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Rédiger un emailing qui se fait lire : objet, pré-header, bouton ✉️

Mis à jour le Par Alain Houessou18 min de lecture

Vous voulez écrire à vos clients pour une promo, une nouveauté ou des créneaux libres, mais vous ne savez pas quoi mettre ni comment le présenter ? Vous craignez que votre email finisse ignoré ou dans les indésirables ? Prenons 15 minutes au téléphone pour regarder votre prochain envoi ensemble.

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Table des matières
  1. Comment rédiger un emailing, étape par étape ?
  2. Que mettre dans un emailing ?
  3. Comment écrire un objet d’email qui donne envie d’ouvrir ?
  4. Qu’est-ce que le pré-header d’un emailing et que faut-il y écrire ?
  5. Comment rédiger un message pour attirer les clients ?
  6. Comment rédiger un message publicitaire sans faire fuir vos clients ?
  7. Quel bouton mettre dans un emailing pour faire cliquer ?
  8. Quel format choisir pour un emailing ?
  9. Emailing en HTML ou en texte simple : que choisir ?
  10. Comment soigner le design d’un emailing sans être graphiste ?
  11. Comment rendre un emailing responsive, lisible sur téléphone ?
  12. Quelles erreurs éviter quand on rédige un emailing ?
  13. Comment savoir si votre emailing a bien fonctionné ?

🧠 Quelle aide vous faut-il pour vos emailings ?

📊 Les éléments d'un emailing, du haut vers le bas

ÉlémentÀ quoi il sertConseilErreur à éviter
ObjetDonner envie d'ouvrirCourt, concret, l'essentiel au débutMajuscules, « !!! », promesse trompeuse
Pré-headerCompléter l'objetUne phrase qui ajoute un argumentLe laisser vide ou répéter l'objet
AccrocheMontrer au lecteur qu'il est concernéPartir de sa situation à luiCommencer par l'histoire de l'entreprise
MessagePrésenter l'offre ou la nouvelleParagraphes courts, plus de « vous » que de « nous »Plusieurs sujets dans le même email
BoutonFaire passer à l'actionUn verbe précis, bien visible, testé« Cliquez ici », lien vers la page d'accueil
Pied de pageIdentifier l'expéditeurCoordonnées et lien de désinscriptionDésinscription absente ou cachée

Comment rédiger un emailing, étape par étape ?

Pour rédiger un emailing, fixez un seul objectif, écrivez un texte court centré sur le client, ajoutez un bouton clair, puis rédigez l'objet et le pré-header.

Un emailing, c’est un email envoyé à plusieurs clients en même temps : une promo, une nouveauté, un rappel. Le rédiger ne demande pas un talent d’écrivain. Il faut surtout une méthode, toujours la même.

Les six étapes dans l’ordre

  1. Choisir un seul objectif. Remplir les créneaux de la semaine, vendre un produit, faire revenir un client. Un email, un but.
  2. Penser à une personne précise. Écrivez comme si vous parliez à un client fidèle que vous connaissez bien. Le ton vient tout seul.
  3. Écrire le corps du message d’abord. Ce que vous proposez, ce que le client y gagne, ce qu’il doit faire.
  4. Rédiger l’objet et le pré-header ensuite. Une fois le message clair, le résumer en une ligne devient facile.
  5. Placer le bouton. Une action, un verbe, une page d’arrivée qui correspond.
  6. Relire sur téléphone et s’envoyer un test. Fautes, liens, images : tout se vérifie avant l’envoi.

Un exemple concret

Un coiffeur veut remplir ses mardis, jour creux au salon. Objectif : des réservations le mardi. Lecteur : ses clientes régulières. Message : « Le mardi, on a plus de temps pour vous : soin offert avec la coupe. » Bouton : « Réserver un mardi ». Tout tient en dix lignes.

Email marketing ou simple nouvelle : même méthode

Cette démarche vaut pour un email marketing qui vend comme pour une lettre d’information qui donne des nouvelles. Seul le ton change. Il est plus commercial pour une promo, plus chaleureux pour un message d’actualité.

Le plus dur, au début, c’est de ne pas tout dire à la fois. Gardez vos autres idées pour les prochains envois. Vous aurez ainsi de quoi écrire chaque mois.

Si vous partez de zéro, notre guide pour démarrer l’emailing quand on est artisan ou patron de TPE explique aussi le choix de l’outil d’envoi et le bon rythme.

Que mettre dans un emailing ?

Un emailing contient un objet, un pré-header, une accroche, un message utile au client, un bouton d'action, votre signature et un lien de désinscription, qui est obligatoire.

Un emailing réussi suit toujours la même charpente. Du haut vers le bas, on trouve :

  • L’objet : la ligne en gras dans la boîte de réception.
  • Le pré-header : la phrase plus pâle qui suit l’objet.
  • L’accroche : la première phrase, qui dit au lecteur pourquoi il est concerné.
  • Le message : l’offre, la nouvelle ou le conseil, en quelques paragraphes courts.
  • Le bouton : l’action attendue (réserver, commander, appeler).
  • La signature : votre prénom, votre entreprise, votre téléphone.
  • Le pied de page : votre adresse et un lien pour se désinscrire.

Ce dernier point n’est pas une option. La CNIL détaille les règles de la prospection commerciale par courrier électronique : accord du destinataire selon les cas, identité claire de l’expéditeur, désinscription simple.

Des idées de contenu par métier

Métier Idée d’emailing
Plombier chauffagiste Rappel de l’entretien de chaudière avant l’hiver
Boulanger Précommande des galettes des rois
Coiffeur Créneaux libres en semaine, nouveau soin
Gîte Dates encore libres pour les vacances
Avocat Une règle qui change, expliquée simplement
Boutique en ligne Nouvelle collection, produit de retour en stock

Les messages pratiques comptent aussi

Un artisan qui travaille avec des entreprises peut les prévenir d’un changement dans sa façon de facturer. Par exemple, le passage à la facturation électronique pour les TPE et artisans. Un email court et rassurant vaut mieux qu’une surprise à réception de la facture.

Même chose pour des horaires d’été, un déménagement d’atelier ou un nouveau numéro de téléphone.

Le test du contenu

Le bon contenu répond à une question simple : qu’est-ce que mon client y gagne ? Si la réponse est floue, l’email peut attendre. Mieux vaut envoyer moins souvent, mais toujours quelque chose d’utile.

Comment écrire un objet d’email qui donne envie d’ouvrir ?

Un bon objet est court, concret et honnête : il dit ce que le lecteur gagne ou apprend, sans majuscules partout, sans points d'exclamation en série ni fausse urgence.

L’objet décide si l’email est ouvert ou ignoré. Il a quelques secondes pour convaincre, souvent sur un petit écran de téléphone.

Les règles simples

  • Court : sur mobile, la fin de l’objet est souvent coupée. Mettez l’essentiel au début.
  • Concret : une date, un produit, un avantage précis.
  • Honnête : l’objet annonce ce que contient l’email. Un objet trompeur déçoit et pousse à se désinscrire.
  • Sobre : pas de majuscules partout, pas de « !!! », pas de « GRATUIT » en gros. Ces signes ressemblent à du spam, c’est-à-dire du courrier indésirable.
  • Humain : écrivez comme vous parleriez à un client fidèle au comptoir.

Avant, après

Objet faible Objet plus clair
Newsletter n°12 Vos galettes des rois : commandez dès lundi
PROMO EXCEPTIONNELLE !!! -15 % sur les coupes du mardi, tout le mois de mars
Des nouvelles de l’atelier Votre chaudière est-elle prête pour l’hiver ?
Infos importantes Le gîte est encore libre du 12 au 19 août

Quelques astuces

Une question fonctionne bien quand elle touche un vrai souci du client. « Votre jardin est prêt pour le printemps ? » parle à tout propriétaire d’un pavillon.

Le prénom du destinataire dans l’objet peut aider, mais sans en abuser. Répété à chaque envoi, il ne surprend plus personne.

Un emoji peut attirer l’œil, à condition de rester discret et cohérent avec votre métier. Un fleuriste peut se le permettre. Un cabinet d’avocat, plus rarement.

La méthode des quatre objets

Écrivez trois ou quatre objets différents. Lisez-les à voix haute. Gardez celui que vous ouvririez vous-même sans hésiter.

Pour savoir si vos objets fonctionnent dans la durée, comparez votre taux d’ouverture avec ce qu’on considère comme un bon résultat.

Qu’est-ce que le pré-header d’un emailing et que faut-il y écrire ?

Le pré-header est la ligne plus pâle affichée après l'objet dans la boîte de réception. Il complète l'objet en une phrase et donne une seconde raison d'ouvrir.

Dans Gmail, Outlook ou sur un iPhone, la boîte de réception affiche trois choses : l’expéditeur, l’objet, puis une ligne de texte plus pâle. Cette ligne, c’est le pré-header, qu’on appelle aussi texte d’aperçu.

Ce qui se passe si vous le laissez vide

La messagerie prend alors les premiers mots de l’email. Souvent, ce sont des phrases inutiles : « Afficher dans le navigateur » ou « Si vous ne voyez pas les images ». Vous gâchez une place précieuse, juste sous les yeux du client.

Comment bien le remplir

  • Il complète l’objet, il ne le répète pas.
  • Il apporte un détail qui rassure ou un deuxième argument.
  • Il reste court : une phrase suffit, la fin peut être coupée.
Objet Pré-header
Votre chaudière est-elle prête pour l’hiver ? Créneaux d’entretien ouverts en octobre, réservation en ligne
Vos galettes des rois : commandez dès lundi Frangipane, pomme ou briochée, à retirer le jour de votre choix
Le gîte est encore libre du 12 au 19 août Six couchages, jardin clos, animaux acceptés
Nouvelle collection en boutique Les pièces sont en petite série, découvrez-les en premier

Où le saisir

Les outils d’emailing proposent presque tous un champ dédié, près de l’objet. Il s’appelle parfois « texte d’aperçu » ou « preheader ». Si vous ne le trouvez pas, cherchez dans l’aide de votre outil.

Le bon réflexe

Relisez toujours l’objet et le pré-header ensemble, comme une seule phrase en deux temps. L’objet attire, le pré-header convainc. C’est tout ce que votre client voit avant de décider d’ouvrir ou non.

Un exemple pour un paysagiste : objet « Taille des haies : on passe chez vous ? », pré-header « Tournée dans votre quartier la semaine du 15, devis gratuit ». Le client comprend tout sans même ouvrir, et il a envie d’en savoir plus.

Comment rédiger un message pour attirer les clients ?

Pour attirer des clients, partez de leur problème avant de parler de vous, donnez un bénéfice concret, une preuve simple et une raison d'agir maintenant, en phrases courtes.

Le corps de l’email doit tenir la promesse de l’objet. Pour attirer un client, la méthode la plus simple tient en quatre temps.

1. Partir du client

Commencez par sa situation, pas par la vôtre. « Votre ballon d’eau chaude a plus de dix ans ? » accroche mieux que « Notre entreprise existe depuis 1998 ».

2. Donner un bénéfice concret

Qu’est-ce qui change pour lui ? Moins de soucis, du temps gagné, une économie, un plaisir. Soyez précis : « intervention sous 48 h » parle plus que « service rapide », si c’est vrai.

3. Ajouter une preuve simple

Une photo d’un vrai chantier, votre ancienneté, une garantie, une qualification que vous avez réellement. Pas besoin d’en faire trop : une preuve bien choisie suffit.

4. Dire quoi faire, et quand

Une seule action, expliquée simplement : « Réservez votre visite avant le 30 novembre. »

Les règles d’écriture

  • Une idée par paragraphe, deux ou trois lignes maximum.
  • Plus de « vous » que de « nous ».
  • Les mots de tous les jours, ceux que vos clients emploient.
  • Du gras sur deux ou trois éléments clés, pas plus.
  • Une signature avec un vrai prénom : on répond plus volontiers à une personne qu’à une entreprise.

Exemple pour un boulanger

« Bonjour {prénom},

Les galettes reviennent dès le 2 janvier. Cette année, une recette à la pistache rejoint la frangipane.

Pour éviter l’attente du dimanche, commandez la vôtre en ligne et retirez-la quand vous voulez.

[Commander ma galette]

À bientôt, l’équipe de la boulangerie. »

C’est court, personnel, et l’action est évidente. Le lecteur comprend en dix secondes ce qu’on lui propose.

Et si vous séchez devant la page blanche ?

Racontez ce que vous diriez à un client au comptoir. Enregistrez-vous au téléphone si besoin, puis recopiez en raccourcissant. Le ton sera naturel, et c’est exactement ce qui attire.

Comment rédiger un message publicitaire sans faire fuir vos clients ?

Un message publicitaire efficace annonce une offre claire, un avantage précis et une limite réelle quand elle existe, avec des conditions lisibles, sans exagération ni fausse promesse.

Un message publicitaire vend une offre précise. Il peut être efficace sans être agressif. La différence se joue sur l’honnêteté et la clarté.

Ce qui marche

  • Une offre lisible en une phrase : « -20 % sur toutes les vestes jusqu’à dimanche ».
  • Un prix ou un avantage chiffré, plutôt qu’un vague « prix cassés ».
  • Une limite réelle : un stock, une date, un nombre de places. Si elle est vraie, dites-la.
  • Des conditions écrites clairement, sans astérisque cachée en bas de page.

Ce qui fait fuir

  • La fausse urgence : un compte à rebours qui recommence chaque semaine.
  • Les superlatifs en série : « incroyable », « exceptionnel », « unique ».
  • Les promesses impossibles à tenir.
  • Les promos chaque semaine. Vos clients finissent par attendre la suivante avant d’acheter.

Attention aussi au droit : une réduction annoncée doit partir d’un vrai prix de référence. En cas de doute sur une offre, renseignez-vous avant l’envoi.

Alterner vente et utilité

Un client accepte mieux une publicité s’il reçoit aussi des emails utiles. Une boutique de vélos peut alterner une promo et un conseil d’entretien avant l’été. Un fleuriste peut mêler une offre pour la fête des mères et des astuces pour faire durer un bouquet.

Le client apprend ainsi que vos emails valent la peine d’être ouverts. Le jour où vous avez une offre, il la lit.

Exemple pour un garage

Objet : « Contrôle technique en avril ? Pré-contrôle offert ». Pré-header : « On vérifie les points sensibles avant le passage officiel ». Texte : trois lignes sur ce qui est vérifié, la période de l’offre, un bouton « Prendre rendez-vous ».

Rien d’exagéré, tout est vérifiable. C’est ce qui donne confiance et fait revenir les clients.

Quel bouton mettre dans un emailing pour faire cliquer ?

Mettez un seul bouton principal, bien visible, avec un verbe d'action précis comme « Réserver mon créneau », placé tôt dans l'email et répété en bas si le message est long.

Le bouton, c’est le moment où le lecteur passe à l’action. On parle aussi d’appel à l’action. Un bon email peut échouer à cause d’un bouton mal fait.

Le texte du bouton

Utilisez un verbe qui décrit ce qui va se passer après le clic.

Bouton vague Bouton précis
Cliquez ici Réserver mon créneau
En savoir plus Voir les dates libres
Envoyer Demander mon devis
Découvrir Commander ma galette

La première personne (« mon », « ma ») marche souvent bien : le lecteur se projette déjà.

La forme

  • Un vrai bouton, pas un simple lien bleu perdu dans le texte.
  • Assez grand pour être touché avec le pouce sur téléphone.
  • Une couleur qui tranche avec le fond, tirée de vos couleurs habituelles.
  • De l’espace autour, pour qu’il respire et qu’on le repère.

L’emplacement

Placez-le tôt, visible sans faire défiler si possible. Si l’email est long, répétez le même bouton à la fin. Évitez trois boutons différents : le lecteur hésite, puis ne fait rien.

Vous pouvez ajouter un lien secondaire, plus discret, par exemple votre numéro de téléphone. Mais l’action principale reste unique.

La page d’arrivée

Le bouton doit mener exactement à ce qu’il promet. « Réserver mon créneau » ouvre l’agenda, pas la page d’accueil du site. Un avocat qui propose un premier rendez-vous renvoie directement vers son formulaire de prise de rendez-vous.

Si la page d’arrivée est lente, confuse ou mal affichée sur mobile, le clic est perdu. Le travail de l’email s’arrête là où commence celui du site.

Le test final

Cliquez sur chaque bouton dans l’email de test, depuis votre téléphone. Un lien cassé, c’est un client prêt à acheter qui repart les mains vides.

Quel format choisir pour un emailing ?

Le format le plus sûr est une colonne unique d'environ 600 pixels de large, avec un texte court, quelques images légères et un bouton, lisible sur ordinateur comme sur téléphone.

Le format, c’est la forme générale de l’email : sa largeur, sa longueur, sa structure. Le plus sûr reste le plus simple.

La mise en page standard

  • Une seule colonne, autour de 600 pixels de large. C’est la largeur utilisée par la plupart des modèles.
  • Le logo en haut, petit.
  • Une image principale, seulement si elle sert le message.
  • Le texte, puis le bouton.
  • Le pied de page, avec vos coordonnées et la désinscription.

Les mises en page à plusieurs colonnes s’affichent souvent mal sur téléphone. Gardez-les pour un catalogue de produits, et encore.

Les grands formats d’email marketing

Format Usage Longueur
Email promotionnel Une offre, une date Court
Lettre d’information Nouvelles, conseils, actualités Moyen
Email de relance Panier abandonné, devis sans réponse Très court
Email « lettre » Message personnel, texte seul Court à moyen
Invitation Portes ouvertes, salon, atelier Court

Un électricien enverra plutôt des emails « lettre » et des rappels. Une boutique en ligne utilisera surtout des promos, des relances de panier et une lettre d’information.

Quelle longueur ?

Assez long pour convaincre, assez court pour être lu. Un email promo tient souvent en quelques lignes. Une lettre d’information peut aller plus loin, à condition d’être découpée en petits blocs avec des intertitres.

Une bonne règle : si votre client doit faire défiler trois fois avant de voir le bouton, coupez.

Le nom de l’expéditeur

Le format, c’est aussi ce qui s’affiche avant l’objet. Un prénom suivi du nom de votre entreprise inspire plus confiance qu’une adresse « noreply ».

Utilisez de préférence une adresse liée à votre nom de domaine, celui de votre site, plutôt qu’une adresse de messagerie gratuite. Elle fait plus professionnel et elle est mieux acceptée par les messageries.

Emailing en HTML ou en texte simple : que choisir ?

Le HTML permet images, couleurs et vrais boutons ; le texte simple ressemble à un message personnel. Les deux fonctionnent, selon votre métier et le message à faire passer.

Un email HTML est mis en page comme une petite page web. Le HTML est le langage qui sert à afficher les sites internet. Il permet des couleurs, des images, des colonnes et de vrais boutons.

Un email en texte simple ressemble à un message que vous écririez à un ami. Pas d’image, pas de couleur : des mots et un lien.

Les deux ont leur place

Email HTML Texte simple
Aspect Soigné, à vos couleurs Sobre, personnel
Idéal pour Boutique, promo, catalogue Artisan, conseil, relance
Boutons Oui Lien seulement
Point faible Affichage variable selon les messageries Moins visuel

Un plombier qui écrit à ses clients pour l’entretien annuel peut très bien envoyer un texte simple. Une boutique en ligne qui présente une collection a besoin d’images.

Ne codez pas vous-même

Écrire le HTML d’un email à la main est un vrai métier. Gmail, Outlook et les applications mobiles ne l’affichent pas tous de la même façon. Les outils d’emailing comme Brevo ou Mailchimp proposent des éditeurs par glisser-déposer : vous placez des blocs, l’outil fabrique le HTML.

Ces outils créent aussi, en général, une version texte de l’email. Elle sert aux messageries qui n’affichent pas le HTML. Jetez-y un œil : elle doit rester lisible.

Leurs tarifs vont souvent d’une offre gratuite limitée à quelques dizaines d’euros par mois, selon le nombre de contacts. Ils changent régulièrement : vérifiez sur le site de l’outil.

Être bien reçu

Un joli email ne sert à rien s’il finit en courrier indésirable. Google publie ses consignes pour les expéditeurs qui envoient des emails vers Gmail : authentification de votre adresse, désinscription facile, peu de signalements comme spam.

La partie technique, comme l’authentification, se règle une fois pour toutes dans votre outil ou chez votre hébergeur. Un prestataire peut s’en charger si cela vous semble obscur.

Comment soigner le design d’un emailing sans être graphiste ?

Gardez votre logo, une ou deux couleurs de votre marque, une police lisible, beaucoup d'espace blanc et des images légères qui ne portent jamais seules le message.

Le design d’un emailing n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit être reconnaissable et facile à lire.

Les bases

  • Votre logo, en haut, pas trop grand.
  • Une ou deux couleurs de votre marque, toujours les mêmes.
  • Une police lisible, classique, en taille confortable.
  • Du blanc entre les blocs : il guide l’œil.
  • Des images légères, pour que l’email s’ouvre vite.

Le piège de l’email tout en image

Certains créent une grande affiche dans Canva et l’envoient seule. Mauvaise idée. Plusieurs messageries bloquent les images tant que le lecteur ne les a pas autorisées. Le client voit alors un carré vide. Et un email fait d’une seule image ressemble à du spam.

La règle : le message principal et le bouton sont écrits en vrai texte. L’image illustre, elle ne porte pas tout.

Ajoutez un texte alternatif à chaque image. C’est une courte description qui s’affiche si l’image ne charge pas. Exemple : « Galette frangipane maison ».

Des photos vraies

Une photo de votre atelier, de votre équipe ou de vos produits vaut mieux qu’une image de banque d’images. Le client vous reconnaît, et votre email ne ressemble pas à celui du voisin.

Un menuisier peut montrer un escalier qu’il vient de poser. Un traiteur, un buffet préparé la veille. Une photo prise au téléphone, bien cadrée et bien éclairée, suffit souvent.

Si votre site a déjà de bonnes photos, réutilisez-les. Un catalogue photo propre, comme celui réalisé pour la boutique en ligne de l’Armurerie NéA, est un atout pour tous vos supports.

Garder un modèle

Créez un modèle une fois, avec vos couleurs, votre logo et votre pied de page. Ensuite, chaque nouvel email se prépare en changeant seulement le texte et l’image. Vous gagnez du temps, et vos clients vous reconnaissent d’un coup d’œil dans leur boîte.

Comment rendre un emailing responsive, lisible sur téléphone ?

Un emailing responsive s'adapte à l'écran. Choisissez un modèle prévu pour mobile, une police assez grande, des boutons larges, et testez l'envoi sur votre propre téléphone.

Responsive veut dire que l’email s’adapte à la taille de l’écran. Sur téléphone, les colonnes se superposent, les images rétrécissent et le texte reste lisible.

Vos clients lisent souvent leurs emails sur mobile : entre deux rendez-vous, dans le train, le soir sur le canapé. Un email illisible sur petit écran est vite supprimé.

La liste de contrôle

  • Un modèle prévu pour mobile : dans les outils récents, c’est presque toujours le cas.
  • Une seule colonne de préférence.
  • Un texte assez grand pour être lu sans zoomer.
  • Des paragraphes courts : trois lignes sur ordinateur en font six sur téléphone.
  • Des boutons larges, espacés, faciles à toucher.
  • Des liens pas trop collés les uns aux autres.
  • Un numéro de téléphone cliquable, pratique pour un dépanneur, un serrurier ou un taxi.

Le mode sombre

Beaucoup de téléphones affichent les emails sur fond noir. Les couleurs peuvent alors changer. Un logo noir sur fond transparent devient invisible. Prévoyez une version de logo avec un contour ou un fond clair.

Tester avant d’envoyer

Envoyez-vous l’email en test, puis ouvrez-le :

  1. sur votre téléphone, dans votre application de messagerie habituelle ;
  2. sur un ordinateur ;
  3. si possible, sur le téléphone d’un proche d’une autre marque.

Vérifiez les images, les boutons, les liens et la façon dont l’objet est coupé. La plupart des outils offrent aussi un aperçu mobile. Il aide, mais ne remplace pas un vrai test.

Un exemple concret

Une esthéticienne envoie ses créneaux de la semaine dans un tableau à quatre colonnes. Sur ordinateur, c’est clair. Sur téléphone, les heures deviennent minuscules. La solution : une liste simple, un créneau par ligne, et un bouton « Réserver » en dessous. Moins joli sur grand écran, bien plus pratique là où ses clientes lisent vraiment.

Quelles erreurs éviter quand on rédige un emailing ?

Les erreurs fréquentes : plusieurs sujets dans un email, objet trompeur, email tout en image, bouton invisible, désinscription absente et envoi à des adresses achetées ou sans accord.

Certaines erreurs reviennent souvent. Elles sont faciles à éviter quand on les connaît.

Sur le message

  • Trop de sujets dans un seul email. Promo, recrutement, horaires d’été et nouveau produit : le lecteur ne retient rien.
  • Parler de soi au lieu du client.
  • Des fautes d’orthographe. Faites relire, ou passez le texte dans un correcteur.
  • Un objet qui ne correspond pas au contenu.

Sur la forme

  • Un email tout en image, sans texte.
  • Un bouton invisible ou noyé dans un paragraphe.
  • Des liens cassés ou qui mènent à la page d’accueil.
  • Aucun test sur téléphone.

Sur les destinataires

  • Acheter un fichier d’adresses. C’est risqué légalement et mauvais pour votre réputation d’expéditeur. Mieux vaut construire votre propre liste d’emails clients, même petite.
  • Écrire à tous vos contacts sans vérifier. Vos clients figurent peut-être dans votre logiciel de facturation. Avoir leur adresse ne veut pas dire qu’ils acceptent vos emails commerciaux. Vérifiez les règles qui s’appliquent à votre cas.
  • Oublier le lien de désinscription, ou le cacher tout en bas en gris clair.

Google demande aux expéditeurs qui envoient beaucoup d’emails une désinscription simple, en un clic. Ses questions fréquentes sur les règles d’envoi vers Gmail détaillent ces exigences.

Sur le rythme

  • Envoyer trop souvent, et lasser.
  • Envoyer trop rarement, et être oublié. Un client qui ne se souvient plus de vous signale plus facilement votre email comme indésirable.

Trouvez un rythme que vous pouvez tenir sur la durée. Pour beaucoup de TPE, un envoi par mois est un bon point de départ.

Sur l’envoi lui-même

  • Envoyer sans test, directement à toute la liste.
  • Laisser les réponses sans suite. Si un client répond à votre email, répondez-lui vite. C’est souvent là que naît la vente.

Comment savoir si votre emailing a bien fonctionné ?

Regardez trois choses dans votre outil : les ouvertures pour juger l'objet, les clics pour juger le texte et le bouton, puis les ventes ou réservations obtenues ensuite.

Un emailing se juge sur des résultats, pas sur une impression. Votre outil d’envoi affiche les chiffres principaux dans les heures qui suivent l’envoi.

Les trois niveaux à regarder

  1. Les ouvertures : elles disent si l’objet et le pré-header ont donné envie. Ce chiffre est devenu moins fiable, car certaines messageries ouvrent les emails automatiquement pour protéger la vie privée.
  2. Les clics : ils disent si le texte et le bouton ont convaincu. C’est un indicateur plus solide.
  3. Les résultats réels : réservations, commandes, appels, demandes de devis. C’est ce qui compte au final.

Regardez aussi les désinscriptions et les adresses en erreur, qu’on appelle rebonds. Une hausse soudaine signale un problème de contenu ou de liste.

Pour comprendre chaque chiffre, notre page sur les statistiques d’un emailing : taux de clic, conversion et rebond explique quoi regarder, et dans quel ordre.

Tester pour progresser

Changez une seule chose à la fois. Un mois, testez deux objets différents sur deux moitiés de votre liste : on appelle cela un test A/B. Le mois suivant, testez le texte du bouton.

Notez vos résultats dans un simple tableau : date, objet, ouvertures, clics, ventes. Au bout de quelques envois, vous verrez ce qui marche avec vos clients à vous, pas avec ceux des autres.

Un exemple

Un gîte envoie deux emails pour des dates libres. Le premier parle de « séjour détente ». Le second annonce « encore une semaine libre en août ». Lequel apporte le plus de réservations ? Les chiffres le diront, et le propriétaire saura comment écrire la fois suivante.

Si vous manquez de temps

Rédiger, mettre en forme, tester et analyser demande du temps chaque mois. Notre service d’emailing pour artisans et TPE peut prendre en charge tout ou partie du travail, de l’écriture à l’envoi. Vous gardez la main : chaque email est validé par vous avant de partir.

❓ Questions fréquentes

Quelle longueur idéale pour un emailing ?

Il n'existe pas de longueur parfaite. Un email promotionnel tient souvent en quelques lignes, avec un bouton visible sans défiler. Une lettre d'information peut être plus longue si elle est découpée en petits blocs avec des intertitres. Le bon repère : chaque phrase doit servir le lecteur. Si un paragraphe peut être retiré sans rien perdre, retirez-le.

Faut-il tutoyer ou vouvoyer ses clients dans un emailing ?

Gardez le ton que vous avez avec eux en vrai. Un cabinet d'avocat, un notaire ou un artisan qui travaille chez des particuliers vouvoiera presque toujours. Une boutique de vêtements jeunesse ou un bar peut tutoyer si c'est déjà son style. L'essentiel est d'être constant d'un email à l'autre, et sur votre site.

Quel jour et à quelle heure envoyer un emailing ?

Cela dépend de vos clients. Des particuliers lisent souvent le soir ou le week-end, des professionnels plutôt en semaine, pendant leurs heures de travail. Le plus fiable est de tester : envoyez à des moments différents et comparez les clics. Pensez aussi au sens : rappeler une promo du samedi le jeudi a plus de chances d'être utile.

Peut-on utiliser l'IA pour rédiger un emailing ?

Oui, comme aide. Un outil d'IA peut proposer plusieurs objets, raccourcir un texte ou corriger des fautes. Donnez-lui votre offre, votre client type et votre ton. Relisez toujours : l'IA peut inventer des détails ou écrire de façon trop générale. Ajoutez vos vrais exemples, vos prix réels et votre façon de parler. Le résultat doit sonner comme vous.

Peut-on mettre une pièce jointe dans un emailing ?

Mieux vaut l'éviter. Les pièces jointes alourdissent l'email et sont souvent mal vues par les filtres anti-spam. Si vous voulez partager un catalogue, un menu ou une brochure, mettez le document sur votre site et ajoutez un bouton qui y mène. Le client le télécharge s'il le souhaite, et vous voyez combien l'ont consulté.

Combien coûte la rédaction d'un emailing par un professionnel ?

Les tarifs varient beaucoup selon le travail demandé. La simple rédaction d'un email peut aller de quelques dizaines à quelques centaines d'euros. Un accompagnement mensuel, avec création du modèle, envois et suivi des chiffres, se facture plutôt au forfait. Demandez toujours un devis détaillé qui précise le nombre d'envois, les relectures et ce qui reste à votre charge.

Combien de temps faut-il pour préparer un emailing ?

Le premier prend le plus de temps, car il faut créer le modèle, régler l'outil et vérifier l'expéditeur. Comptez une demi-journée si vous découvrez tout. Ensuite, avec un modèle prêt, un email simple se prépare en une heure environ : écrire, choisir l'image, tester sur téléphone, envoyer. Préparer plusieurs emails d'un coup fait gagner encore du temps.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

Fondateur · SEO, automatisation et IA

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