans se brûler

  • Fixez un budget test sur un à deux mois.
  • Mettez en avant vos meilleurs produits, pas tout le catalogue.
  • Notez votre marge par produit avant de lancer.
  • Ne changez pas les réglages tous les jours : Google a besoin de quelques semaines pour apprendre.

Penser aux saisons

Un fromager qui vend en ligne a intérêt à pousser ses coffrets cadeaux à bonne marge avant Noël, plutôt qu’un fromage à l’unité vendu quelques euros. Un vendeur de maillots de bain augmentera son budget au printemps, pas en novembre. Calez vos efforts sur les moments où vos clients achètent vraiment.

Comment suivre les ventes et régler les enchères ?

Installez le suivi des conversions pour compter chaque achat et son montant. Commencez avec des enchères simples, puis passez à une stratégie automatique une fois les ventes bien mesurées.

Sans suivi des ventes, vous pilotez à l’aveugle. Vous voyez des clics et des euros dépensés, mais pas les commandes. C’est la première chose à installer.

Installer le suivi des conversions

Une conversion, c’est une action que vous voulez compter : ici, un achat. Pour la mesurer, on place un petit code de suivi Google sur la page de confirmation de commande. Shopify, WooCommerce et PrestaShop proposent des extensions qui le font sans toucher au code.

Vérifiez que le montant de la commande remonte bien. C’est lui qui permet de calculer la rentabilité. Passez une vraie commande test pour en être sûr.

Comprendre le ROAS

Le ROAS, c’est le chiffre d’affaires rapporté par un euro de publicité. Si vous dépensez 100 € et vendez pour 500 €, votre ROAS est de 5, soit 500 %.

Attention : le ROAS parle de chiffre d’affaires, pas de bénéfice. Une boutique à faible marge a besoin d’un ROAS plus élevé qu’une boutique à forte marge pour gagner de l’argent.

Faire évoluer les enchères

  • Au début : enchères manuelles ou plafonnées, pour garder la main.
  • Après quelques dizaines de ventes suivies : tester une stratégie « ROAS cible », où Google ajuste seul.
  • Produit qui dépense sans vendre : baisser l’enchère ou l’exclure.
  • Produit qui vend bien : augmenter l’enchère pour gagner des affichages.

Relancer ceux qui n’ont pas acheté

Un visiteur regarde souvent un produit, puis part comparer ailleurs. Vous pouvez lui remontrer ce produit plus tard, quand il est prêt à acheter. C’est le principe du retargeting avec Google Ads pour relancer les visiteurs de votre site.

Ce suivi doit respecter le consentement aux cookies. Votre bandeau doit demander l’accord du visiteur avant de déposer les codes publicitaires.

Quelles erreurs éviter avec une campagne Google Shopping ?

Les erreurs les plus coûteuses : prix différents entre site et flux, photos refusées, titres vagues, aucune exclusion de recherches, absence de suivi des ventes et réglages changés chaque jour.

Les mêmes erreurs reviennent souvent. Elles coûtent de l’argent ou bloquent vos produits.

Les erreurs de catalogue

  • Prix différent entre le site et le flux : Google peut refuser le produit, voire suspendre le compte marchand.
  • Photos avec texte, logo ou filigrane : souvent refusées pour l’image principale.
  • Titres vagues : « Modèle 12 » ne dit rien à personne.
  • Rupture non signalée : vous payez des clics pour un produit indisponible.
  • Frais de livraison absents ou faux : le client découvre une surprise au panier et part.

Les erreurs de campagne

  • Tout le catalogue dans un seul groupe, sans jamais trier : les produits à petite marge mangent le budget.
  • Aucune exclusion de recherches : vous payez pour « gratuit » ou « occasion ».
  • Pas de suivi des ventes : impossible de savoir ce qui marche.
  • Changer les réglages chaque jour : la campagne ne se stabilise jamais.
  • Arrêter au bout d’une semaine : trop tôt pour juger.

Les erreurs de site

La meilleure annonce ne sauve pas une mauvaise fiche produit. Si le client arrive sur une page lente, sans délai de livraison clair ni photos détaillées, il repart.

Avant d’augmenter le budget, regardez la page où arrive le clic. Ouvrez-la sur votre téléphone : c’est souvent là que vos clients achètent.

Un exemple parlant

Imaginez une boutique de thé qui lance sa campagne avec tous ses produits. Les échantillons à quelques euros prennent l’essentiel des clics. Ils ne rapportent presque rien.

En excluant ces échantillons et en mettant en avant les coffrets, la campagne devient lisible. Rien de compliqué : juste du tri, fait avec la marge en tête.

Comment savoir si une campagne Shopping est rentable ?

Une campagne Shopping est rentable quand la marge réelle des ventes qu'elle apporte dépasse son coût publicitaire. Le chiffre d'affaires seul ne suffit pas pour en juger.

Beaucoup de commerçants regardent le chiffre d’affaires généré. C’est utile, mais insuffisant. Ce qui compte, c’est ce qu’il vous reste une fois tout payé.

Le calcul de base

Pour chaque produit ou groupe de produits, il vous faut :

  1. le coût de la publicité sur la période ;
  2. le nombre de ventes et leur montant ;
  3. votre marge réelle, après achat du produit, emballage, livraison et frais de paiement.

Exemple chiffré : vous dépensez 300 € sur un mois. La campagne génère 1 500 € de ventes. Votre marge moyenne est de 30 %, soit 450 €. Il vous reste 150 € après publicité. C’est positif, même si ce n’est pas énorme.

Penser au client sur la durée

Un premier achat peut être tout juste rentable. Mais un client qui revient plusieurs fois change le calcul. Un vendeur de croquettes pour chiens ou de café en grains a des clients qui rachètent : il peut accepter une première vente peu rentable.

À l’inverse, un vendeur de matelas voit rarement le même client revenir vite. Chaque vente doit être rentable tout de suite.

Quand s’inquiéter

  • Après un à deux mois, aucune vente malgré des centaines de clics.
  • Des ventes, mais une marge qui ne couvre jamais la dépense.
  • Des clics très chers dans votre secteur, face à de grandes enseignes.

Dans ces cas, revoyez les produits mis en avant, vos prix ou la page d’arrivée avant d’ajouter du budget. Parfois, le problème n’est pas la publicité mais l’offre.

Pour prendre du recul sur la question, lisez si Google Ads est rentable pour une petite entreprise. Le raisonnement vaut pour Shopping comme pour les autres campagnes.

Google Shopping convient-il à toutes les entreprises ?

Non : Google Shopping convient aux entreprises qui vendent des produits physiques en ligne, à prix fixe. Pour les services ou les produits sur devis, d'autres formats Google Ads conviennent mieux.

Shopping exige un produit, un prix précis et un achat possible en ligne. Si l’un des trois manque, ce n’est pas le bon outil.

Les profils qui en profitent

  • Boutiques en ligne avec un catalogue clair : décoration, mode, cosmétique, sport, jardin.
  • Commerçants avec un site marchand : une cave, une librairie, une épicerie fine qui expédie.
  • Artisans qui vendent leurs créations : céramiste, ébéniste, savonnier.
  • Magasins physiques : Google permet aussi, sous conditions, d’indiquer qu’un produit est disponible en boutique, si vous déclarez votre stock local.

Les profils pour qui ce n’est pas adapté

Un plombier, un coiffeur, un avocat ou un gîte ne vendent pas un produit dans un panier. Leur objectif est un appel, un rendez-vous ou une réservation. Les annonces texte sur la recherche, liées à une page de contact claire, sont plus logiques.

Ce sujet relève de la génération de leads pour une petite entreprise : obtenir des demandes de contact sérieuses plutôt que des ventes directes.

Si vous vendez à d’autres professionnels (logiciel, conseil, formation), Google Shopping a rarement du sens. La publicité sur LinkedIn pour toucher des pros peut être plus pertinente, car vous ciblez par métier ou par secteur.

Le cas des produits sur devis

Une menuiserie qui fabrique des escaliers sur mesure n’a pas de prix fixe. Shopping exige un prix affiché. Elle fera mieux avec des annonces classiques et un formulaire de devis.

Le cas des produits encadrés

Certains produits sont interdits ou très encadrés par Google. D’autres sont autorisés seulement dans certains pays. Vérifiez les règles avant de bâtir toute votre stratégie de vente sur Shopping.

Faut-il gérer sa campagne Shopping seul ou se faire accompagner ?

Vous pouvez la gérer seul si votre catalogue est petit et propre et que vous avez du temps. Un accompagnement aide quand le flux a des erreurs ou que les dépenses dérapent.

Vous pouvez tout à fait lancer une campagne Shopping vous-même. Les outils sont accessibles et l’aide de Google est complète. La vraie question, c’est votre temps et votre envie d’apprendre.

Le faire soi-même

C’est adapté si :

  • votre catalogue est petit et bien rangé ;
  • votre boutique a une extension Google qui fait le lien ;
  • vous avez une à deux heures par semaine pour suivre les chiffres ;
  • vous acceptez quelques semaines de tâtonnements.

Commencez petit, avec vos meilleurs produits. Notez chaque changement et sa date, pour savoir ensuite ce qui a marché.

Se faire accompagner

C’est utile si :

  • votre flux affiche des erreurs que vous ne comprenez pas ;
  • vous avez beaucoup de produits et des marges très différentes ;
  • vous dépensez déjà sans savoir ce que ça rapporte ;
  • vous préférez passer votre temps sur votre métier.

Un accompagnement sérieux commence par le catalogue et le suivi des ventes, pas par le budget. Il vous montre les chiffres clairement, chaque mois, et vous explique les décisions prises.

Ce que fait Mindflow Origin

Mindflow Origin, l’agence d’Alain Houessou, travaille à distance pour des boutiques et des TPE, surtout en France. Le travail couvre la remise en ordre des fiches produits, Merchant Center, le suivi des ventes et le pilotage des campagnes.

Le détail figure sur la page de notre accompagnement Google Ads pour les petites entreprises.

Le bon réflexe

Quelle que soit votre décision, commencez par un test limité dans le temps et dans le budget. Fixez-vous une date pour faire le point. Vous saurez vite si Shopping a sa place dans votre façon de vendre.

❓ Questions fréquentes

Google Shopping est-il gratuit ?

En partie. Créer un compte Merchant Center et envoyer votre catalogue ne coûte rien, et vos produits peuvent apparaître gratuitement dans certaines zones comme l'onglet Shopping. Les annonces Shopping payantes, elles, sont facturées au clic via Google Ads. Vous fixez vous-même votre budget quotidien, et vous pouvez arrêter quand vous voulez.

Combien de temps faut-il pour que mes produits soient validés ?

Après l'envoi du catalogue, Google vérifie chaque produit et votre site. Cela prend souvent quelques jours, parfois plus si des informations manquent ou si le site doit être contrôlé. Surveillez l'onglet des diagnostics dans Merchant Center : il indique les produits refusés et la raison, ce qui vous permet de corriger rapidement.

Pourquoi mes produits sont-ils refusés dans Merchant Center ?

Les causes fréquentes sont un prix différent entre le site et le flux, une image avec texte ou filigrane, une page produit introuvable, des frais de livraison absents ou un produit interdit par les règles de Google. Merchant Center précise le motif pour chaque produit. Corrigez sur le site, laissez la mise à jour se faire, puis vérifiez à nouveau.

Peut-on faire de la publicité Shopping sans site internet ?

Non, il faut une boutique en ligne où le client peut voir le produit et l'acheter. Le clic sur l'annonce mène vers votre fiche produit. Si vous n'avez pas encore de site marchand, une solution comme Shopify ou WooCommerce permet d'en créer un, avec des extensions qui envoient ensuite le catalogue à Google.

Faut-il obligatoirement un code-barres pour chaque produit ?

Pas toujours. Le code-barres, appelé GTIN, est demandé pour les produits de marque qui en possèdent un. Si vous fabriquez vous-même vos produits, comme un céramiste ou une savonnerie artisanale, vous pouvez indiquer qu'il n'existe pas d'identifiant. Renseigner un faux code ou un code d'un autre produit expose à des refus.

Peut-on limiter les annonces Shopping à une région ou une ville ?

Oui. Dans les réglages de la campagne, vous choisissez les zones où les annonces s'affichent : France entière, une région, un département ou un rayon autour d'une ville. C'est utile si vous ne livrez que localement, comme une épicerie fine qui assure elle-même ses livraisons. Les zones doivent rester cohérentes avec vos conditions de livraison.

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Écrit par

Alain Houessou

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