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Emailing gratuit : les solutions qui marchent et leurs limites 📧

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

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Table des matières
  1. Comment faire un emailing gratuit ?
  2. Quel logiciel d’emailing gratuit choisir ?
  3. Que propose vraiment une plateforme d’emailing gratuite ?
  4. Comment créer un emailing gratuit qui donne envie d’être lu ?
  5. Comment faire un emailing gratuit avec Gmail ?
  6. Existe-t-il un emailing gratuit illimité ?
  7. Comment réussir l’envoi d’un emailing gratuit sans tomber en spam ?
  8. Comment monter une campagne d’emailing gratuite sur toute l’année ?
  9. Quelles règles respecter pour un emailing, même gratuit ?
  10. Quelles sont les limites d’un emailing gratuit au quotidien ?
  11. Peut-on automatiser ses emails avec un outil gratuit ?
  12. Quand passer à une offre payante ou se faire aider ?

🧠 Quelle solution d'emailing vous convient ?

📊 Les solutions d'emailing gratuites comparées (conditions à vérifier, elles changent souvent)

SolutionCe que donne la formule gratuitePoints fortsLimites à connaître
BrevoContacts assez nombreux, envois plafonnés par jourInterface en français, entreprise françaiseLogo de l'outil dans les emails, plafond quotidien
MailerLitePetite liste, quota d'envois mensuelÉditeur simple, quelques automatisationsPlafond de contacts vite atteint si la liste grandit
MailchimpTrès petite liste, envois mensuels limitésOutil très connu, nombreux modèlesFormule gratuite réduite au fil des ans
Gmail (compte personnel)Envoi depuis votre boîte habituelleAucun outil à apprendrePlafond quotidien, pas de désinscription, pas de statistiques
Outil intégré à la boutique en ligneQuota d'emails offerts selon l'offre de la plateformeClients et commandes déjà reliésDépend de la plateforme et de l'abonnement choisi

Comment faire un emailing gratuit ?

Choisissez un outil d'emailing avec une formule gratuite, importez des contacts qui ont accepté vos messages, créez un email simple, testez-le, puis envoyez. Comptez une demi-journée au début.

Un emailing, c’est un même message envoyé à une liste de clients ou de prospects. Promotion, nouveauté, rappel de saison : le principe reste identique.

La bonne nouvelle : pour une petite liste, il ne coûte souvent rien. Plusieurs outils proposent une formule gratuite, largement suffisante pour démarrer.

Les six étapes

  1. Rassemblez vos contacts. Fichier Excel, logiciel de caisse, cartes de fidélité, clients de la boutique en ligne.
  2. Vérifiez leur accord. Gardez les personnes qui ont accepté vos emails, ou vos clients pour des produits proches de leurs achats.
  3. Ouvrez un compte gratuit sur un outil d’emailing. L’inscription prend quelques minutes.
  4. Importez la liste. La plupart des outils acceptent un fichier Excel ou CSV (un tableau enregistré en texte simple).
  5. Créez le message à partir d’un modèle proposé par l’outil.
  6. Envoyez-vous un test, relisez-le sur téléphone, puis programmez l’envoi.

Un exemple concret

Un coiffeur a quelques centaines de clientes dans son logiciel de caisse. Il les exporte et ouvre un compte gratuit. Il prépare un email : « Les rendez-vous de décembre sont ouverts ».

Une photo, trois lignes, un bouton « Réserver ». Le tout tient en une heure, test compris.

Ce qu’il faut savoir dès le départ

  • Le gratuit convient très bien aux envois ponctuels.
  • Il montre ses limites quand la liste grossit ou quand vous voulez automatiser.
  • Créer le compte avec une adresse professionnelle évite bien des soucis de livraison.

Si vous partez de zéro, notre guide pour démarrer l’emailing quand on est artisan ou patron de TPE reprend les bases : à quoi ça sert, quoi envoyer et à quelle fréquence.

Quel logiciel d’emailing gratuit choisir ?

Pour démarrer, Brevo, MailerLite et Mailchimp proposent des formules gratuites. Le bon choix dépend de la taille de votre liste, de votre rythme d'envoi et de la simplicité souhaitée.

Il n’existe pas de meilleur logiciel d’emailing gratuit dans l’absolu. Il existe celui qui colle à votre activité. Trois outils reviennent souvent chez les petites entreprises.

Brevo

Brevo (anciennement Sendinblue) est une entreprise française. L’interface est en français, ce qui rassure beaucoup d’artisans.

Sa formule gratuite accepte un nombre de contacts assez large. En échange, elle plafonne les envois par jour. C’est pratique pour une grosse liste envoyée rarement.

MailerLite

MailerLite est réputé pour son éditeur simple. La formule gratuite vise les petites listes. Elle inclut souvent quelques automatisations de base, comme un email de bienvenue.

C’est un bon choix pour un gîte ou un artisan qui démarre une lettre d’information.

Mailchimp

Mailchimp est l’outil le plus connu. Il propose beaucoup de modèles. Sa formule gratuite a été réduite au fil du temps : elle convient surtout aux toutes petites listes.

Comment trancher

Votre situation Piste à regarder
Grosse liste, envois rares Un outil qui plafonne par jour plutôt que par contact
Petite liste, lettre régulière Un outil qui plafonne par contact, avec éditeur simple
Boutique en ligne L’outil intégré à votre plateforme, s’il existe
Moins de 20 destinataires Votre messagerie peut suffire

Un conseil : ouvrez deux comptes gratuits et préparez le même email dans chacun. En vingt minutes, vous saurez lequel vous semble naturel.

Les conditions gratuites changent régulièrement. Vérifiez-les sur le site de l’outil le jour où vous vous inscrivez.

Que propose vraiment une plateforme d’emailing gratuite ?

Une plateforme gratuite offre l'essentiel : éditeur de messages, gestion des contacts, lien de désinscription automatique et statistiques simples. Les fonctions avancées sont en général réservées au payant.

Un outil d’emailing gratuit n’est pas une version au rabais. Il fait déjà beaucoup mieux qu’une messagerie classique.

Ce que vous trouvez presque toujours

  • Un éditeur visuel. Vous glissez un titre, une photo, un bouton, sans écrire une ligne de code.
  • Des modèles prêts à l’emploi. Promotion, nouveauté, invitation.
  • Un carnet de contacts. Import de fichier, ajout manuel, classement par groupes.
  • La désinscription automatique. Un lien en bas de chaque email, géré par l’outil. Plus besoin de rayer les noms à la main.
  • Des statistiques de base. Combien de personnes ont ouvert, combien ont cliqué.
  • Un formulaire d’inscription à poser sur votre site.

Ce qui manque souvent

  • Votre marque seule. Le logo de l’outil apparaît généralement en bas de vos emails.
  • Les automatisations poussées. Relance de panier, séquences selon le comportement.
  • Le support humain. Souvent limité à une aide en ligne.
  • Les tests avancés. Comparer deux objets d’email, par exemple.

Exemple par métier

Un plombier veut rappeler l’entretien de chaudière à ses clients chaque automne. La formule gratuite suffit : un email, un groupe « clients chaudière », un envoi par an.

Une boutique en ligne de vêtements veut relancer les paniers abandonnés. Là, il faudra souvent l’outil de sa plateforme ou une formule payante.

Avant de choisir, listez ce que vous voulez envoyer dans l’année. Si tout tient dans la colonne de gauche, le gratuit vous suffira longtemps.

Comment créer un emailing gratuit qui donne envie d’être lu ?

Un bon emailing tient sur une idée : un objet clair, une image, trois à cinq lignes, un seul bouton. Il se lit en dix secondes sur un téléphone.

La création d’un emailing gratuit ne demande aucun talent de graphiste. Elle demande surtout de faire court.

Les cinq briques d’un bon email

  1. L’objet. Six à huit mots qui disent ce qu’on gagne à ouvrir. « Galette des rois : commandez avant samedi » vaut mieux que « Newsletter de janvier ».
  2. Une image. Une vraie photo de votre travail ou de votre boutique. Pas une photo de banque d’images.
  3. Le texte. Trois à cinq lignes. Une seule idée par email.
  4. Un bouton. Un seul, avec un verbe : « Réserver », « Commander », « Appeler ».
  5. La signature. Votre nom, votre métier, votre téléphone, votre adresse.

L’exemple du boulanger

  • Objet : Votre galette réservée en deux clics
  • Image : la vitrine de galettes du matin
  • Texte : « Cette année, réservez votre galette en ligne et passez la prendre sans attendre. Frangipane, pommes ou briochée. »
  • Bouton : Réserver ma galette

C’est tout. Et c’est ce qui fonctionne.

Les erreurs fréquentes

  • Tout mettre dans un seul email : promos, horaires, recrutement.
  • Une grande image sans texte, souvent mal affichée et mal vue des filtres anti-spam.
  • Des couleurs différentes de votre site ou de votre vitrine.
  • Oublier de relire sur téléphone, où vos clients lisent la majorité de leurs emails.

Pour gagner du temps, partez d’une base existante. Nos modèles d’emailing à reprendre pour votre entreprise donnent des exemples prêts à adapter, par type de message.

Comment faire un emailing gratuit avec Gmail ?

Avec Gmail, mettez vos destinataires en copie cachée (Cci) et envoyez. Cela convient à une vingtaine de personnes, pas plus : plafonds d'envoi, pas de désinscription, risque de spam.

Gmail est tentant : vous l’utilisez déjà, et il ne coûte rien. Pour un petit cercle, c’est acceptable.

La bonne méthode

  1. Créez un nouveau message.
  2. Mettez votre propre adresse dans « À ».
  3. Placez tous les destinataires dans Cci (copie carbone invisible). Chacun reçoit l’email sans voir les autres adresses.
  4. Ajoutez en bas une phrase : « Pour ne plus recevoir ces messages, répondez STOP. »
  5. Tenez ensuite à jour la liste des personnes qui se désinscrivent.

Oublier la Cci, c’est dévoiler toutes les adresses de vos clients. C’est une fuite de données personnelles, à éviter absolument.

Les limites de Gmail

  • Un plafond quotidien. Google limite le nombre de destinataires par jour. Les règles sont détaillées sur la page d’aide limites d’envoi dans Gmail.
  • Pas de statistiques. Vous ne savez pas qui a ouvert.
  • Pas de mise en page. Ou alors bricolée.
  • Un risque pour votre adresse. Trop d’envois groupés et votre boîte peut être bloquée ou classée en spam.

Certaines offres payantes de Google Workspace proposent un envoi personnalisé à chaque destinataire. Cela reste un outil de messagerie, pas un outil d’emailing.

Un cas où Gmail convient

Un avocat prévient ses quinze clients réguliers d’un changement d’adresse du cabinet. Gmail en Cci suffit largement.

Un cas où il ne faut pas

Vos factures. Elles se gèrent avec un logiciel de facturation adapté aux artisans et TPE, qui les envoie et suit les paiements. Et avec la facturation électronique qui arrive pour les TPE et artisans, les factures entre entreprises passeront par des plateformes dédiées, pas par un simple email.

Existe-t-il un emailing gratuit illimité ?

Non, pas vraiment. Chaque offre gratuite plafonne quelque chose : contacts, envois par jour ou par mois, fonctions. Une offre affichée « illimitée » cache presque toujours une contrepartie.

Envoyer des emails coûte de l’argent aux outils : serveurs, surveillance du spam, réputation à protéger. Aucun ne peut offrir tout, sans limite, à tout le monde.

Ce qui est plafonné, selon les outils

Ce qui est limité Ce que ça veut dire pour vous
Le nombre de contacts Votre liste ne peut pas dépasser un seuil
Les envois par jour Une grosse liste doit être envoyée en plusieurs fois
Les envois par mois Vous choisissez entre fréquence et taille de liste
Les fonctions Automatisations, tests, support réservés au payant

Quand un outil annonce des contacts illimités, ce sont souvent les envois qui sont bridés. Et inversement.

Et les logiciels libres ?

Il existe des logiciels d’emailing libres, à installer sur votre propre serveur. Le logiciel ne coûte rien, mais :

  • il faut louer un serveur ou un service d’envoi ;
  • il faut savoir l’installer et le mettre à jour ;
  • vous gérez seul la réputation de vos envois, donc le risque de spam.

Pour un boulanger ou un plombier, ce n’est pas un vrai gain. Le temps passé coûte plus cher qu’un abonnement.

La bonne question à se poser

Plutôt que chercher l’illimité, demandez-vous : combien de contacts, combien d’envois par mois ?

Un gîte avec quelques centaines d’anciens clients et une lettre par saison tient dans presque toutes les formules gratuites. Une boutique en ligne qui écrit chaque semaine à des milliers de clients, non.

Rappelez-vous aussi qu’une offre gratuite peut changer. Gardez toujours un export à jour de vos contacts, pour pouvoir partir ailleurs.

Comment réussir l’envoi d’un emailing gratuit sans tomber en spam ?

Envoyez depuis une adresse à votre nom de domaine, réglez les signatures techniques SPF, DKIM et DMARC, écrivez seulement à des personnes d'accord et proposez toujours la désinscription.

Un email gratuit qui finit dans les indésirables ne sert à rien. Quelques réglages font une vraie différence.

Une adresse professionnelle

Évitez d’envoyer depuis une adresse Gmail ou Orange via un outil d’emailing. Utilisez une adresse liée à votre site, du type contact@votre-entreprise.fr.

Les trois signatures techniques

  • SPF : la liste des serveurs autorisés à envoyer pour votre adresse.
  • DKIM : une signature qui prouve que l’email n’a pas été modifié.
  • DMARC : la consigne donnée aux messageries si les deux premiers échouent.

Ces réglages se font chez l’hébergeur de votre nom de domaine. L’outil d’emailing vous donne les lignes à copier. Google les détaille dans ses consignes pour les expéditeurs d’emails.

Une liste propre

  • Jamais de fichier acheté.
  • Retirez les adresses qui reviennent en erreur.
  • Supprimez de temps en temps les contacts qui n’ouvrent plus rien depuis longtemps.

Un contenu sain

  • Un objet honnête, sans majuscules partout ni points d’exclamation en série.
  • Du texte autour des images.
  • Un lien de désinscription visible.

Le bon rythme

Un coiffeur qui n’écrit qu’une fois par an surprend ses clientes. Un message par mois, ou à chaque saison, crée l’habitude.

Pour la méthode complète, de l’import des contacts au bouton « Envoyer », suivez notre pas-à-pas pour envoyer un emailing à ses clients.

Comment monter une campagne d’emailing gratuite sur toute l’année ?

Calez vos envois sur les temps forts de votre métier : saisons, fêtes, rentrée, soldes. Quatre à douze emails par an suffisent souvent, et tiennent dans une formule gratuite.

Une campagne d’emailing, c’est une série d’envois préparés à l’avance. Avec un calendrier, vous ne cherchez plus quoi dire au dernier moment.

Partir des temps forts de votre métier

Métier Moments clés pour écrire
Plombier chauffagiste Entretien de chaudière en automne, coupure d’eau avant l’hiver
Boulanger Galette en janvier, Pâques, bûches de Noël
Coiffeur Rentrée, fêtes de fin d’année, mariages au printemps
Gîte Ouverture des réservations d’été, vacances scolaires
Boutique en ligne Soldes, fête des mères, Black Friday, Noël
Avocat Changements de loi utiles à ses clients, permanences

Construire le calendrier

  1. Notez quatre à six temps forts dans l’année.
  2. Pour chacun, prévoyez un email trois à dix jours avant.
  3. Ajoutez un rappel la veille, seulement pour les offres datées.
  4. Préparez tous les objets d’un coup, un après-midi calme.

Vérifier que ça tient dans le gratuit

Multipliez le nombre de contacts par le nombre d’envois prévus dans le mois le plus chargé. Comparez au plafond de votre formule.

Exemple : une boutique en ligne prévoit trois envois en novembre. Avec une liste importante, elle dépasse vite un plafond mensuel. Elle devra étaler, réduire la cible ou passer au payant ce mois-là.

Mesurer sans se compliquer

Regardez deux chiffres après chaque envoi : les ouvertures et les clics. Si un sujet fait cliquer, refaites-en un semblable. S’il laisse froid, changez d’angle.

Inutile de viser la perfection. La régularité compte plus que le design.

Quelles règles respecter pour un emailing, même gratuit ?

Gratuit ou pas, la loi est la même : accord préalable des particuliers, identité de l'expéditeur visible et lien de désinscription dans chaque email. Les fichiers achetés sont à proscrire.

Un outil gratuit ne vous dispense d’aucune règle. En France, la prospection par email est encadrée par la loi et contrôlée par la CNIL.

Pour les particuliers

  • Accord préalable. La personne doit avoir accepté de recevoir vos emails, par exemple en cochant une case.
  • Exception pour vos clients. Vous pouvez écrire à un client pour des produits ou services proches de ce qu’il a acheté, s’il a pu refuser au départ.

Pour les professionnels

Vous pouvez écrire à une entreprise sans accord préalable, si le message concerne son activité. Elle doit être informée et pouvoir refuser facilement.

Dans chaque email

  • Votre nom ou celui de l’entreprise, clairement.
  • Un moyen simple de se désinscrire, qui fonctionne vraiment.
  • Un objet qui correspond au contenu.

La CNIL détaille ces règles dans sa page sur la prospection commerciale par courrier électronique.

Les pratiques à bannir

  • Acheter un fichier d’adresses.
  • Récupérer les emails d’un annuaire ou d’un site.
  • Garder quelqu’un qui s’est désinscrit.
  • Cocher la case d’accord à la place du client.

Un exemple simple

Un gîte ajoute sur sa fiche de réservation : « J’accepte de recevoir les offres du gîte par email ». La case est décochée par défaut. Ceux qui cochent rejoignent la liste.

Les anciens clients sans case cochée ? Un email pour un séjour similaire reste possible, avec un lien de désinscription visible.

Quelles sont les limites d’un emailing gratuit au quotidien ?

Les limites se sentent avec le temps : logo de l'outil dans vos emails, plafonds vite atteints, automatisations absentes, support réduit et conditions qui changent sans que vous décidiez.

Le gratuit est parfait pour tester. Au bout de quelques mois, certaines limites deviennent gênantes.

Les limites visibles

  • Le logo de l’outil en bas de chaque email. Pour un avocat ou une boutique haut de gamme, cela fait moins sérieux.
  • Les plafonds. Une liste qui grandit oblige à fractionner les envois ou à trier les contacts.
  • Les modèles bridés. Certains modèles ou options de mise en page sont réservés au payant.

Les limites moins visibles

  • Pas ou peu d’automatisation. Chaque email part à la main.
  • Un support réduit. En cas de blocage, vous cherchez seul dans l’aide en ligne.
  • Des conditions qui bougent. Un outil peut réduire sa formule gratuite du jour au lendemain.
  • Le temps passé. Nettoyer, importer, fractionner : ce temps n’est pas gratuit.

Le vrai calcul

Comparez deux choses : le prix d’un abonnement d’entrée, souvent de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois, et les heures passées à contourner les plafonds.

Un artisan qui facture son heure comprend vite le calcul. Deux heures perdues par mois coûtent souvent plus qu’un abonnement.

Quand le gratuit reste le bon choix

  • Moins de quelques centaines de contacts.
  • Un envoi par mois ou moins.
  • Aucun besoin d’automatisation.

Dans ce cas, restez sur le gratuit sans culpabiliser. C’est un choix raisonnable.

Peut-on automatiser ses emails avec un outil gratuit ?

En partie. Certaines formules gratuites permettent un email de bienvenue automatique. Les scénarios plus fins, comme la relance de panier ou l'anniversaire, demandent souvent une offre payante.

Automatiser, c’est préparer un email une fois pour qu’il parte tout seul au bon moment. Vous l’écrivez une fois, il travaille toute l’année.

Les automatisations les plus utiles

  • La bienvenue. Un email envoyé dès l’inscription à votre liste. Il présente votre entreprise et propose une première offre.
  • La relance. Après un devis sans réponse ou un panier abandonné.
  • L’anniversaire. Un petit geste le jour J, très apprécié chez le coiffeur ou l’esthéticienne.
  • Le rappel d’entretien. Un an après une intervention, pour un chauffagiste ou un garagiste.

Ce que permet le gratuit

Selon les outils et leurs conditions du moment :

  • un email de bienvenue simple est souvent possible ;
  • les séquences de plusieurs emails sont parfois limitées ;
  • les déclencheurs liés aux achats ou aux dates sont plutôt réservés au payant.

Exemple concret

Une boutique en ligne de thé ajoute un formulaire d’inscription sur son site. Chaque nouvel inscrit reçoit un email de bienvenue avec un code de réduction. La formule gratuite le permet souvent.

Pour relancer les paniers abandonnés, elle devra relier l’outil à sa boutique. C’est là que le payant devient utile.

Par où commencer

Mettez en place un seul scénario : la bienvenue. Observez les résultats pendant quelques semaines. Ajoutez ensuite un deuxième scénario.

Pour aller plus loin, notre dossier sur l’automatisation des emails de bienvenue, de relance et d’anniversaire montre comment construire chaque scénario, étape par étape.

Quand passer à une offre payante ou se faire aider ?

Passez au payant quand vous dépassez les plafonds, voulez automatiser ou retirer le logo de l'outil. Faites-vous aider si l'emailing vous prend trop de temps ou finit en spam.

Le gratuit est un point de départ, pas une fin en soi. Certains signaux montrent qu’il est temps d’évoluer.

Les signaux pour passer au payant

  • Vous fractionnez chaque envoi pour rester sous le plafond.
  • Vous voulez relancer les paniers ou souhaiter les anniversaires automatiquement.
  • Le logo de l’outil vous gêne face à vos clients.
  • Vous avez besoin d’un support qui répond.

Une offre d’entrée coûte en général de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois, selon la taille de la liste. Les tarifs changent souvent : vérifiez-les sur le site de l’outil.

Les signaux pour vous faire aider

  • Vos emails arrivent en spam et vous ne savez pas pourquoi.
  • Vous n’avez jamais le temps d’écrire.
  • Votre liste est éparpillée entre plusieurs fichiers.
  • Vous ne savez pas quoi automatiser en premier.

Sur le marché, une mise en place par une agence ou un indépendant va de quelques centaines à quelques milliers d’euros. Tout dépend du nombre de modèles, de scénarios et du suivi.

L’emailing marche mieux sur une base saine

Un bel email qui envoie vers un site confus perd ses clics. Pour une boutique en ligne, le site doit être clair avant d’envoyer du monde dessus.

C’est ce travail de fond que nous avons mené pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne remise au propre : site, catalogue photo, Google Shopping et blog réorganisé.

Ce que nous faisons

Nous choisissons l’outil avec vous, souvent en gardant le gratuit au départ. Nous réglons l’adresse d’envoi, les modèles et les premiers scénarios. Le détail est sur notre page service d’emailing pour artisans et TPE.

❓ Questions fréquentes

Le logo de l'outil apparaît-il dans les emails gratuits ?

Le plus souvent, oui. Les formules gratuites ajoutent une petite mention ou un logo en bas de chaque email. C'est la contrepartie de la gratuité. Pour la plupart des artisans, cela ne gêne pas les clients. Pour un cabinet ou une boutique haut de gamme, c'est parfois une raison de passer à une offre payante, qui retire cette mention.

Peut-on importer ses contacts depuis un fichier Excel ?

Oui. Presque tous les outils d'emailing acceptent un fichier Excel ou CSV. Prévoyez une colonne pour l'email, une pour le prénom, éventuellement une pour le groupe. Avant l'import, retirez les doublons et les adresses manifestement fausses. N'importez que des personnes qui ont accepté vos emails ou qui sont déjà clientes.

Faut-il un nom de domaine pour faire de l'emailing ?

Ce n'est pas obligatoire pour ouvrir un compte, mais c'est fortement conseillé. Une adresse du type contact@votre-entreprise.fr inspire confiance et permet de régler les signatures techniques qui évitent le spam. Les grandes messageries regardent de près les envois groupés faits depuis des adresses gratuites. Un nom de domaine coûte en général quelques euros à quelques dizaines d'euros par an.

Peut-on envoyer un emailing depuis son téléphone ?

La plupart des outils ont une version mobile ou une application. Vous pouvez consulter les statistiques et parfois envoyer un email déjà préparé. Pour la création, un ordinateur reste plus confortable : on voit mieux la mise en page. L'idéal est de préparer sur ordinateur, puis de relire le test sur votre téléphone avant l'envoi.

À quelle fréquence écrire à ses clients ?

Pour une petite entreprise, un email par mois ou à chaque saison est un bon rythme. Trop rare, les clients vous oublient et se désinscrivent par surprise. Trop fréquent, ils se lassent. Calez-vous sur les temps forts de votre métier et sur ce que vous avez réellement à dire : une nouveauté, une offre, un conseil utile.

Que faire si un client demande à ne plus recevoir mes emails ?

Retirez-le sans délai et ne lui écrivez plus pour vos offres. Avec un outil d'emailing, le lien de désinscription le fait automatiquement. Si vous envoyez depuis votre messagerie, notez la demande dans une liste à part et vérifiez-la avant chaque envoi. Ne le réinscrivez jamais, même s'il recommande plus tard, sauf s'il redonne son accord.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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