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C'est quoi un emailing ? Définition simple et différence avec le mailing

Mis à jour le Par Alain Houessou15 min de lecture

Vous entendez parler d'emailing sans savoir exactement ce que c'est, ni si cela vaut la peine pour votre activité ? Vous trouverez ici une définition simple, des exemples tirés de vrais métiers et les règles à connaître. Et si vous voulez en parler de vive voix, réservez un appel de 15 minutes, sans engagement.

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Table des matières
  1. C’est quoi un emailing, en termes simples ?
  2. Qu’est-ce que l’emailing, et en quoi est-ce différent d’« un » emailing ?
  3. Mailing ou emailing : quelle est la différence ?
  4. Faut-il écrire emailing, e-mailing ou e-mail marketing ?
  5. L’e-mail marketing, c’est quoi exactement ?
  6. Quels sont les différents types d’emailing ?
  7. Pourquoi utiliser l’emailing quand on est artisan ou commerçant ?
  8. À quoi ressemble un emailing, concrètement ?
  9. Comment fonctionne l’envoi d’un emailing ?
  10. A-t-on le droit d’envoyer un emailing à ses clients ?
  11. Combien coûte un emailing ?
  12. Quelles erreurs éviter avec son premier emailing ?
  13. Faut-il faire ses emailings soi-même ou se faire aider ?

🧠 L'emailing, vous le faites comment ?

📊 Les grands types d'emailing, en un coup d'œil

Type d'e-mailÀ quoi il sertExemple de métierRythme habituel
NewsletterGarder le lien, donner des nouvelles et des conseilsUn avocat qui résume les changements utiles à ses clientsMensuel ou trimestriel
E-mail promotionnelAnnoncer une offre, un produit, un événementUn boulanger qui annonce la galette des roisPonctuel, selon les saisons
E-mail automatiqueRéagir à une action : inscription, panier, anniversaireUne boutique en ligne qui relance un panier abandonnéDéclenché tout seul
E-mail de relanceFaire revenir un client au bon momentUn plombier qui rappelle l'entretien annuel de la chaudièreUne fois par an ou par saison
E-mail transactionnelConfirmer une commande, envoyer un devis ou une factureUn gîte qui confirme une réservationÀ chaque opération

C’est quoi un emailing, en termes simples ?

Un emailing est un e-mail envoyé d'un coup à une liste de contacts, clients ou prospects, pour informer, fidéliser ou vendre. C'est le prospectus, version boîte mail.

Quand vous écrivez à un client pour confirmer un rendez-vous, c’est un e-mail. Quand vous écrivez le même message à 300 clients d’un coup, c’est un emailing.

La différence ne tient pas seulement au nombre. Un emailing se prépare avec un outil dédié, appelé logiciel d’emailing ou « routeur ». Cet outil gère la liste, la mise en page, l’envoi et le lien de désinscription.

Trois exemples très concrets

  • Le boulanger qui annonce la galette des rois à ses clients fidèles.
  • Le coiffeur qui signale qu’il reste des créneaux avant les fêtes.
  • Le gîte qui prévient ses anciens vacanciers que les réservations d’été sont ouvertes.

Dans les trois cas, le message est le même pour tout le monde. Il part en une seule fois. Et il vise un but précis : faire revenir, faire réserver ou faire acheter.

Ce qu’un emailing n’est pas

Ce n’est pas un e-mail envoyé depuis votre messagerie avec 200 adresses en copie visible. Cette pratique montre les adresses de tous vos clients à tous les autres. C’est une erreur fréquente, et un vrai problème de confidentialité.

Ce n’est pas non plus forcément du spam. Un spam est un message que personne n’a demandé. Un emailing bien fait part vers des gens qui vous connaissent et ont accepté de vous lire.

Enfin, ce n’est pas réservé aux grandes marques. Un artisan avec une centaine de clients peut très bien envoyer deux ou trois emailings par an. Pour voir toutes les étapes du démarrage, le guide complet de l’emailing pour artisans et patrons de TPE reprend le sujet depuis le début.

Qu’est-ce que l’emailing, et en quoi est-ce différent d’« un » emailing ?

« Un emailing » désigne un envoi précis. « L'emailing » désigne la méthode entière : constituer sa liste, écrire, envoyer régulièrement et mesurer les résultats. On parle aussi d'e-mail marketing.

La nuance paraît petite, mais elle aide à comprendre. Quand on dit « j’ai envoyé un emailing », on parle d’un message. Quand on dit « je fais de l’emailing », on parle d’une habitude de travail.

Les quatre briques de l’emailing

  1. La liste de contacts. Ce sont les adresses de vos clients et des personnes qui ont accepté de recevoir vos messages. Sans liste propre, rien ne fonctionne.
  2. Le contenu. Ce que vous avez à dire : une nouveauté, un conseil, une offre, un rappel.
  3. L’envoi. Le bon jour, au bon rythme, avec un outil adapté.
  4. La mesure. Combien de personnes ont ouvert, cliqué, se sont désinscrites. Ces chiffres vous disent ce qui plaît.

Un exemple de méthode, chez un plombier

Un plombier-chauffagiste note l’adresse e-mail de chaque client lors d’une intervention, avec son accord. Chaque fin d’été, il envoie un rappel : « Pensez à l’entretien de votre chaudière avant l’hiver. » En décembre, il envoie un conseil contre le gel des canalisations.

Pris un par un, ce sont deux emailings. Mis bout à bout, année après année, c’est de l’emailing. Le client se souvient de lui, et l’appelle lui plutôt qu’un autre.

Pourquoi la régularité compte

Un envoi isolé peut rapporter quelques appels. Une habitude régulière installe votre nom dans la tête des gens. Ils ouvrent vos messages parce qu’ils savent ce qu’ils vont y trouver.

C’est là toute la différence entre un coup ponctuel et une vraie méthode. La méthode demande un peu d’organisation au départ, puis elle tourne presque seule.

Mailing ou emailing : quelle est la différence ?

Le mailing est historiquement un courrier papier envoyé en nombre par la poste. L'emailing fait la même chose par e-mail. Dans le langage courant, beaucoup disent « mailing » pour les deux.

Avant Internet, une entreprise qui voulait écrire à tous ses clients imprimait une lettre ou un prospectus. Elle le mettait sous enveloppe et le postait. C’était le mailing, ou publipostage en bon français.

L’emailing reprend exactement la même idée, mais par e-mail. Aujourd’hui, beaucoup de gens emploient « mailing » pour parler d’un envoi d’e-mails. Ce n’est pas faux dans l’usage, mais cela prête parfois à confusion.

Les deux, côte à côte

Critère Mailing papier Emailing
Support Lettre, carte, prospectus E-mail
Coût Impression et affranchissement pour chaque destinataire Un outil, souvent gratuit pour les petites listes
Délai Plusieurs jours entre la préparation et la réception Quelques minutes
Mesure Difficile à suivre Ouvertures et clics visibles
Action du client Appeler, se déplacer Cliquer sur un bouton

Le papier a-t-il encore sa place ?

Oui, dans certains cas. Une carte de vœux manuscrite d’un artisan à ses meilleurs clients marque les esprits. Une clientèle âgée lit parfois plus volontiers un courrier qu’un e-mail.

Mais pour un message fréquent, simple et mesurable, l’emailing est bien plus pratique. Un fleuriste qui annonce la fête des mères ne va pas imprimer 500 lettres. Il prépare un e-mail un mardi soir et l’envoie le lendemain matin.

Côté budget, beaucoup d’outils proposent une formule gratuite pour démarrer. Ses limites sont détaillées dans les solutions pour faire un emailing gratuit : nombre d’envois, logo de l’outil, fonctions réduites.

Faut-il écrire emailing, e-mailing ou e-mail marketing ?

« Emailing » et « e-mailing » désignent la même chose, avec ou sans tiret. « E-mail marketing » vise plutôt la stratégie globale. Les trois expressions sont comprises par tout le monde.

Vous verrez les trois écritures partout, et aucune n’est une faute grave. Elles désignent toutes l’envoi d’e-mails à une liste de contacts dans un but commercial ou d’information.

Les nuances, en pratique

  • Emailing : la forme la plus courante en France, sans tiret. C’est celle que vos clients comprendront le mieux.
  • E-mailing : la même chose, avec le tiret de « e-mail ». Un peu plus rare aujourd’hui.
  • E-mail marketing : met l’accent sur la démarche commerciale globale. On l’utilise plutôt pour parler de stratégie que d’un envoi précis.
  • Campagne e-mail : un envoi, ou une série d’envois autour d’un même thème.

Un mot à connaître

« Emailing » est un mot fabriqué en France à partir de l’anglais. Les anglophones disent plutôt « email marketing » ou « email campaign ». Si vous utilisez un outil en anglais, ce sont ces termes que vous trouverez dans les menus.

Le français propose « publipostage » pour le mailing en général, et « courriel » pour l’e-mail. Ces mots sont corrects, mais peu employés dans la vie courante des entreprises.

Ce qui compte vraiment

Peu importe le mot. Ce qui compte, c’est ce que vous mettez derrière : une liste de contacts qui ont accepté de vous lire, et des messages utiles pour eux. Un menuisier qui parle « d’e-mailing » ou de « newsletter » fait la même chose, du moment qu’il écrit régulièrement à ses clients.

L’e-mail marketing, c’est quoi exactement ?

L'e-mail marketing est l'utilisation de l'e-mail pour attirer, fidéliser et faire revenir des clients. Il regroupe les newsletters, les promotions, les relances automatiques et les messages de suivi.

Si l’emailing est l’envoi, l’e-mail marketing est le plan de bataille. Il répond à trois questions : à qui écrire, quoi leur dire, et à quel moment.

Deux façons d’envoyer

Les campagnes ponctuelles. Vous décidez d’écrire, vous préparez le message, vous l’envoyez à toute la liste. Par exemple, une promotion de printemps ou l’annonce d’une fermeture pour congés.

Les scénarios automatiques. Vous préparez le message une fois, et l’outil l’envoie tout seul quand une condition est remplie. Personne n’a besoin d’appuyer sur le bouton.

Des scénarios automatiques simples

  • Un e-mail de bienvenue quand quelqu’un s’inscrit sur votre site.
  • Une relance quand un client laisse un panier sur votre boutique en ligne sans payer.
  • Un petit mot avec une offre pour l’anniversaire d’un client fidèle.
  • Un rappel douze mois après une intervention, pour un ramonage ou un contrôle.

Ces automatismes sont souvent les plus rentables, car ils arrivent au bon moment. Le client vient de faire quelque chose, et votre message tombe à pic.

Un exemple côté profession libérale

Un cabinet d’avocats peut envoyer une lettre d’information chaque trimestre. Elle résume, en mots simples, les changements de loi utiles à ses clients : bail, droit du travail, succession. Ce n’est pas de la vente directe. C’est une façon de rester présent et crédible.

Ce que l’e-mail marketing n’est pas

Ce n’est pas l’envoi de promotions à répétition. Un client qui ne reçoit que des offres finit par se désinscrire. Le bon équilibre mêle conseils, nouvelles et offres, selon votre métier et vos clients.

Quels sont les différents types d’emailing ?

On distingue surtout la newsletter, l'e-mail promotionnel, l'e-mail automatique déclenché par une action, et l'e-mail transactionnel, comme une confirmation de commande ou l'envoi d'une facture.

Chaque type répond à un besoin différent. Mieux vaut savoir lequel vous envoyez avant d’écrire la première ligne.

La newsletter

Une lettre d’information régulière. Elle donne des nouvelles, des conseils, parfois une offre. Un paysagiste peut y partager le geste du mois au jardin et une photo d’un chantier récent.

L’e-mail promotionnel

Un message centré sur une seule offre ou un seul événement. Soldes, journée portes ouvertes, nouveau produit. Il doit aller droit au but, avec un bouton clair.

L’e-mail automatique

Il part tout seul après une action du client : inscription, achat, panier abandonné. On l’a vu plus haut, il est souvent très efficace car il tombe au bon moment.

L’e-mail de relance ou de fidélisation

Il fait revenir un client au bon moment. Un garagiste rappelle la vidange, un opticien le renouvellement des lentilles.

L’e-mail transactionnel

Il accompagne une opération : confirmation de commande, de rendez-vous, envoi d’un devis ou d’une facture. Il n’est pas commercial, mais il doit rester soigné. Beaucoup de professionnels l’envoient directement depuis leur outil de gestion, d’où l’intérêt de bien choisir son logiciel de facturation quand on est artisan ou TPE.

Attention à une confusion fréquente. Envoyer une facture PDF par e-mail n’est pas la même chose que la facture électronique imposée progressivement aux entreprises. Le point est détaillé dans ce qui change avec la facturation électronique pour les TPE et artisans.

Pour gagner du temps, inspirez-vous de modèles d’emailing prêts à adapter à votre entreprise : vous partez d’une structure qui marche et vous l’adaptez à votre métier.

Pourquoi utiliser l’emailing quand on est artisan ou commerçant ?

Parce que vos clients existants sont les plus faciles à faire revenir. L'emailing vous permet de leur parler directement, à faible coût, sans dépendre d'un réseau social ou d'une publicité.

Trouver un nouveau client demande des efforts : publicité, bouche-à-oreille, visibilité sur Google. Faire revenir un client content est bien plus simple. Encore faut-il qu’il pense à vous au bon moment.

Les vrais avantages

  • Votre liste vous appartient. Sur un réseau social, la plateforme décide qui voit vos publications. Avec l’e-mail, votre message arrive dans la boîte de chaque contact.
  • Le coût reste faible. Un outil gratuit ou un petit abonnement suffit pour démarrer.
  • C’est mesurable. Vous savez combien de personnes ont ouvert et cliqué.
  • C’est rapide. Une annonce préparée le soir peut partir le lendemain matin.
  • C’est durable. Un client inscrit peut vous lire pendant des années.

Des usages par métier

Métier Exemple d’emailing utile
Coiffeur Créneaux libres de la semaine, produits du moment
Boulanger Commandes de bûches et de galettes, horaires des fêtes
Électricien Rappel de mise aux normes, conseil pour les économies d’énergie
Gîte Ouverture des réservations, offre pour les anciens clients
Boutique en ligne Nouveautés, relance de panier, offre de fidélité

Les limites, honnêtement

L’emailing ne fait pas de miracle. Il faut une liste, même petite, de gens qui vous connaissent. Il faut aussi un peu de temps pour écrire, chaque mois ou chaque saison.

Et il ne remplace pas un bon site ni une bonne visibilité locale. Il les complète. Sa vraie force, c’est de transformer un client d’un jour en client fidèle.

À quoi ressemble un emailing, concrètement ?

Un emailing comporte un nom d'expéditeur reconnaissable, un objet court, un message clair, un bouton vers une action, vos coordonnées et un lien de désinscription visible en bas.

Ouvrez votre propre boîte mail : vous recevez sûrement des emailings tous les jours. Ils suivent presque tous la même structure, parce qu’elle fonctionne.

Les éléments, du haut vers le bas

  1. L’expéditeur. Le nom de votre entreprise, ou votre prénom suivi du nom de l’entreprise. Le client doit vous reconnaître en une seconde.
  2. L’objet. Une phrase courte qui donne envie d’ouvrir. « Votre chaudière est-elle prête pour l’hiver ? » marche mieux que « Newsletter n°12 ».
  3. Le texte d’aperçu. La petite ligne grise affichée après l’objet dans la boîte mail. Elle complète l’objet.
  4. Le message. Court, avec une idée principale. Une image si elle sert à quelque chose.
  5. Le bouton. Une seule action claire : « Prendre rendez-vous », « Voir la collection », « Réserver ».
  6. Le pied de page. Vos coordonnées, et le lien de désinscription, obligatoire.

Un exemple chez un garagiste

Objet : « Pneus hiver : il reste des créneaux en novembre ». Trois phrases pour rappeler l’intérêt des pneus adaptés. Un bouton « Réserver mon créneau ». L’adresse et le téléphone du garage en bas.

Et après le clic ?

Le bouton mène presque toujours vers votre site. S’il est lent, confus ou mal tenu, l’effort de l’e-mail est gâché. Le cas de L’Armurerie NéA, boutique en ligne montre ce type de base : site remis au propre, catalogue photo, Google Shopping, blog réorganisé.

Un bon emailing donne envie de cliquer. Un bon site donne envie de rester et d’acheter. Les deux vont ensemble.

Comment fonctionne l’envoi d’un emailing ?

Vous importez votre liste dans un logiciel d'emailing, vous créez le message à partir d'un modèle, vous programmez l'envoi, puis vous consultez les ouvertures, les clics et les désinscriptions.

Pas besoin d’être technicien. Les outils actuels se manipulent comme un traitement de texte, avec des blocs à glisser.

Les grandes étapes

  1. Choisir un outil. Brevo, Mailchimp ou MailerLite sont des noms connus, avec des formules d’entrée de gamme.
  2. Importer vos contacts. Souvent un simple fichier tableur avec nom et adresse e-mail, uniquement de personnes d’accord pour vous lire.
  3. Créer le message. Vous partez d’un modèle, ajoutez votre logo, votre texte et votre bouton.
  4. Tester. Vous vous envoyez le message pour vérifier l’affichage sur ordinateur et sur téléphone.
  5. Programmer l’envoi. Le jour et l’heure qui conviennent à vos clients.
  6. Regarder les résultats. Ouvertures, clics, désinscriptions.

Le pas-à-pas détaillé se trouve dans comment envoyer un emailing à ses clients, étape par étape.

Pourquoi ne pas envoyer depuis Gmail ou Outlook ?

C’est tentant, mais déconseillé au-delà de quelques destinataires. Les messageries personnelles limitent les envois en nombre. Elles n’ajoutent pas de lien de désinscription. Et vos messages risquent de finir en spam.

Les grandes messageries fixent d’ailleurs des règles pour les expéditeurs en nombre. Google les présente dans ses consignes officielles pour les expéditeurs d’e-mails. On y retrouve notamment l’authentification du domaine et la désinscription facile.

Le nom de domaine, un vrai plus

Une adresse du type contact@votre-entreprise.fr inspire plus confiance qu’une adresse gratuite. Elle améliore aussi la chance d’arriver en boîte de réception. Si vous avez un site, vous avez probablement déjà ce qu’il faut.

A-t-on le droit d’envoyer un emailing à ses clients ?

Oui, à vos clients pour des produits proches de ceux déjà achetés, s'ils ont pu refuser. Pour des prospects particuliers, leur accord préalable est nécessaire. Chaque e-mail doit permettre la désinscription.

L’emailing est encadré en France, notamment par le RGPD (le règlement européen sur les données personnelles). Les règles ne sont pas compliquées, mais il faut les connaître.

Si vous écrivez à des particuliers

  • Règle générale : il faut leur accord avant de leur envoyer de la prospection par e-mail. Une case à cocher, non cochée d’avance, fait l’affaire.
  • Exception pour vos clients : si une personne vous a déjà acheté quelque chose, vous pouvez lui proposer des produits ou services similaires. À condition qu’elle ait été informée et ait pu refuser au moment de donner son adresse.

Un coiffeur peut donc écrire à ses clientes pour ses prestations. Il ne peut pas leur envoyer les offres d’un partenaire sans leur accord.

Si vous écrivez à des professionnels

Les règles sont plus souples. Le message doit avoir un lien avec le métier de la personne. Elle doit être informée de l’usage de son adresse et pouvoir refuser facilement.

Dans tous les cas

  • Un lien de désinscription simple, dans chaque e-mail.
  • Votre identité clairement indiquée comme expéditeur.
  • Un objet qui correspond au contenu.
  • Des adresses qu’on vous a données, pas un fichier acheté sans garantie.

La CNIL résume ces obligations dans sa page sur la prospection commerciale par courrier électronique. C’est la référence à garder sous la main.

En cas de doute sur une situation précise, mieux vaut demander l’accord. Un contact qui a dit oui lit beaucoup plus volontiers vos messages.

Combien coûte un emailing ?

L'envoi coûte peu : beaucoup d'outils ont une formule gratuite pour les petites listes, puis quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois. Le vrai coût, c'est votre temps.

Le prix dépend surtout de trois choses : la taille de votre liste, le nombre d’envois et le temps que vous y passez. Les tarifs des outils changent souvent, vérifiez-les sur leur site avant de choisir.

Les grandes options

Option Budget indicatif Pour qui
Outil en formule gratuite 0 €, avec des limites d’envois ou de fonctions Petite liste, premiers essais
Abonnement à un outil Quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois Envois réguliers, liste qui grandit
Aide ponctuelle d’un pro Quelques centaines d’euros pour une mise en place, selon le travail Démarrer sur de bonnes bases
Gestion déléguée Un forfait mensuel, variable selon le rythme et le contenu Pas de temps à y consacrer

Le coût caché : le temps

Écrire un bon message prend du temps. Choisir le sujet, rédiger, trouver une photo, relire, tester. Comptez au moins une à deux heures pour un premier envoi, souvent plus.

Un artisan qui facture son heure doit faire le calcul. Parfois, faire soi-même est le bon choix. Parfois, déléguer libère des heures plus utiles sur les chantiers.

Ce qui ne coûte rien mais vaut beaucoup

  • Récupérer l’adresse e-mail, avec accord, à chaque devis ou passage en caisse.
  • Ajouter un formulaire d’inscription sur votre site.
  • Garder une liste propre : retirer les adresses qui ne fonctionnent plus.

Une petite liste de clients qui vous connaissent vaut mieux qu’un gros fichier d’inconnus. Elle coûte moins cher et répond bien mieux.

Quelles erreurs éviter avec son premier emailing ?

Les erreurs classiques : écrire à des gens sans leur accord, envoyer depuis sa messagerie avec tout le monde en copie, oublier la désinscription, et vouloir tout dire dans un seul message.

Le premier envoi est souvent celui où l’on fait le plus d’erreurs. Bonne nouvelle : elles sont faciles à éviter.

Les erreurs les plus courantes

  • Mettre tout le monde en copie visible. Chaque destinataire voit les adresses des autres. C’est une fuite de données personnelles.
  • Ajouter des adresses sans accord. Une carte de visite reçue à un salon ne vaut pas inscription. La CNIL précise ce qu’est un consentement valable au sens du RGPD : libre, clair et donné en connaissance de cause.
  • Oublier le lien de désinscription. Il est obligatoire, et il évite que des gens agacés vous signalent comme spam.
  • Un objet trop vague. « Infos » ou « Newsletter » ne donnent envie à personne.
  • Trop d’idées à la fois. Un message, un sujet, un bouton.
  • Ne pas tester sur téléphone. Beaucoup de gens lisent leurs e-mails sur mobile.
  • Envoyer puis disparaître. Un seul envoi par an, et plus personne ne se souvient de vous.

Un exemple à ne pas suivre

Un caviste écrit à 400 contacts d’un coup, depuis sa messagerie, avec un long texte et dix photos de bouteilles. Le message s’affiche mal sur téléphone. Certains contacts ne savent même pas qui il est.

La version corrigée

Le même caviste envoie, avec un outil d’emailing, un message court à ses clients : « Notre sélection pour les fêtes est arrivée. » Trois bouteilles, un bouton « Voir la sélection », ses horaires. Simple, clair, utile.

La règle est toujours la même : mettez-vous à la place du client qui ouvre le message entre deux tâches.

Faut-il faire ses emailings soi-même ou se faire aider ?

Seul, c'est faisable avec une petite liste et un peu de temps chaque mois. Se faire aider devient utile quand la régularité, l'automatisation ou l'écriture vous échappent.

Il n’y a pas de bonne réponse unique. Tout dépend de votre temps, de votre aisance avec l’écrit et de vos objectifs.

Vous pouvez le faire vous-même si…

  • Votre liste compte quelques dizaines ou quelques centaines de contacts.
  • Vous envoyez quelques messages par an, autour des temps forts de votre activité.
  • Vous aimez écrire, ou au moins cela ne vous fait pas peur.
  • Vous êtes prêt à passer une soirée à prendre en main un outil.

C’est souvent le cas d’un coiffeur, d’un boulanger ou d’un gîte qui veut simplement garder le lien avec ses habitués.

Se faire aider devient utile si…

  • Vous voulez envoyer chaque mois sans y penser.
  • Vous avez une boutique en ligne et voulez des relances automatiques.
  • Vos contacts sont éparpillés entre un tableur, votre téléphone et votre logiciel de caisse.
  • Vous n’avez tout simplement pas le temps.

Ce qu’un accompagnement apporte

Un professionnel s’occupe de rassembler et nettoyer la liste, de configurer l’outil et l’adresse d’envoi. Il rédige les messages dans votre ton, met en page, envoie et suit les résultats. Vous validez avant chaque envoi.

Si cette option vous intéresse, notre service d’emailing pour artisans, commerçants et TPE prend en charge tout ou partie de ce travail.

Une approche par étapes

Rien ne vous oblige à choisir tout de suite. Beaucoup commencent seuls, avec un outil gratuit. Puis ils se font aider quand le rythme ou les automatismes deviennent trop prenants. L’essentiel est de commencer, même petit.

❓ Questions fréquentes

Un emailing finit-il forcément dans les spams ?

Non. Un emailing arrive en boîte de réception quand il est envoyé avec un outil sérieux, depuis une adresse liée à votre nom de domaine, à des contacts qui ont accepté de vous lire. Les risques augmentent avec un fichier acheté, un objet trompeur ou l'absence de lien de désinscription. Une liste propre et des messages attendus restent la meilleure protection.

Une newsletter et un emailing, est-ce la même chose ?

Une newsletter est un type d'emailing. C'est une lettre d'information envoyée à intervalles réguliers, avec des nouvelles, des conseils et parfois une offre. Un emailing peut aussi être une promotion ponctuelle, une relance ou un message automatique. Toutes les newsletters sont des emailings, mais tous les emailings ne sont pas des newsletters.

À quelle fréquence envoyer des emailings ?

Il n'existe pas de règle fixe. Pour un artisan, quelques envois par an autour des saisons fortes suffisent souvent. Un commerce ou une boutique en ligne peut écrire une à quatre fois par mois. Le bon rythme est celui que vous pouvez tenir avec des messages utiles. Mieux vaut moins d'envois, mais attendus et soignés.

Faut-il un site internet pour faire de l'emailing ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est très utile. Sans site, votre bouton peut renvoyer vers un numéro de téléphone ou une page de réservation. Avec un site, vous pouvez présenter vos offres en détail, recueillir des inscriptions et vendre en ligne. Le site donne aussi une adresse e-mail professionnelle, plus rassurante pour vos clients.

Quelle différence entre un emailing et un SMS commercial ?

Le SMS est court, lu très vite, et convient aux rappels urgents : rendez-vous, dernière place disponible. L'emailing permet un message plus riche, avec images, liens et mise en page, pour un coût généralement plus faible. Beaucoup de commerçants combinent les deux : l'e-mail pour informer et donner envie, le SMS pour les rappels.

Combien de temps faut-il pour préparer un emailing ?

Pour un premier envoi, comptez une à deux heures, parfois plus : prise en main de l'outil, import des contacts, rédaction, test. Ensuite, avec un modèle prêt, un message simple se prépare souvent en moins d'une heure. Les messages automatiques demandent du temps une fois, puis partent seuls pendant des mois.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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