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Base de données emailing : construire sa liste sans l'acheter 📬

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous voulez écrire à vos clients par email, mais vous n'avez pas encore de liste ? Vous hésitez peut-être à acheter un fichier pour aller plus vite. Prenons 15 minutes au téléphone pour voir ensemble les contacts que vous avez déjà sous la main.

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Table des matières
  1. Qu’est-ce qu’une base de données de contacts en emailing ?
  2. Fichier emailing, liste emailing, base de données : est-ce la même chose ?
  3. Où trouver une base de données emailing gratuite ?
  4. L’achat de base de données emailing est-il légal en France ?
  5. Pourquoi acheter un fichier emailing coûte plus cher qu’il n’y paraît ?
  6. Comment construire sa liste d’emails clients en partant de zéro ?
  7. Comment demander l’email d’un client sans paraître insistant ?
  8. Quelles informations ranger dans sa base de contacts ?
  9. Dans quel outil stocker sa liste emailing ?
  10. Comment garder une base de données emailing propre ?
  11. Combien de temps faut-il pour avoir une liste qui rapporte ?
  12. Que faut-il envoyer à sa liste une fois qu’elle existe ?

🧠 Où en êtes-vous avec votre liste d'emails ?

📊 Les sources de contacts comparées

SourceCoûtQualité des contactsCadre légal
Clients existants (factures, devis)GratuitTrès bonne : ils vous connaissentPossible pour des offres proches de leur achat, avec désinscription
Formulaire sur votre siteGratuit ou faibleTrès bonne : inscription volontaireCase de consentement non cochée d'avance
Comptoir, caisse, rendez-vousGratuitTrès bonneAccord clair de la personne, à noter
Réseaux sociaux et jeux concoursFaibleMoyenne : intérêt parfois légerConsentement explicite obligatoire
Salons et marchésCoût du standBonne si vous échangez vraimentAccord de la personne à recueillir
Achat ou location de fichierVariable, souvent élevéFaible : des inconnusTrès encadré, vous restez responsable

Qu’est-ce qu’une base de données de contacts en emailing ?

C'est la liste des personnes qui ont accepté de recevoir vos emails, ou qui sont déjà clientes, rangée dans un outil qui permet de leur écrire à toutes proprement.

Une base de données emailing, c’est d’abord une liste. Chaque ligne correspond à une personne : son adresse email, souvent son prénom, parfois sa ville ou ce qu’elle vous a acheté.

Ce qui en fait une vraie base, ce sont trois choses :

  • L’accord de la personne. Elle a accepté vos messages, ou elle est déjà cliente chez vous.
  • Un rangement clair. Les contacts sont dans un seul outil, pas éparpillés entre un carnet, un téléphone et une boîte mail.
  • Un moyen d’écrire à tous d’un coup, avec un lien pour se désinscrire dans chaque message.

Prenons un coiffeur. Il a plusieurs centaines de fiches clientes dans son logiciel de rendez-vous. Si une partie a laissé son email et accepté les nouvelles du salon, il possède déjà une petite base. Il peut prévenir d’un créneau libéré ou d’un nouveau soin.

Un plombier, lui, a des adresses dans ses devis et ses factures. Elles sont précieuses pour rappeler l’entretien annuel d’une chaudière ou proposer un contrôle avant l’hiver.

Un gîte garde l’email de chaque réservation. Il peut écrire aux anciens clients quand les dates d’automne s’ouvrent.

La base ne sert donc pas qu’à envoyer une newsletter. Elle sert à garder le lien avec des gens qui vous connaissent déjà. C’est toute la différence avec une publicité, qui parle à des inconnus.

Si vous partez de zéro sur le sujet, commencez par le guide pour démarrer l’emailing quand on est artisan ou patron de TPE. Il remet chaque étape dans l’ordre, de la liste jusqu’au premier envoi.

Fichier emailing, liste emailing, base de données : est-ce la même chose ?

Presque. Le fichier est un document exporté, la liste est un groupe de destinataires dans un outil, la base regroupe tous vos contacts et leurs informations.

Ces trois mots se mélangent souvent. Dans la vie de tous les jours, ils désignent la même idée : les gens à qui vous écrivez. Mais la nuance aide à s’organiser.

Terme Ce que c’est Exemple
Fichier emailing Un document, souvent un tableur, qu’on importe ou qu’on exporte L’export des clients de votre logiciel de caisse
Liste emailing Un groupe de destinataires pour un envoi Les clients d’une boulangerie qui veulent les offres galettes
Base de données L’ensemble de vos contacts, avec leurs informations et leur historique Tous les contacts d’un garage, avec le modèle de voiture

Pourquoi la nuance compte

Une base peut contenir plusieurs listes. Un boulanger peut avoir une liste « commandes de fêtes » et une liste « nouveautés du mois ». Un avocat peut séparer ses clients particuliers et ses clients professionnels.

Ce découpage évite d’envoyer le mauvais message à la mauvaise personne. Un client qui a fait refaire sa salle de bain n’a pas besoin de trois rappels pour une promotion sur les cumulus.

Le piège du mot « fichier »

Quand on parle d’« acheter un fichier emailing », on parle d’un tableur rempli d’adresses d’inconnus. Il n’a rien à voir avec votre propre fichier clients. Le premier vient de l’extérieur, le second vient de votre travail.

Retenez une idée simple : un fichier se télécharge, une vraie base se construit. C’est cette base construite qui vous rapportera des clients qui reviennent.

Où trouver une base de données emailing gratuite ?

Chez vous. Factures, devis, logiciel de caisse, réservations, formulaire de site et comptoir sont les seules sources gratuites et fiables. Les bases gratuites téléchargeables sont à éviter.

On trouve sur internet des « bases de données emailing gratuites » à télécharger. Méfiez-vous. Ces adresses ont presque toujours été récupérées sans l’accord des personnes. Les utiliser vous expose à des signalements et à des sanctions.

La bonne nouvelle : vous avez déjà une base gratuite, sans le savoir. Elle est simplement éparpillée.

Les sources que vous avez déjà

  • Vos factures et vos devis. Un électricien ou un menuisier y retrouve des dizaines de clients satisfaits. Si vous changez d’outil, choisir un logiciel de facturation adapté à votre activité vous aide aussi à exporter ces contacts proprement.
  • Votre logiciel de caisse. Beaucoup de commerçants demandent l’email pour envoyer le ticket. Vérifiez ce que le client a accepté à ce moment-là.
  • Vos outils de réservation. Coiffeurs, esthéticiennes, gîtes et restaurants récupèrent l’email à chaque rendez-vous.
  • Votre boîte mail. Les clients qui vous ont écrit pour un devis sont des contacts chauds.
  • Votre boutique en ligne. Chaque commande laisse une adresse.

Les sources à ouvrir

  • Un formulaire d’inscription sur votre site, avec une vraie raison de s’inscrire.
  • Une fiche papier ou une tablette au comptoir.
  • Un lien d’inscription dans votre profil de réseaux sociaux.
  • Les salons, marchés et portes ouvertes.

Attention à une règle : avoir l’email d’un client ne veut pas dire avoir le droit de lui envoyer n’importe quoi. Un client peut recevoir des offres proches de ce qu’il a acheté, avec un lien pour se désinscrire. Pour le reste, il faut son accord clair.

L’achat de base de données emailing est-il légal en France ?

Il n'est pas interdit en soi, mais il est très encadré. Les particuliers doivent avoir accepté d'être contactés par des partenaires, et vous restez responsable de chaque envoi.

C’est la question qui revient le plus. La réponse honnête : acheter ou louer un fichier emailing n’est pas illégal, mais les conditions sont strictes. Et c’est vous, l’expéditeur, qui portez le risque.

Si vous écrivez à des particuliers

La règle est le consentement préalable. La personne doit avoir accepté, au moment où elle a donné son adresse, de recevoir des offres de partenaires. Une case pré-cochée ou une phrase cachée dans des conditions générales ne suffit pas.

La CNIL détaille ces règles dans sa page sur la prospection commerciale par courrier électronique. Elle rappelle aussi que chaque message doit indiquer l’expéditeur et offrir un moyen simple de se désinscrire.

Si vous écrivez à des professionnels

Le cadre est plus souple. Vous pouvez écrire à un professionnel sans accord préalable, à deux conditions :

  • le message concerne son métier ;
  • il a été informé et peut s’opposer facilement.

Un fabricant de matériel de coiffure peut donc écrire à des salons. Il ne peut pas leur proposer une assurance auto personnelle.

Ce que vous devez vérifier avant d’acheter

  • D’où viennent les adresses, précisément.
  • Comment l’accord a été recueilli, et si le vendeur peut le prouver.
  • La date de collecte : une adresse vieille de plusieurs années est souvent morte.
  • Si votre premier message peut expliquer d’où vous tenez l’adresse.

Dans les faits, un vendeur sérieux ne pourra pas toujours répondre à tout. Si vous avez un doute, considérez que la réponse est non.

Pourquoi acheter un fichier emailing coûte plus cher qu’il n’y paraît ?

Des inconnus ouvrent peu, se désinscrivent ou vous signalent en spam. Votre adresse d'envoi perd sa réputation, et même vos vrais clients finissent par ne plus vous recevoir.

Sur le papier, l’achat semble rapide : quelques milliers d’adresses, un envoi, des clients. Dans la réalité, le calcul se retourne souvent.

Des gens qui ne vous connaissent pas

Imaginez un restaurateur qui reçoit un email d’un paysagiste inconnu. Il ne l’ouvre pas, ou il clique sur « spam ». Ce geste compte. Les messageries comme Gmail observent ces signalements et en tirent des conclusions sur l’expéditeur.

Une réputation qui se dégrade

Chaque adresse d’envoi a une sorte de réputation. Quand beaucoup de destinataires vous signalent, les messageries classent vos emails en indésirables. Et pas seulement ceux envoyés au fichier acheté : ceux envoyés à vos vrais clients aussi.

Google publie les consignes destinées aux expéditeurs d’emails vers Gmail. On y lit l’importance de n’écrire qu’à des personnes qui l’ont demandé et de permettre la désinscription facilement.

Les adresses pièges

Certains fichiers contiennent des adresses mortes ou des adresses pièges, créées pour repérer les expéditeurs peu scrupuleux. Écrire à ces adresses vous fait mal voir très vite.

Les autres coûts cachés

  • L’outil d’envoi peut suspendre votre compte s’il détecte trop de plaintes.
  • Votre image de marque en prend un coup localement.
  • Vous payez pour des contacts qui n’achèteront jamais.

Pour comprendre comment on remonte la pente, lisez pourquoi vos emails tombent en spam et comment l’éviter. Mieux vaut pourtant ne jamais avoir à le faire.

Une liste de cent clients qui vous connaissent vaut largement plus qu’un fichier de plusieurs milliers d’inconnus.

Comment construire sa liste d’emails clients en partant de zéro ?

Rassemblez d'abord vos clients existants, puis ajoutez des points de collecte : comptoir, site, réservations et réseaux sociaux. Donnez toujours une vraie raison de s'inscrire.

Construire sa liste n’a rien de compliqué. Il faut surtout de la régularité. La méthode, étape par étape.

Étape 1 : rassembler ce que vous avez

Ouvrez vos factures, votre logiciel de caisse, vos réservations et votre boîte mail. Copiez les adresses dans un seul tableur. Notez pour chacune d’où elle vient.

Étape 2 : trier selon l’accord

Séparez deux groupes :

  • les clients qui ont acheté chez vous, à qui vous pouvez proposer des offres proches ;
  • les personnes qui ont accepté clairement vos nouvelles.

Les contacts douteux, sans achat ni accord, restent de côté.

Étape 3 : donner une raison de s’inscrire

Personne ne s’inscrit à « la newsletter ». On s’inscrit pour quelque chose d’utile :

  • un boulanger : être prévenu des pains spéciaux du week-end ;
  • un garagiste : un rappel avant le contrôle technique ;
  • un gîte : les dates libérées en premier ;
  • une boutique en ligne : les arrivages avant tout le monde.

Étape 4 : ouvrir des points de collecte

Ajoutez un formulaire simple sur votre site. Mettez un petit mot au comptoir. Ajoutez la question au moment de la réservation. Pour une boutique en ligne, un site clair aide beaucoup : c’est ce qu’on a fait pour l’Armurerie NéA, boutique en ligne remise au propre avec catalogue photo et blog réorganisé.

Étape 5 : écrire vite aux nouveaux inscrits

Un premier email de bienvenue dans la foulée. Il rappelle pourquoi la personne s’est inscrite et ce qu’elle va recevoir.

Étape 6 : recommencer chaque semaine

La liste grandit au rythme de votre activité. Un client de plus par jour, c’est une belle liste en fin d’année.

Comment demander l’email d’un client sans paraître insistant ?

Demandez au bon moment, avec une raison concrète et une phrase simple. Expliquez ce qu'il recevra et à quelle fréquence, puis respectez sa réponse sans insister.

Beaucoup d’artisans n’osent pas demander. Ils ont peur de déranger. Pourtant, un client content donne souvent son email sans hésiter, si la demande est claire.

Le bon moment

  • À la fin d’un chantier réussi. Le client est satisfait, il a envie de garder le contact.
  • Au passage en caisse. Le commerçant propose d’envoyer le ticket et les nouveautés.
  • À la prise de rendez-vous. Le coiffeur demande l’email pour le rappel.
  • Après une première commande sur une boutique en ligne.

Des phrases qui marchent

  • Plombier : « Je peux vous envoyer un rappel pour l’entretien de la chaudière l’an prochain ? »
  • Fleuriste : « Vous voulez être prévenue avant la fête des mères, pour réserver ? »
  • Avocat : « Je publie une lettre courte quand la loi change sur votre sujet. Je vous l’envoie ? »

La phrase dit ce que le client gagne. Elle ne parle pas de « newsletter ».

L’accord, noir sur blanc

Sur un formulaire, la case d’acceptation ne doit jamais être cochée d’avance. Le texte doit dire clairement ce que la personne recevra. La CNIL explique ce qu’est un consentement valable au sens du RGPD : libre, clair, informé et sans ambiguïté.

Au comptoir, notez l’accord dans votre fichier, avec la date. En cas de question, vous pourrez montrer comment l’adresse a été obtenue.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Rendre l’email obligatoire pour acheter.
  • Promettre un email par mois puis en envoyer trois par semaine.
  • Insister après un refus. Un « non » aujourd’hui peut devenir un « oui » plus tard.

Quelles informations ranger dans sa base de contacts ?

Gardez le minimum utile : email, prénom, origine du contact, date d'accord et centres d'intérêt. Inutile de collecter plus que ce dont vous vous servirez vraiment.

La tentation est grande de tout noter. Mauvaise idée. La règle européenne sur les données personnelles demande de ne garder que ce qui sert. Et une base trop chargée devient vite impossible à tenir.

Les champs vraiment utiles

Champ Pourquoi Exemple
Email Pour écrire marie@exemple.fr
Prénom Pour personnaliser le message Marie
Origine Pour savoir d’où vient l’adresse Comptoir, site, facture
Date d’accord Pour prouver le consentement Date de l’inscription
Intérêt ou achat Pour envoyer le bon message Chaudière gaz, coupe homme, gîte en été

Les champs à éviter

  • La date de naissance complète, si vous ne souhaitez pas les anniversaires.
  • L’adresse postale, si vous n’envoyez jamais de courrier.
  • Les informations sensibles : santé, religion, opinions. Elles n’ont rien à faire dans une base commerciale.

Un exemple par métier

Un garagiste note le modèle et l’année du véhicule. Il peut rappeler la vidange au bon moment. Une esthéticienne note le soin préféré. Un caviste note si le client préfère les rouges ou les blancs.

Une seule information bien choisie rend vos emails beaucoup plus pertinents.

Profitez-en pour ranger vos fiches clients

Si vous préparez le passage à la facturation électronique pour les TPE et artisans, vos fiches clients devront de toute façon être propres et complètes. C’est le bon moment pour vérifier les emails et l’accord de chacun.

Pensez enfin à la sécurité. Un tableur partagé sans mot de passe, sur un ordinateur commun, n’est pas un bon endroit pour vos contacts.

Dans quel outil stocker sa liste emailing ?

Un tableur suffit pour rassembler les contacts au départ. Pour envoyer, passez par un outil d'emailing dédié, qui gère les désinscriptions et protège votre réputation d'expéditeur.

Envoyer des emails groupés depuis sa boîte Gmail ou Outlook est une fausse bonne idée. Les destinataires risquent de voir les adresses des autres. Et votre messagerie peut bloquer l’envoi.

Pour rassembler : le tableur

Excel, Google Sheets ou LibreOffice font très bien l’affaire au début. Une colonne par information, une ligne par contact. Vous importerez ensuite ce fichier dans l’outil d’envoi.

Pour envoyer : un outil d’emailing

Des outils comme Brevo, Mailchimp ou Mailjet sont faits pour ça. Ils permettent :

  • d’importer votre liste et de la découper en groupes ;
  • d’ajouter automatiquement le lien de désinscription ;
  • de créer des formulaires d’inscription pour votre site ;
  • de suivre qui ouvre et qui clique.

La plupart proposent une offre gratuite avec des limites, souvent sur le nombre d’emails envoyés. Au-delà, comptez de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois selon la taille de la liste. Les tarifs changent souvent : vérifiez sur le site de l’outil.

Et vos outils métier ?

Certains logiciels de caisse, de réservation ou de boutique en ligne ont un module d’email intégré. Pour un coiffeur qui envoie un message par mois, cela peut suffire. Shopify, par exemple, propose ses propres outils d’email pour les boutiques.

Comment choisir

Votre situation Piste raisonnable
Moins de quelques centaines de contacts, envois rares Offre gratuite d’un outil d’emailing
Boutique en ligne avec commandes régulières Outil relié à la boutique
Plusieurs listes, envois automatiques Outil d’emailing complet

Si vous préférez que quelqu’un choisisse l’outil, importe la liste et prépare les premiers envois, c’est le travail de notre service emailing pour artisans et TPE.

Comment garder une base de données emailing propre ?

Retirez tout de suite les désinscrits, supprimez les adresses en erreur et les doublons, et relancez puis écartez les contacts qui n'ouvrent plus rien depuis longtemps.

Une liste s’abîme toute seule. Les gens changent d’adresse, ferment une ancienne boîte, perdent l’intérêt. Sans entretien, vos envois partent vers des adresses mortes et votre réputation baisse.

Le ménage régulier

  • Les désinscriptions. Elles doivent être prises en compte sans délai. Un bon outil le fait automatiquement.
  • Les adresses en erreur. Quand un email revient avec un message d’échec, on parle de rebond. Une adresse qui rebondit plusieurs fois doit sortir de la liste.
  • Les doublons. Un client inscrit deux fois reçoit deux emails. C’est agaçant et il finit par se désinscrire.
  • Les fautes de frappe. « gmial.com » ou « orange.fe » : corrigez ce qui est évident, supprimez le reste.

Les contacts endormis

Certains n’ouvrent plus rien depuis des mois. Avant de les supprimer, envoyez-leur un message simple : « Vous voulez continuer à recevoir nos nouvelles ? » Ceux qui ne répondent pas sortent de la liste.

Cela fait mal de supprimer des contacts. Pourtant, une liste plus petite et attentive donne de meilleurs résultats qu’une grosse liste endormie.

Un rythme simple

Quand Quoi
Après chaque envoi Vérifier les rebonds et les désinscriptions
Chaque mois Fusionner les doublons, corriger les fautes
Deux fois par an Relancer puis écarter les contacts inactifs

Pour savoir si votre liste se porte bien, regardez la part de gens qui ouvrent vos emails. Pour situer vos chiffres, lisez ce qu’est un bon taux d’ouverture pour un emailing ou une newsletter.

Combien de temps faut-il pour avoir une liste qui rapporte ?

Cela dépend de votre nombre de clients. Un commerce de passage collecte vite, un artisan plus lentement. La régularité de la collecte compte davantage que la taille de départ.

Il n’existe pas de délai universel. Tout dépend du nombre de clients que vous voyez chaque semaine et de la façon dont vous demandez l’email.

Selon le métier

  • Une boulangerie ou un salon de coiffure voit beaucoup de monde. En demandant systématiquement, la liste grossit vite.
  • Un artisan du bâtiment fait moins de chantiers, mais chaque client vaut beaucoup. Une liste modeste suffit pour relancer l’entretien ou parrainer un voisin.
  • Un avocat ou un expert-comptable construit une liste plus lente, mais très fidèle.
  • Une boutique en ligne collecte à chaque commande et via son formulaire.

Une liste qui rapporte, c’est quoi ?

Ce n’est pas une question de nombre. Une liste rapporte quand elle génère des rendez-vous, des commandes ou des appels. Un plombier qui relance ses clients pour l’entretien de chaudière peut remplir des journées creuses avec une petite liste.

Ce qui accélère vraiment

  • Demander l’email à chaque client, sans exception.
  • Avoir une raison claire de s’inscrire.
  • Écrire régulièrement, pour que les inscrits ne vous oublient pas.
  • Ajouter le lien d’inscription partout : site, signature d’email, profil de réseaux sociaux.

Mesurer pour progresser

Après chaque envoi, regardez qui ouvre, qui clique et qui se désinscrit. Ces chiffres vous disent ce qui plaît. Pour s’y retrouver sans se noyer, lisez quelles statistiques d’un emailing regarder : clic, conversion, rebond.

Ayez de la patience les premiers mois. Une liste se construit comme une clientèle : un contact à la fois.

Que faut-il envoyer à sa liste une fois qu’elle existe ?

Des messages utiles et attendus : rappels pratiques, nouveautés, offres ciblées et conseils de saison. Mieux vaut un email utile par mois que plusieurs messages sans intérêt.

Une liste ne sert à rien si elle dort. Mais écrire n’importe quoi la fait fondre. Le bon message est celui que le client est content de recevoir.

Des idées par métier

  • Plombier, chauffagiste : le rappel d’entretien annuel, les conseils avant l’hiver.
  • Coiffeur, esthéticienne : les créneaux libérés, un nouveau soin, les dates de fermeture.
  • Boulanger : les pains spéciaux, les commandes de fêtes à réserver.
  • Gîte, chambre d’hôtes : les dates encore libres, les événements de la région.
  • Avocat : un changement de loi expliqué simplement.
  • Boutique en ligne : les arrivages, le retour d’un produit en stock.

Le bon rythme

Promettez un rythme et tenez-le. Pour la plupart des TPE, un email par mois est un bon départ. Un commerce avec beaucoup de nouveautés peut écrire plus souvent, si chaque message apporte quelque chose.

Les messages automatiques

Certains emails partent tout seuls :

  • le message de bienvenue après l’inscription ;
  • le rappel un an après une intervention ;
  • le remerciement après une commande.

Ils demandent un peu de travail au départ, puis tournent sans vous.

Les erreurs fréquentes

  • Envoyer uniquement des promotions.
  • Écrire des pavés : un email court se lit mieux.
  • Oublier le bouton ou le numéro pour vous joindre.
  • Écrire à toute la liste un message qui ne concerne qu’une partie.

Gardez un réflexe simple : avant chaque envoi, demandez-vous si vous aimeriez le recevoir à la place de votre client. Si la réponse est oui, envoyez.

❓ Questions fréquentes

Faut-il déclarer sa liste d'emails à la CNIL ?

Non, la déclaration préalable n'existe plus depuis l'entrée en vigueur du RGPD. En revanche, vous devez pouvoir expliquer comment vous avez obtenu les adresses, à quoi elles servent et combien de temps vous les gardez. Notez l'origine et la date d'accord de chaque contact. Respectez aussi les demandes de désinscription et de suppression sans délai.

Puis-je récupérer des emails sur Google Maps ou les réseaux sociaux ?

Copier des adresses trouvées en ligne pour envoyer de la publicité n'est pas autorisé pour les particuliers sans leur accord. Pour des professionnels, le message doit concerner leur métier et ils doivent pouvoir s'opposer facilement. Dans tous les cas, ces contacts ne vous connaissent pas et risquent de vous signaler en spam. Mieux vaut les inviter à s'inscrire eux-mêmes.

Que faire si un client demande à ne plus recevoir mes emails ?

Retirez-le de la liste tout de suite, sans lui demander de justification. Un outil d'emailing le fait automatiquement quand le client clique sur le lien de désinscription. S'il vous le demande par téléphone ou au comptoir, faites-le vous-même dans l'outil. S'il demande la suppression complète de ses données, effacez aussi sa fiche dans vos autres fichiers commerciaux.

Puis-je partager ma liste avec un artisan partenaire ?

Pas sans l'accord clair de vos contacts. Ils vous ont donné leur adresse à vous, pour recevoir vos messages. Si vous voulez recommander un partenaire, parlez-en dans votre propre email : vous restez l'expéditeur et le client garde la main. Un menuisier peut ainsi présenter le peintre avec qui il travaille, sans lui transmettre ses contacts.

Combien de contacts faut-il pour commencer à envoyer des emails ?

Il n'y a pas de minimum. Quelques dizaines de clients fidèles suffisent pour un premier envoi utile, comme un rappel d'entretien ou l'annonce de vos dates de congés. Commencer petit permet de prendre le rythme, de tester vos messages et de corriger les erreurs avant que la liste ne grandisse.

Combien de temps peut-on garder l'email d'un prospect ?

La CNIL recommande de ne pas garder indéfiniment les données d'un prospect qui ne réagit plus. Une durée de trois ans après le dernier contact de sa part est couramment citée comme repère. Pour un client, la durée suit en général la relation commerciale. Faites un tri régulier et supprimez les contacts inactifs depuis longtemps.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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