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Amendes de la facturation électronique : sanctions et moyens de les éviter

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous avez entendu parler d'amendes liées à la facturation électronique et vous voulez savoir ce que vous risquez vraiment ? Vous voulez surtout éviter de payer pour une simple erreur d'organisation. Prenons 15 minutes ensemble pour faire le point sur votre façon de facturer et ce qu'il faut changer.

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Table des matières
  1. Quelles sont les sanctions de la facturation électronique ?
  2. Combien coûte une facture qui n’est pas au format électronique ?
  3. Quelle amende si vous oubliez de transmettre vos données de vente ?
  4. Peut-on être sanctionné si l’on n’a choisi aucune plateforme ?
  5. Existe-t-il une tolérance pour une première erreur ?
  6. Les anciennes sanctions sur les factures s’appliquent-elles toujours ?
  7. Qu’est-ce que la facturation électronique obligatoire et comment ça marche ?
  8. Pour qui la facturation électronique est-elle obligatoire ?
  9. La facturation électronique est-elle obligatoire pour les auto-entrepreneurs ?
  10. À partir de quand la facturation électronique est-elle obligatoire ?
  11. Quelle plateforme choisir pour la facturation électronique obligatoire ?
  12. La facturation électronique obligatoire est-elle payante ou gratuite ?
  13. Comment éviter les amendes de la facturation électronique concrètement ?

🧠 Facturation électronique : où en êtes-vous ?

📊 Les principales sanctions liées aux factures

ManquementAmende prévuePlafondÀ retenir
Facture émise hors format électronique (une fois l'obligation en vigueur)15 € par facture15 000 € par année civileTolérance possible pour une première erreur corrigée
Données de vente ou de paiement non transmises (e-reporting)250 € par transmission manquée15 000 € par année civileConcerne surtout les ventes aux particuliers
Aucune plateforme agréée choisieAmende prévue après mise en demeure, renouvelableSelon le texte en vigueurMontant à vérifier sur les sites officiels
Mention obligatoire absente ou fausse15 € par mentionUn quart du montant de la factureRègle déjà en vigueur aujourd'hui
Facture non délivrée du tout50 % du montant de la venteRamenée à 5 % si la vente est bien comptabiliséeRègle déjà en vigueur aujourd'hui

Quelles sont les sanctions de la facturation électronique ?

La réforme prévoit surtout deux amendes : 15 € par facture non électronique et 250 € par transmission de données oubliée, chacune plafonnée à 15 000 € par an.

La facturation électronique ne crée pas une avalanche de nouvelles sanctions. Elle en ajoute quelques-unes, simples, qui s’ajoutent aux règles déjà connues sur les factures.

Les deux amendes propres à la réforme

  • La facture qui n’est pas au bon format : une facture envoyée en PDF par e-mail, alors qu’elle devait passer par une plateforme, coûte 15 € par facture.
  • La transmission oubliée : certaines données doivent être envoyées à l’administration (ventes aux particuliers, paiements reçus). Chaque envoi manqué coûte 250 €.

Dans les deux cas, le total est plafonné à 15 000 € par année civile.

Une troisième sanction pour l’absence de plateforme

La loi de finances pour 2025 a ajouté une amende pour l’entreprise qui ne choisit aucune plateforme pour recevoir ses factures. Elle tombe après une mise en demeure restée sans effet.

Ce qui ne change pas

Les amendes classiques restent valables : facture absente, mention obligatoire oubliée, facture fausse. Elles sont souvent plus lourdes que les nouvelles.

Faut-il paniquer ?

Non. Pour un plombier qui fait trente factures par mois, le vrai risque n’est pas la ruine. C’est une série de petites amendes évitables, plus du temps perdu à régulariser.

Le bon réflexe consiste à comprendre ce qui vous concerne, puis à organiser votre facturation une bonne fois pour toutes. Les sections suivantes détaillent chaque sanction, la tolérance prévue et le calendrier.

Combien coûte une facture qui n’est pas au format électronique ?

Une fois l'obligation en vigueur pour vous, chaque facture entre professionnels émise hors format électronique peut coûter 15 €, dans la limite de 15 000 € par an.

Cette amende vise un cas précis : une facture entre deux entreprises françaises, soumises à la TVA, qui ne passe pas par une plateforme agréée.

Qu’est-ce qu’une facture « non électronique » ?

Attention au piège : un PDF n’est pas une facture électronique au sens de la réforme. Une facture électronique est un fichier structuré, lisible par un logiciel, envoyé via une plateforme.

Sont donc concernés :

  • la facture papier remise en main propre ;
  • le PDF fait sur Word ou Excel, envoyé par e-mail ;
  • la facture d’un logiciel non relié à une plateforme agréée.

Un calcul simple

Factures non conformes dans l’année Amende théorique
10 150 €
100 1 500 €
500 7 500 €
1 000 et plus 15 000 € (plafond)

Exemple concret

Un électricien travaille surtout pour des syndics et des entreprises. Il émet environ 400 factures par an. S’il continue en PDF après septembre 2027, il s’expose à 6 000 € d’amende sur l’année.

À l’inverse, une coiffeuse qui ne facture que des particuliers n’est pas visée par cette amende-là. Elle aura en revanche des données à transmettre, ce qui relève d’une autre règle.

Le bon réflexe

Regardez la part de vos clients professionnels. Plus elle est grande, plus le passage à une plateforme est urgent pour vous.

Quelle amende si vous oubliez de transmettre vos données de vente ?

Chaque transmission de données oubliée à l'administration (ventes aux particuliers, paiements, ventes à l'étranger) peut coûter 250 €, avec un plafond de 15 000 € par an.

À côté des factures entre professionnels, la réforme crée le « e-reporting ». C’est l’envoi régulier de certaines données à l’administration, sans facture électronique à proprement parler.

Quelles données sont concernées ?

  • Les ventes aux particuliers : le total de vos ventes, pas le détail de chaque client.
  • Les ventes à l’étranger ou les achats auprès de fournisseurs étrangers.
  • Les paiements encaissés pour certaines prestations de services.

Ces envois passent par votre plateforme agréée, à un rythme qui dépend de votre régime de TVA.

Qui est surtout visé ?

Les métiers qui vendent aux particuliers :

  • le boulanger et le boucher ;
  • le coiffeur et l’esthéticienne ;
  • le gîte ou la chambre d’hôtes ;
  • la boutique en ligne qui vend au grand public.

Le cas des restaurateurs, qui cumulent souvent clients particuliers et repas d’affaires, est traité à part dans notre page sur la facturation électronique pour un restaurant.

Pourquoi cette amende peut grimper vite

L’amende se compte par transmission, pas par vente. Un commerçant qui oublie ses envois pendant plusieurs mois accumule les pénalités sans s’en rendre compte.

Le bon réflexe

Vérifiez que votre caisse ou votre boutique en ligne sait transmettre ces données automatiquement à votre plateforme. Un envoi automatique ne s’oublie pas. Un envoi manuel, si.

Peut-on être sanctionné si l’on n’a choisi aucune plateforme ?

Oui. Une entreprise qui ne désigne aucune plateforme agréée pour recevoir ses factures s'expose à une amende, appliquée après une mise en demeure restée sans réponse.

Depuis la loi de finances pour 2025, le portail public de l’État ne sert plus à échanger les factures. Chaque entreprise doit donc passer par une plateforme agréée, c’est-à-dire un prestataire autorisé par l’administration fiscale.

Pourquoi cette obligation ?

Vos fournisseurs doivent pouvoir vous envoyer leurs factures électroniques. Si vous n’avez pas de plateforme, ils ne savent pas où les adresser. Toute la chaîne se bloque.

C’est pour cela que l’obligation de réception arrive pour tout le monde en même temps, dès le 1er septembre 2026.

Comment se passe la sanction ?

  • L’administration constate que vous n’avez désigné aucune plateforme.
  • Elle vous adresse une mise en demeure avec un délai pour régulariser.
  • Sans réaction de votre part, une amende s’applique. Elle peut être renouvelée si la situation dure.

Les montants exacts et les délais sont fixés par la loi. Ils peuvent évoluer d’une loi de finances à l’autre. Consultez la page officielle sur la facturation électronique et les plateformes agréées pour la version à jour.

Exemple concret

Un menuisier travaille seul et ne facture que des particuliers. Il pense ne pas être concerné. Pourtant, il reçoit des factures de son marchand de bois. Il doit donc choisir une plateforme pour les recevoir.

Le bon réflexe

Choisissez votre plateforme bien avant septembre 2026. C’est souvent le même outil qui servira ensuite à émettre vos propres factures.

Existe-t-il une tolérance pour une première erreur ?

Oui. L'amende n'est pas appliquée à la première erreur de l'année et des trois années précédentes, si vous la corrigez spontanément ou dans les 30 jours.

Le législateur a prévu un droit à l’erreur. L’idée est simple : sanctionner les mauvaises habitudes, pas l’artisan qui se trompe une fois en apprenant.

Les conditions à réunir

  • C’est une première infraction sur l’année en cours et les trois années précédentes.
  • Vous la réparez : soit de vous-même, soit dans les 30 jours suivant la première demande de l’administration.

Si ces deux conditions sont remplies, l’amende de 15 € ou de 250 € n’est pas appliquée.

Ce que la tolérance ne couvre pas

  • Les erreurs répétées : la deuxième n’est plus pardonnée de la même façon.
  • Les anciennes sanctions sur les factures (facture absente, mentions manquantes), qui suivent leurs propres règles.
  • La mauvaise foi ou la fraude, traitées bien plus sévèrement.

Exemple concret

Une avocate envoie par erreur une facture en PDF à un client professionnel. Elle s’en aperçoit la semaine suivante. Elle la réémet via sa plateforme et garde une trace de la correction. Sa première erreur est couverte.

Comment en profiter vraiment

La tolérance ne sert que si vous repérez vos erreurs. Quelques habitudes aident :

  • vérifier chaque mois les factures en échec sur votre plateforme ;
  • garder la trace des corrections faites ;
  • répondre vite à tout courrier de l’administration.

Ne comptez pas sur cette tolérance comme sur une marge de manœuvre. Voyez-la comme un filet de sécurité pendant la période d’apprentissage.

Les anciennes sanctions sur les factures s’appliquent-elles toujours ?

Oui. Les amendes existantes restent valables : 15 € par mention obligatoire manquante, et jusqu'à 50 % du montant pour une vente sans facture.

La réforme change le format et le circuit des factures. Elle ne supprime aucune règle de fond. Une facture électronique mal remplie reste une facture mal remplie.

Les sanctions fiscales classiques

Manquement Amende
Mention obligatoire absente ou fausse 15 € par mention, plafonnée au quart du montant de la facture
Vente sans facture 50 % du montant de la vente
Vente sans facture mais bien comptabilisée Ramenée à 5 % du montant

Les sanctions commerciales

Le Code de commerce prévoit aussi des amendes administratives pour les factures entre professionnels non conformes, par exemple sans conditions de paiement. Elles peuvent atteindre des montants élevés, surtout pour une société.

Les mentions à vérifier en priorité

  • votre numéro SIREN et celui de votre client professionnel ;
  • l’adresse de livraison si elle diffère de l’adresse de facturation ;
  • la nature de l’opération : vente de biens, prestation de services ou les deux ;
  • l’option pour le paiement de la TVA d’après les débits, le cas échéant.

Certaines mentions sont nouvelles avec la réforme. La liste complète figure sur la fiche officielle consacrée aux mentions obligatoires d’une facture.

Exemple concret

Un plombier oublie le SIREN de ses clients professionnels sur toutes ses factures. Sa plateforme risque de les rejeter. Et chaque mention manquante peut coûter 15 €.

Le bon réflexe

Mettez à jour votre modèle de facture une fois pour toutes. Un bon logiciel remplit ces mentions tout seul.

Qu’est-ce que la facturation électronique obligatoire et comment ça marche ?

C'est l'obligation d'échanger les factures entre entreprises sous forme de fichier structuré, via une plateforme agréée, qui transmet aussi certaines données à l'administration.

Aujourd’hui, vous faites une facture, vous l’envoyez par e-mail ou par courrier, et c’est fini. Demain, la facture passera par un circuit contrôlé.

Le circuit en quatre étapes

  1. Vous créez la facture dans votre logiciel, comme d’habitude.
  2. Votre logiciel l’envoie à votre plateforme agréée, au format électronique structuré.
  3. Votre plateforme la transmet à la plateforme de votre client.
  4. Les données utiles partent vers l’administration fiscale, automatiquement.

Votre client reçoit sa facture dans son propre outil. Plus de PDF perdu dans une boîte mail.

Facture électronique ou e-reporting ?

  • Entre professionnels en France : facture électronique obligatoire.
  • Avec des particuliers ou l’étranger : pas de facture électronique imposée, mais des données à transmettre (e-reporting).

Ce que vous y gagnez

  • moins de saisie à la main ;
  • des factures reçues et lues plus vite ;
  • un suivi clair des paiements ;
  • des déclarations de TVA pré-remplies, à terme.

Exemple concret

Un paysagiste facture une copropriété. La facture part de son logiciel, arrive chez le syndic, et son statut s’affiche : reçue, acceptée, payée. Fini les relances à l’aveugle.

Pour une vue d’ensemble de la réforme, lisez notre page sur ce qui change pour les TPE et artisans avec la facturation électronique. Le ministère de l’Économie propose aussi une présentation officielle des factures électroniques obligatoires.

Pour qui la facturation électronique est-elle obligatoire ?

Elle concerne toutes les entreprises établies en France et soumises à la TVA, quelle que soit leur taille, dès qu'elles facturent d'autres entreprises françaises.

La règle est large. Peu importe votre statut, votre chiffre d’affaires ou votre métier : si vous êtes assujetti à la TVA en France, vous êtes concerné.

Qui est concerné ?

  • les sociétés (SARL, SAS, EURL, SASU…) ;
  • les entreprises individuelles ;
  • les micro-entrepreneurs, même sans facturer de TVA ;
  • les commerçants, artisans et professions libérales soumis à la TVA.

Qui l’est moins ?

Certaines activités sont exonérées de TVA, comme une partie des professions de santé ou de l’enseignement. Leur situation est particulière. Elles devront tout de même recevoir des factures de leurs fournisseurs.

Selon vos clients

Vos clients Ce qui vous attend
Entreprises en France Factures électroniques via plateforme
Particuliers Transmission des totaux de ventes
Clients à l’étranger Transmission des données de vente
Un mélange des trois Un peu de tout, via la même plateforme

Exemples par métier

  • Un maçon qui travaille pour des promoteurs : factures électroniques.
  • Un boulanger qui vend au comptoir : transmission des ventes, et réception des factures de ses fournisseurs.
  • Une boutique en ligne qui vend en France et en Belgique : transmission des ventes, souvent depuis son outil de vente.

À retenir

Personne n’échappe à la réception. Même si vous ne vendez qu’à des particuliers, vos fournisseurs vous enverront des factures électroniques.

La facturation électronique est-elle obligatoire pour les auto-entrepreneurs ?

Oui. Les micro-entrepreneurs, même en franchise de TVA, devront recevoir des factures électroniques dès septembre 2026 et en émettre à partir de septembre 2027.

C’est une question qui revient souvent. Beaucoup d’auto-entrepreneurs pensent être hors du jeu parce qu’ils ne facturent pas de TVA. C’est une erreur.

Pourquoi vous êtes concerné

En franchise de TVA, vous ne facturez pas la taxe. Mais vous restez « assujetti » à la TVA au sens fiscal. C’est ce statut qui compte pour la réforme.

Ce que vous devez faire

  • Dès le 1er septembre 2026 : pouvoir recevoir des factures électroniques, donc avoir une plateforme.
  • À partir du 1er septembre 2027 : émettre vos factures aux clients professionnels au format électronique.
  • Pour vos clients particuliers : transmettre certaines données de vente.

Les sanctions s’appliquent-elles aussi ?

Oui, les mêmes : 15 € par facture non conforme, 250 € par transmission oubliée. Sur un petit volume, le montant reste modeste. Mais il n’a rien d’obligatoire à payer.

Exemples concrets

  • Un graphiste qui travaille pour des PME : il devra émettre toutes ses factures via une plateforme en 2027.
  • Une prothésiste ongulaire qui reçoit des particuliers : surtout de la réception et de la transmission.
  • Un dépanneur informatique qui mélange les deux : un seul outil pour tout gérer.

Le bon réflexe

Si vous faites vos factures sur un tableur, commencez par passer à un vrai logiciel de facturation. Beaucoup sont reliés à une plateforme agréée. La transition se fera alors presque sans effort.

À partir de quand la facturation électronique est-elle obligatoire ?

Réception obligatoire pour toutes les entreprises au 1er septembre 2026. Émission obligatoire au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, au 1er septembre 2027 pour les PME et TPE.

La réforme a été annoncée il y a longtemps et reportée plusieurs fois. Le calendrier actuel a été fixé par la loi de finances pour 2024.

Le calendrier en vigueur

Date Réception Émission et transmission
1er septembre 2026 Toutes les entreprises Grandes entreprises et ETI
1er septembre 2027 — PME, TPE et micro-entreprises

Depuis quand en parle-t-on ?

Les factures électroniques sont déjà obligatoires vers l’administration et les services publics depuis plusieurs années. Si vous travaillez pour une mairie, vous connaissez sans doute déjà le principe.

La généralisation entre entreprises privées, elle, n’a pas encore commencé. Elle démarre en 2026.

Et les amendes, quand ?

Les sanctions ne s’appliquent qu’une fois l’obligation en vigueur pour vous. Une TPE ne peut donc pas être sanctionnée pour une facture PDF émise en 2026. Elle peut en revanche l’être pour ne pas savoir recevoir dès septembre 2026.

Pourquoi ne pas attendre 2027

  • les plateformes risquent d’être débordées à l’approche des échéances ;
  • il faut le temps de tester quelques envois ;
  • vos fichiers clients doivent être propres (SIREN, adresses).

Exemple concret

Un gérant de gîte reçoit des factures de son blanchisseur et de son fournisseur d’énergie. Il doit être prêt à les recevoir en septembre 2026, même s’il n’émet presque rien vers des professionnels.

Le calendrier peut encore bouger. Vérifiez-le sur les sites officiels avant chaque décision.

Quelle plateforme choisir pour la facturation électronique obligatoire ?

Il faut une plateforme agréée par l'administration fiscale. Le bon choix dépend de votre logiciel actuel, de votre volume de factures et de vos clients.

Le portail public de l’État ne servira plus à échanger les factures. Il reste un annuaire et un point de collecte des données. Pour envoyer et recevoir, il faut donc une plateforme agréée.

Les grandes familles de solutions

  • Votre logiciel de facturation actuel, s’il est relié à une plateforme agréée ou en devient une.
  • Votre logiciel de comptabilité, parfois proposé par votre expert-comptable.
  • Une plateforme indépendante, à laquelle vous connectez vos outils.

La liste des plateformes immatriculées est publiée par l’administration fiscale.

Les questions à vous poser

  • Mon outil actuel sera-t-il compatible, ou dois-je en changer ?
  • La plateforme gère-t-elle aussi la transmission des ventes aux particuliers ?
  • Est-elle reliée à ma caisse ou à ma boutique en ligne ?
  • Puis-je exporter mes données si je change d’outil ?
  • Le support répond-il en français, dans un délai raisonnable ?

Exemples par profil

  • Un artisan du bâtiment avec un logiciel de devis : vérifier d’abord que l’éditeur est relié à une plateforme.
  • Un commerçant avec une caisse : vérifier le lien entre caisse et plateforme pour les ventes.
  • Une boutique en ligne : vérifier que l’outil de vente transmet les données sans saisie.

Pour une boutique en ligne, tout commence souvent par des outils en ordre. C’est ce que montre le travail mené pour l’Armurerie NéA, boutique en ligne remise au propre : site, catalogue et organisation clarifiés.

Le bon réflexe

Ne choisissez pas seulement sur le prix. Une plateforme mal reliée à vos outils vous fera ressaisir chaque facture.

La facturation électronique obligatoire est-elle payante ou gratuite ?

Elle n'est pas forcément gratuite. Les plateformes agréées sont des prestataires privés : certaines proposent des offres d'entrée gratuites, d'autres facturent un abonnement.

Au départ, l’État prévoyait un portail public gratuit pour échanger les factures. Ce projet a été abandonné par la loi de finances pour 2025. Les échanges passent désormais par des plateformes privées agréées.

Ce que vous pouvez payer

  • Un abonnement mensuel ou annuel à la plateforme ;
  • un coût par facture au-delà d’un certain volume ;
  • un logiciel de facturation compatible, si le vôtre ne l’est pas ;
  • du temps ou une aide extérieure pour la mise en place.

Des fourchettes prudentes

Pour une TPE, les offres vont en général de la gratuité, pour un usage basique, à quelques dizaines d’euros par mois. Les tarifs changent souvent et dépendent du volume. Comparez au moment de choisir.

Le détail des formules et des pièges à éviter est rassemblé dans notre page sur le prix d’une plateforme agréée de facturation électronique.

Gratuit ne veut pas dire sans coût

Une offre gratuite peut limiter le nombre de factures, les fonctions ou le support. Si elle vous oblige à tout ressaisir, vous payez en heures perdues.

Exemple concret

Une coiffeuse reçoit quelques factures de fournisseurs par mois. Une offre d’entrée suffit peut-être. Un plombier qui émet cent factures par mois a intérêt à payer pour un outil relié à ses devis.

À mettre en balance

Comparez le coût de l’outil avec les amendes évitées et le temps gagné. Pour beaucoup de TPE, le calcul penche vite du côté de l’outil adapté.

Comment éviter les amendes de la facturation électronique concrètement ?

Choisissez une plateforme avant septembre 2026, mettez à jour votre modèle de facture, nettoyez votre fichier clients et automatisez au maximum l'envoi des factures et des données.

Les amendes de la réforme visent surtout des oublis et des retards. Une organisation simple suffit à les éviter.

Les étapes dans l’ordre

  1. Listez vos clients : professionnels, particuliers, étrangers. Vous saurez ce qui vous concerne.
  2. Récupérez les SIREN de tous vos clients professionnels.
  3. Vérifiez votre logiciel : est-il relié à une plateforme agréée ?
  4. Choisissez votre plateforme avant septembre 2026.
  5. Testez quelques envois et réceptions avant l’échéance.
  6. Contrôlez chaque mois les factures rejetées ou en attente.

La méthode complète est détaillée dans notre page sur comment se préparer à la facturation électronique.

Les erreurs à éviter

  • croire qu’un PDF suffit ;
  • attendre le dernier mois pour choisir un outil ;
  • garder des devis sur Word et des factures sur un autre logiciel ;
  • oublier les transmissions des ventes aux particuliers.

Automatiser pour ne plus y penser

Le meilleur moyen de ne rien oublier, c’est de ne plus rien faire à la main. Un devis accepté peut devenir une facture, partir sur la plateforme et déclencher une relance. C’est exactement ce que fait notre service pour automatiser vos devis et factures.

Profitez du temps gagné

Une facturation propre libère des heures chaque mois. Ce temps peut servir à faire revenir vos clients, avec une vraie méthode de fidélisation client. Ou à garder le contact avec eux grâce à une newsletter simple à lancer dans une TPE.

La réforme devient alors une occasion de remettre de l’ordre, pas seulement une contrainte.

❓ Questions fréquentes

Mon expert-comptable peut-il gérer la facturation électronique à ma place ?

Il peut vous conseiller, vous proposer une plateforme ou s'occuper d'une partie des transmissions. Mais la responsabilité des factures reste la vôtre. C'est vous qui émettez les factures et qui risquez l'amende en cas d'oubli. Demandez-lui clairement ce qu'il prend en charge, par écrit, et ce qui reste à faire de votre côté.

Dois-je garder mes factures papier ou PDF d'avant la réforme ?

Oui. Les règles de conservation ne changent pas : vos factures doivent être gardées pendant la durée légale, en général dix ans pour la comptabilité. Les factures émises avant votre date d'obligation restent valables dans leur format d'origine. Rangez-les de manière à les retrouver facilement en cas de contrôle.

Que se passe-t-il si ma plateforme rejette une facture ?

La facture n'est pas considérée comme transmise. Il faut corriger l'erreur, souvent un SIREN manquant ou une mention incomplète, puis la renvoyer. Surveillez les rejets chaque semaine au début. Une correction rapide vous permet aussi de profiter de la tolérance prévue pour une première erreur.

Puis-je changer de plateforme agréée après l'avoir choisie ?

Oui, vous n'êtes pas lié à vie. Vous devez simplement mettre à jour l'annuaire pour que vos fournisseurs sachent où envoyer leurs factures. Avant de choisir, vérifiez que vous pourrez exporter vos factures et votre historique facilement. Un changement mal préparé peut faire perdre des factures en route.

Les factures envoyées à l'étranger sont-elles concernées ?

Pas par la facture électronique obligatoire, qui vise les échanges entre entreprises établies en France. Mais les données de ces ventes doivent être transmises à l'administration via votre plateforme. Un artisan qui vend à un client belge ou suisse devra donc s'en occuper, même si la facture reste dans un format classique.

Un acompte demandé sur devis doit-il aussi passer par la plateforme ?

Oui, si le client est une entreprise française et que l'obligation s'applique à vous. La facture d'acompte suit les mêmes règles qu'une facture finale. C'est fréquent dans le bâtiment ou l'événementiel. Un logiciel qui gère devis, acomptes et soldes dans le même outil évite les oublis.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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