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Taux d'ouverture email : quel est un bon score pour vos newsletters ? 📬

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous envoyez des emails à vos clients et vous vous demandez si votre taux d'ouverture est bon, moyen ou inquiétant ? Vous voulez surtout savoir quoi changer pour être lu davantage. Prenons 15 minutes ensemble au téléphone pour regarder vos chiffres et vous donner des pistes concrètes.

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Table des matières
  1. Taux d’ouverture : c’est quoi, exactement ?
  2. Comment calculer le taux d’ouverture d’un emailing ?
  3. Quel est un bon taux d’ouverture pour un email ?
  4. Quel est un bon taux d’ouverture pour une newsletter ?
  5. Quel est le taux d’ouverture moyen d’une newsletter selon votre métier ?
  6. Pourquoi le taux d’ouverture n’est-il plus un chiffre fiable à 100 % ?
  7. Quels chiffres regarder en plus du taux d’ouverture ?
  8. Pourquoi votre taux d’ouverture est-il bas ?
  9. Comment améliorer le taux d’ouverture de vos emails ?
  10. Faut-il nettoyer sa liste d’adresses pour améliorer son taux d’ouverture ?
  11. Comment suivre votre taux d’ouverture sans y passer des heures ?

🧠 Où en êtes-vous avec vos emails ?

📊 Les chiffres d'un emailing à suivre, et ce qu'ils vous disent

IndicateurCe qu'il mesureCalculCe qu'il vous apprend
Taux d'ouvertureLa part des destinataires qui ont ouvertOuvertures uniques ÷ emails délivrés × 100Si votre objet et votre nom d'expéditeur donnent envie
Taux de clicLa part des destinataires qui ont cliqué sur un lienClics uniques ÷ emails délivrés × 100Si votre message pousse à agir
Taux de clic sur ouvertureLa part des lecteurs qui ont cliquéClics uniques ÷ ouvertures uniques × 100Si le contenu tient la promesse de l'objet
Taux de désabonnementLa part qui demande à ne plus recevoir vos emailsDésabonnements ÷ emails délivrés × 100Si vous envoyez trop souvent ou hors sujet
Taux de rebondLa part des emails non distribuésEmails non délivrés ÷ emails envoyés × 100Si votre liste contient des adresses mortes
Plaintes pour spamLes destinataires qui ont signalé votre emailSignalements ÷ emails délivrés × 100Si des gens ne se souviennent pas vous avoir donné leur adresse

Taux d’ouverture : c’est quoi, exactement ?

Le taux d'ouverture est la part de vos destinataires qui ont ouvert votre email. Il indique si votre objet et votre nom d'expéditeur ont donné envie de lire.

Quand vous envoyez un emailing ou une newsletter, votre outil d’envoi compte combien de personnes l’ont ouvert. Il compare ce nombre au nombre de personnes qui l’ont reçu. Le résultat, en pourcentage, c’est le taux d’ouverture.

Comment l’outil sait qu’un email a été ouvert

Chaque email contient une minuscule image invisible, qu’on appelle un pixel de suivi. Quand le destinataire ouvre le message et que les images se chargent, l’outil le note. C’est simple, mais pas parfait, on y reviendra.

À quoi sert ce chiffre

Le taux d’ouverture répond à une seule question : est-ce que votre email a été remarqué ? Il dépend surtout de trois choses :

  • le nom de l’expéditeur : « Boulangerie Martin » inspire plus confiance que « contact123 » ;
  • l’objet du message : la petite phrase que le client lit avant d’ouvrir ;
  • l’arrivée dans la bonne boîte : un email rangé en spam n’est presque jamais ouvert.

Il ne dit rien, en revanche, de ce que le lecteur a pensé du contenu. Un plombier peut avoir beaucoup d’ouvertures et aucun appel. Pour cela, il faudra regarder d’autres chiffres.

Emailing ou newsletter : même calcul

On parle de taux d’ouverture pour un emailing promotionnel, une newsletter mensuelle ou une simple annonce. Le calcul est le même. Ce qui change, c’est ce qu’on peut en attendre.

Si vous démarrez tout juste, commencez par notre guide de l’emailing pour artisans et patrons de TPE. Il pose les bases avant de parler chiffres.

Comment calculer le taux d’ouverture d’un emailing ?

Divisez le nombre d'ouvertures uniques par le nombre d'emails délivrés, puis multipliez par 100. Votre outil d'emailing fait ce calcul automatiquement après chaque envoi.

La formule du taux d’ouverture tient en une ligne :

Taux d’ouverture = (ouvertures uniques ÷ emails délivrés) × 100

Deux mots méritent une explication.

  • Ouvertures uniques : une personne qui ouvre votre email trois fois compte une seule fois. C’est le chiffre qui compte.
  • Emails délivrés : ceux qui sont vraiment arrivés. On retire les adresses fausses ou fermées, qu’on appelle des rebonds.

Un exemple concret

Un coiffeur envoie sa newsletter à 500 clients. 20 adresses n’existent plus. Il reste donc 480 emails délivrés. 144 personnes différentes l’ouvrent.

Étape Chiffre
Emails envoyés 500
Rebonds 20
Emails délivrés 480
Ouvertures uniques 144
Taux d’ouverture 144 ÷ 480 × 100 = 30 %

Attention aux différences entre outils

Tous les logiciels ne calculent pas exactement pareil. Certains divisent par les emails envoyés, d’autres par les emails délivrés. Certains affichent aussi les ouvertures totales, qui comptent chaque réouverture.

La documentation de Mailchimp, par exemple, explique comment l’outil calcule ses taux d’ouverture et de clic. Brevo, Sendinblue autrefois, ou d’autres outils ont des pages équivalentes.

Le bon réflexe

Gardez toujours le même outil et la même méthode pour comparer vos envois entre eux. Comparer un chiffre de Mailchimp avec un chiffre calculé à la main ne veut pas dire grand-chose.

Notez vos résultats dans un petit tableau : date, objet, nombre d’envois, taux d’ouverture, clics. Au bout de quelques mois, vous verrez ce qui marche pour vos clients.

Quel est un bon taux d’ouverture pour un email ?

Un bon taux d'ouverture est celui qui reste stable ou progresse d'un envoi à l'autre sur votre propre liste. Les moyennes générales servent de repère, pas d'objectif.

C’est la question que tout le monde se pose. La réponse honnête : il n’existe pas de chiffre valable pour tous.

Les repères qui circulent

Les outils d’emailing publient régulièrement des moyennes. Elles se situent souvent quelque part entre 20 % et 40 %, avec de gros écarts selon les secteurs et la façon de mesurer. Prenez cela comme un ordre de grandeur, rien de plus.

Ces moyennes mélangent des grandes marques, des petites entreprises, des listes énormes et des listes de 200 clients fidèles. Elles ne disent pas grand-chose de votre situation.

Ce qui fait varier votre taux

  • La taille de la liste : un fichier de 150 clients qui vous connaissent ouvre souvent plus qu’une liste de 10 000 inconnus.
  • L’origine des adresses : des clients venus en boutique ouvrent plus que des adresses récupérées lors d’un jeu-concours.
  • La fréquence : un email par mois attendu fonctionne mieux que trois emails par semaine.
  • Le type d’email : une confirmation de rendez-vous est presque toujours ouverte, une promotion beaucoup moins.

Le seul vrai repère : vous-même

Un avocat qui passe d’un envoi à l’autre de 25 % à 32 % progresse. Une boutique en ligne qui tombe de 40 % à 20 % en trois mois a un problème, même si 20 % semble « dans la moyenne ».

Les signaux d’alerte

  • une baisse brutale d’un envoi au suivant ;
  • une baisse lente mais continue sur plusieurs mois ;
  • un taux très faible dès le départ, alors que vos clients vous connaissent.

Dans ces cas, le souci vient souvent de l’arrivée en spam ou d’une liste vieillissante. Nous verrons comment le repérer.

Quel est un bon taux d’ouverture pour une newsletter ?

Une newsletter régulière et attendue s'ouvre en général mieux qu'un email promotionnel. Visez la régularité : si votre taux tient d'un mois sur l'autre, votre newsletter fonctionne.

Une newsletter n’est pas une promotion. C’est un rendez-vous : des nouvelles, des conseils, les horaires d’été, un nouveau produit. Les gens l’ouvrent parce qu’ils vous connaissent et vous font confiance.

Newsletter et emailing promotionnel : la différence

Type d’email Ce que le client attend Ce qu’on peut espérer
Newsletter mensuelle Des nouvelles utiles Un taux plutôt stable et correct
Promotion ponctuelle Une bonne affaire Un taux variable selon l’offre
Relance après achat Un suivi, un avis Souvent bien ouvert si l’achat est récent
Message pratique Fermeture, changement d’horaires En général très bien ouvert

Ce qui rend une newsletter bien ouverte

  • Un rythme fixe : le premier mardi du mois, par exemple. Vos clients s’habituent.
  • Un objet qui annonce le contenu : « Vos menus de printemps sont arrivés » plutôt que « Newsletter n°12 ».
  • Un contenu utile : un gîte qui envoie les dates des marchés locaux sera lu. Un gîte qui ne parle que de ses tarifs, moins.

Exemples par métier

  • Un boulanger qui annonce sa galette des rois ou ses horaires de fêtes a un message très attendu.
  • Un garagiste qui rappelle le contrôle technique ou les pneus hiver rend service.
  • Un cabinet d’avocats qui explique un changement de loi en trois points intéresse ses clients professionnels.

Le bon objectif

Plutôt qu’un chiffre fixe, fixez-vous une règle : votre taux ne doit pas baisser envoi après envoi. S’il baisse, posez-vous la question du contenu, de la fréquence ou de la liste. Une newsletter ouverte par moins de monde, mais par des clients qui achètent, vaut mieux qu’une newsletter ouverte et ignorée.

Quel est le taux d’ouverture moyen d’une newsletter selon votre métier ?

Le taux moyen varie beaucoup selon le métier, la clientèle et la taille de la liste. Les petites entreprises proches de leurs clients ont souvent un avantage sur les grandes marques.

Les moyennes par secteur existent, publiées par les outils d’emailing. Mais elles changent d’une année à l’autre et d’un outil à l’autre. Il vaut mieux comprendre pourquoi certains métiers sont mieux lus que d’autres.

Les métiers de proximité partent avec un avantage

Un artisan, un commerçant de quartier ou un indépendant écrit à des gens qu’il a vus en vrai. Le client reconnaît le nom. Il sait pourquoi il reçoit l’email. C’est un atout que les grandes marques n’ont pas.

Ce qui joue selon le métier

  • Services à rendez-vous (coiffeur, esthéticienne, kiné) : les rappels et les créneaux libres intéressent. Les emails pratiques sont très lus.
  • Artisans du bâtiment (plombier, électricien, menuisier) : les clients achètent rarement. Une newsletter trop fréquente lasse. Deux à quatre envois par an, bien choisis, suffisent souvent.
  • Commerces alimentaires (boulanger, caviste, fromager) : les nouveautés et les fêtes donnent de vraies raisons d’écrire.
  • Hébergement (gîte, chambre d’hôtes) : les anciens clients ouvrent volontiers des nouvelles de la région ou des dates libres.
  • Boutiques en ligne : les listes sont plus grandes et moins personnelles. Le taux est souvent plus bas, mais les volumes compensent.
  • Professions libérales (avocat, expert-comptable) : les emails d’information sérieuse sont lus par des clients qui cherchent à comprendre.

Comparer avec qui ?

Comparez-vous d’abord à vos propres envois. Ensuite, si vous voulez un repère extérieur, prenez une moyenne de votre secteur dans votre outil d’emailing, si celui-ci en propose. Gardez en tête que la méthode de calcul doit être la même.

Ce qui compte plus que le secteur

Une liste construite proprement, avec des clients qui ont dit oui, est ouverte. Une liste achetée ou récupérée au hasard ne l’est pas, quel que soit le métier.

Pourquoi le taux d’ouverture n’est-il plus un chiffre fiable à 100 % ?

Certaines messageries, comme Apple Mail, chargent automatiquement les images des emails. Des ouvertures sont alors comptées sans que le client ait lu. Le chiffre peut donc être gonflé.

Le taux d’ouverture repose sur le pixel invisible caché dans l’email. Or plusieurs messageries ont changé leur façon de gérer ces images.

Le cas d’Apple Mail

Depuis 2021, Apple propose une option de protection de la vie privée dans son application Mail, sur iPhone, iPad et Mac. Quand elle est activée, les images des emails sont chargées à l’avance, automatiquement. Pour votre outil, l’email apparaît comme ouvert, même si le client ne l’a jamais regardé.

Résultat : si beaucoup de vos clients utilisent un iPhone avec Mail, votre taux d’ouverture peut paraître meilleur qu’il n’est.

Le cas inverse : les images bloquées

Certaines messageries ou certains réglages bloquent les images par défaut. Le client lit votre email, mais le pixel ne se charge pas. L’ouverture n’est pas comptée. Votre taux paraît alors plus bas que la réalité.

Et la vie privée ?

Ce suivi est encadré. La CNIL s’intéresse de près aux traceurs, y compris ceux glissés dans les emails. Sa page sur les cookies et autres traceurs explique les grands principes. Vos clients doivent être informés de l’usage de leurs données.

Que faire de ce chiffre, alors ?

  • Gardez-le comme une tendance, pas comme une vérité exacte.
  • Comparez vos envois entre eux : le biais est à peu près le même d’un envoi à l’autre.
  • Croisez avec d’autres signes : clics, réponses, appels, ventes.
  • Méfiez-vous des tests d’objets basés uniquement sur l’ouverture : les ouvertures automatiques peuvent fausser le résultat.

Un taux d’ouverture qui grimpe soudainement sans hausse des clics doit vous faire lever un sourcil. Souvent, ce n’est pas votre email qui est meilleur, c’est la mesure qui a changé.

Quels chiffres regarder en plus du taux d’ouverture ?

Regardez le taux de clic, les désabonnements, les rebonds et les plaintes pour spam. Surtout, regardez ce qui se passe dans votre commerce : appels, réservations, ventes.

Le taux d’ouverture dit si l’email a été vu. Les autres chiffres disent s’il a servi à quelque chose.

Le taux de clic

C’est la part des destinataires qui ont cliqué sur un lien. Le calcul : clics uniques divisés par emails délivrés, fois 100. Un clic est une action volontaire. Il est donc plus fiable qu’une ouverture.

Une variante utile : le taux de clic sur ouverture. On divise les clics par les ouvertures. Il montre si le contenu tient la promesse de l’objet.

Le taux de désabonnement

Quelques désabonnements à chaque envoi, c’est normal. Des gens déménagent, changent de besoin. Une hausse soudaine, en revanche, signale un email mal reçu : trop fréquent, trop commercial, hors sujet.

Les rebonds

Ce sont les emails qui ne sont pas arrivés. Adresse fausse, boîte fermée, boîte pleine. Trop de rebonds abîment votre réputation auprès des messageries.

Les plaintes pour spam

Quand un destinataire clique sur « signaler comme spam », c’est grave. Google rappelle dans ses consignes pour les expéditeurs d’emails qu’un taux de plaintes élevé nuit à la distribution de vos messages.

Le plus important : votre caisse

Un caviste envoie une newsletter sur ses vins de fête. Les ouvertures sont moyennes. Mais le samedi suivant, plusieurs clients viennent avec l’email sur leur téléphone. Cet email a réussi.

Quelques façons simples de mesurer :

  • un code promo propre à l’email ;
  • une question à la caisse : « Vous avez vu notre message ? » ;
  • les réservations reçues dans les jours qui suivent ;
  • les réponses directes à l’email.

Une réponse d’un client à votre email vaut plus que dix ouvertures.

Pourquoi votre taux d’ouverture est-il bas ?

Un taux d'ouverture bas vient souvent d'emails classés en spam, d'une liste vieillie, d'un objet peu clair ou d'un expéditeur que le client ne reconnaît pas.

Avant de tout changer, cherchez la cause. Elle tient souvent en quelques points.

1. Vos emails arrivent en spam

C’est la cause la plus fréquente et la plus invisible. Vous pensez que vos clients ignorent vos emails, alors qu’ils ne les voient jamais. Les réglages techniques de votre nom de domaine, l’adresse d’envoi et la qualité de votre liste jouent beaucoup. Nous détaillons tout cela dans pourquoi vos emails tombent en spam et comment l’éviter.

Test simple : envoyez-vous l’email sur une adresse Gmail, une adresse Outlook et une adresse Orange. Regardez où il arrive.

2. Votre liste a vieilli

Des adresses collectées il y a cinq ans ne sont plus lues. Les gens changent d’emploi, de boîte mail, de besoin. Ces adresses mortes font baisser votre taux.

3. L’expéditeur n’est pas reconnu

Si le client voit « info » ou un nom de logiciel, il ne fait pas le lien avec vous. Utilisez le nom que vos clients connaissent : « Sophie – Salon Lumière » par exemple.

4. L’objet ne dit rien

« Newsletter de mars » ne donne aucune raison d’ouvrir. « Nos créneaux du samedi sont ouverts » en donne une.

5. Vous envoyez au mauvais moment

Un email envoyé un vendredi soir à un public professionnel risque d’être noyé lundi matin. Le moment idéal dépend de votre clientèle, comme expliqué dans quel jour et à quelle heure envoyer un emailing.

6. Vous envoyez trop souvent

Un électricien qui écrit chaque semaine finit par lasser. Les clients ouvrent de moins en moins, puis se désabonnent.

7. Les gens ne vous ont jamais dit oui

Des adresses achetées ou récupérées sans accord ouvrent peu et se plaignent beaucoup. C’est aussi un problème légal.

Comment améliorer le taux d’ouverture de vos emails ?

Soignez le nom d'expéditeur et l'objet, envoyez à un rythme régulier, écrivez à des gens qui ont dit oui, et vérifiez que vos emails n'arrivent pas en spam.

Pas besoin d’astuces compliquées. Les bonnes pratiques sont simples, mais il faut les tenir dans la durée.

Soignez l’expéditeur

  • Un nom reconnaissable : votre prénom et votre enseigne.
  • Une adresse liée à votre nom de domaine, du type contact@votre-entreprise.fr, plutôt qu’une adresse Gmail.
  • Toujours le même expéditeur d’un envoi à l’autre.

Écrivez un objet clair

L’objet doit dire ce que le client va trouver. Quelques principes :

  • court, pour être lu en entier sur un téléphone ;
  • concret : « Fermeture du 10 au 20 août » plutôt que « Information importante » ;
  • honnête : un objet trompeur fait ouvrir une fois, puis fait désabonner ;
  • sans abus de majuscules ni de points d’exclamation.

Utilisez la ligne d’aperçu

C’est la petite phrase grise qui apparaît sous l’objet dans la boîte de réception. Beaucoup l’oublient. Elle complète l’objet : « Objet : Nos galettes sont arrivées – Aperçu : frangipane, pomme ou chocolat, à réserver dès samedi ».

Gardez un rythme

Choisissez une fréquence que vous pouvez tenir. Mieux vaut une newsletter par mois pendant deux ans que quatre par mois pendant deux mois.

Personnalisez un peu

Le prénom dans l’objet ou en début d’email peut aider, à condition que vos données soient propres. Un « Bonjour [prénom] » mal rempli fait l’effet inverse.

Envoyez des contenus différents selon les clients

Un paysagiste peut séparer ses clients particuliers et ses clients professionnels. Chacun reçoit ce qui le concerne. On parle de segmenter sa liste.

Testez, mais avec prudence

Certains outils permettent d’envoyer deux objets différents à une petite partie de la liste, puis le meilleur au reste. C’est utile, mais souvenez-vous que les ouvertures automatiques peuvent fausser le test. Jugez aussi sur les clics.

Faut-il nettoyer sa liste d’adresses pour améliorer son taux d’ouverture ?

Oui. Retirer les adresses qui n'ouvrent plus depuis longtemps améliore votre taux, protège votre réputation d'expéditeur et vous met en règle avec la protection des données.

Une liste qui grossit sans jamais être triée finit par peser sur vos résultats. Nettoyer, ce n’est pas perdre des clients : c’est arrêter d’écrire à des boîtes vides.

Quelles adresses retirer

  • Les rebonds définitifs : adresses qui n’existent plus. La plupart des outils les retirent seuls.
  • Les inactifs de longue date : personnes qui n’ont ni ouvert ni cliqué depuis un an ou plus, selon votre rythme d’envoi.
  • Les adresses douteuses : fautes de frappe évidentes, adresses génériques sans lien avec un client.

Tentez d’abord une relance

Avant de supprimer, envoyez un dernier email aux inactifs : « Voulez-vous toujours recevoir nos nouvelles ? ». Ceux qui répondent restent. Les autres sortent de la liste. C’est propre et respectueux.

Un lien direct avec la loi

Le RGPD, le règlement européen sur les données personnelles, demande de ne pas garder des données plus longtemps que nécessaire. La CNIL détaille les règles de la prospection commerciale par courrier électronique : accord préalable dans certains cas, lien de désabonnement obligatoire, durée de conservation limitée.

Pour savoir précisément ce que vous pouvez envoyer, et à qui, lisez notre page sur l’emailing et le RGPD.

D’où viennent vos meilleures adresses

Les adresses les plus utiles sont celles de vrais clients. Votre logiciel de facturation en contient souvent déjà beaucoup. Attention : avoir l’adresse d’un client ne veut pas dire avoir le droit de lui envoyer n’importe quoi. Demandez son accord, par exemple au moment de la facture ou en boutique.

À quelle fréquence nettoyer

Une à deux fois par an suffit pour la plupart des TPE. Notez-le dans votre agenda, comme un inventaire.

Comment suivre votre taux d’ouverture sans y passer des heures ?

Utilisez les statistiques de votre outil d'emailing, notez trois ou quatre chiffres après chaque envoi dans un petit tableau, et faites un point simple tous les trois mois.

Vous n’êtes pas analyste. Vous avez une entreprise à faire tourner. Le suivi doit tenir en quelques minutes.

Le minimum à noter après chaque envoi

Date Objet Taux d’ouverture Taux de clic Désabonnements Effet constaté
5 mars Nos créneaux du samedi à remplir à remplir à remplir 4 réservations

Un tableur suffit. Ce qui compte, c’est la dernière colonne : ce qui s’est passé dans votre commerce.

Un point tous les trois mois

Posez-vous trois questions :

  • Mon taux d’ouverture monte, baisse ou reste stable ?
  • Quels objets ont le mieux marché ?
  • Quels emails ont rapporté des appels, des visites ou des ventes ?

Gardez ce qui fonctionne. Abandonnez le reste.

Les outils qui font le calcul pour vous

Mailchimp, Brevo, Sendinblue autrefois, MailerLite ou les outils intégrés à Shopify et WordPress affichent tous ces chiffres. Les formules gratuites existent souvent pour les petites listes. Les formules payantes vont de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois selon la taille de la liste. Les tarifs changent régulièrement, vérifiez-les avant de choisir.

Pour une boutique en ligne

L’email renvoie vers votre site. Si le site est lent ou mal rangé, les clics ne donnent rien. Le travail mené pour l’Armurerie NéA, boutique en ligne le montre : site remis au propre, catalogue photo, Google Shopping, blog réorganisé. Un bon email a besoin d’une bonne destination.

Gardez l’email à sa place

L’emailing sert à garder le lien avec vos clients. Les factures, elles, suivent leur propre circuit, qui va évoluer avec la facturation électronique pour les TPE et artisans. Ne mélangez pas les deux : une newsletter n’est pas l’endroit pour envoyer une facture.

Et si vous manquez de temps

Préparer, écrire, envoyer, suivre : cela prend quelques heures par mois. Si vous préférez déléguer, notre service emailing pour artisans et TPE s’occupe des envois et du suivi des chiffres à votre place.

❓ Questions fréquentes

Quelle est la différence entre ouvertures uniques et ouvertures totales ?

Les ouvertures uniques comptent chaque destinataire une seule fois, même s'il ouvre l'email plusieurs fois. Les ouvertures totales comptent chaque ouverture. Pour calculer votre taux d'ouverture, utilisez les ouvertures uniques. Les ouvertures totales peuvent indiquer qu'un email a été relu ou transféré, par exemple une offre qu'un client montre à un proche.

Un taux d'ouverture très élevé est-il forcément une bonne nouvelle ?

Pas toujours. Certaines messageries, comme Apple Mail avec sa protection de la vie privée, chargent les emails automatiquement. Des ouvertures sont comptées sans lecture réelle. Si votre taux grimpe fort mais que les clics et les réponses ne suivent pas, la hausse vient sans doute de la mesure, pas de votre email.

Combien de temps après l'envoi faut-il regarder le taux d'ouverture ?

La plupart des ouvertures se font dans les jours qui suivent l'envoi. Attendre deux à trois jours donne une image assez fidèle. Pour comparer vos envois entre eux, regardez toujours au même moment, par exemple trois jours après chaque envoi. Sinon, vous comparez des chiffres qui ne sont pas au même stade.

Le taux d'ouverture est-il différent sur téléphone et sur ordinateur ?

Beaucoup de vos clients lisent leurs emails sur téléphone. L'objet y est souvent coupé plus tôt, d'où l'intérêt d'objets courts. Certains outils montrent la répartition entre téléphone et ordinateur. Si la majorité ouvre sur mobile, vérifiez que votre email s'affiche bien sur un petit écran, avec des boutons faciles à toucher.

Peut-on avoir un bon taux d'ouverture avec une petite liste ?

Oui, et c'est même fréquent. Une liste de 150 clients qui vous connaissent personnellement ouvre souvent mieux qu'une grande liste d'inconnus. En revanche, avec peu d'adresses, le pourcentage bouge beaucoup d'un envoi à l'autre. Cinq personnes de plus ou de moins changent nettement le chiffre. Regardez la tendance sur plusieurs envois.

Faut-il acheter un fichier d'adresses pour avoir plus d'ouvertures ?

Non. Des adresses achetées ouvrent très peu, génèrent des plaintes pour spam et abîment la réputation de votre adresse d'envoi. Vos emails risquent ensuite d'arriver en spam chez vos vrais clients. C'est aussi souvent contraire aux règles de la prospection par email. Mieux vaut une petite liste de clients qui ont dit oui.

Le taux d'ouverture d'un email automatique compte-t-il pareil ?

Les emails automatiques, comme une confirmation de commande ou un rappel de rendez-vous, sont en général très ouverts, car le client les attend. Ne les mélangez pas avec vos newsletters dans vos calculs. Suivez-les à part, sinon ils gonflent votre moyenne et masquent un éventuel problème sur vos envois réguliers.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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