Aller au contenu

KPI emailing : taux de clic, conversion, rebond, que regarder ? 📊

Mis à jour le Par Alain Houessou16 min de lecture

Vous envoyez des emails à vos clients, mais les chiffres affichés par votre outil vous laissent perplexe ? Vous voulez savoir lesquels comptent vraiment et quoi en faire ? Réservez un appel de 15 minutes : on regarde vos statistiques ensemble.

📩 Prendre contact

🤖 Résumer cet article avec une IA

Un clic : l'IA lit la page et vous en donne l'essentiel.

Table des matières
  1. Quels KPI emailing regarder en priorité après un envoi ?
  2. Le taux d’ouverture d’un emailing est-il encore fiable ?
  3. Comment calculer le taux de clic d’un emailing ?
  4. Quel est un bon taux de clic moyen pour un emailing ?
  5. Taux de clic ou taux de réactivité : quelle différence ?
  6. Comment mesurer le taux de conversion d’un emailing ?
  7. Comment suivre les ventes d’un emailing quand on vend en boutique ou sur devis ?
  8. Que signifie le taux de rebond d’un emailing ?
  9. Désinscriptions et plaintes pour spam : à partir de quand s’inquiéter ?
  10. Peut-on se fier aux benchmarks emailing de son secteur ?
  11. Comment suivre ses statistiques emailing sans y passer des heures ?
  12. Que faire quand les statistiques d’un emailing sont mauvaises ?

🧠 Vos statistiques emailing : de quelle aide avez-vous besoin ?

📊 Les principaux KPI emailing en un coup d'œil

IndicateurCe qu'il mesureCalculCe qu'il vous dit
Taux de rebondLes emails non livrésNon délivrés ÷ envoyés × 100Si votre fichier est propre
Taux d'ouvertureLes emails ouvertsOuvreurs uniques ÷ délivrés × 100Une tendance, à prendre avec prudence
Taux de clicLes personnes qui ont cliquéCliqueurs uniques ÷ délivrés × 100L'intérêt réel pour votre message
Taux de réactivitéLes clics parmi les ouvreursCliqueurs uniques ÷ ouvreurs uniques × 100Si le contenu donne envie d'agir
Taux de conversionLes ventes, devis ou réservationsActions obtenues ÷ délivrés × 100Si l'email rapporte vraiment
Taux de désinscriptionLes départs de la listeDésinscrits ÷ délivrés × 100Si la fréquence et le contenu conviennent
Taux de plaintesLes signalements comme spamPlaintes ÷ délivrés × 100Un risque pour la livraison des prochains envois

Quels KPI emailing regarder en priorité après un envoi ?

Regardez d'abord le taux de clic, le taux de conversion et le taux de rebond. L'ouverture, les désinscriptions et les plaintes complètent le tableau sans suffire seules.

Après un envoi, votre outil d’emailing affiche une pile de chiffres. Tous ne se valent pas. Certains disent si l’email est arrivé, d’autres s’il a été lu, d’autres s’il a rapporté.

Pensez à un entonnoir en quatre étages :

  1. L’email est-il arrivé ? C’est le taux de rebond.
  2. A-t-il été ouvert ? C’est le taux d’ouverture.
  3. A-t-il donné envie d’agir ? C’est le taux de clic et le taux de réactivité.
  4. A-t-il rapporté ? C’est le taux de conversion : une vente, un devis, une réservation.

À côté, deux voyants d’alerte : les désinscriptions et les plaintes pour spam.

Les trois chiffres à garder en tête

Si vous ne deviez en suivre que trois, prenez ceux-ci :

  • le taux de clic, parce qu’il prouve un intérêt réel ;
  • le taux de conversion, parce que c’est lui qui paie ;
  • le taux de rebond, parce qu’un fichier abîmé finit par vous envoyer en spam.

Un boulanger qui annonce sa galette des rois n’a pas besoin d’un tableau de bord compliqué. Il veut savoir combien de clients ont cliqué sur « Réserver » et combien de galettes ont été commandées.

Pourquoi ne pas tout regarder ?

Parce que trop de chiffres noient l’essentiel. Mieux vaut cinq indicateurs suivis chaque mois qu’une vingtaine survolés une fois par an.

Chaque chiffre répond à une question précise. Quand un résultat déçoit, l’entonnoir vous dit à quel étage chercher. C’est tout l’intérêt de les lire dans l’ordre.

Si vous n’avez pas encore envoyé votre première campagne, commencez par les bases de l’emailing pour un artisan ou une TPE : la liste, l’outil, le premier envoi. Les statistiques viendront ensuite, et elles auront alors du sens.

Le taux d’ouverture d’un emailing est-il encore fiable ?

Il reste un indicateur de tendance, mais certaines messageries ouvrent les emails automatiquement et le gonflent. Comparez-le à vos propres envois, sans en faire votre chiffre principal.

Le taux d’ouverture, c’est la part des personnes qui ont ouvert votre email parmi celles qui l’ont reçu. Pendant longtemps, c’était le chiffre roi.

Comment l’outil sait qu’un email est ouvert

Votre outil glisse dans l’email une image minuscule, invisible. Quand elle se charge, il compte une ouverture. Ce système a deux défauts :

  • si la personne bloque les images, l’ouverture n’est pas comptée ;
  • certaines messageries, notamment Apple Mail avec sa protection de la vie privée, chargent l’image toutes seules, même si personne ne lit.

Résultat : le chiffre est parfois trop bas, souvent trop haut. Il ne mesure plus exactement la lecture.

Ce qu’il vous dit quand même

Il reste utile pour comparer vos envois entre eux. Un garagiste dont l’objet « Vos pneus neige sont prêts » fait nettement mieux que « Newsletter de novembre » tient une vraie tendance, même si le chiffre exact est flou.

Il sert aussi à repérer un problème de livraison. Une chute brutale d’un envoi à l’autre peut signaler que vos emails partent en spam.

Ce qu’il ne faut pas en conclure

  • Un fort taux d’ouverture ne veut pas dire que l’email a vendu.
  • Un taux en baisse ne veut pas forcément dire que vos clients se lassent : c’est parfois la mesure qui change.
  • Un objet racoleur peut faire ouvrir sans faire acheter, et agacer au passage.

Pour savoir ce qu’on peut raisonnablement attendre et comment améliorer vos objets, lisez notre page sur ce qu’est un bon taux d’ouverture pour un emailing ou une newsletter.

Gardez-le donc comme thermomètre, pas comme juge. Le juge, c’est le clic et la vente.

Comment calculer le taux de clic d’un emailing ?

Divisez le nombre de personnes ayant cliqué par le nombre d'emails délivrés, puis multipliez par 100. Comptez les cliqueurs uniques, pas le total des clics.

Le taux de clic mesure combien de destinataires ont cliqué sur au moins un lien de votre email. C’est le premier signe d’un vrai intérêt.

La formule

Taux de clic = (cliqueurs uniques ÷ emails délivrés) × 100

Un exemple. Un plombier envoie un rappel d’entretien de chaudière à 520 clients. 20 adresses ne fonctionnent plus : 500 emails sont délivrés. 15 personnes cliquent sur « Prendre rendez-vous ». Son taux de clic est de 3 %.

Clics uniques ou clics totaux ?

Votre outil affiche souvent les deux :

  • clics totaux : chaque clic compte, même si la même personne clique cinq fois ;
  • clics uniques : chaque personne ne compte qu’une fois.

Prenez les clics uniques. Ils disent combien de personnes se sont intéressées, ce qui compte vraiment pour un artisan.

Délivrés ou envoyés ?

Certains outils divisent par les emails envoyés, d’autres par les emails délivrés. La différence est faible si votre fichier est propre. Choisissez une méthode et gardez-la, sinon vos comparaisons ne veulent rien dire.

Regardez aussi où l’on clique

La plupart des outils proposent une carte des clics. Elle montre quels liens ont attiré l’attention. C’est une mine d’informations.

  • Un coiffeur voit que le bouton « Réserver » est peu cliqué, mais que la photo de la nouvelle coupe l’est beaucoup.
  • Un gîte remarque que « Voir les disponibilités » attire plus que « Découvrir la région ».

Mettez le lien le plus important en haut, sous forme de bouton, et répétez-le en bas.

Attention aux faux clics

Certains antivirus d’entreprise cliquent sur tous les liens pour les vérifier. Un client professionnel qui « clique » sur tout en une seconde n’est souvent qu’un robot. Ne vous réjouissez pas trop vite d’un pic venu d’une seule adresse.

Quel est un bon taux de clic moyen pour un emailing ?

Il n'existe pas de chiffre universel. Les moyennes publiées tournent souvent autour de quelques pourcents, mais votre meilleur repère reste votre propre historique, envoi après envoi.

C’est la question que tout le monde pose. La réponse honnête : il n’y a pas de bon chiffre valable pour tous.

Les moyennes publiées par les éditeurs d’outils d’emailing tournent souvent autour de quelques pourcents. Mais elles mélangent des envoyeurs qui n’ont rien à voir avec vous.

Ce qui fait varier le taux de clic

  • La taille et la fraîcheur de la liste : 300 clients qui vous connaissent cliquent plus qu’un fichier de 10 000 adresses anciennes.
  • Le type d’email : un rappel de rendez-vous ou une offre limitée fait plus cliquer qu’une lettre d’information générale.
  • Le nombre de liens : un email avec un seul appel clair donne souvent un résultat plus net.
  • Le métier : un avocat qui envoie une note juridique n’attend pas la même réaction qu’une boutique en ligne qui annonce ses soldes.
  • Le moment : une veille de pont n’est pas un mardi matin.

Construire votre propre moyenne

Le repère le plus utile, c’est votre historique. Faites simple :

  1. notez le taux de clic de vos cinq derniers envois ;
  2. calculez la moyenne ;
  3. comparez chaque nouvel envoi à cette moyenne.

Un envoi nettement au-dessus ? Regardez ce qui a changé : l’objet, l’offre, le jour. Un envoi nettement en dessous ? Même exercice.

Et si la liste est petite ?

Avec 150 abonnés, deux clics de plus ou de moins font bouger le pourcentage d’un coup. Ne paniquez pas sur un seul envoi. Regardez la tendance sur trois ou quatre mois.

Le bon objectif

Visez la progression, pas un chiffre lu ailleurs. Un taux de clic qui monte doucement, envoi après envoi, vaut mieux qu’un pic isolé suivi d’une chute. Il montre que vos clients prennent l’habitude de vous lire.

Taux de clic ou taux de réactivité : quelle différence ?

Le taux de clic se calcule sur tous les emails délivrés. Le taux de réactivité se calcule seulement sur ceux qui ont ouvert : il juge donc le contenu.

Les deux chiffres se ressemblent, mais ils ne répondent pas à la même question.

Le taux de clic

Il se calcule sur tous les emails délivrés. Il mesure l’efficacité globale de l’envoi : l’objet a-t-il fait ouvrir, et le contenu a-t-il fait cliquer ?

Le taux de réactivité

On l’appelle aussi taux de clic sur ouverture. Il se calcule seulement sur les personnes qui ont ouvert.

Taux de réactivité = (cliqueurs uniques ÷ ouvreurs uniques) × 100

Il juge donc le contenu seul : une fois l’email ouvert, a-t-il donné envie d’aller plus loin ?

Reprenons le plombier : 500 emails délivrés, 200 ouvertures, 15 cliqueurs. Taux de clic : 3 %. Taux de réactivité : 7,5 %.

Lire les deux ensemble

Situation Ce que ça veut dire Piste
Beaucoup d’ouvertures, peu de réactivité L’objet attire, le contenu déçoit Revoir l’offre, le bouton, la longueur
Peu d’ouvertures, bonne réactivité Le contenu plaît, l’objet ne donne pas envie Travailler l’objet et le nom d’expéditeur
Peu des deux Message mal ciblé ou mal livré Vérifier la liste et la livraison
Bon des deux L’envoi fonctionne Garder la recette, tester un détail

Une limite à connaître

Comme le taux d’ouverture est gonflé par certaines messageries, le taux de réactivité peut paraître plus bas qu’en réalité. Là encore, comparez vos envois entre eux plutôt qu’à un chiffre lu ailleurs.

Pourquoi il est précieux pour un commerçant

C’est souvent le chiffre le plus parlant pour améliorer ses emails. Il dit si votre texte, vos photos et votre bouton font leur travail. Un fleuriste qui teste une photo de bouquet en haut de l’email verra tout de suite si ça change quelque chose.

Comment mesurer le taux de conversion d’un emailing ?

Comptez les actions voulues obtenues grâce à l'email (achat, devis, réservation), puis divisez par les emails délivrés. Des liens marqués ou un code dédié permettent de les relier.

La conversion, c’est l’action que vous vouliez vraiment obtenir. Selon votre métier, ce n’est pas la même chose :

  • une commande pour une boutique en ligne ;
  • une demande de devis pour un menuisier ;
  • une réservation pour un gîte ou un restaurant ;
  • une prise de rendez-vous pour un coiffeur ou un avocat.

La formule

Taux de conversion = (actions obtenues grâce à l’email ÷ emails délivrés) × 100

Certains préfèrent diviser par le nombre de cliqueurs. On mesure alors l’efficacité de la page d’arrivée. Les deux sont utiles, à condition de savoir lequel vous lisez.

Relier une vente à un email

Votre outil d’emailing voit les clics. Il ne voit pas ce qui se passe ensuite sur votre site. Pour faire le lien, il faut marquer vos liens.

Le plus courant consiste à ajouter de petits paramètres à la fin de l’adresse, appelés UTM. Ils indiquent à votre outil de statistiques que la visite vient de tel email. Google explique la marche à suivre dans son aide sur la création d’URL de campagne pour Google Analytics. Beaucoup d’outils d’emailing les ajoutent automatiquement : il suffit de cocher l’option.

Sur une boutique Shopify, WooCommerce ou équivalent, vous verrez alors les commandes attribuées à chaque campagne.

Le code promo dédié

Un moyen simple, même sans outil : un code réservé à l’email, par exemple « NEWS10 ». Chaque fois qu’il est utilisé, vous savez d’où vient la vente.

Pensez à la valeur, pas seulement au nombre

Trois ventes à 400 € valent mieux que dix ventes à 15 €. Notez aussi le chiffre d’affaires généré par chaque envoi.

C’est lui qui dit si l’emailing vaut le temps que vous y passez. Un email qui fait peu de clics mais signe deux gros chantiers est un très bon email.

Comment suivre les ventes d’un emailing quand on vend en boutique ou sur devis ?

Proposez une offre propre à l'email, demandez « comment avez-vous pensé à nous ? », puis comparez la liste des cliqueurs à vos devis signés et à vos factures du mois.

Beaucoup d’artisans et de commerçants ne vendent pas en ligne. Le client lit l’email, puis appelle, passe en boutique ou envoie un message. L’outil d’emailing ne voit rien. Il existe pourtant des moyens simples de mesurer.

Une offre réservée à l’email

Proposez quelque chose qu’on ne trouve que dans l’email :

  • un fleuriste : « Montrez cet email en boutique, la livraison est offerte cette semaine » ;
  • un garagiste : « Mentionnez le code HIVER au téléphone » ;
  • un institut de beauté : des créneaux réservés aux abonnés.

Vous comptez ensuite les clients qui en parlent. C’est rustique, mais fiable.

La question qui ne coûte rien

Au téléphone ou au comptoir, demandez : « Comment avez-vous pensé à nous ? » Notez la réponse sur un carnet ou dans votre fiche client. En quelques semaines, la part de l’emailing se dessine.

Rapprocher les emails et les factures

C’est la méthode la plus solide pour un métier sur devis. Après un envoi, exportez la liste des personnes qui ont cliqué. Un mois plus tard, comparez-la à vos devis signés et à vos factures.

Un bon logiciel de facturation pour artisan ou TPE rend cette comparaison beaucoup plus rapide. Il permet de retrouver un client par son nom ou son email en quelques secondes.

Avec l’arrivée progressive de la facturation électronique pour les TPE et artisans, vos factures passeront par des outils numériques. C’est une bonne occasion de prendre l’habitude d’y noter l’origine du client.

Accepter une part d’approximation

Vous ne relierez jamais toutes les ventes à un email. Certains clients se souviennent de vous grâce au message, puis appellent trois semaines plus tard sans le dire.

Ce n’est pas grave. L’important est de voir si, mois après mois, l’emailing fait venir du monde. Une tendance claire vaut mieux qu’un calcul parfait.

Que signifie le taux de rebond d’un emailing ?

C'est la part des emails qui n'ont pas pu être livrés. Un rebond « dur » vient d'une adresse invalide, un rebond « doux » d'un souci passager comme une boîte pleine.

Le taux de rebond, c’est la part des emails envoyés qui n’ont jamais atteint la boîte du destinataire. Le serveur en face les a refusés et renvoyés.

Taux de rebond = (emails non délivrés ÷ emails envoyés) × 100

Rebond dur et rebond doux

Type Cause habituelle Que faire
Rebond dur Adresse qui n’existe pas ou plus, faute de frappe, domaine fermé Retirer l’adresse de la liste
Rebond doux Boîte pleine, serveur indisponible, email trop lourd Patienter, puis retirer si ça se répète

La plupart des outils retirent eux-mêmes les rebonds durs. Vérifiez quand même que l’option est active.

Pourquoi c’est important

Les messageries comme Gmail ou Outlook surveillent les expéditeurs. Quelqu’un qui envoie souvent vers des adresses mortes ressemble à un expéditeur qui a acheté un fichier. Vos emails risquent alors de finir en spam, même chez vos meilleurs clients.

D’où viennent les rebonds

  • Un fichier ancien : l’adresse professionnelle d’un client qui a changé de poste, une boîte abandonnée.
  • Des fautes de saisie au comptoir : « gmial.com », un point oublié.
  • Un fichier acheté ou récupéré ailleurs : à proscrire.

Un conseil simple : quand vous notez l’email d’un client en boutique, relisez-le-lui à voix haute. Dix secondes qui évitent bien des rebonds.

Ne confondez pas avec le rebond d’un site

Sur un site internet, le « taux de rebond » désigne les visiteurs qui repartent sans rien faire. Ça n’a rien à voir. En emailing, il s’agit uniquement des emails non livrés.

Si vos rebonds montent, ou si vos emails n’arrivent pas alors que les adresses sont bonnes, lisez pourquoi vos emails tombent en spam et comment l’éviter.

Désinscriptions et plaintes pour spam : à partir de quand s’inquiéter ?

Quelques désinscriptions à chaque envoi sont normales. Une hausse brusque, ou des plaintes pour spam répétées, signale un problème de fréquence, de contenu ou de consentement.

Deux chiffres jouent le rôle de voyant rouge : le taux de désinscription et le taux de plaintes.

Les désinscriptions

C’est la part des destinataires qui cliquent sur « Se désinscrire ». Quelques départs à chaque envoi, c’est normal et même sain. Ces personnes n’auraient sans doute jamais acheté.

Ce qui doit vous alerter :

  • une hausse nette sur un envoi précis ;
  • une hausse régulière, envoi après envoi ;
  • beaucoup de départs juste après le premier email à une nouvelle liste.

Les causes les plus fréquentes : vous écrivez trop souvent, le contenu ne correspond pas à ce qui avait été promis, ou les gens ne se souviennent pas de s’être inscrits.

Les plaintes pour spam

Ici, la personne ne se désinscrit pas : elle clique sur « Signaler comme spam ». C’est bien plus grave. Les messageries en tiennent compte pour décider où ranger vos prochains emails.

Google demande aux expéditeurs de garder un taux de plaintes très bas. Il le précise dans ses consignes officielles pour les expéditeurs d’emails vers Gmail.

Pour limiter les plaintes :

  • mettez le lien de désinscription bien visible, en bas de chaque email ;
  • rappelez en une ligne pourquoi la personne reçoit votre message ;
  • n’écrivez qu’à des gens qui vous connaissent ou ont accepté de vous lire.

Le lien avec la loi

Un taux de plaintes élevé cache souvent un problème de consentement. Les règles sont détaillées par la CNIL dans sa page sur la prospection commerciale par courrier électronique.

Pour une lecture adaptée à votre situation d’artisan ou de commerçant, voyez ce que vous avez le droit d’envoyer à vos clients avec l’emailing et le RGPD.

Peut-on se fier aux benchmarks emailing de son secteur ?

Ils donnent un ordre d'idée, sans plus. Chaque outil calcule différemment et mélange des envoyeurs très variés : comparez-vous d'abord à vos propres envois précédents.

Vous trouverez en ligne des tableaux de « moyennes par secteur » publiés par les éditeurs d’outils d’emailing. Ils peuvent rassurer ou inquiéter. Il faut les lire avec prudence.

Pourquoi les prendre avec des pincettes

  • Chaque outil calcule à sa façon : sur les envoyés ou les délivrés, avec ou sans les clics de robots.
  • Les secteurs sont très larges : « commerce » range ensemble une épicerie de village et un géant de la vente en ligne.
  • Les tailles de liste n’ont rien à voir : une TPE avec 400 clients fidèles ne joue pas dans la même catégorie qu’une marque nationale.
  • Les ouvertures sont faussées depuis que certaines messageries les déclenchent toutes seules.

À quoi ils servent quand même

Un benchmark sert à repérer un écart énorme. Si votre taux de rebond est très au-dessus de ce que tout le monde annonce, votre fichier a un problème. Si votre taux de clic reste quasi nul envoi après envoi, quelque chose bloque.

Pour le reste, ils donnent un ordre de grandeur, pas un objectif.

Le meilleur benchmark, c’est vous

Comparez :

  • chaque envoi à la moyenne de vos envois précédents ;
  • ce mois-ci au même mois de l’an dernier, surtout dans un métier saisonnier ;
  • deux types d’emails entre eux : promotion contre conseil, par exemple.

Un gîte verra sans doute plus de clics en début d’année, quand les familles préparent l’été. Un chocolatier, avant les fêtes. Ce rythme vous appartient : aucun tableau national ne le connaît.

Gardez la même méthode

Si vous changez d’outil d’emailing, notez-le dans votre suivi. Les chiffres peuvent bouger simplement parce que le nouvel outil compte autrement. Sans cette note, vous risquez de chercher un problème qui n’existe pas.

Comment suivre ses statistiques emailing sans y passer des heures ?

Notez cinq chiffres dans un tableau deux ou trois jours après chaque envoi, puis faites le point une fois par mois. Une dizaine de minutes suffit.

Pas besoin de logiciel compliqué. Un tableau tout simple, sur papier ou dans un tableur, suffit largement pour une TPE.

Le tableau de suivi minimal

Une ligne par envoi, avec ces colonnes :

Date Sujet Délivrés Taux de clic Conversions Rebonds Désinscriptions
3 mars Offre printemps … … … … …

Ajoutez une colonne « remarques » : jour d’envoi, météo, actualité locale. Ces petits détails expliquent souvent un résultat.

Le bon rythme

  1. Attendez deux ou trois jours après l’envoi : beaucoup de gens lisent leurs emails plus tard.
  2. Recopiez les chiffres dans votre tableau : cinq minutes.
  3. Une fois par mois, relisez les dernières lignes et posez-vous une seule question : qu’est-ce qui a le mieux marché ?

Ce que votre outil fait déjà pour vous

Les outils d’emailing courants (Brevo, Mailchimp, MailerLite et d’autres) affichent un rapport après chaque campagne. Leurs formules gratuites donnent en général l’essentiel. Les fonctions avancées sont payantes, de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois selon la taille de la liste. Les tarifs changent souvent : vérifiez sur le site de l’éditeur.

Les erreurs qui faussent la lecture

  • Regarder les chiffres une heure après l’envoi : ils ne sont pas encore stables.
  • Changer cinq choses à la fois : vous ne saurez pas ce qui a marché.
  • Comparer un rappel de rendez-vous à une newsletter : ce ne sont pas les mêmes emails.
  • Juger sur un seul envoi : avec une petite liste, le hasard pèse lourd.
  • Oublier les ventes hors ligne : le téléphone et la boutique comptent aussi.

Dix minutes par mois, c’est le prix d’un emailing qui s’améliore au lieu de tourner en rond.

Que faire quand les statistiques d’un emailing sont mauvaises ?

Identifiez l'étape qui coince : livraison, ouverture, clic ou vente. Puis changez un seul élément au prochain envoi, pour voir clairement ce qui fonctionne.

Un mauvais résultat n’est pas un échec. C’est une indication. La méthode : trouver l’étage de l’entonnoir qui coince, puis corriger celui-là.

Le diagnostic par symptôme

Symptôme Cause probable Première action
Rebonds élevés Fichier ancien ou mal saisi Nettoyer la liste
Ouvertures en chute Emails en spam, objet peu clair Vérifier la livraison, revoir l’objet
Ouvertures correctes, peu de clics Contenu trop long, bouton peu visible Un seul message, un bouton en haut
Clics corrects, peu de ventes Page d’arrivée confuse ou lente Revoir la page où mène le lien
Désinscriptions en hausse Trop d’envois ou contenu hors sujet Espacer, recentrer

Un seul changement à la fois

Au prochain envoi, ne modifiez qu’un élément : l’objet, ou le jour, ou le bouton. Comparez ensuite avec votre moyenne. C’est lent, mais c’est la seule façon d’apprendre ce qui plaît à vos clients.

Certains outils proposent un test A/B : deux versions de l’objet envoyées à une petite partie de la liste, puis la meilleure au reste. C’est utile surtout si votre liste compte au moins quelques centaines d’adresses.

Quand le problème n’est pas l’email

Souvent, l’email fait son travail mais la suite déçoit. Le client clique, arrive sur une page lente, un catalogue sans photos ou un panier compliqué. Il repart.

C’est le genre de chantier mené pour l’Armurerie NéA, boutique en ligne : site remis au propre, catalogue photo, Google Shopping, blog réorganisé. Un email qui mène vers un site soigné ne perd pas en route les clients qu’il a convaincus.

Se faire aider

Si vous manquez de temps pour écrire, envoyer et analyser, notre service d’emailing pour artisans et TPE prend en charge l’ensemble : la liste, les envois, le suivi des chiffres et les ajustements. Vous gardez la main sur le message, sans y passer vos soirées.

❓ Questions fréquentes

Combien de temps après l'envoi faut-il regarder les statistiques ?

Attendez deux ou trois jours. La plupart des ouvertures et des clics arrivent dans les premières heures, mais une partie des lecteurs consulte ses emails plus tard, le soir ou le week-end. Les conversions, elles, peuvent prendre plus longtemps, surtout pour un devis ou une réservation. Notez un premier relevé à trois jours, puis jetez un œil aux ventes un mois plus tard.

Faut-il beaucoup d'abonnés pour que les chiffres aient un sens ?

Non, mais il faut les lire autrement. Avec une petite liste, un ou deux clics changent beaucoup le pourcentage. Regardez donc les tendances sur plusieurs envois plutôt que le résultat d'un seul. Comptez aussi en nombre de personnes : « huit clients ont cliqué, trois ont réservé » parle souvent plus qu'un pourcentage pour un artisan ou un commerçant de quartier.

Les formules gratuites des outils d'emailing suffisent-elles pour suivre ses statistiques ?

Pour une TPE, elles donnent en général l'essentiel : délivrés, ouvertures, clics, rebonds et désinscriptions. Les fonctions plus poussées, comme certains rapports détaillés ou les tests A/B, sont souvent réservées aux formules payantes. Les conditions varient selon l'outil et changent régulièrement. Vérifiez sur le site de l'éditeur ce qui est inclus avant de choisir.

Un clic sur le lien de désinscription compte-t-il dans le taux de clic ?

Cela dépend de l'outil. La plupart l'excluent ou le comptent à part, mais ce n'est pas systématique. Regardez la carte des clics après un envoi : si le lien de désinscription apparaît parmi les liens cliqués, vous saurez qu'il est compté. Dans ce cas, retirez-le mentalement de votre calcul pour mesurer le vrai intérêt de vos lecteurs.

Beaucoup de désinscriptions après le premier envoi, est-ce grave ?

Pas forcément. Le premier envoi à une liste trie naturellement les personnes qui ne se souviennent pas de vous ou ne sont plus intéressées. C'est même plutôt bon pour la suite. En revanche, si les plaintes pour spam sont nombreuses, interrogez-vous sur l'origine des adresses et sur le consentement. Pensez aussi à rappeler qui vous êtes dès les premières lignes.

Faut-il regarder les statistiques de chaque email automatique ?

Oui, mais moins souvent. Un email automatique, comme un message de bienvenue ou un rappel de rendez-vous, part en continu. Faites-en le point une fois par trimestre : taux de clic, désinscriptions, et surtout effet sur les rendez-vous ou les commandes. Si un email automatique fait peu réagir depuis des mois, réécrivez-le plutôt que de le laisser tourner.

Un projet en tête ? On en parle 15 minutes, sans engagement.

📩 Prendre contact
Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

Fondateur · SEO, automatisation et IA

J'aide les artisans, commerçants et TPE à gagner des clients sur Google et dans les réponses des IA : sites, référencement, automatisation. Un plan clair et un suivi chiffré.

Parlons de votre projet →

📚 Les autres articles du même guide

🛠️ Nos services

🧭 Nos autres guides

📈 Nos cas clients

Appliquer ça à votre activité ?

On regarde votre cas en trente minutes, gratuitement.