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Plateforme agréée de facturation électronique : quel prix ? 💶

Mis à jour le Par Alain Houessou14 min de lecture

Vous devez bientôt passer à la facture électronique et vous vous demandez combien cela va vous coûter ? Vous voulez éviter de payer un abonnement inutile, sans risquer d'être hors des clous. Prenons 15 minutes ensemble au téléphone pour regarder votre cas, sans engagement.

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Table des matières
  1. Combien coûte une plateforme agréée de facturation électronique ?
  2. La facturation électronique obligatoire est-elle payante ou gratuite ?
  3. La facturation électronique est-elle payante pour un auto-entrepreneur ?
  4. Pourquoi la facturation électronique devient-elle obligatoire ?
  5. Qu’est-ce qu’une plateforme agréée, exactement ?
  6. Quel tarif de facturation électronique prévoir selon votre métier ?
  7. Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une plateforme agréée ?
  8. Quels coûts cachés surveiller avant de signer ?
  9. Une offre gratuite de facturation électronique suffit-elle pour une petite entreprise ?
  10. Comment comparer les plateformes agréées sans se tromper ?
  11. Quand faut-il être prêt, et que faire dès maintenant ?
  12. Comment rentabiliser votre plateforme de facturation électronique ?

🧠 Quelle solution de facturation électronique vous convient ?

📊 Les options pour passer à la facture électronique, comparées

OptionCoût indicatifPour quiPoints à vérifier
Offre gratuite d'une plateforme agrééeGratuit, souvent limitéAuto-entrepreneur, petit volumePlafond de factures, archivage, support
Logiciel de facturation relié à une plateforme agrééeQuelques euros à quelques dizaines d'euros par moisArtisan, commerçant, TPEPlateforme partenaire bien agréée, frais de connexion
Module intégré au logiciel de caisse ou de comptabilitéSouvent inclus ou en option payanteRestaurant, commerce avec caisseMise à jour prévue, coût de l'option
Abonnement complet avec options avancéesQuelques dizaines d'euros par mois ou plusBoutique en ligne, gros volumeUtilité réelle des options, engagement
Accompagnement et automatisation sur mesureQuelques centaines à quelques milliers d'euros, une foisTPE qui veut supprimer la ressaisieOutils compatibles, temps gagné chaque mois

Combien coûte une plateforme agréée de facturation électronique ?

Pour une TPE, le prix va de gratuit à quelques dizaines d'euros par mois. Il dépend du nombre de factures, des options et du logiciel relié. Les tarifs évoluent encore.

Il n’existe pas un prix unique. Chaque plateforme fixe ses tarifs, et le marché se construit encore à l’approche de l’obligation.

On retrouve en gros trois façons de payer :

  • L’offre gratuite ou « de base » : plusieurs acteurs annoncent une formule sans frais pour les petits volumes. Elle couvre souvent l’essentiel : recevoir, envoyer, archiver.
  • L’abonnement mensuel : de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois pour une TPE. Le prix monte avec les options et le nombre d’utilisateurs.
  • Le paiement au volume : un forfait par lot de factures, ou un petit montant par facture envoyée ou reçue.

Ces fourchettes restent indicatives. Les tarifs changent souvent : vérifiez toujours la grille à jour sur le site de l’éditeur.

Un exemple concret

Un plombier envoie une trentaine de factures par mois, surtout à des particuliers, et quelques-unes à des syndics. Il cherchera une offre simple, reliée à son logiciel de devis.

Une boutique en ligne qui vend à des professionnels a d’autres besoins. Elle regardera le volume, les connexions avec son site et la gestion des avoirs.

Le vrai coût, c’est l’ensemble

La plateforme n’est qu’une pièce du puzzle. Le coût total comprend aussi votre logiciel de facturation, le temps de mise en route et, parfois, un accompagnement.

Pour remettre la réforme dans son contexte, lisez notre guide complet sur la facturation électronique pour les TPE et artisans.

Retenez une règle simple : comparez le prix annuel de tout votre circuit de factures. L’abonnement affiché en gros sur une page de tarifs ne dit pas tout.

La facturation électronique obligatoire est-elle payante ou gratuite ?

L'obligation elle-même ne coûte rien, mais l'État ne fournit pas d'outil gratuit pour émettre vos factures. Vous passez par une plateforme agréée, avec des offres gratuites ou payantes.

Au départ, un portail public gratuit devait permettre à chacun d’envoyer ses factures. Ce projet a changé fin 2024.

Le portail public de facturation garde un rôle technique : il tient l’annuaire des entreprises et centralise les données fiscales. En revanche, il ne sert pas à émettre ou recevoir vos factures au quotidien.

Ce que cela change pour vous

Toute entreprise doit désormais choisir une plateforme agréée par l’administration. C’est elle qui fera circuler vos factures et transmettra les informations utiles au fisc.

Bonne nouvelle : passer par une plateforme ne veut pas dire payer forcément. Plusieurs éditeurs prévoient des formules gratuites pour les petites structures. D’autres incluent le service dans un logiciel de facturation que vous payez déjà.

Gratuit ou payant : comment trancher ?

  • Gratuit si vous émettez peu de factures et n’avez pas besoin d’options.
  • Payant si vous voulez des relances automatiques, plusieurs utilisateurs ou une connexion à votre site, votre caisse ou votre comptabilité.
  • Déjà inclus si votre logiciel actuel devient lui-même agréé ou se relie à une plateforme agréée.

L’administration publie les informations officielles et la liste des plateformes immatriculées. Consultez la page Je passe à la facturation électronique sur impots.gouv.fr avant de signer quoi que ce soit.

Méfiez-vous des démarchages pressants. Une offre qui se dit « obligatoire » ou « officielle » et réclame un paiement immédiat mérite une vérification sur cette liste.

La facturation électronique est-elle payante pour un auto-entrepreneur ?

Oui, un auto-entrepreneur est concerné, même sans facturer la TVA. Il peut souvent trouver une offre gratuite adaptée aux petits volumes, ou payer quelques euros par mois.

Beaucoup de micro-entrepreneurs pensent passer entre les gouttes. Ce n’est pas le cas : la réforme vise toutes les entreprises établies en France, y compris celles en franchise de TVA.

Les deux dates à retenir

  • 1er septembre 2026 : toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques.
  • 1er septembre 2027 : les petites et moyennes entreprises, dont les micro-entreprises, doivent émettre leurs factures en électronique.

Tout dépend de vos clients

L’obligation d’émettre concerne surtout les factures entre professionnels. Le cas change selon votre activité.

  • Une coiffeuse à domicile facture presque uniquement des particuliers. Elle aura peu de factures électroniques à émettre, mais devra en recevoir de ses fournisseurs.
  • Un graphiste indépendant travaille pour des entreprises. Toutes ses factures passeront par une plateforme.
  • Un dépanneur informatique mélange les deux. Il lui faut un outil qui gère clients pros et particuliers.

Pour les ventes aux particuliers, certaines données peuvent devoir être transmises à l’administration. Vérifiez votre cas précis auprès de votre comptable ou sur les pages officielles.

Quel budget prévoir ?

Pour quelques factures par mois, une offre gratuite suffit souvent. Si vous utilisez déjà une application de facturation pour micro-entrepreneurs, demandez-lui sa solution : beaucoup prévoient l’intégration dans leur formule.

Comptez sinon quelques euros par mois. Ne payez pas pour des options de grande entreprise dont vous ne vous servirez jamais.

Pourquoi la facturation électronique devient-elle obligatoire ?

L'État veut lutter contre la fraude à la TVA, préremplir les déclarations et suivre l'activité économique en temps réel. Pour vous, elle peut aussi réduire la saisie et accélérer les paiements.

La réforme n’est pas un caprice administratif. Elle répond à plusieurs objectifs affichés par les pouvoirs publics.

Les raisons de l’État

  • Lutter contre la fraude à la TVA : quand les factures circulent par des plateformes contrôlées, les montants deviennent plus difficiles à dissimuler.
  • Préremplir les déclarations de TVA : à terme, l’administration veut proposer des déclarations déjà complétées aux entreprises.
  • Mieux connaître l’activité : les données remontent plus vite, ce qui aide à suivre l’économie.

Ce que vous pouvez y gagner

La contrainte a aussi des avantages concrets, à condition de bien s’organiser.

  • Moins de ressaisie : votre comptable reçoit des données propres, sans retaper chaque facture.
  • Des paiements plus rapides : une facture qui arrive directement dans le bon circuit se perd moins.
  • Un suivi clair : vous savez si la facture est reçue, acceptée ou payée.
  • Moins de papier : fini les classeurs qui débordent dans l’atelier.

Prenons un menuisier qui travaille pour des promoteurs. Aujourd’hui, il envoie un PDF et attend. Demain, il verra le statut de sa facture et pourra relancer au bon moment.

Le ministère de l’Économie détaille ces objectifs et le calendrier sur sa page facturation électronique entre entreprises.

Le prix de la plateforme doit donc se juger aussi au temps gagné. Une heure de saisie en moins chaque semaine, cela compte vite.

Qu’est-ce qu’une plateforme agréée, exactement ?

C'est un prestataire immatriculé par l'administration fiscale pour transmettre vos factures électroniques et les données utiles à l'État. On l'appelait auparavant plateforme de dématérialisation partenaire.

Imaginez un bureau de poste spécialisé, contrôlé par le fisc. Votre facture y entre, elle est vérifiée, puis livrée à votre client. Les informations fiscales partent en parallèle vers l’administration.

Ce que fait une plateforme agréée

  • Émettre vos factures dans un format reconnu.
  • Recevoir celles de vos fournisseurs.
  • Vérifier que les informations obligatoires sont présentes.
  • Transmettre les données à l’administration.
  • Suivre les statuts : déposée, reçue, acceptée, refusée, payée.

Les formats, en deux mots

Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par mail. C’est un fichier structuré, lisible par une machine. Trois formats sont admis : Factur-X (un PDF qui contient des données), UBL et CII (des fichiers de données pures).

Vous n’avez pas à les manipuler vous-même. Votre outil s’en charge.

Plateforme agréée ou simple logiciel ?

Votre logiciel de facturation n’est pas forcément une plateforme agréée. Il peut être un « opérateur de dématérialisation », c’est-à-dire un outil qui prépare la facture puis la confie à une plateforme agréée partenaire.

Pour vous, le résultat est le même si le lien fonctionne bien. Mais vérifiez deux points :

  1. Le nom de la plateforme agréée qui se trouve derrière.
  2. Si ce service est inclus dans votre abonnement ou facturé en plus.

Un avocat qui utilise un logiciel de cabinet, par exemple, n’aura peut-être rien à changer. Il lui suffit de vérifier que son éditeur a bien prévu la connexion.

Quel tarif de facturation électronique prévoir selon votre métier ?

Le budget dépend surtout de votre volume et de vos outils. Un auto-entrepreneur peut rester à zéro, une boutique en ligne paiera davantage pour les connexions et le volume.

Chaque métier a son rythme de facturation. Le tableau suivant donne des repères généraux, à vérifier selon les offres du moment.

Profil Volume typique Besoin principal Budget indicatif
Auto-entrepreneur Quelques factures par mois Rester en règle simplement Gratuit à quelques euros par mois
Artisan (plombier, électricien) Dizaines de factures Lien avec les devis Quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois
Commerçant avec caisse Ventes aux particuliers, factures pros ponctuelles Lien avec la caisse Souvent inclus ou en option
Restaurant, traiteur Nombreuses factures fournisseurs Réception et archivage Quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois
Boutique en ligne Volume variable, parfois élevé Connexion au site Quelques dizaines d’euros par mois ou plus
Cabinet (avocat, expert) Factures régulières à des pros Lien avec le logiciel métier Souvent intégré à l’outil existant

Quelques cas concrets

Un boulanger vend surtout aux particuliers. Il recevra pourtant les factures de sa minoterie et de ses fournisseurs en électronique. Son vrai sujet sera la réception.

Un électricien qui travaille pour des entreprises du bâtiment émettra presque tout en électronique. Il a intérêt à choisir un outil où le devis accepté devient facture en un clic.

Un gîte qui facture parfois des comités d’entreprise aura un petit volume. Une offre de base peut suffire.

La restauration a des particularités : nombreuses livraisons, notes de frais, factures de groupe. Nous les détaillons dans notre page sur la facturation électronique pour un restaurant.

Dans tous les cas, partez de votre réalité : combien de factures, vers qui, avec quels outils.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une plateforme agréée ?

Le prix varie selon le nombre de factures, le nombre d'utilisateurs, les connexions à vos autres outils, la durée d'archivage et le niveau d'assistance proposé.

Deux plateformes qui font la même chose sur le papier peuvent afficher des prix très différents. Plusieurs éléments expliquent l’écart.

Les critères qui pèsent sur la facture

  • Le volume : le nombre de factures émises et reçues chaque mois. Beaucoup de grilles fonctionnent par paliers.
  • Les utilisateurs : un artisan seul n’a pas les besoins d’une TPE avec une secrétaire et un comptable connectés.
  • Les connexions : lien avec votre logiciel de devis, votre caisse, votre boutique en ligne ou votre outil comptable.
  • L’archivage : la durée et la sécurité de la conservation de vos factures.
  • Les fonctions en plus : relances automatiques, suivi des paiements, rapprochement bancaire, tableaux de bord.
  • L’assistance : aide par mail seulement, ou par téléphone avec un interlocuteur.

Où mettre son argent ?

Pour une petite entreprise, deux options valent souvent leur prix : la connexion avec vos outils et une assistance joignable.

La connexion évite de ressaisir. L’assistance vous sauve le jour où une facture est rejetée et qu’un client attend.

En revanche, les tableaux de bord sophistiqués servent rarement à un salon de coiffure ou à un garage. Inutile de payer pour des graphiques que vous n’ouvrirez pas.

Une question à poser systématiquement

Demandez à l’éditeur : « Combien je paierai si mon volume double ? » La réponse révèle beaucoup. Certaines offres restent stables, d’autres grimpent vite dès le palier suivant.

Quels coûts cachés surveiller avant de signer ?

Surveillez les frais de mise en service, les dépassements de volume, l'archivage payant, les connecteurs facturés à part et le coût pour récupérer vos données si vous partez.

Le prix affiché n’est pas toujours le prix payé. Plusieurs frais apparaissent souvent en petits caractères.

Les frais à repérer

  • Mise en service : certains facturent l’ouverture du compte ou le paramétrage initial.
  • Dépassement : au-delà du forfait, chaque facture supplémentaire peut coûter un petit montant.
  • Archivage : parfois inclus quelques années seulement, puis facturé.
  • Connecteurs : le lien avec votre caisse ou votre site peut être une option payante.
  • Utilisateur supplémentaire : votre comptable compte parfois comme un utilisateur.
  • Sortie : récupérer toutes vos factures en cas de départ peut être payant ou compliqué.
  • Engagement : un contrat d’un an ou plus vous bloque si l’outil déçoit.

Le coût des factures rejetées

Une facture incomplète peut être refusée par la plateforme. Elle ne part pas, et votre client ne paie pas. Ce retard a un coût bien réel pour votre trésorerie.

La facture électronique ajoute de nouvelles mentions, comme le numéro SIREN du client ou la nature de l’opération. Faites le point avec notre page sur les mentions obligatoires d’une facture électronique.

Les mentions classiques restent aussi exigées. Elles sont rappelées sur la fiche officielle mentions obligatoires sur une facture.

Le bon réflexe

Avant de signer, demandez un devis écrit qui chiffre une année complète. Indiquez votre volume réel et vos outils. Comparez ensuite les offres sur cette base, pas sur le prix d’appel.

Une offre gratuite de facturation électronique suffit-elle pour une petite entreprise ?

Pour un petit volume et des besoins simples, une offre gratuite suffit souvent. Dès que vous voulez relier vos outils ou éviter la ressaisie, une formule payante devient vite plus rentable.

Le gratuit séduit, et c’est normal. Mais il faut savoir ce qu’il contient vraiment.

Ce que couvre souvent une offre gratuite

  • L’émission et la réception de factures conformes.
  • La transmission des données à l’administration.
  • Un archivage de base.
  • Une aide en ligne, sous forme de questions fréquentes.

Ce qui manque souvent

  • La connexion automatique avec votre logiciel de devis ou votre caisse.
  • Les relances de paiement.
  • Une assistance humaine rapide.
  • Un volume important de factures.

Le calcul à faire

Prenons un couvreur qui émet quarante factures par mois. Avec une offre gratuite non reliée à son outil de devis, il ressaisit chaque facture sur la plateforme.

S’il passe cinq minutes par facture, cela représente plus de trois heures par mois. Une formule à quelques euros qui supprime cette saisie devient vite plus intéressante.

À l’inverse, une esthéticienne qui facture rarement des professionnels n’a aucune raison de payer. Le gratuit fera parfaitement l’affaire.

Gare au gratuit temporaire

Certaines offres sont gratuites la première année, puis deviennent payantes. D’autres limitent fortement le nombre de factures. Lisez les conditions et notez la date de fin de l’offre.

Demandez aussi si vous pourrez partir facilement avec vos factures. Changer d’outil doit rester simple si le service ne vous convient plus.

Comment comparer les plateformes agréées sans se tromper ?

Comparez trois ou quatre offres avec la même grille : immatriculation officielle, coût annuel réel, lien avec vos outils, assistance, archivage et conditions de sortie.

Comparer des plateformes peut vite tourner au casse-tête. Une grille simple évite de se perdre dans les arguments commerciaux.

La grille de comparaison

  1. Immatriculation : la plateforme figure-t-elle sur la liste officielle de l’administration ?
  2. Coût annuel : abonnement, options, dépassements et frais de mise en service compris.
  3. Compatibilité : se relie-t-elle à votre logiciel de devis, votre caisse, votre site ou votre comptable ?
  4. Simplicité : pouvez-vous créer et envoyer une facture sans formation ?
  5. Assistance : par qui, comment, avec quel délai ?
  6. Archivage : combien de temps, et inclus ou non ?
  7. Sortie : pouvez-vous récupérer vos factures facilement ?

Commencez par vos outils actuels

La solution la moins chère est souvent celle que vous avez déjà. Demandez d’abord à l’éditeur de votre logiciel de facturation ce qu’il prévoit.

Interrogez aussi votre expert-comptable. Il travaille peut-être déjà avec une plateforme et peut vous faire bénéficier d’un circuit tout prêt.

Testez avant de payer

Beaucoup d’éditeurs proposent une période d’essai ou une démonstration. Profitez-en pour créer une vraie facture type de votre métier.

Un paysagiste testera une facture avec acompte. Un commerçant, une facture avec remise. Un traiteur, une facture avec plusieurs taux de TVA.

Les signaux d’alerte

  • Un vendeur qui refuse de donner un prix annuel clair.
  • Une pression pour signer « avant la date limite ».
  • Un engagement long sans période d’essai.

Prenez le temps : l’obligation d’émettre pour les petites entreprises n’arrive qu’en 2027.

Quand faut-il être prêt, et que faire dès maintenant ?

Toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques au 1er septembre 2026. Les TPE et micro-entreprises devront les émettre au 1er septembre 2027. Préparez-vous dès maintenant.

Le calendrier semble loin, mais la réception arrive vite. Vos fournisseurs les plus gros vous enverront des factures électroniques dès septembre 2026.

Le calendrier en bref

Date Qui Quoi
1er septembre 2026 Toutes les entreprises Recevoir des factures électroniques
1er septembre 2026 Grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire Émettre des factures électroniques
1er septembre 2027 PME, TPE, micro-entreprises Émettre des factures électroniques

Les étapes à suivre

  1. Faites l’inventaire : combien de factures émises et reçues, vers qui, avec quel outil.
  2. Interrogez votre éditeur : votre logiciel sera-t-il relié à une plateforme agréée, et à quel prix ?
  3. Parlez-en à votre comptable : il a souvent une préférence et des outils compatibles.
  4. Vérifiez vos données clients : SIREN, adresses de facturation, coordonnées à jour.
  5. Choisissez votre plateforme avant l’été 2026, pour recevoir sans stress.
  6. Testez quelques factures avant l’obligation d’émettre.

Un exemple de préparation

Un garagiste reçoit chaque mois les factures de ses fournisseurs de pièces. En choisissant sa plateforme dès le printemps 2026, il prend l’habitude de la réception. Il aura ensuite un an pour se rôder à l’émission.

Pour le pas-à-pas complet, consultez notre méthode pour vous préparer à la facturation électronique.

Attendre le dernier moment coûte souvent plus cher. Les éditeurs débordés répondent moins vite, et les offres d’accompagnement se remplissent.

Comment rentabiliser votre plateforme de facturation électronique ?

En reliant devis, factures, relances et comptabilité, la plateforme supprime la ressaisie et accélère vos paiements. L'abonnement devient alors un investissement, pas une simple dépense réglementaire.

Une plateforme utilisée seule reste une contrainte. Reliée à vos autres outils, elle peut vous faire gagner du temps chaque semaine.

Ce que l’on peut automatiser

  • Du devis à la facture : le devis signé devient facture sans retaper une ligne.
  • L’envoi : la facture part vers la plateforme dès la fin du chantier ou de la commande.
  • Les relances : un rappel poli part tout seul si le paiement tarde.
  • La comptabilité : votre comptable reçoit les données sans échange de fichiers.
  • Les factures reçues : elles sont classées et rangées au bon endroit.

Un chauffagiste qui facture le soir après sa journée y gagne vite. Les factures partent le jour même, et les paiements arrivent plus tôt.

C’est le travail de notre service pour automatiser vos devis et factures. Nous relions vos outils existants à votre plateforme, sans tout changer.

Des outils en ordre, une entreprise plus sereine

Remettre de l’ordre dans ses outils produit souvent des effets au-delà de la facture. Pour L’Armurerie NéA, boutique en ligne, nous avons remis le site au propre, refait le catalogue photo, lancé Google Shopping et réorganisé le blog.

Vos factures, une mine d’informations

Vos factures montrent qui achète, quoi et quand. Ces informations aident à faire revenir les clients, comme l’explique notre méthode de fidélisation client pour faire revenir vos clients.

Elles peuvent aussi nourrir une lettre d’information régulière. Pour la lancer simplement, lisez notre page sur la newsletter dans une TPE.

La réforme impose un changement. Autant en profiter pour travailler moins sur l’administratif.

❓ Questions fréquentes

Une facture PDF envoyée par mail est-elle une facture électronique ?

Non. Un PDF simple envoyé par mail ne suffira plus entre professionnels. La facture électronique est un fichier structuré, dans un format reconnu comme Factur-X, UBL ou CII. Elle doit aussi passer par une plateforme agréée. Votre logiciel de facturation se charge de produire le bon format, à condition d'être relié à une plateforme.

Puis-je continuer à faire mes factures sur Word ou Excel ?

Pour vos clients professionnels, non, une fois l'obligation d'émettre en vigueur. Word et Excel ne produisent pas de facture structurée et ne se connectent pas à une plateforme agréée. Vous pouvez en revanche passer par une offre gratuite qui permet de créer vos factures directement en ligne. Le changement est souvent plus simple qu'on ne le craint.

Que risque-t-on si l'on ne passe pas à la facture électronique ?

La loi prévoit des amendes pour chaque facture qui ne respecte pas l'obligation, avec un plafond annuel. Il y a aussi un risque pratique : un client professionnel peut refuser ou retarder le paiement d'une facture non conforme. Mieux vaut s'organiser tôt que de régler ces problèmes dans l'urgence.

Peut-on changer de plateforme agréée plus tard ?

Oui, vous n'êtes pas marié à votre premier choix. Vérifiez toutefois la durée d'engagement du contrat et la façon de récupérer vos factures archivées. Une plateforme sérieuse permet d'exporter vos données facilement. Notez aussi qu'il faudra mettre à jour l'annuaire, pour que vos fournisseurs continuent à vous envoyer leurs factures au bon endroit.

Faut-il un logiciel de facturation en plus de la plateforme ?

Pas toujours. Certaines plateformes permettent de créer vos factures directement en ligne. Mais si vous faites des devis, des acomptes ou des factures nombreuses, un logiciel de facturation relié à la plateforme reste plus pratique. Beaucoup d'éditeurs proposent les deux ensemble, dans un même abonnement.

Chorus Pro reste-t-il utilisable ?

Chorus Pro sert aujourd'hui à facturer les administrations et les collectivités. Il reste le canal prévu pour ces clients publics. Pour vos factures entre entreprises privées, il faudra en revanche passer par une plateforme agréée. Un artisan qui travaille pour une mairie et pour des particuliers devra donc vérifier les deux circuits.

Combien de temps faut-il conserver ses factures électroniques ?

Les règles de conservation restent les mêmes que pour les factures classiques : plusieurs années au titre du droit fiscal et du droit commercial. La plupart des plateformes proposent un archivage, mais sa durée varie selon les offres. Vérifiez qu'il couvre bien la période exigée, ou prévoyez une sauvegarde de votre côté.

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Alain Houessou

Écrit par

Alain Houessou

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